Métro Montréal n°2020-11-27 vendredi
Métro Montréal n°2020-11-27 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-11-27 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : art salvateur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
métr's" journalmetro.com Week-end 27-29 novembre 2020 4 PERSPECTIVE L'épidémie de CCIVID-19 provient-elle vraiment de Chine ? COVID-ig. Un an après l'identification du coronavirus, une nouvelle étude menée par des chercheurs italiens remet en question l'origine du virus mortel. Métro étudie comment l'histoire de cette pandémie pourrait changer la donne. MIGUEL VELÂZQUEZ Metro WorEd News 11 est largement admis que le nouveau coronavirus est apparu en Chine en novembre de l'année dernière. Le cas d'infection le plus ancien aurait été attribué à un homme de 55 ans qui pourrait être la première personne à avoir contracté l'infection virale le 17 novembre 2019. Cependant, il n'a jamais été confirmé comme étant le « patient zéro ». Plusieurs théories conspirationnistes sur l'origine probable du virus ont émergé après la confirmation de l'épidémie, dont des rumeurs selon lesquelles il aurait été créé dans un laboratoire de Wuhan. « Nous savons avec certitude que les virus liés au SRAS-CoV-2 " Il est largement admis que le nouveau coronavirus serait apparu à Wuhan en Chine, mais une nouvelle étude italienne pourrait changer cela./GETTY IMAGES se trouvent chez les chauvessouris et qu'ils proviennent probablement de chauves-souris ou d'autres espèces sauvages », a expliqué Rasmus Nielsen, professeur de biologie intégrative de l'Université de Californie. à Berkeley, aux États-Unis. Tiansmission zoonotique « Mais il n'y a aucune preuve que le SRAS-CoV-2 a été d'une manière ou d'une autre synthétisé ou manipulé en laboratoire, bien qu'il soit possible que le virus se soit échappé accidentellement d'un laboratoire qui l'étudiait » La chasse au « patient zéro » se poursuit depuis le début de Pour tous vos besoins publicitaires, contactez-nous ! 438 989-6325 I ydaigneault@metromedia.ca Yvon Daigneault Chef d'équipe 14% En septembre 2019,14% d'un échantillon de volontaires qui avaient participé à une enquête sur le cancer avaient des anticorps contre le SRAS-CoV-2. l'épidémie. Les experts estiment que si les premiers foyers d'infection sont identifiés, nous pourrions en savoir plus sur les origines possibles du virus. « Cependant les virus passent des animaux aux humains tout le temps, et l'explication la plus probable est que le virus a fait l'objet d'un transfert naturel et n'était pas le résultat d'une libé- 1 Annie Venne Directrice de compte ration accidentelle d'un laboratoire. Nous cherchons toujours à savoir comment la transmission naturelle, ce qu'on appelle un transfert zoonotique, s'est produite afin que nous puissions mieux nous protéger contre des transferts similaires à l'avenir., ajoute M. Nielsen. Des traces avant février zozo Un an après le début de l'épidémie, une étude récemment publiée par l'institut italien du cancer a remis en question l'origine de la COVID-19, ainsi que le déroulement exact de la pandémie. Dans un article, des scientifiques ont confirmé la présence d'anticorps neutralisants anti- SRAS-CoV-2 dans le sang prélevé sur des patients en bonne santé lors d'un essai clinique de dépistage du cancer du poumon plusieurs mois avant la validation du premier cas en Chine. « En septembre 2019, 14% de l'échantillon de volontaires qui ont participé à une enquête sur le cancer du poumon avaient des anticorps contre le nouveau coronavirus. En d'autres termes, le SRAS-CoV-2 circulait en Italie bien avant février [2020] et probablement depuis l'été 2019 », indique-t-il. Si les données sont exactes, cela modifierait l'histoire de cette pandémie. Les auteurs de l'étude prévoient étudier davantage la question et mobiliser la communauté scientifique mondiale. Robert F. Garry Professeur de virologie et de mécanismes moléculaires de la pathogenèse virale à l'Université de Tulane, aux États-Unis Il n'y a pas d'indications exactes quant au moment où a commencé la pandémie et le « patient zéro » n'a jamais été identifié. Pourquoi donc ? L'analyse phylogénétique, qui examine la variation d'un virus, révèle que l'ancêtre le plus commun du SRAS-CoV-2 a émergé à la fin de 2019. Ce sont des estimations qui sont probablement justes. Cela ne dit rien, cependant, sur le moment où émerge le progéniteur du SRAS-CoV-2, qui peut être assez étroitement lié au SRAS-CoV-2, mais à qui manque une ou plusieurs caractéristiques lui permettant de se propager facilement ou de provoquer une maladie. Un tel progéniteur a probablement circulé pendant des décennies chez les animaux ou même peut-être chez les humains. Pourquoi est-ce important ? Il est important de connaître l'origine du virus car cela pourrait donner un aperçu de la façon de prévenir ou du moins de prédire l'émergence du prochain coronavirus capable de se propager à un niveau pandémique. Que savons-nous de l'origine du COVID-ig, jusqu'à présent ? L'explication de loin la plus probable est que le SRAS- CoV-2 est originaire de la nature. Il n'y a aucune preuve qu'il soit apparu à la suite d'une manipulation intentionnelle ou accidentelle dans un laboratoire. Pourrait-on trouver le « patient zéro » dans un proche avenir ? 11 est très peu probable que le premier cas humain soit trouvé. Cependant, il est très probable que des bétacoronavirus supplémentaires (l'un des quatre genres de coronavirus) soient trouvés chez les chauves-souris ou d'autres animaux plus étroitement liés au SRAS-CoV-2. L'analyse de ces virus est susceptible de mettre en évidence les mécanismes par lesquels le SRAS-CoV-2 est apparu et est entré dans la population humaine. MIGUEL VELAZQUEZ Valérie Gilbert Directrice de compte rI Isabelle Moineau Petites annonces classées 514 286-1066 poste  : 348 imoineau@journalmetro.com
De nouveaux programmes de soutien sont disponibles pour ceux qui en ont besoin Une assurance-emploi bonifiée et plus accessible, et de nouvelles prestations de relance  : La Prestation canadienne de la relance économique La Prestation canadienne de maladie pour la relance économique La Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants Pour plus de détails, consultez le site canada.ca/le-coronavirus Gouvernement Government du Canada of Canada Canadà.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :