Métro Montréal n°2021-01-29 vendredi
Métro Montréal n°2021-01-29 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-01-29 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : à la redécouverte de l'art public.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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29-31 JANVIER 2021 ce musée à ciel ouvert Les musées et les galeries d’art demeurent fermés jusqu’à nouvel ordre. Heureusement, les amateurs d’arts visuels en sevrage peuvent se rabattre sur l’art public, foisonnant à Montréal. Le moment est tout indiqué pour (re)découvrir ces œuvres extérieures. Depuis le début de la pandémie, on nous répète de sortir prendre des marches, tant pour notre santé mentale que physique. Pourquoi ne pas faire une pierre deux coups et se dégourdir les jambes – entre 5 h et 20 h – tout en appréciant le meilleur de l’art public montréalais ? Peu importe votre quartier, il y a de fortes chances que des œuvres se trouvent à quelques pas de chez vous. Avec près de 1000 productions extérieures, Montréal est un véritable musée à ciel ouvert. « Beaucoup de villes ont des œuvres seulement dans leur centre-ville, qui sont leurs cœurs touristiques. Ce qui est intéressant à Montréal, c’est qu’on déploie la collection d›art public dans toutes les parties de la ville, ce qui permet de vivre une expérience artistique dans tous les quartiers », se réjouit la doyenne de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia et spécialiste en art public, Annie Gérin. Qu’entend-on exactement par « art public » ? On parle bien sûr de sculptures et de murales, mais aussi d’installations sonores et lumineuses, de productions interactives et d’œuvres éphémères, comme les performances. Selon la chargée de projet à Art public Montréal, qui répertorie l’ensemble des œuvres publiques de la métropole, Montréal se démarque d’abord par la quantité des réalisations sur son territoire. « Rares sont les villes où il y a autant d’œuvres d’art public », mentionne Laura Garrassin. Toutes ces œuvres se côtoient dans une remarquable diversité. « C’est très éclectique, ajoute-t-elle. Il y a autant des murales qui se rapprochent plus du street art que des sculptures historiques ou encore ludiques. » Cette production abondante est rendue possible grâce à plusieurs initiatives, comme les festivals Mural et Underpressure, les organismes de création comme MU et Ashop, ainsi que le Programme d’art mural et le Bureau d’art public de la Ville de Montréal. Un art démocratique Artiste reconnaissable pour ses murales au style fantastique et aux couleurs acidulées sur lesquelles se côtoie une multitude de personnages mi-humains, mi-monstres, Mono Sourcil a toujours été attirée par la création d’art public. « Selon moi, c’est un moyen d’expression artistique plus libre et intuitif que l’art institutionnel, soutient Maxilie Martel-Racicot de son vrai nom. J’aime l’idée que ce soit un don, un accès direct à l’art. » Justement, l’art public se démarque par son accessibilité incomparable, ce qui lui confère un rôle social crucial. « Ça participe à l’éducation citoyenne et ça permet de faire en sorte qu’on vive dans des milieux qui sont davantage à échelle humaine et plus riches symboliquement », note Annie Gérin. L’universitaire donne en exemple les enfants, qui vivent souvent leur premier contact avec l’art visuel par les œuvres publiques situées près des bibliothèques, des écoles et des parcs. Ou encore celui des nouveaux arrivants, pour qui la découverte de la culture locale passe par ces réalisations artistiques. « Certaines œuvres d’art vont jouer des rôles non seulement esthétiques pour le public initié, mais vont aussi servir de repères identitaires », ajoute la spécialiste. Tout cela plait énormément à Mono Sourcil qui, en plus de ses murales, réalise des interventions de rue comme des tags et des graffitis. « J’aime que l’art public soit plus accessible, notamment à des personnes qui ne sont pas initiées à l’art institutionnel. » L’art public permet en effet de rejoindre des citoyens de tous les milieux socioéconomiques et de toutes les origines. « Ça permet à tout le monde de se questionner sur l’art », avance Laura Garrassin, mentionnant que l’art public MARIE-LISE ROUSSEAU mlrousseau@journalmetro.com « J’AIME DIRE QUE L’ART DE RUE EST UN CADEAU QU’ON DOIT PARTAGER. C’EST AINSI QUE J’APPROCHE MON TRAVAIL DE MURALISTE. » MAXILIE MARTEL-RACICOT, ALIAS MONO SOURCIL montréalais rejoint un vaste public notamment grâce à sa présence dans des lieux très variés, comme les hôpitaux ou les écoles. L’emplacement d’une œuvre joue d’ailleurs un grand rôle dans la démarche artistique de son créateur. « Quand on invite les artistes à participer à un concours d’art public, ils vont aller voir le site, réfléchir à son aspect topographique, à son histoire et à qui traverse ces espaces », avance Annie Gérin. Un exemple concret de cette approche se traduit dans la murale Milton Park de Mono Sourcil, sur laquelle se trouve un florilège de personnages colorés – humains, chats, robots, fleurs – illustrant la diversité de ce quartier de Montréal. L’artiste dit par ailleurs voir la ville différemment depuis qu’elle y décore ses murs. « Mon regard se dirige naturellement vers les endroits qui sont propices à recevoir des interventions, que ce soient des murs vierges ou des poteaux et des bas des murs pour poser des autocollants. » De nouvelles œuvres L’été dernier, en plus de créer deux immenses murales à Calgary et au Colorado, Mono Sourcil a peint un mur de la rue Berri, sur le Plateau-Mont-Royal. Sur sa murale psychédélique, ses visages typiques sont apposés sur des végétaux, clin d’œil à sa passion pour les plantes. D’autres nouvelles œuvres ont fait leur apparition dans la métropole au cours de la dernière année. Parmi elles, deux murales inspirées par la pandémie  : l’hommage aux travailleurs de la santé de Patrick Forchild sur l’Hôpital général juif et L’espace entre nous, projet de la dramaturge et comédienne Evelyne de la Chenelière et de l’artiste visuelle Cyndie Belhumeur. Des murales en hommage à Nelson Mandela, Armand Vaillancourt et Renée Claude ont également été inaugurées. Envie de partir à la découverte de l’art public montréalais ? La plateforme d’Art public Montréal est un excellent point de départ. En plus de répertorier toutes les œuvres de la ville sur une carte interactive, elle propose plusieurs circuits à pied, à vélo ou en transports en commun. « Les parcours sont autonomes et permettent de respecter la distanciation sociale », assure la chargée de projet Laura Garrassin. En novembre, APM a lancé un premier balado permettant de découvrir 10 murales du Plateau-Mont-Royal dans une promenade à pied d’environ 30 minutes. Une superbe initiative pour découvrir le contexte derrière les œuvres et en apprendre davantage sur leurs créateurs. Un deuxième balado dans la même formule sortira au printemps, annonce Laura Garrassin. Sans pouvoir révéler le quartier ciblé, elle indique qu’il s’agira d’un circuit alliant murales et sculptures. Les coups de cœur de nos expertes Mono Sourcil  : Les portraits hyperréalistes de H6 – « c’est mon copain ! » précise-t-elle –, les œuvres du collectif En masse, de Jason Botkin, SBU One, K6A, Sera et Korb. Annie Gérin  : Les plaques poétiques de Gilbert Boyer, Nef pour 14 reines de Rose-Marie Goulet, Les leçons singulières de Michel Goulet, les sculptures de Nadia Myre et les œuvres éphémères. Laura Garrassin  : La murale Walla Volo d’Ola Volo, les sculptures du Jardin botanique, le Mât totémique des pensionnats ainsi que le Jardin de sculptures du Musée des beauxarts de Montréal. PHOTO  : JOSIE DESMARAIS/MÉTRO
Les artistes sont « sacrifiés », selon Sophie Prégent Arts. Pour Sophie Prégent, les artistes et la culture sont « le grand sacrifice de la pandémie ». C’est sans ambages qu’elle répondait à la question très ouverte des conséquences d’un monde en changement sur le milieu culturel. 9 AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com La présidente de l’Union des artistes (UDA) était l’invitée, jeudi, d’un webinaire sur la culture dans un contexte de pandémie. Métro dresse un compte-rendu de l’événement. À Emilio B. Imbriglio, chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton, qui a elines organisé la discussion, elle rappelle ainsi que « pour sauver le système de santé et la santé des Québécois », le gouvernement a dû prendre des décisions. Selon elle, il n’est donc pas surprenant qu’aujourd’hui le secteur de la culture, des loisirs et du spectacle soit le plus durement touché par la pandémie, Camelots recherchés Êtes-vous un oiseau de nuit ? Vous cherchez à gagner un revenu supplémentaire ? Avez-vous votre propre véhicule ? Êtes-vous fiable et disponible 6 jours/semaine ? Aimez-vous les hivers canadiens ? Le lève-tôt reçoit le ver et un chèque de paie ! Nous recrutons activement des camelots. Zones actuellement disponibles  : Westmount, NDG, Côte St-Luc, Lasalle. Environ 250 clients par route livré entre 2h30 et 6h30. Contactez-nous aujourd’hui pour plus d’information Sophie Prégent/TOM SZCZERBOWSKI/GETTY IMAGES loin devant l’hôtellerie et la restauration. Un travailleur du milieu sur quatre a perdu son emploi l’année passée. Ces données proviennent d’une étude de l’Association canadienne des organismes artistiques. Quel avenir ? Sophie Prégent a poursuivi l’échange en incitant l’ensemble des artistes à s’interroger. « Que voulons-nous devenir ? Quelle réflexion collective à long terme sur notre identité devons-nous mener ? » La présidente de l’union insiste On Pantone 110c notamment sur l’aspect collec- On Black tif nécessaire et essentiel pour faire avancer le milieu culturel. Comme beaucoup d’artistes, Sophie Prégent a avoué s’être remise en question depuis le début de la pandémie, car « notre besoin de nous exprimer est notre raison d’être ». Même si le numérique est une solution temporaire pour pallier l’absence de contact avec le public, « rien ne pourra remplacer les arts vivants et du spectacle ». La présidente de l’UDA a aussi pu évoquer la situation de l’institution qui, elle non plus, n’a pas été épargnée. « Nous avons tenté de maintenir le bateau à flot avec moitié moins d’effectif » au plus fort de la crise. Sophie Prégent a ensuite ajouté n’avoir jamais cessé de parler et d’établir des liens avec la Santé publique à Are you a night owl ? Looking to earnextra income ? Do you have your own vehicle ? Are you reliable and available 6 days/week ? Do you enjoy Canadian winters ? English English The early bird gets the worm, and a paycheck ! We are actively hiring newspaper carriers. Current areas available  : Westmount, NDG, Cote St-Luc, Lasalle. Approximately 250 clients per route delivered between 2:30am and 6:30am. Contact us today for more information. Linda 514 823-4886 linda@mmdistribution.ca >4030772.1 114 400 Nombre d’artistes, de techniciens et de personnel des arts qui ont perdu leur travail en 2020. propos des artistes et de leurs spécificités. Enfin, l’occasion lui était aussi donnée d’aborder la diversité, son « cheval de bataille à l’UDA ». « Tout n’est pas gagné. Il reste encore du travail, mais du chemin a été parcouru », a-t-elle dit. Sophie Prégent a pu interpeller sur un second combat, celui de la diversité « audible », celle des accents, entre autres, qu’elle place en parallèle de la diversité « visible ». DESCRIPTION Doit posséder un permis de CLASSE 3 Entrepôt situé à Ville St-Laurent WEEK-END 9 Enchères. Un Botticelli vendu 92,2 M$ Peinture. Un tableau du maître italien de la Renaissance SandroBotticelli a été vendu jeudi 92,2 M$ lors d’une vente organisée par la maison Sotheby’s, un sommet depuis près de deux ans pour une œuvre d’art aux enchères. A l’issue d’un court va et vient entre deux collectionneurs, un acheteur donnant ses ordres à Londres l’a emporté avec une dernière offre à 80 M$, prix auquel s’ajoutent frais et commissions. Le prix est un plus haut depuis mai 2019 et les 110 M$ atteints par Les Meules, de Claude Monet, chez Sotheby’s à New York. Il représente environ neuf fois l’ancien record pour une peinture du maître florentin, établi SÉRIE Lupin de retour cet été sur Netflix Le chapitre deux de la série française Lupin, portée par Omar Sy, sera diffusé cet été sur Netflix, ont annoncé hier l’acteur et la plateforme. « La date de la partie 2 de Lupin était sous vos yeux depuis le début », a révélé Le Jeune homme tenant un médaillon, de Botticelli/SOTHEBY’S « Ce Botticelli est tellement plus impressionnant que tout ce qu’on a pu voir arriver sur le marché émanant de ce peintre », selon Christopher Apostle, de Sotheby’s à New York, avant la vente. en 2013 par La Vierge et l’Enfant avec le jeune Saint-Jean Baptiste, vendu 10,4 M$. RÉDACTION AFP RELAXNEWS l’acteur français, en précisant que la date figurait sur la bannière illustrant son compte Twitter, poursuivant ainsi le jeu des énigmes cher à l’univers d’Arsène Lupin. La première partie de Lupin, sortie le 8 janvier, a connu un succès mondial sur Netflix et s’est hissée en tête des visionnages dans plusieurs pays. RÉDACTION AFP RELAXNEWS Envoyez votre CV à jmcnulty@transmet.ca



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