Métro Montréal n°2021-01-20 mercredi
Métro Montréal n°2021-01-20 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-01-20 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,2 Mo

  • Dans ce numéro : et s'il fallait choisir ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr te.% PERSPECTIVE journaimetro.com Mercredi 20 janvier 2021 4 Les choix déchirants des soignants Coronavirus. La crise sanitaire générée par la COVID-1.9 pousse les médecins et les éthiciens à faire des choix difficiles. Lorsque les lits sont tous occupés, surtout aux soins intensifs, qui sera sauvé ? Qui laissera sa place ? Métro a parlé à des experts pour comprendre quel impact ces temps incertains ont sur l'éthique médicale. FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Dès le mois de mai, au ministère de la Santé et des Services sociaux, les équipes éthiques s'activaient en coulisse. Le but est d'éviter de reproduire les événements du printemps, lorsque, de l'autre bord de l'océan, en Italie notamment, des médecins ont dû trier les malades selon leur chance de survie. « Trier » est un mot lourd de sens dans ce contexte. Ceux qui ont moins de chances de survie ne reçoivent pas les traitements qui pourraient encore les sauver. Ces traitements sont réservés à ceux qui sont un peu moins mal en point. Québec a élaboré le Protocole de priorisation pour l'accès aux soins intensifs adultes en contexte extrême de pandémie. Son objectif  : allouer les ressources adéquatement « en se fondant sur les meilleures données disponibles sur les plans scientifiques et éthiques ». La crise de la COVID-19 est un casse-tête éthique pour le réseau, convient le directeur du Bureau de l'éthique clinique de l'Université de Montréal, Antoine Payot. Si bien qu'elle a changé la manière de réfléchir les relations patient-clinicien, selon lui. « L'éthique clinique, c'est Le délestage d'activités pourrait forcer des médecins à devoir faire des choix difficiles. i SEAN GALLUP/GETTY IMAGES « Le choix du Québec de dire qu'on va enlever des dépistages de cancer, annuler des chirurgies, ça a quand même des gros impacts. Tous ces patients, ce sont des patients qui sont chez eux, ont une qualité de vie et une espérance de vie. » Pénélope', médecin dans les Laurentides une éthique qui vise les meilleurs choix pour le patient. On est dans une dynamique très relationnelle, et je dirais intimiste », souligne Dr Payot. Le bon choix éthique ? Au Québec, devant la hausse des hospitalisations, le ministère de la Santé a opté pour une stratégie de délestage importante. Plutôt que d'activer le protocole de triage, le ministre Christian Dubé, soutient qu'il vaut mieux reporter chirurgies et rendez-vous pour libérer des bras. Mais pour Pénélope', médecin dans un hôpital des Laurentides, la stratégie de délestage n'agit pas nécessairement pour le bien des Québécois avec le plus de chances de survie à long terme. « S'il y a un patient qui a une démence, un Alzheimer, qui, avant l'hospitalisation, n'était même plus capable de manger tout seul... On dépense énormément d'énergie pour des patients qui n'ont aucune qualité de vie et aucun pronostic de s'en sortir », avance cette professionnelle de la santé, qui a préféré ne pas divulger son nom de famille pour éviter des représailles. « Avec la pandémie, on est davantage dans une réflexion populationnelle. C'est-à-dire comment faire la prise en charge pour donner la meilleure chance de survie aux Québécois. » Antoine Payot, directeur du Bureau de l'éthique clinique de l'Université de Montréal Cette professionnelle de la santé n'y va pas par quatre chemins. Déjà, dit-elle, l'heure des choix a sonné. Sans quoi, « on sacrifie ces patients-là, plus jeunes et plus en santé, pour essayer de sauver des gens que, de toute façon, on ne pourra pas sauver. » Experte en éthique médicale, Jocelyne St-Arnaud, s'étonne aussi de la stratégie de délestage du gouvernement. Le protocole, croit-elle, « est plus équitable que le délestage ». « Tous ceux qu'on retourne à la maison n'auront pas les soins appropriés », avance cette professeure associée à l'Université de Montréal. Déjà des choix de vie et de mort Surtout que les médecins se trouvent déjà devant des choix difficiles, où ils doivent décider de laisser mourir certains patients plutôt que de les envoyer dans les rares lits encore accessibles aux soins intensifs. Lors d'une conférence récente sur la COVID-19 au sein des populations autochtones, le médecin innu Stanley Voilant a indiqué avoir récemment eu à faire un tel choix. 4 L'outil d'évaluation des niveaux de soins permet à un médecin de savoir si un patient dans un état grave doit bénéficier de la réanimation cardiorespiratoire. Il comporte quatre paliers. 1. Prolonger la vie par tous les soins nécessaires 2. Prolonger la vie par des soins limités 3. Assurer le confort prioritairement à prolonger la vie 4. Assurer le confort sans viser à prolonger la vie « Le pire est à venir. Le scénario catastrophe de choisir des patients, je le vis déjà aujourd'hui. Hier, j'ai décidé de laisser mourir quelqu'un de 92 ans parce qu'il n'y avait plus de place aux soins intensifs. J'ai laissé de la place pour quelqu'un de 50-60 ans qui devait être réanimé », a-t-il déclaré jeudi. Survie et qualité de vie Dr Payot soutient qu'il s'agit là de « choix extrêmement difficiles à faire ». Selon lui, toutefois, le ministère le fait en toute connaissance de cause. « Pour augmenter les chances de survie des patients, on est probablement prêts à faire des concessions sur la qualité de vie d'autres personnes », constate-t-il. Selon les dernières données officielles du gouvernement, environ 140 000 personnes sont en attente d'une chirurgie au Québec. Lundi dernier, en annonçant que « la majorité des hôpitaux au Québec sont en délestage », la sous-ministre adjointe Lucie Opatrny confirmait qu'il faudrait « des mois, voire des années » avant un rattrapage des opérations. Quant au protocole, il ne doit être activé qu'à 200% d'occupation des soins intensifs. Au moment d'écrire ces lignes, ce pourcentage se situait toujours sous les 100%.
n Facebook Q Twltter Llnkedln 0 Instagram stm.lnfo QUELQU'UN A DÉJÀ OUBLIÉ UNE IMPRIMANTE DANS LE MÉTRO. UN AUTRE A LAISSÉ SON HARMONICA. UN AUTRE ENCORE A ÉGARÉ SA BAGUETTE DE BILLARD. SI LA MÊME CHOSE EST ARRIVÉE AVEC UN DE VOS GANTS, UN FOULARD OU MÊME VOTRE CARTE OPUS, ALLEZ VOIR AUX OBJETS TROUVÉS, À LA STATION BERRI-UQAM. Berri-UQAM SOYEZ PRÉVENANTS Enregistrez votre carte OPUS et sécurisez vos titres SAVIEZ-VOUS QUE SI VOTRE CARTE OPUS EST ENREGISTRÉE, VOUS POUVEZ LA REMPLACER EN CAS DE PERTE OU DE VOL ? En effet, le solde des titres de transport valides que vous aviez Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 18 h (fermé les samedis, dimanches et les jours fériés), ce service pourrait vous réserver une agréable surprise en vous restituant l'objet que vous avec perdu dans un bus ou dans le métro. POUR LES RÉCUPÉRER Propriétaire d'un objet perdu, présentez-vous à notre centre de services de la station Berri- UQAM une semaine après avoir constaté sa perte dans nos installations. Si un bon samaritain nous sur votre carte au moment où vous l'avez déclarée perdue est alors reconstitué. COMMENT FAIRE ? Rendez-vous à www.contactstm.info et remplissez le formulaire en ligne d'adhésion à OPUS enre- SI VOUS AVEZ PERDU QUELQUE CHOSE DANS UN BUS OU DANS LE MÉTRO Pensez à notre comptoir des objets trouvés l'a remis, nous vous le remettrons à notre tour avec plaisir. Si l'objet n'est pas réclamé après 21 jours ouvrables, il sera remis à un organisme de charité qui en fera bon usage. VOUS AVEZ TROUVÉ QUELQUE CHOSE ? Même si ce n'est pas votre gant ou votre foulard, lorsque vous trouvez un objet, remettez-le au chauffeur ou à un agent de station. Ce dernier l'acheminera jusqu'à notre comptoir à Berri-UQAM. gistrée. Votre demande sera traitée dans un délai de dix jours ouvrables. Prenez le temps d'enregistrer votre carte OPUS. C'est une précaution facile à prendre qui vous évite bien des tourments si vous égarez cet objet essentiel à vos déplacements. vous n'êtes pas la seule personne à avoir égaré votre carte OPUS. S\Suivez L'arrivée de votre bus en temps réel Site Web et mobile stm.info GARDONS LE VIRUS HORS DU BUS ET DU MÉTRO GARDEZ VOTRE COUVRE-VISAGE MÊME AVEC UN FOULARD Attention, les seuls accessoires qui aident à prévenir la propagation de virus, ce sont vos couvre-visages ou vos masques. L'hiver, les foulards ou autres vêtements qui tiennent chaud ne peuvent pas se substituer aux accessoires qui préviennent la propagation de gouttelettes. Rappelons-nous combien il est important de bien porter son couvre-visage lorsqu'on est dans un lieu public comme un bus ou le métro. Pour qu'il soit efficace, le couvre-visage doit couvrir le nez et la bouche. Merci de le porter du début jusqu'à la fin de votre déplacement. Gardons nos bonnes habitudes pour continuer à faire du transport collectif montréalais un lieu sécuritaire en matière de propagation du virus de la COVID-19. Applications recommandées Transit Chrono



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