Métro Montréal n°2021-01-08 vendredi
Métro Montréal n°2021-01-08 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-01-08 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15,0 Mo

  • Dans ce numéro : drôlement caféinée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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à." journalmetro.com métr Week-end 8-10 janvier 2021 PERSPECTIVE 6 Deux confinements, même défi COVID-19. C'est reparti. Québec se remet sur pause pour une période d'un mois, le temps que la flambée des cas de COVID-19 ralentisse, espère le gouvernement. FRANÇOIS CARABIN fca Quoique similaire au confinement du printemps, cet arrêt prévoit quelques mesures supplémentaires et des allègements. Métro vous les résume. Commerces Comme durant le premier confinement, les commerces non essentiels seront fermés pour le prochain mois. Les magasins de détail devront donc mettre un EPI IIA maprairmrie frein temporaire à leurs activités. La cueillette en bordure de rue est toutefois permise. Les épiceries, les pharmacies et les quincailleries, notamment, font partie des commerces qui peuvent poursuivre leurs activités, comme en mars. La SAQ et la SQDC demeurent aussi « prioritaires ». Nuance, cette fois  : les commerces considérés comme essentiels fermeront leurs portes plus tôt en raison du couvre-feu imposé par Québec, de 20h à 5h, dès samedi. Seuls les pharmacies et les dépanneurs de stations-service y échappent et pourront garder leurs portes ouvertes comme d'habitude. Restaurants Encore une fois, le principe est le même, peu importe la période de confinement. Toutes les salles à manger sont fermées, mais la livraison et les plats pour emporter sont autorisés. Cependant, le couvre-feu François Legault/JOSIE DESMARAIS MÉTRO vient modifier quelques détails. Si la livraison peut se poursuivre après 20h, la cueillette au restaurant ne le peut pas, étant donné l'interdit de déplacement. Écoles C'est une des différences importantes entre les deux confinements. En mars, Québec avait peu attendu avant de fermer ses établissements scolaires. Dès le 13 mars, le gouvernement de François Legault prévoyait deux semaines de fermeture. Finalement, les écoles n'ont rouvert « en présentiel » que dans certaines régions juste avant les vacances d'été. Cette fois-ci, les écoles retournent à un rythme régulier, en présentiel, dès lundi. Au secondaire, les élèves auront des cours en personne un peu plus tard, soit le 18 janvier. À partir de ce moment-là, Québec a prévu leur distribuer deux masques de procédure Un nouveau balado à écouter et regarder DÈS MAINTENANT francoischarron.comilavieestbelle par jour, qu'ils devront porter en tout temps. Garderies Les services de garde restent ouverts cet hiver. Le printemps dernier, ils étaient restés fermés pour tous, sauf les travailleurs essentiels. Ils n'avaient rouvert qu'en juin. Construction et manufacturier Les entreprises de ces secteurs peuvent poursuivre leurs activités. Le premier ministre François Legault leur demande toutefois de « reporter la production de tout ce qui n'est pas essentiel ». Durant le confinement de mars, l'industrie de la construction avait dû se mettre sur pause sauf pour les travaux urgents. Comme aujourd'hui, seuls quelques produits essentiels de l'industrie manufacturière permettaient la poursuite des activités.
métr journalmetro.com Week-end 8-10 janvier 2021 7 OMNIUM TRIBUNE LIBRE Réviser la loi pour mieuxprotéger les travailleuses L'année 2020 est maintenant derrière nous. Une année que nous ne sommes pas près d'oublier parce qu'une pandémie que personne n'avait vue venir l'a imprimée à jamais dans nos mémoires. Laissons le soin aux historiens de tirer toutes les leçons de cette dernière crise sanitaire. Déjà, parmi celles-d, nous pouvons mentionner une grande leçon que nous devrons tous retenir  : le rôle essentiel joué par des travailleuses et travailleurs trop souvent dans l'ombre, mais qui ont été amenés en pleine lumière par ces moments tragiques. Je pense au personnel des magasins d'alimentation, des pharmades, des entrepôts, du transport des personnes si précieuses dont les bas salaires pour plusieurs ne reflètent malheureusement pas l'importance. À ceux-ci s'ajoutent les travailleuses et les travailleurs du secteur public qui ont monté la garde au péril de leur santé et de leur propre vie durant TRIBUNE LIBRE Un deuxième confinement inévitable ! Je suis de ceux qui croient (nous ne sommes pas nombreux) que le Québec aurait eu besoin d'un deuxième confinement complet comme le premier de mars 2020 et ce dès le mois d'octobre. Et j'avais partagé cette opinion autour de moi, mais on me fit comprendre que j'exagérais, que la vie économique ne pourrait encaisser le coup, que cela était inconcevable, que le moral des Québécois ne le supporterait pas, etc. Et je me disais que nous n'avions pas besoin d'un pauvre semblant de confinement comme le 28 jours dans le rouge mis de l'avant par notre gouvernement et qui s'est étiré finalement. Pas plus que d'un reconfinement partiel comme le gouvernement nous l'a aussi imposé du 25 décembre jusqu'au métr `17, tous ces longs mois pour assurer les services à la population et maintenir la cohésion de notre société. Des inquiétudes légitimes L'histoire récente vient de nous le démontrer  : nous ne pouvons pas nous passer de ces travailleuses et de ces travailleurs essentiels. C'est pourquoi il faut à tout prix mieux les protéger. En ce sens, la révision en cours de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, adoptée il y a 40 ans, est une étape importante. Nous saluons donc la volonté du ministre Boulet d'effectuer enfin cet exercice. Le texte de loi impo- 11 janvier 2020. Mais était-ce là des tactiques de réchauffement si je puis dire. Voulait-on nous préparer tranquillement pas vite à l'inévitable, c'est-à-dire un confinement complet. Je crois malheureusement que notre gouvernement a voulu ne pas trop déplaire aux Québécois depuis le début de la deuxième vague et qu'il a voulu les épargner. Alors voilà qu'il se reprend en main et qu'il pose le bon geste. J'ai confiance que le Québec réussira à passer au travers de cette crise sanitaire sans précédent. La vaccination aidant et en accentuant les mesures, il sera permis de voir sant qui a été déposé soulève toutefois des inquiétudes légitimes quant à la protection des travailleuses. 11 faut savoir que les catégories d'emplois sont classées par niveau de risque lié aux activités exercées dans un établissement. Pour ce qui concerne les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'enseignement supérieur, ces niveaux de risque sont considérés comme faibles dans la réforme proposée. Est-ce vraiment le cas ? Nous pouvons en douter sérieusement. Une surcharge qui pèse lourd Une souffrance psychologique est-elle un semblant de lumière au bout du tunnel. Je salue donc sans réserve l'annonce de ce nouveau confinement faite par François Legault le 6 janvier. Voilà un bon timing avant que les québécois démarrent officiellement la nouvelle année, avant que les écoles n'ouvrent pour de bon, etc. Il était temps, puisque j'étais en train de me dire qu'on attendrait encore que le pire se produise avant d'agir. Comme par exemple, attendre qu'une troisième vague nous frappe de plein fouet. Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO YVAN GIGUÈRE moins douloureuse qu'une blessure physique visible au premier regard ? En 2021, nous connaissons toutes et tous la réponse à cette question. Ce n'est pas pour rien que le gouvernement multiplie les campagnes de publicité et d'information sur l'importance de protéger notre santé mentale, notamment en ces temps difficiles. Il me semble donc que la nouvelle loi devrait mieux reconnaître les lésions professionnelles liées aux risques psychosociaux et à la santé psychologique dans les professions à prédominance féminine. Depuis des années, et encore plus depuis l'éclosion de la pandémie, Vers la Maison Michel-Sarrazin Le lundi 27 janvier 1975... Pour la première fois de ma vie, je viens de rencontrer la mort, celle de mon père [...] Les années passent, emportant avec elles les derniers vestiges laissés par le passage de la mort subite de mon père... jusqu'en mars 2001. Des examens de routine détectent alors une tension artérielle et un taux de cholestérol élevés. Puis peu à peu, avec de l'aide, je remonte vers la lumière et j'amorce sereinement ma retraite en juin 2003. C'est au cours des mois suivants que l'idée de m'impliquer à titre de bénévole aux soins des malades à la Maison Michel-Sarrazin fait lentement sa place jusqu'au moment où je me sens prêt en août 2003.1_1 Or, à mon grand étonnement, je m'y sens en paix, la chaleur humaine qui s'y dégage est contagieuse. J'y ai rencontré des gens dont la richesse du coeur n'a d'égal que le rayonnement de leur regard. Bien sûr, en entrant dans la chambre des patients, j'ai pu ressentir les travailleuses du secteur public supportent le poids d'une surcharge de travail inhumaine qui mène plusieurs à l'épuisement et à l'arrêt pour maladie. La hausse faramineuse des taux d'assurance emploi en témoigne. Une triste réalité à reconnaître Est-ce normal qu'un si grand nombre de ces milliers de travailleuses, qui exercent leurs professions dans nos hôpitaux, nos écoles, nos collèges, tombent elles-mêmes malades, victimes de conditions de travail dégradantes ? À défaut de corriger rapidement ce milieu de travail qui les rend malades, pourrions-nous au moins reconnaître dans toute sa gravité le risque qu'elles assument dans leurs emplois si précieux pour nous tous ? J'ai confiance que le ministre Boulet sera sensible à la réalité de ces milliers de travailleuses des services publics. [...] Comme leader syndicale, j'ai hâte d'en débattre en commission parlementaire à la fin du mois parce que, pour nous, il est primordial de protéger pleinement la santé et la sécurité de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs du Québec. SONIA MIRER, PRÉSIDENTE DE LA mn= DES SYNDICATS DU QUÉBEC (CSQ) toute la douleur, la résignation de ces personnes et l'anxiété des familles aux prises avec le spectre de la mort gravé dans le visage d'un être cher. Mais j'ai rencontré aussi la sérénité et, parfois, même le sourire d'un patient J'ai de plus compris l'importance des petites choses pour ces gens, particulièrement le jour où une patiente de 45 ans, profitant d'une brise bienfaisante qui lui caressait le visage un après-midi où nous l'avions installée dans son lit sur la terrasse, me confie tout en fermant les yeux  : « Vous savez, j'aurais dû apprécier cette brise avant, il est trop tard maintenant.. » Le chemin qui m'a conduit jusqu'à la Maison Michel-Sarrazin a été parsemé d'embûches. Toutefois, les leçons de vie que j'y ai reçues pendant les 10 années où j'y ai oeuvré à titre de bénévole resteront gravées dans ma mémoire toute ma vie tels des trésors inestimables ! HENRI Nounou, ER-BÉNÉVOLE AUPRÈS DES MALADES EN SOINS PALLIATIFS, QUÉBEC Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 2 Numéro  : 3 À Montréal, Métro est publié par Métro Média, loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895



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