Métro Montréal n°2020-11-25 mercredi
Métro Montréal n°2020-11-25 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-11-25 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,6 Mo

  • Dans ce numéro : des fans indéfectibles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4k1 Plus tôt cette année, une vague de dénonciations d'inconduites et d'agressions à caractère sexuel a déferlé sur les réseaux sociaux. Environ quatre mois plus tard, qu'en reste-t-il ? Si l'effet d'entraînement s'est estompé, les retombées sont bien présentes. Des centaines de personnes se sont tournées vers les ressources d'aide comme Juripop. « C'est ce mouvementlà qui leur a donné le courage, l'envie ou la détermination nécessaire pour parler à un avocat ou une avocate pour connaître leurs droits. 11 y a quand même plusieurs personnes qui sont allées de l'avant et ont exercé leurs droits », explique la directrice générale, Sophie Gagnon. « Vide juridique » Certains ont vivement réagi aux accusations qui les visaient C'est le cas de Jean-François Marquis, qui s'est retrouvé sur la liste de « Dis son nom ». il poursuit au civil les deux administratrices de la page — dont Delphine Bergeron qui a choisi de dévoiler son nom —, désirant obtenir 50 000$ en dommages moraux et punitifs et la fermeture du site. « Cette question-là  : "est-ce que dénoncer publiquement une agression sexuelle est d'intérêt public' ? " C'est particulièrement intéressant, dit Virginie Dufresne-Lemire, l'avocate des administratrices. 11 y a un vide journaimetro.com métr Mercredi 25 novembre 2020 4 PERSPECTIVE Vague de dénonciations. Des célébrités adulées Les répercussions, quatre mois plus tard malgré tout ? LAURENT CANOTE « En l'absence de mouve- Ravoie@metromedia.ca ments sociétaux comme celui-là, il reste encore plusieurs personnes qui ne parlent pas de ce qu'elles ont vécu, qui ne dénoncent pas. » M'Sophie Gagnon juridique. C'est-à-dire que cette question-là par rapport aux agressions sexuelles n'a jamais été répondue par les tribunaux. » S'adapter Lors du mouvement #MoiAussi, Juripop s'était assurée de répondre à l'ensemble des appels que l'organisme recevait. Trois ans plus tard, il compte sur un nouveau un programme permettant aux victimes de violences à caractère sexuel de parler à un avocat gratuitement. « C'est un succès, on continue d'avoir plusieurs demandes par jour, même si le visage public était plus prononcé en juillet On voit que c'est un besoin qui est présent, même au-delà de l'actualité », indique Me Gagnon. Juripop n'a pas pour autant été épargnée par la vague de dénonciations. Face à une allégation d'inconduite sexuelle, son président fondateur, Marc- Antoine Cloutier, a choisi de démissionner. « il n'y a aucune organisation qui est l'abri de ça », fait savoir Mme Gagnon. Société. Quelques mois après la troisième vague de dénonciations, Métro a essayé de comprendre pourquoi les fans défendaient encore certaines célébrités malgré leurs déboires. Qilley AMÉLIE REVERT arevert@journemetro com Maripier Morin, Éric Salvail, Éric Lapointe... les idoles peuvent en effet compter sur un soutien indéfectible de leur public. « Ta pas à t'excuser Maripier [sic] », « tu va revenir avec plus d'équilibre ma belle. a plusss [sic] », a-t-on pu lire dans certains commentaires de nos publications Facebook concernant Maripier Morin. En juillet dernier, la vedette était dénoncée par l'artiste Safia Nolin pour des faits de harcèlement, d'agression et de racisme, notamment Elle choisissait alors de présenter des excuses publiques et de mettre sa carrière sur pause tout en cherchant de l'aide. Rappelons qu'aucune poursuite judiciaire n'a été engagée à son encontre jusqu'à maintenant Mari ler Morin et Safia Nolin/ARCHIVES/MÉTRO Pour tous vos besoins publicitaires, contactez-nous ! 438 989-6325 I ydaigneault@metromedia.ca Annie Venne Directrice de compte « Définition de la violence assouplie » Les admirateurs de Maripier Morin prennent sa défense sans doute parce que « la conception qu'on a de la violence varie d'une personne à l'autre », d'après le psychologue Normand Aubertin. la méconnaissance et la perception des comportements condamnables, particulièrement lorsqu'ils sont rattachés à la violence et au harcèlement sexuels, seraient donc en cause. « Si l'on prend l'exemple d'Éric Lapointe, qui a pris une femme à la gorge, en temps normal on trouverait son geste répréhensible. Mais dans son cas, certains sont susceptibles de dire que la victime l'a bien cherché ou qu'il n'aurait pas fallu lui parler parce qu'il était en état d'intoxication... », précise-t-il. Et d'ajouter « quand notre définition de la violence s'applique à nos idoles, elle peut être assouplie ». « Certains pourraient penser que les actes qui lui sont reprochés ne sont pas suffisamment sérieux pour lui enlever leur soutien », avertit Pierre Barrette, directeur de l'École des médias de l'UQAM et codirecteur du laboratoire de recherche sur la culture de grande consommation et la culture médiatique au Québec. Sur internet, les commentaires remettant en question la nature même des gestes posés sont publiés. Normand Aubertin va plus loin dans l'analyse du cas Nolini Morin. « Au contraire de Safia Valérie Gilbert Directrice de compte « Avouons que notre société est misogyne et qu'on a encore du chemin à faire quant à la perception, à l'intervention auprès des femmes victimes. » Normand Aubertin, psychologue Nolin, Maripier Morin rentre dans les standards de beauté de notre société. Si les rôles avaient été inversés, je ne suis pas sûr que le public aurait pensé et réagi de la même façon. On perçoit beaucoup la violence chez les hommes, mais certaines femmes le sont aussi même si on ne veut pas regarder cette vérité en face », commente-t-iL Dans ces situations, le bon sens voudrait que « l'image de la victime n'ait pas d'impact). Bien qu'elle ait reconnu que ses agissements n'étaient pas corrects, « les gens à l'extérieur de l'affaire ne le voient pas et n'entendent pas ses excuses », dit le psychologue. On peut d'ailleurs constater sur Facebook, entre autres, l'apparition de groupes privés en soutien aux personnalités mises en accusation. Celui dédié à l'animateur Éric Salvail, dont le procès se déroule en ce moment, compte environ 7 500 membres, et celui créé en soutien à Maripier Morin près de 23 000..1 Isabelle Moineau Petites annonces classées 514 286-1066 poste  : 348 imoineau@journalmetro.com " métr
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