Métro Montréal n°2020-11-18 mercredi
Métro Montréal n°2020-11-18 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-11-18 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : le défi de Valérie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Mercredi 18 novembre 2020 OPINIONS UNE BIEN SALE HISTOIRE CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Suis dernièrement tombé sur un sacré truc, merci à Ira Robinson*, dont j'ignorais tout. Du genre à défriser. 1934, année lourde de sens. Samuel Rabinovitch complète ses études à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, méritant la première place de sa classe. En raison de ses succès, il reçoit deux offres d'internat aux États-Unis, qu'il refuse. Québécois de naissance et de coeur, il préfere poser sa candidature à l'Hôpital Notre-Dame. Après avoir accepté les demandes des futurs médecins canadiens-français, une seule traîne encore sur le bureau du Conseil médical de l'hôpital  : it* ef. ; ,. La belle endormie Montréal et particulièrement son centre-ville sont, en ce moment, plutôt affectés par la crise sanitaire. Manque de travailleurs dans les tours à bureaux, manque de clientèle dans les commerces... Pourtant, cela ne l'empêche pas de briller de mille feux une fois la nuit tombée, mettant un peu de baume au coeur des Montréalais./MARC MAJOR/COLLABORATION SPÉCIALE métr `17, celle d'un Rabinovitch davantage qualifié que ses collègues pourtant embauchés avant lui. Comme certains postes demeurent à être comblés, il reçoit enfin, in extremis, l'offre (tant) souhaitée. Avoir su... Parce qu'à sa première journée de boulot, les 14 autres internes devant travailler avec lui déclenchent.. une grève. La raison ? « Nous ne voulons pas de lui parce qu'il est juif Mais nous ne sommes pas antisémites. » Classique. Il appartient à l'hôpital, selon leur dire, d'atteindre ses objectifs de main-d'oeuvre sans l'aide « d'éléments étrangers ». Ils sont ensuite rejoints par une soixantaine d'autres internes d'hôpitaux montréalais, portant le total des « chu pas racistes, mais » à 75. Tout ceci, bien entendu, pendant que des patients poireautent (en mauvaise et indue cause). Jouissant d'une couverture de presse souvent sympathique de médias francos et appuyés officiellement par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), les récalcitrants récoltent du public quelque 500$ pour leur « fonds de grève », ainsi que de Inini-cadeaux, telles des cigarettes. Un dénommé Stillman, médecin juif oeuvrant pour sa part à l'Hôpital Hôtel-Dieu, commet l'impardonnable erreur d'appuyer le pauvre Rabinovitch. Mal lui en prit La SSJB bombarde son employeur de pétitions, exigeant simultanément le renvoi dudit Stillman et son remplacement par un Canadien français. L'Hôtel-Dieu refuse la requête de l'organisme-tacha mais invoque au soutien de sa décision un bien curieux (et pratique) Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. mirruo « Une construction sociale dénuée de faits, jumelée à un narratif empreint de préjugés à l'égard d'une minorité démonisée vieillit, d'ordinaire, bien mai » motif  : puisque le médecin juif n'occupe aucun poste officiel à l'HHD, il ne peut donc voler la place de quiconque. Fiou. Des extraits de lettres d'appui aux grévistes en disent aussi long que le geste lui-même  : « Notre peuple canadien-français a été trop longtemps exploité sous la bannière de la tolérance. » ; « L'honneur des Canadiens français demande l'exclusion de cet étranger qu'une haute finance soutient » ; [la solution est] « de ne les admettre nulle part ou de les mettre à part comme on faisait au Moyen Age, au temps du ghetto ». De toute beauté. S'ajoute à ces voix celle du (toujours) vénéré Lionel TRIBUNE LIBRE L'amour au lieu de la haine Nous dénonçons vigoureusement le dernier livre Moi les hommes, je les déteste de la féministe française Pauline Harmange. En publiant un tel brûlot hargneux, l'auteure se rend complice d'une calomnie alimentant la guerre des sexes, alors que l'on tente justement dans cette décennie de les concilier et de les traiter sur un pied d'égalité. Nous déplorons que de telles féministes extrémistes incitent à la haine envers les hommes, alors qu'elles accusent les hommes de haine envers les femmes, allant même jusqu'à traiter d'hypocrites les hommes qui se revendiquent féministes. [...] N'importe quel auteur aurait publié un livre similaire mais visant une autre cible sociale comme les femmes ou encore les Noirs aurait vite été accusé d'incitation à la haine en Groulx, pour qui les Juifs du Québec constituent « une caste privilégiée. [...] Sous prétexte de dédommager le Juif d'un sabbat qui, en réalité, ne le gêne point nous l'autorisons à tenir boutique ouverte le dimanche et à faire, du même coup, au commerce canadien-français, la concurrence la plus déloyale. Pour la minorité juive toujours, nous sommes venus à deux doigts de saboter toute l'économie de notre régime scolaire  : à cette minorité dénuée de tout droit constitutionnel » Cela dit, d'autres intellos francos refusent heureusement de bouffer le pain antisémite. C'est le cas d'Edmond Turcotte, dont le percutant éditorial pourrait encore résonner aujourd'hui  : « L'ignoble presse gogluante et les avortons spirituels et visqueux qui le soudoient portent une terrible responsabilité dans l'espèce de morbidité que les esprits encore sains et lucides voient avec effroi envahir les vertu de l'article 319 du Code criminel canadien et son livre aurait été traité au même titre que de la pornographie juvénile. D'ailleurs, nous avons sérieusement songé à déposer une plainte criminelle outre-mer contre l'auteure (et non Fautrice). [...] Il est grand temps que les féministes de ce genre descendent de leur tour d'ivoire et fassent preuve d'humilité face à la Nature. Les êtres sexués existaient bien avant l'arrivée de l'homo sapiens tout comme d'ailleurs les chicanes de couple. Tant qu'un sexe blâmera l'autre, nous ne comprendrons jamais les desseins évolutionnistes et demeurerons condamnés aux seuls rôles sexuels que la Nature nous a attribués. [...] Au XXl'siècle, est-il légitime pour l'humain d'aspirer à s'élever au-dessus de la bête et grâce à la science, notamment la neuropsychologie et la psychologie évolutionniste, à enfin comprendre les jeux subtils d'hormones qui différencient mâles et femelles ? Non seulement, la reproduction de notre espèce dépend de notre dualité sexuelle mais aussi, notre complémen- 8 centres de légitime défense de l'organisme national canadienfrançais. Le venin est lancé à jet continu. Il a commencé par empoisonner les faibles d'esprit, les masses ignorantes et crédules. On eût toutefois souhaité trouver plus de vigueur dans les milieux où la culture humaniste devrait défendre l'esprit contre les aberrations antisémites. Si l'élite de la pensée obéit chez nous aux entraînements irraisonnés de la foule, où allons-nous ? » Incapable de s'extirper de la tempête, Samuel Rabinovitch démissionne quelques jours plus tard. Autant odieux que honteux. Ubuesque, aussi Comme quoi une construction sociale dénuée de faits, jumelée à un narratif empreint de préjugés envers une minorité démonisée vieillit, d'ordinaire, bien mal. I Ira Robinson, Maîtres chez eux la grève des internes de 1934 revisitée. Revue internationale d'études québécoise. Vol. 18, numéro 1, 2015. tarité homme-femme constitue une richesse indéniable que nous devons mutuellement et pour les générations à venir, reconnaître, respecter et préserver. Nier cette complémentarité, et incidemment cette différence, constitue le véritable sexisme. Or, cette différence fondamentale n'infere aucunement qu'un sexe soit supérieur à l'autre. Il n'y a que nos désuètes religions abrahamiques pour prétendre le contraire. [...I Nous, soussignés, sommes deux auteurs bien différents, l'une philosophe, l'autre scientifique, mais malgré nos différences de sexe, d'âge et de parcours de vie, nos idées convergent sur les relations hommes-femmes. Voilà une preuve supplémentaire que la femme et l'homme peuvent travailler ensemble en s'appréciant mutuellement Leur complémentarité est une richesse synergique à cultiver. [...] ANDRÉA RICHARD, UNION DES ÉCRIVAIN(E)9 nu QUÉBEC, ET ROMAIN GAGNON, ING. Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.com Volume  : 158 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1.1 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? pu bliciteejournalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
V gouvernement Quoi donner à ton bac ? Donne-lui des boites de céréales et des sacs de papier non souillés. Il va te dire merci. RECYC-QUÉBEC nia Québec mi e placement publicitaire de la présente campagne s'inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l'environnement (chapitre Q-2 (et de la réglementation relative. Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.



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