Métro Montréal n°2021-01-27 mercredi
Métro Montréal n°2021-01-27 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-01-27 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : quand l'inquiétude s'ajoute à la misère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ne cherchez plus vos nouvelles, recevez-les à chaque jour Nos infolettres vous suivent partout. Abonnez-vous sur journalmetro.com journalmetro.com métr Mercredi 27 janvier 2021 PERSPECTIVE 6 Quel avenir pour les derniers milieux humides ? Les milieux humides de Dorval et de Saint-Laurent sont des refuges pour des dizaines d’espèces d’oiseaux./GRACIEUSETÉ/TECHNOPARC OISEAUX Préservation. Pendant des années, les écologistes locaux ont travaillé sans relâche pour protéger les derniers milieux humides importants de Montréal, situés près de l’aéroport Montréal-Trudeau. Ces appels s’intensifient alors qu’une coalition de groupes locaux tend la main au ministère fédéral de l’Environnement avec une nouvelle proposition concernant le vaste espace vert. DANIEL SUCAR dsucar@metromedia.ca Si leur proposition est acceptée, plus de 140 hectares de nature sauvage appartenant au gouvernement fédéral seraient préservés en tant que réserve faunique nationale. Cela comprendrait également les 56 hectares adjacents de forêts, de marais et de prairies appartenant à la Ville de Montréal, au Golf Dorval et aux promoteurs privés à l’intérieur et autour du secteur du Technoparc à Saint-Laurent. Ensemble, ces terres formeraient un sanctuaire de la taille du parc du Mont-Royal. « Nous sommes là, criant et hurlant à propos de ces espaces verts depuis des années, et personne n’a voulu faire quoi que ce soit à ce sujet, s’indigne la militante écologiste Lisa Mintz. Il est temps que ça change. » Lisa Mintz fait partie de la Coalition verte, un groupe composé de plus de 60 organisations de la région de Montréal qui se battent pour stopper la construction sur les terres humides depuis 2016. En plus d’intenter une action en justice contre la Ville, le groupe a fait circuler une pétition en ligne appelant à l’arrêt des travaux de construction dans le secteur de l’Eco-campus Hubert Reeves du Technoparc. La cause a reçu plus de 98 000 signatures en 2018. « La région est d›une beauté à couper le souffle et ils veulent la détruire », ajoute-t-elle. Le mois dernier, le groupe a exprimé son soutien au projet de réserve faunique nationale dans une lettre ouverte au gouvernement fédéral. La lettre a également été signée par l’ancien ministre provincial de l’Environnement, Clifford « Tout le monde veut un morceau de ces zones humides  : le REM, les arrondissements, les promoteurs privés… » Lisa Mintz, militante environnementale 140 Nombre d’hectares que la Coalition verte souhaiterait conserver en tant que réserve faunique nationale. Lincoln, l’ancienne chef du Parti vert, Elizabeth May, et deux douzaines de maires, conseillers municipaux et responsables environnementaux. « Notre objectif spécifique est la préservation à perpétuité du dernier grand écosystème marécageux et riverain de l›île de Montréal », y lit-on. Lueur d’espoir dans le Discours du trône Alors que M me Mintz disait ne pas trop espérer en ce qui concerne un changement concret du gouvernement, une ligne dans le Discours du trône du gouvernement libéral et l’intérêt manifesté par les politiciens ont ravivé ses espoirs autour de la viabilité du projet. « La pandémie a rappelé aux Canadiens l›importance de la nature, avait lu l’ex-gouverneure générale du Canada, Julie Payette, dans ce discours. Le gouvernement travaillera avec les municipalités dans le cadre d’un nouvel engagement visant à agrandir les parcs urbains, afin que chacun ait accès aux espaces verts. » Pour certains, il n’y a pas de meilleure façon de respecter cet engagement au Québec qu’en protégeant les milieux humides. Invité à commenter, Environnement et Changement climatique Canada a lancé la balle à Transports Canada, qui a indiqué être au courant de la proposition de la Coalition verte et assure se pencher sur la question. Mais quel que soit le résultat, des militants comme Jim Harris s’engagent à continuer à sensibiliser et à faire de leur mieux pour défendre ces espaces verts. « Le combat pour la nature ne s›arrête jamais, dit-il. Je ferai ça jusqu’au jour de ma mort. » Situées du côté nord de l’aéroport, les zones humides abritent près de 100 espèces d’oiseaux, y compris le petit blongios en voie de disparition. Ils servent également de site de nidification pour la plus grande colonie de hérons de l’île.
tt métr métr journalmetro.com Mercredi 27 janvier 2021 7 OPINIONS PASSE-MOÉ LA PUCK CHRONIQUE IN LIBRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Quelque part après leur premier album éponyme, dans une loge post-spectacle, avec les membres des Colocs. Aucun souvenir comment j’avais réussi, cela dit, à me rendre-là. Dédé est en feu. Le sourire, et la gueule, ne lui arrêtent pas deux secondes. Satisfaction, indubitable, d’un show de feu. Malgré l’aspect animal de la bête de fête, une trame continue se dégage du propos  : le social ou, plutôt, le refus opiniâtre d’accepter l’inacceptable. Alors que l’ado en moi voyait principalement dans son band des clowns assumés (les suits de mononc’Serge, les divans bousillés pendant les shows, les 456 références aux joints fumés pré-show), j’ai compris, pardon du décalage, qu’il s’agissait plutôt du contraire  : un band social qui joue aux clowns. Pas parfaitement la même chose. Mon écoute de leurs premières tounes et de celles à venir allait en être percutée. Passe-moi la puck, par exemple. Un petit chef-d’œuvre de poésie de rue. Le dernier bout, surtout  : […] J’t’allé m’chauffer les fesses au bureau du B.S. Des classiques d’hiver Un de nos lecteurs s’est amusé à nous préparer un montage de photos de bonshommes de neige vus sur son chemin. « Pour faire la promotion de l’esprit créatif des Montréalais », dit-il. Merci de ces clins d’œil de saison !/COLL. SPÉCIALE/JACQUES MERCKEL Mais on peut pas t’aider si t’as même pas d’adresse Ça fait qu’j’allé tchéquer un p’tit logement deux-pièces On peut pas te louer, t’as même pas d’B.S. Aujourd’hui la télévision est v’nue nous voir J’me sentais comme un rat dans un laboratoire Y’a l’Armée du Salut, pourquoi tu vis dans’rue ? J’ai dit ben passe-moé la puck J’ai dit ben passe-moé la puck Ben passe-moé la puck pis j´vas en compter des buts ! *** Je demande, parfois, comment Dédé réagirait à la bêtise ambiante contemporaine, et me dis que nos politiciens doivent se compter chanceux de son (trop) hâtif départ. Parce que beaucoup moins de coups de pied au cul, ô combien mérités, ne se perdraient. Particulièrement en ce qui a trait aux violences faites aux démunis. Les sans TRIBUNE LIBRE Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO « Je demande, parfois, comment Dédé réagirait à la bêtise ambiante contemporaine, et me dis que nos politiciens doivent se compter chanceux de son (trop) hâtif départ. » domiciles fixes, par exemple. – Monsieur le premier ministre, allez-vous exempter les itinérants du couvre-feu ? – Ah ben non ! Tout le monde doit participer à l’effort ! – Oui, mais s’ils n’ont pas de domicile ? – Écoutez, là, c’est important qu’on ne divise pas les Québécois sur ces questions-là… Restons unis, d’accord ? – Euh… ok… Donc si je comprends bien, ceux qui dénoncent les conditions des itinérants divisent les Québécois ? – Restons unis, svp, Kamala Harris a brisé le plafond de verre Fille d’une immigrante venant de l’Inde et d’un père immigrant né en Jamaïque, Kamala Harris est désormais la première femme et première femme de couleur à occuper le poste de vice-présidente des États-Unis. En brisant le plafond de verre, elle se retrouve ainsi en position de devenir la cheffe de la Maison-Blanche en cas d’empêchement du président ou de se préparer à le remplacer dans quatre ans à titre de première femme présidente des États-Unis, Joe Biden ayant déjà décidé de ne faire qu’un mandat du fait de son âge avancé. L’Amérique, le pays des possibles, Kamala Harris en est la représentation. Un exemple pour des millions de femmes et de jeunes filles restons unis. – Mais les policiers vont-ils imposer des amendes à ces mêmes itinérants pour violation du couvre-feu ? – Oui. – N’est-ce pas absurde ? – Ben non. Parce qu’autrement, vous comprenez bien, n’importe qui pourrait se faire passer pour un itinérant afin d’éviter de payer l’amende, comprenez-vous ? – Les policiers, en tapant leurs noms dans leur ordinateur, peuvent voir s’ils ont une adresse, non ? – … Peu après, un itinérant autochtone, dans une tentative manifeste d’éviter l’interpellation policière, devait mourir de froid dans une toilette chimique. Sans surprise non plus, les récents chiffres confirment ce que d’aucuns redoutaient  : ces mêmes itinérants autochtones font, dans des proportions absurdes, davantage l’objets de contraventions qu’autrui. – Boss, c’est-tu du racisme américaines. Élue sénatrice en 2016, Kamala Harris, 56 ans, a été en 2004 la première femme noire procureure de San Francisco, puis la première procureure générale de Californie en 2010. En faisant entrer Kamala Harris dans l’Histoire, Joe Biden fait des États-Unis un pays d’ouverture et d’égalité. Un signal clair est envoyé systémique ce qu’on fait-là ? – Veux-tu ben fermer ta yeule avec ça… – C’est parce que du 20 pour 1, ça commence à faire pas mal, non ? – Eille ! Mes chroniqueurs fétiches le disent à chaque jour  : le racisme systémique, ça vient des campus-woke des USA, pas d’icitte…. *** Punir un sans-abri parce qu’il est… sans-abri. – Pourquoi tu vis dans rue, déjà ? – Parce que jamais personne ne m’a passé de puck ? – Des excuses, des excuses… Tiens, en attendant, v’là ta contravention de 1000 $. T’as un mois, pour la payer. – Pis je vais payer ça comment ? – C’pas mon problème, pis c’est pas moi qui décide. – C’est qui alors ? – Le système… Des coups de pieds dans le cul qui se perdent, mon Dédé. Et plus que moins. aux Américains, une femme a désormais brisé un plafond de verre, en accédant à la seconde plus importante position de l’administration américaine, première puissance économique mondiale. À 78 ans, Joe Biden est une figure de transition post- Trump, un pont entre les générations, mais aussi entre les cultures. Il sait que Kamala Harris pourrait être propulsée dans le Bureau ovale. Kamala Harris, une clé pour un avenir plus inclusif ? Son expérience en justice pénale pourrait aider la future administration Biden à s’attaquer aux problèmes d’égalité raciale et de maintien de l’ordre après les vastes manifestations qui ont secoué le pays cette année. Elle devrait être l’une des principales conseillères en matière de nominations judiciaires. Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.com Volume  : 20 Numéro  : 8 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l’information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions @journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 GETTY HENRI MARINEAU, QUÉBEC



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