Métro Montréal n°2020-12-09 mercredi
Métro Montréal n°2020-12-09 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-12-09 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : vague d'opposition pour GNL Québec.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
métra journalmetro.com Mercredi 9 décembre 2020 SALIT'COVID-19 Trucs pour conserver une bonne santé mentale et physique CARL SINCENNES csincennes@metromedia.ca la pandémie et le confinement ont eu plusieurs effets néfastes sur la santé mentale et physique, souligne l'Alliance canadienne de kinésiologie. Toutefois, il y aurait plusieurs moyens de les combattre. « Depuis le début de la pandémie, on a noté une augmentation de l'obésité. Des études démontrent qu'il y a une augmentation de 5 lb (2,26 kg) par personne depuis le premier confinement », relate la Icinésiologue et administratrice de la Fédération des kinésiologues du Québec, Marie-Ève Corriveau. Un élément auquel il faut faire attention, selon elle, puisque l'obésité est un des facteurs susceptibles d'augmenter le risque de développer des complications graves si on développe la COVID-19. Selon Mme Corriveau, ces problèmes sont surtout attribuables aux changements dans les habitudes de vie en raison du confinement, dont le recours généralisé au télétravail. « On ne sort plus pour aller au boulot en marchant ou en prenant le vélo. Les gens restent à la maison. Les horaires ont changé, ça peut aussi mener à une modification de l'alimentation », explique-t-elle. Pour la kinésiologue, il est important de garder une bonne forme physique, ce qui peut empêcher l'apparition de maladies ou réduire leurs complications. « Lorsqu'on est en forme, on peut mieux affronter le stress. On le sait, la pandémie est un facteur de stress très puissant parce que c'est de l'inconnu et on n'a aucun contrôle sur plusieurs aspects. la seule chose sur laquelle on a le contrôle, c'est sur nos habitudes de vie », explique la professionnelle de la santé. Conseils Afin de passer à travers le confinement, Marie-Ève Corriveau recommande de pratiquer une activité physique au moins 150 minutes par semaine, On conseille au moins 150 minutes d'activité physique par semaine./MÉTRO « La pandémie amène son lot de stress et fait monter le niveau d'anxiété de bien des gens. » Marie-Ève Corriveau, kinésiologue et administratrice de ta Fédération des kinésiologues du Québec l'équivalent de 30 minutes parjour. « Il est aussi possible de fractionner le temps d'entraînement Le matin, on peut par exemple faire un programme de yoga ou d'exercices musculaires. Puis, sur l'heure de dîner, aller faire une marche dynamique et faire une danse le soir pour lâcher son fou », dit-elle. Mme Corriveau ajoute qu'il est important de le faire dans le plaisir et non dans la performance. Elle enjoint également les gens à consulter un kinésiologue, dont les séances peuvent se dérouler en télémédecine afin de démarrer ou reprendre un programme d'exercice. « la kinésiologie, c'est l'étude du mouvement humain. On est des spécialistes de l'activité physique et de la remise en condition », précise Mme Corriveau. D'ailleurs, de plus en plus de médecins recommandent à ceux qui récupèrent des séquelles laissées par la COVID-19 de consulter un kinésiologue. Plusieurs assureurs reconnaissent maintenant ce service au même titre que les physiothérapeutes et les massothérapeutes. lbète sous haute surveillance Abbott annonce que sa nouvelle technologie de surveillance du glucose par capteur (qui élimine le besoin de piqûres au doigt), le système FreeStyle Libre 2, a obtenu l'homologation de Santé Canada pour les gens atteints de diabète. Grâce à ses nouvelles fonctions, FreeStyle Libre 2 donne aux utilisateurs la possibilité de recevoir un avertissement en temps réel lorsqu'une situation critique se présente. relu Des chefs cuisinent pour la bonne cause, et ça leur remonte le moral ! "I +" Malgré le contexte difficile, le monde de la restauration et ses chefs ont voulu s'engager dans la lutte contre le cancer. Gros plan sur cette Brigade de l'espoir qui a décidé d'honorer le classique Gala des Grands Chefs... autrement ! 0 CÉLINE GOBERT cgobert@metromedia.ca la Société canadienne du cancer (SCC) vient de lancer sa nouvelle campagne de collecte de fonds virtuelle —qui remplace cette année le classique Gala des Grands Chefs qu'elle organise depuis plus de 20 ans. Pour autant, même si virtuelle, cette collecte de fonds cuvée 2020 est loin de sacrifier sa « dimension gourmande », puisque ce sont 80 chefs de haut niveau qui ont embarqué dans le projet et concocté un recueil de recettes inédites afin de soutenir les personnes atteintes du cancer. Leur livre sera offert pour tout don de 250$ et plus. On pourra y trouver des recettes de chefs réputés. Parmi eux, citons Jérôme Ferrer, Jean- Luc Boulay, Helena Loureiro et plusieurs autres aussi. Ne pas baisser les bras Si tout ce beau monde est réuni, c'est grâce à Jean-Pierre Curtat, chef exécutif de la Société des casinos du Québec, qui a appelé chacun des chefs pour leur proposer d'embarquer. « On ressentait vraiment le besoin de faire quelque chose. De ne pas baisser les bras, alors même qu'on vit nos heures les plus noires », explique le chef Curtat Pour sa part, le chef y propose une délicieuse recette d'omble de l'Arctique en Gravlax, avec crevettes nordiques et asperges. 1. é GALc, GRANDS CHEFS fr. Mais bien au-delà des plaisirs culinaires, ce sont surtout des valeurs d'engagement et de solidarité que Jean-Pierre Curtat souhaitait véhiculer. Le plaisir de retourner en cuisine Fisun Ercan, la cheffe du restaurant Su qui a dû fermer ses portes en juin dernier, a tout de suite dit « oui », elle aussi. Non seulement la pandémie a accéléré sa décision de fermer son restaurant, mais elle a aussi mis un brutal coup d'arrêt à son nouveau projet de tables champêtres à la ferme. Pourtant engagée jusqu'à mi-décembre, la cheffe a dû fermer en raison du passage en zone rouge à la mi-octobre. Comme elle l'explique à Métro, soutenir une bonne cause lui fait donc aussi personnellement beaucoup de bien au moral. « C'est bénéfique autant pour nous que pour l'organisme », raconte-t-elle. « C'est cool de cuisi-ee,'4. y'1 !.1 -§le‘ RK U14111. Print « li.dyel Nor ilt canien ad du can., Au total, ce sont 80 chefs de haut niveau qui ont embarqué dans le projet et concocté un recueil de recettes inédites./COLLABORATION SPÉCIALE « Tout le monde a dit oui. Honnêtement, j'étais ému. rai découvert des gens qui vivaient beaucoup de stress et de difficultés, et ils étaient les premiers à vouloir aider. Je suis fier de ma communauté professionnelle. » Jean-Pierre Curtat, chef exécutif de ta Société des casinos du Québec 12 ner pour la bonne cause, d'avoir des interactions avec des gens. Mais aussi de se retrouver en cuisine au lieu de faire du take-out, voire même rien du tout » Temps difficiles pour les organismes Pour les organismes de bienfaisance comme la SCC, les temps sont durs également D'abord, la COVID-19 leur interdit tout rassemblement Ensuite, elle fait fondre comme neige au soleil les dons. « L'an passé, à Montréal, je crois qu'on avait offert nos menus à quelque 600 personnes, et qu'on avait récolté plus de 400 000$, raconte le chef Curtat Et ça, avec la pandémie, ce n'est plus possible ». Parallèlement, pourtant, les besoins sont toujours grandissants. Durant la première vague, au printemps dernier, les appels à la Ligne d'aide et d'information sur le cancer du Québec ont ainsi doublé, indique la SCC. « Le cancer ne s'arrête pas parce qu'on est en pandémie, souligne à Métro la cheffe Ercan. Il y a des gens qui ne peuvent pas aller chez leur médecin, qui sont tous seuls chez eux. n est extrêmement important d'aider les gens, surtout maintenant » Une ligne d'aide essentielle D'ailleurs, tous les dons recueillis seront entièrement alloués à la Ligne d'aide et d'information, un service gratuit et confidentiel accessible à tous. Rappelons que chaque jour, ce sont plus de 152 personnes au Québec qui reçoivent un diagnostic de cancer. « Quand elles reçoivent le diagnostic, ces personnes sont en état de choc, elles ne posent pas toujours à temps toutes les questions qu'elles voudraient C'est pour ça que cette ligne d'aide est un besoin essentiel », précise chef Curtat Essentiel, non seulement pour renseigner sur des aspects plus techniques de la maladie, dit-il, mais aussi pour offrir ce qui manque à beaucoup de gens en ce moment  : du réconfort humain.
métre car journaimetro.com 13 Baisse du taux de chômage nik Les résultats de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada diffusés vendredi dernier révèlent que l'emploi a peu varié (0,4%) au Québec en novembre par rapport à octobre. Quant au taux de chômage, il a reculé de 0,5 point de pourcentage pour se fixer à 7,2%.rdmo L'art de la table continue de séduire les Québécoisrnrentla'Et si les Québécois dépensaient leur ancien « budget voyage » pour embellir leur maison ? C'est ce que croit la propriétaire de l'une des dernières boutiques indépendantes vouée à l'art de la table, située rue Gilford à Montréal. Mercredi 9 décembre 2020 3 CÉLINE GOBERT cgobert@metromedia.ca Au téléphone, Annick D'Amours se réjouit, car l'achalandage à sa boutique indépendante, 3 Femmes et 1 Coussin, est plus élevé que l'année dernière à pareille date. Et ce, malgré les lourdes difficultés entraînées par la pandémie. Depuis 20 ans, elle et Sandrine Leduc offrent au public une sélection de porcelaine, grès, verrerie et autres accessoires de très grande qualité. Pour Mme D'Amours, il est clair que les gens investissent davantage dans l'art de la table parce qu'ils sont confinés. « On a vu un changement drastique. Les gens n'ont jamais t -0 n Sandrine Leduc et Annick D'Amours sont des passionnées d'art de la table./COLLABORATION SPÉCIALE été aussi nombreux que maintenant Tout leur budget voyage va dans la maison. Surtout qu'on y est tout le temps, donc ce qui ne va pas nous saute aux yeux ! ». La pandémie a peut-être parallèlement accentué le « besoin d'un rapport avec l'autre », selon elle. Ils cherchent en outre des produits plus « luxueux », ditelle en entrevue. Solidité financière et pandémie On le sait  : le contexte n'est pas facile en ces temps de COVID-19. La pandémie at.iàbdIllek « L'art de la table, c'est un repas, un partage. C'est pour ça que les gens veulent se retrouver à Noël, retourner au restaurant. Ce sont des retrouvailles entre amis, des célébrations de manger, de recevoir ». Annick D'Amours, propriétaire de [a boutique 3 Femmes et 1 Coussin ainsi amputé 3 Femmes et 1 Coussin de 85% de sa clientèle, composée de nombreux restaurants et d'hôtels, du Ritz au Germain. Elle a en outre ralenti toute la chaîne de production  : le transport, la fabrication, les délais. « Dans le plan d'affaires, tu prends des assurances pour le feu, pour tout, mais personne n'avait pensé à une pandémie, ça c'est évident », note l'entrepreneure. Et si la boutique n'avait pas été assez « solide » au moment où la première vague a frappé, les choses auraient été bien différentes, poursuit-elle. NOUS EMBAUCHONS. WE ARE HIRINGI Commis aux comptes payables Accounts payable clerk Journalier de production Production workers Préposé à la sanitation Sanitation workers « Tout ça serait arrivé il y a 10 ans, je ne sais pas comment on aurait fait On rapporte de belles histoires de résilience, de nouvelles idées, mais je crois qu'il y a plein de choses qui entrent en ligne de compte. Dont la solidité financière », relève Annick D'Amours. La copropriétaire explique avoir dû investir beaucoup de temps pour survivre et rebondir. « On a refait notre site web et on s'est concentré sur le commerce de détail. On n'est pas comme un café ou une boulangerie, les gens ne viennent pas tous les jours », explique-t-elle. Le défi d'être un commerce indépendant Finalement, pandémie ou pas, être un commerce indépendant comporte tout de même son lot de défis quotidiens. « Il faut rester en santé, être sur place tous les jours. 11 y a des challenges tout le temps ». Mais quand on est passionné par ce qu'on fait, « ça paraît », dit-elle, « dans l'énergie et dans l'espace que tu occupes ». Évidemment, la fermeture du magasin Arthur Quentin, anciennement sur la rue Saint- Denis, les a quelque peu aidées. « C'est sûr que ça a fait venir les gens, on comble un espace vacant, explique Mme D'Amours. Pour moi, c'était une institution. Quand j'étais étudiante, c'était l'une de mes boutiques chouchou, j'allais là-bas et je rêvais ». Pour autant, les deux femmes ont toujours cherché à se différencier et à adopter une approche bien à elles, comme elle l'explique à Métro. « On aime sortir du cadre parfois formel et proposer des mariages plus créatifs. On fait des tables très élégantes mais joyeuses. C'est un esprit art de vivre qui se retrouve à tous les niveaux  : c'est beau, mais on s'y sent bien aussi », précise Mme D'Amours. Alors même si la boutique avait la capacité de pogner la claque de la pandémie « en pleine face », comme elle le dit, c'est peut-être cet amour palpable pour l'art de la table et leur métier qui les aura surtout permis d'y faire face. cv@ru:.Licafoods.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :