Métro Montréal n°2020-11-11 mercredi
Métro Montréal n°2020-11-11 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-11-11 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : prolongement des mesures sanitaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
métr É  : lit journalmetro.com Mercredi 11 novembre 2020 OPINIONS LE LIVRE DE RECETTES CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue La campagne de 2016, ou plutôt le préambule de celleci, avait de quoi faire rigoler. Lancé dans l'arène revêtant des habits de clown, Donald Trump multipliait pitreries et coups de gueule, le tout sous un auditoire hilare et dubitatif  : « Mais qu'est-ce que ce cirque ? », de s'interroger le spectateur classique de la chose politique. Parce que malgré nos accoutumances au volet hollywoodien de celle-ci, n'en demeure pas moins qu'un néo-modèle, allô l'iconoclasme, s'érige alors sous nos yeux  : ubuesque, misogyne assumé Tableau automnal La fin de semaine passée a été plus que clémente, avec des températures bien au-dessus des normales de saison. Un de nos lecteurs a profité des ces belles journées pour se balader au parc nature de l'Île-de-la-Visitation. Là bas, il y a redécouvert les sentiers typiques du parc, vu les couleurs d'automne et plusieurs arbres s'apprêtant à passer à l'hiver./SYLVIO LE BLANC/COLLABORATION SPÉCIALE et raciste tout autant, le candidat républicain fracasse le moule convenu du politicallycorrectness, sinon de la bienséance, avec une arrogance sauce narcissique aux allures stratosphériques. À tel point que je devais un jour lancer à mes étudiantes, mi-sérieux, que je m'attendais à ce que Trump passe incessamment aux aveux et admette, enfin, que sa candidature n'était qu'une blague. Un peu comme celle de Coluche aux présidentielles de 1981, version sinistre. En vain. Satisfait de l'effet produit chez une foule croissante, le clown devait en rajouter chaque jour davantage sans atteindre, à ma surprise, quelconque saturation. Jusqu'au jour où, excité par ses excités, le clown s'approprie les lignes nazies et suggère, à mot non couvert, l'idée de « ficher » les musulmans en territoire américain. Un signe distinctif, par exemple. 1934. Voilà, me dis-je, le couvercle du percolateur vient de sauter. Merci bonsoir, le clown. Bah non. Id encore, me suis planté, et solide. Quelques jours plus tard, un nouveau sondage annonçait une hausse de son score potentiel. C'est alors que je compris — il était temps — que la fracture annoncée par certains se voulait encore davantage importante qu'anticipée, qu'un point de non-retour venait d'être atteint et qu'il serait, malgré notre corps Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO « Comme disait Camus  : "L'espoir, au contraire de ce qu'on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c'est ne pas se résigner." » défendant, impossible de remettre la pâte à dent dans le tube. Faudra faire avec, comme dirait l'autre. Les quatre dernières années, fallait-il s'en surprendre, furent effectivement marquées par le sceau de l'absurde. Un (ridicule) mur construit à la frontière mexicaine, une loi bannissant les musulmans de divers pays de séjourner aux USA, des centaines de décrets visant à décrisser les rares avancées écologiques ou de protections des espèces protégées, une prolifération d'incidents diplomatiques plus insultants les uns que les TRIBUNE LIBRE À propos du tramway de Québec Les principaux groupes environnementaux nationaux saluent le soutien du gouvernement du Québec au tramway de Québec, tout comme son intention d'améliorer le projet Les groupes constatent par ailleurs que pour bonifier le tramway de Que'bec, il faudra augmenter l'enveloppe budgétaire. -Non seulement le ministre des Transports, François Bonnardel, a confirmé que le tramway était la colonne vertébrale toute indiquée, mais il s'est engagé à travailler rapidement avec la Ville de Québec pour améliorer la desserte des banlieues. Ce faisant le gouvernement du Québec confirme que le tramway de Québec doit se réaliser rapidement Rien ne justifierait de remettre en question les échéanciers prévus pour la réalisation du projet autres (« shit holes », anyone ?) ou parfaitement dommageables pour le fragile droit international (allô, Traité de Paris ?). S'ajoutent à ceci les tapes dans le dos à l'extrême-droite sauce KICK ou aux semi-complotistes, conflits d'intérêts à répétition, le record absolu du mensonge-politicien, ainsi que la multitude de disgrâces racistes et misogynes rendus sous le signe avoué de la division, la haine et le mépris. De toute beauté. Mieux  : malgré ce qui précède, plus de 70 millions d'électeurs américains devaient renouveler leur confiance au facho en puissance, et ce, en toute connaissance de cause (ou presque). Morale de l'histoire ? Deux. D'abord, que si Trump s'était montré un brin plus subtil, et que le tsunami COVID-19 n'avait pas plombé son bilan, notamment sur le plan éco- Des représentantes et représentants d'Equiterre, d'ENvironnement JEUnesse, de la Fondation David Suzuki, de Greenpeace Canada, du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, de Trajectoire Québec et de Vivre en Ville se réjouissent de la réaction du ministre, tout en constatant que pour bonifier et améliorer le projet de tramway de Québec, il faudra augmenter l'enveloppe budgétaire, jusqu'ici peu flexible. « C'est une très bonne nouvelle de voir que le gouvernement Legault réitère son intention de réaliser le projet d'infrastructure verte le plus prêt à démarrer au Québec  : le tramway de Québec. Nous nous attendons à ce 8 nomique, il y a fort à parier que le clown, aujourd'hui, serait tout sauf triste. Ensuite, que son livre de recettes populistes, déjà emprunté aux quatre coins de l'Occident, risque de demeurer au palmarès des best-sellers pour un proche avenir (au moins). Espoir de jours meilleurs avec Biden et Harris ? Sans contredit. Mais le changement ne pourra s'opérer, magiquement, de ce simple état de fait. La blessure provoquée par la fracture populiste est vive, profonde. Seul un changement de paradigmes, dont une reconstruction des ponts passant notamment par une éducation civique, pourra éviter, à l'avenir, une prise deux. Une reprise de conscience citoyenne. Comme disait Camus  : « L'espoir, au contraire de ce qu'on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c'est ne pas se résigner. Au travail. qu'il confirme ce soutien au tramway dans sa mise à jour économique et son plan pour une économie verte, annoncés sous peu. B faut avancer sans délai avec le projet de réseau structurant de transport en commun, et pour ce faire, il faut une enveloppe budgétaire flexible permettant des améliorations », résument les porteparoles, qui offrent leur collaboration pour améliorer le projet [...] ÉQUITERRE,Ernmoruzuerr jEurisssz, FONDATION DAVID SUZUKI, GREENPEACE CANADA, REGROUPEMENT NATIONAL DES CONSEUS RÉGIONAUX DE L'ENVIRONNEMENT DU QUÉBEC, TRAJECTOIRE QUÉBEC ET VIVRE EN VILLE Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.com Volume  : 156 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, men, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publiciteejournalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Mercredi 11 novembre 2020 9 Le pistolet de Sean Connery mis aux enchères Le défunt Sean Connery plus fort que l'homme au pistolet d'or ? Le célèbre Walther PP utilisé par L'acteur britannique dans le premier James Bond porté à L'écran va être mis aux enchères début décembre à Los Angeles et pourrait s'arracher jusqu'à 200 000 S.KÉnto Roxane Bruneau, les pieds sur terre avec Acrophobie Musique. Roxane Bruneau sort son deuxième album, Acrophobie, ce vendredi. Trois ans après avoir rencontré un succès fulgurant avec Dysphorie, l'artiste se confie sur ses angoisses, ses doutes, mais également sur le lien si fort qui l'unit à son public. AMÉLIE REVERT arevert@journa[metromm La peur des hauteurs. C'est ce que signifie acrophobie, mais c'est aussi ce qui pourrait résumer l'état d'esprit de la phénoménale Roxane Bruneau, véritable modèle pour la jeune génération. L'autrice-compositrice-interprète-humoriste aux millions d'écoutes a ainsi raconté à Métro l'histoire de son dernier disque, de sa carrière. Pourquoi avoir appelé votre album Acrophobie ? Avec le succès assez rapide du premier, je me suis sentie propulsée très haut dans les airs. rai donc eu peur de retomber brutalement, d'où le titre. Dans Acrophobie, il y a beaucoup d'angoisses, c'est très introspectif et je parle directement aux gens. Sur l'intro, on entend les entrevues que j'ai faites dans les dernières années. La première chanson suit ça et j'explique que je crains que tout ça ne s'arrête, qu'ils disparaissent. Je leur demande de rester avec moi. Le premier extrait d'Acrophobie, À ma manière, relate votre anticonformisme, qui est sûrement l'une des raisons pour lesquelles vous avez autant de succès. Quelle importance a cette chanson pour vous ? On est à l'ère des médias sociaux, où tout le monde nous dit quoi faire. Depuis que j'ai commencé, beaucoup de gens m'écrivent pour me remercier et qui me disent « je me fie sur toi, tu t'en fous, tu as les cheveux courts, des tatouages ». Avec À ma manière, j'avais envie de dire aux gens « fais ta route, comme moi j'ai fait la mienne ». C'est ça mon call. Je me sens très privilégiée. Alors Roxane Bruneau/REVIN MILLET/COLLABORATION SPÉCIALE si tu veux devenir ébéniste, sois ébéniste. Fais les trucs à ta manière, vis ton rêve. Et ça peut être n'importe quoi. Jeune, je n'avais pas de modèles à qui m'identifier. Ellen Degeneres ne se rendait pas dans le poste de TQS... Là, on dirait que je veux être pour les autres cette personne qui m'a manquée. Quelle relation avez-vous avec votre public ? Beaucoup d'artistes se la jouent un peu « je m'en fous, je fais de la musique pour moi »... Dans mon cas, ce n'est pas vrai. Quand tu fais de l'art, c'est pour que les gens écoutent, regardent. Moi, le public m'a choisie et créée de toute pièce  : je travaillais dans un fast-food et je ne savais pas où j'allais dans la vie. « Si tu fermes ta télé, ça me fait disparaître », je le dis dans mon album. Être dans la télé, la radio, faire des spectacles, sont les seules choses que je sais faire. C'est pour ça que la relation avec mon public est précieuse. Ce sont les gens qui m'ont ouvert la porte des médias traditionnels. Quand il y a un intérêt aussi fort sur les plateformes numériques, évidemment les radios sont curieuses. « Sur un plateau de tournage, un monsieur de 50 ans m'a dit "ta toune A ma manière, c'est tellement venu me chercher, je me suis reconnu là-dedans !'C'est à ce moment que j'ai compris mission accomplie ! Tout le monde peut s'identifier à mes chansons. » J'ai hâte que ce public que j'aime entende cet album-là. Même si Acrophobie est en vente à partir de vendredi, je vais aussi le rendre accessible en streaming gratuitement On s'entend que ce n'est pas l'époque de l'année où les gens sont les plus riches, surtout avec l'année qu'on vient de passer. Alors je souhaite que tous ceux qui ne peuvent pas se permettre d'acheter le disque puissent au moins l'écouter. Quel impact a eu la pandémie sur votre métier ? Il n'y a plus de contact avec mes fans en spectacle, mais il n'y a aucune déconnexion avec eux. Au contraire. Ils sont toujours sur leur téléphone parce qu'on n'a rien le droit de faire d'autre. Donc ils sont encore plus là avec mot Oui la pandémie m'affecte car je ne vois plus mes proches, mais ce n'est rien à côté des gens qui perdent leur job, la vie, les personnes âgées qui sont en CHSLD... Moi je ne peux pas me plaindre. Non. Je ferme ma gueule et je crée du contenu pour ceux qui souffrent Pendant le confinement, je suis passée en mission divertissement Et je me suis brûlée au début Je publiais une vidéo par jour. Ça a l'air peu, mais quand tu réalises, que tu filmes, que tu joues dedans, que tu fais le montage, etc. c'est beaucoup de travail. Ma blonde me disait « Rox, il va falloir que tu t'arrêtes ». Je ne prenais même pas de congé. rai donc appris à doser, et elle m'a beaucoup aidée là-dessus. Si je ne me préserve pas, tout ce que j'ai fait n'aurait servi à rien. Je me rends compte aujourd'hui que ce que je suis, c'est le fou du roi, l'espèce de clown qui divertit les gens et qui leur fait oublier la réalité dans laquelle on est présentement Donc oui, je fais vraiment tout ça pour les autres. Télévision. La 17e saison de Grey's Anatomy pourrait être la dernière Série. La nouvelle saison de Grey's Anatomy, qui abordera l'urgence sanitaire causée par la pandémie de COVID-19, pourrait être la dernière, selon l'actrice vedette de la série, Ellen Pompeo. « Cette année est la dernière de mon contrat. Je ne sais pas si ce sera réellement la dernière année de l'émission, mais ce pourrait très bien l'être. » Ellen Pompeo Ellen Pompeo, qui joue le rôle de Meredith Grey dans Grey's Anatomy, est sous contrat jusqu'à la fin de la 17e saison. Ce qui pourrait signifier deux choses pour le drame médical diffusé depuis 2005. La première option est que dans quelques mois, l'actrice fera les manchettes une fois de plus en raison de son salaire élevé après une nouvelle négociation de contrat, ce qui est arrivé en 2018 lorsqu'elle est devenue l'actrice issue d'une série dramatique la mieux payée du monde. Elle gagne 20 M$US par saison. Si elle ne signe pas un nouveau contrat, l'émission créée par Shonda Rhimes pourrait perdre son personnage principal et cela pourrait signifier la fin de l'une des séries télévisées ayant duré le plus longtemps de l'histoire. « Pour moi, une famille en santé et heureuse est plus importante qu'une carrière », a-t-elle expliqué lors d'un passage au balado de Jemele Hill, Jemele Hill Is Unbothered. Cependant, Mme Pompeo, 55 ans, a elle-même déclaré qu'il était possible que les prochains épisodes soient les Ellen Pompeo est la vedette de Gre's Anatom. COURTOISIE derniers de l'émission. Bien sûr, il peut toujours y avoir une troisième option envisageable. Elle pourrait quitter la série si les scénaristes et les téléspectateurs étaient d'accord avec le fait que le personnage qui donne à l'émission son nom ne soit plus présent Cependant, pour que cela arrive, il faudrait que la créatrice de la série change d'avis. Il y a deux ans, Mme Rhimes avait soutenu à The Hollywood Reporter que l'émission allait continuer tant qu'Ellen le voudrait aima curnntnEz/Kuno WORLD NEWS



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :