Métro Montréal n°2021-01-15 vendredi
Métro Montréal n°2021-01-15 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-01-15 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 13,1 Mo

  • Dans ce numéro : réconfort cinématographique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr ej1t journalmetro.com Week-end 15-17 janvier 2021 PERSPECTIVE 6 La pandémie a-t-elle causé un baby-boom ? COVID-19. Au début de la pandémie, des blagues circulaient concernant une possible augmentation des naissances à cause des mesures de confinement imposées à travers la planète. Mais ce baby-boom n'aura pas eu lieu, selon plusieurs observateurs. MIGUEL VELASQUEZ Metro World News Bien au contraire, en fait Que ce soit en raison des règles de distanciation sociale qui limitent les occasions de voir certains partenaires, ou le stress financier vécu par les familles ou les fermetures de garderies, plusieurs facteurs semblent en voie de causer un déclin des naissances. Autant les naissances planifiées que non planifiées. Les données sur les enfants conçus pendant la pandémie, tant au Québec qu'ailleurs, ne seront pas disponibles avant plusieurs mois. La plupart des pays ayant confiné leur population en mars, les premières « MI leeranailet Camelots recherchés Êtes-vous un oiseau de nuit ? Vous cherchez à gagner un revenu supplémentaire ? Avez-vous votre propre véhicule ? Êtes-vous fiable et disponible 6 jours/semaine ? Aimez-vous les hivers canadiens ? Le lève-tôt reçoit le ver et un chèque de paie ! Nous recrutons activement des camelots. Zones actuellement disponibles  : Westmount, NDG, Côte St-Luc, Lasalle. Environ 250 clients par route livré entre 2h30 et 6h30. Contactez-nous aujourd'hui pour plus d'information Selon des experts, les changements que Pori pourrait observer dans les taux de fertilité seront surtout liés à des facteurs qui vont plus loin que le simple confinement/mwx 392 000 et plus Nombre d'enfants nés le 1- janvier 2021 dans le monde, selon UNICEF. naissances ont eu lieu à la fin du mois de novembre et en décembre et le gros de la cohorte sera né en 2021. Mais une récente évaluation de l'Institut Broolcings, aux États-Unis, maintient qu'il y aura probablement 300000 naissances de moins en 2021 au sud de la frontière, par rapport à 2020. Le site Google Trends montre aussi une diminution significative du nombre de recherches liées au sexe et à la grossesse. « On ne sait pas encore s'il y aura un baby-boom », affirme Stuart Gietel Basten, démographe et professeur de sciences humaines et politiques publiques à l'Université de science et technologie de Hong Kong. « Les bébés prennent neuf mois à produire et après on doit attendre la compilation des statistiques. On aura une meilleure idée de ce qui s'est passé avec les naissances un peu plus tard dans l'année. » « Les taux de fertilité sont en déclin depuis plusieurs années dans la plupart des pays du monde. On a même vu des taux historiquement bas dans des Are you a night owl ? Looking to earnextra income ? Do you have your own vehicle ? Are you reliable and available 6 days/week ? Do you enjoy Canadian winters ? The early bird gets the worm, and a paycheck ! We are actively hiring newspaper carriers. Current areas available  : Westmount, NDG, Cote St-Luc, Lasalle. Approximately 250 clients per route delivered between 2:30am and 6:30am. Contact us today for more information. Linda 514 823-4886 linda@mmdistribution.ca. « Il est important de garder en tête qu'un événement majeur comme une pandémie, ou une récession, pourrait avoir un impact seulement sur la date à laquelle les gens décident d'enfanter et non pas sur le nombre total d'enfants qu'ils auront au final. Un changement dans le nombre total d'enfants par famille aura un impact beaucoup plus important et on ne pourra pas le décerner avant bien longtemps. » Stuart Gietel Basten, démographe et professeur de sciences sociales et politiques publiques à l'Université de science et technologie de Hong Kong « La crise socioéconomique créée par la pandémie de COVID-19 va perturber les plans des couples. Ça va prendre encore un an pour mettre fin à la pandémie, par exemple pour compléter les opérations de vaccination et relancer l'économie. On ne verra probablement pas une augmentation du nombre de naissances avant 2022. » John F. May, professeur de recherche à l'Université George Mason, aux États-Unis endroits où on ne s'y attendait pas, comme en Norvège et en Finlande », ajoute-t-il. Gietel Basten croit que les changements que l'on observe pour ce qui est de la natalité seront surtout liés à des facteurs qui dépassent le simple confinement Après tout, la situation est bien plus complexe que l'idée que les gens restent chez eux à faire l'amour sans contraceptif toute la journée. leéranallet DESCRIPTION Doit posséder un permis de CLASSE 3 OU CLASSE 5 Entrepôt situé à Ville St-Laurent « Dans les pays riches, si les problèmes économiques continuent et le taux de chômage augmente, on doit s'attendre à voir une diminution des naissances semblable à ce qu'on a vu par le passé. Par contre, dans certains pays où les droits des femmes et l'accès à la planification familiale sont plus fragiles, on pourrait bien voir une augmentation du taux de fertilité », conclut-il. RECHERCHEL. Trois questions à... Danny Dorling, Professeur de géographie à l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni OLa pandémie de COVID-19 a-t-elle causé un baby-boom ? Je n'ai vu aucune preuve d'une augmentation du nombre d'enfants à naître en raison de la pandémie. Quelles sont%.:/les tendances à cet égard ? Avant le début de la pandémie, le nombre d'enfants par famille était en déclin et ça tombait plus rapidement que les prédictions des démographes des Nations Unies. Quel impact le 0 confinement a-t-il pu avoir sur les taux de natalité ? La pandémie a mis un frein à la naissance de nouveaux couples. Les gens ont rencontré moins de personnes. Par le passé, les pandémies n'ont pas été suivies de baby-booms. Plutôt, on a surtout vu ça après des conflits armés, surtout la Première Guerre mondiale en Europe, ainsi que la Seconde Guerre mondiale partout sur la planète. RELIK Envoyez votre CV à jmcnulty@transmet.ca
métr re..1 OPINIONS journalmetro.com Week-end 15-17 janvier 2021 7 TRIBUNE LIBRE Appropriation culturelle et représentation des minorités au Québec Le sujet épineux de l'appropriation culturelle a fait couler beaucoup d'encre, de salive et encore plus de larmes au Québec au cours des dernières années. Les différents partis d'intérêt se sont exprimés sur la question tout en maintenant le statu quo. Pour ma part, je crois qu'il est temps d'abandonner ce débat stérile afin d'aborder la vraie question québécoise enfouie sous la polémique attisée par les médias sociaux et traditionnels ainsi que par les militants représentant les communautés marginalisées et racisées au Québec. Selon moi, le problème des minorités au Québec est un problème de représentation et non d'appropriation culturelle. Tout d'abord, avant d'aborder la question de la représentation des minorités au Québec, j'aimerais exposer mon point de vue par rapport à l'appropriation culturelle de manière générale. À mon avis, tant qu'elle ne sert pas à des fins mercantiles, de dénigrement, ou de négation d'individus s'identifiant à un groupe n'appartenant pas au groupe normatif (dominant), l'appropriation culturelle est acceptable et même souhaitable pour l'avancement des arts, de la culture et des sociétés Couvre-feu sur Montréal dans lesquelles nous vivons. Auquel cas, certains privilégient le terme d'appréciation culturelle au terme d'appropriation culturelle. Dans le contexte de cette lettre, j'adopterai le terme d'appropriation sans apporter de distinction entre les concepts. L'exemple des arts D'un point de vue artistique, l'artisan aspire à ce que le public qui consomme son art puisse l'admirer, l'apprécier, s'y identifier, l'interpréter, l'analyser, le démonter, le reprendre, s'en inspirer, se l'approprier. Si les anciens esclaves des Etats-Unis ne s'étaient approprié les récits bibliques et la musicalité des chants religieux anglo-saxons, il n'y aurait pas eu de spirituals. Or, sans spirituals, il n'y a ni blues, ni jazz, ni swing, ni RU ni gospel. De même, si Jean-Jacques Goldman ne s'était pas approprié le zouk, nous n'aurions pas eu le tube des années 1990, « À nos actes manqués » dont je raffole encore tant aujourd'hui. Ainsi, l'art et la culture sont au bénéfice de tous et pour tous, tout comme les sports et la science. Interdirait-on aujourd'hui à des athlètes jamaïcains de concourir aux Jeux olympiques d'hiver JOSIE DESMARAIS PME DESMARAIS Un passant traverse la rue Sherbrooke presque déserte Le boulevard Saint-Laurent, à l'angle de la rue pendant le couvre-feu. Sherbrooke, après le couvre-feu. métr en bobsleigh ? Ou un chercheur empêcherait-il des scientifiques appartenant à d'autres disciplines de reprendre ses travaux dans le but de faire avancer la science ? Pour quelles raisons devrions-nous bloquer les individus n'appartenant pas à notre milieu en les empêchant d'utiliser des éléments culturels de la communauté dont nous faisons partie pour les faire évoluer à l'extérieur de son écosystème ? En y réfléchissant bien, toutes les fois où un artiste s'approprie un élément extérieur à sa réalité, il s'expose systématiquement à la critique ou parfois même au mépris de certains membres de la communauté d'emprunt. Alors, qu'avons-nous réellement à perdre à permettre que l'un et l'autre s'approprient des parcelles de « notre » culture ? Au pire, il en subira le courroux, au mieux, nous nous en sortirons tous enrichis. E. Ne soyons donc pas de ceux qui mettent des bâtons dans les roues en alimentant des débats stériles et efforçons-nous plutôt de propulser les rêves de chacun des individus de la société. Je ramène ici le terme « débats stériles », car jusqu'à présent, les différentes interventions Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. RÉTRO de part et d'autre de la joute n'ont porté, selon moi, aucun fruit. Rien ne change. Le statu quo persiste. D'une part, on dénonce le fait de ne plus être en mesure d'interpréter ou de créer de l'art qui soit inspiré d'éléments des courants minoritaires sous peine d'être censuré, annulé, mis au banc des accusés ou injurié. Ils ont raison. D'autre part, les militants de ces minorités s'indignent face à la perpétuation de clichés dont la culture dominante a inlassablement recours lors de la création ou de l'interprétation d'oeuvres empruntées. Ils ont eux aussi raison. Si tous ont raison, c'est que nous dépensons trop d'énergie là où il n'y a plus lieu de débattre. Aussi longtemps que les individus appartenant à la culture dominante au Québec demeureront sur la défensive face aux enjeux du multiculturalisme et de la diversité, ils continueront à se sentir menacés et brimés dans leurs droits et libertés. De même, en continuant à concentrer les efforts sur la censure, ou sur qui ale droit d'interpréter telle ou telle oeuvre en fonction de son pedigree, nous diluons progressivement le message que nous souhaitons transmettre à la culture dominante. Car l'enjeu québécois se situe au niveau de la représentation des communautés minoritaires au sein de la culture et de la société québécoise. Il est temps de cesser de nourrir la polémique et de s'attaquer aux vrais enjeux de société. Nous devons sortir de ce grand malaise, de la dénonciation et des démonstrations de forces afin d'exposer clairement le besoin et les revendications des différentes communautés qui composent la société. [...] ANAIIIALIE lue cmuuls, MONTRÉAL TRIBUNE LIBRE Intermédiaires (souvent) inutiles J'ai toujours été très sensible aux initiatives de personnes ou groupes d'ici et du Sud qui ont fait en sorte que les petits producteurs de café puissent vivre un peu plus décemment de leur travail. Pour ce faire, regroupés en coopérative, ces caféiers ont réussi à se libérer des nombreux intermédiaires qui les rendaient souvent incapables de se payer une tasse de café. [...] Aujourd'hui, je pense à ce qui précède en voyant l'apparition plutôt récente des intermédiaires de livraison de commandes faites aux restaurants, entre autres. Se présentant comme services, ces groupes font de l'argent à même les propriétaires de restaurants et les clients qui paient des taux impressionnants pour recevoir leur commande. Les Uber Eats, Doordash et Skip de ce monde se sont imposés en imposant un service non nécessairement essentiel On avait vu le même phénomène de ces intermédiaires dans le domaine des séjours au Sud ou des réservations d'hôtels avec Expedia, hôtels.com et combien d'autres. Il est grandement temps que le gouvernement mette fin à la gourmandise de ces gens qui se présentent comme essentiels intermédiaires. Le sont-ils vraiment et en tout temps ? Je vous laisse deviner ma réponse. NORMAND BREAULT, MONTRÉAL Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.com JOSIE DESMARAIS JOSIE DESMARAIS La rue Papineau, en direction du pont Jacques-Cartier, Le pont Jacques-Cartier, sous l'oeil des patrouilleurs un fois le couvre-feu commencé. du Service de police de la Ville de Montréal. Volume  : 2 Numéro  : 5 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895



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