Métro Montréal n°2020-11-04 mercredi
Métro Montréal n°2020-11-04 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-11-04 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 13,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'hiver de tous les dangers.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com métr 117, Mercredi 4 novembre 2020 OPINIONS Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. NITRO TA YEULE LIBERTÉ D'EXPRESSION CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue De toutes les notions de droit constitutionnel, celle afférente à la liberté d'expression est probablement la plus ardue à cerner, à mon sens. Non pas que le concept en soi pose, sur le plan théorique, quelconque difficulté. Mais sur le plan de l'application, voilà autre chose. Exemple ? GabrielC. Ward, où ma tête vacille, sans trop forcer, entre l'une et l'autre des pôles. Exercice délicat, ainsi donc, oscillant entre refus de censure et nécessité de préserver certains socles sociétaux. La France a-t-elle raison d'interdire tout propos TRIBUNE LIBRE Plan en santé mentale  : les psychologues du réseau public oubliés Alors que les psychologues du réseau public informent le gouvernement de ce qui pourrait régler les problématiques majeures de rétention et d'attraction de cette profession depuis plus d'une décennie, le plan en santé mentale de 100 M$ présenté aujourd'hui ne les a pas considérés. Pour améliorer l'accès aux psychologues, le gouvernement a plutôt choisi une solution temporaire qui prendra fin en mars 2022  : le remboursement, par le gouvernement, des frais liés aux services psychologiques dispensés par des psychologues en bureau privé. Si cette proposition peut être louable métr `Ire remettant en cause l'existence de l'Holocauste ? Je le crois, oui. Le Canada use-t-il son bon jugement en faisant de même en bannissant la propagande haineuse ? Je le crois aussi. Pas besoin d'avoir inventé l'eau chaude, cela dit, pour en saisir rapidement les limites intrinsèques  : quel seuil pour cette même censure ? Et qui exerce le rôle du censeur ? Voilà qui embête. Prenez l'exemple récent du néo-délire Wace  : des oeuvres prisées, pratiquement classiques, seront dorénavant mises à l'index de certaines écoles ou à court terme pour diminuer les listes d'attente, elle doit toutefois impérativement aller de pair avec l'amélioration des conditions de travail des psychologues du réseau public, notamment un rattrapage salarial et une valorisation de leur autonomie professionnelle. Sans quoi, le remboursement des frais des psychologues du privé à un tarif beaucoup plus élevé que ce qu'ils reçoivent comme employé du gouvernement accéléra lourdement l'exode des psychologues qui se battent depuis trop longtemps déjà pour une meilleure reconnaissance. Certains peuvent alors se demander  : a-t-on vraiment besoin des psychologues dans le réseau public ? Pourquoi la population ne pourmitelle pas juste recevoir les services des psychologues en cabinet privé ? Pour répondre à ces questions, il faut comprendre ce qui rend unique les psychologues du réseau public et ceux qu'ils desservent, c'est-à-dire des personnes qui présentent souvent des problématiques multifactorielles qui nécessitent l'intervention d'une équipe interdisciplinaire ou commissions scolaires. Parce que leurs auteurs auront commis l'audace de référer au gros mot. Que leur ait ait été produit afin justement de dénoncer l'injustice, aucune importance  : ce qui compte ne réside plus dans le concept, mais bien dans le terme lui-même. Voyez l'ironie ? Afin d'éluder les sensibilités des communautés victimes de racisme ou autres saloperies, on en finira par évacuer du débat public toute contribution visant à enrayer celles-ci. La pognez-vous ? Le pire ? Qu'il est loisible de croire que la haute majorité des néo-censeurs agissent non pas par conviction, mais bien par crainte de passer, eux aussi, dans le tordeur du terrorisme intellectuel proclamé progrès social. la poisse. Les propos de Justin Trudeau tenus aux suites de l'attentat de Nice tombent, La liberté d'expression sert JUSTEMENT à protéger le discours qui déplaît, fâche et dérange. Sinon, à quoi bon ? peut-être sans trop de surprise, dans cette logique aux allures d'absurde  : « Non à la violence, mais bon, se moquer de Mahomet équivaut à crier au feu dans un cinéma. » Ah bon ? Vivement la métaphore du viol provoqué par la jupe courte, si j'ai bien compris. Tu ne veux pas de trouble avec les terroristes islamistes ? Alors laisse le prophète tranquille. Parce que la liberté d'expression, rappelle le chef du gouvernement canadien, a ses limites, après tout. Kessé ça...71 ? Rappel historique pour Justin et autres apôtres du lichage de cul institutionnalisé  : la liberté d'expression d'une expertise spécifique. À titre d'exemples, voici quelques situations dans lesquelles les psychologues du réseau public sont impliqués quotidiennement  : - Un étudiant qui a fait des menaces de mort et qui commence à se radicaliser ; - Une fillette qui s'oppose à ses traitements pour le cancer par peur de la douleur et qui devra être hospitalisée sert JUSTEMENT à protéger le discours qui déplaît, fâche et dérange. Sinon, à quoi bon ? Véronique Cloutier s'en tape, de la liberté d'expression, particulièrement du fait de cette raison  : consensuelle, tout le monde l'aime, donc nul besoin. Mais Rock et Belles Oreilles, Lam Flint et Jacques Hébert, une autre paire de manches. Vous me suivez ? Cela dit, il importe de distinguer la liberté d'expression de son contenu. Exemple  : je ne suis pas Charlie. Fuck-aLl. Parce que je considère leur humour islamophobe, vieux con et dégradant, pour tout dire. Mais même si leur caricature illustrant Aylan — le petit Syrien noyé — comme un agresseur de femme s'il avait survécu me fait vomir, reste que je défends la liberté de Charlie d'être cave et d'assumer les fantasmes vengeurs et méchants de son plus longtemps pour cette raison ; - Un adolescent négligé à répétition qui a des comportements violents et qui accepte l'aide du psychologue de la DPJ pour traiter ses difficultés relationnelles ; -Une femme qui souffre d'anorode sévère, dont la condition médicale se détériore et qui risque d'être hospitalisée ; - Un adolescent présentant des idées suicidaires qui ne veut pas dire à ses parents qu'il s'automutile et qui reçoit les services de la psychologue dans son école [...]. Devant les spécificités et la complexité de ces situations, les psychologues ne peuvent intervenir seuls dans bien des cas et ont la chance de pouvoir compter sur la collaboration de leurs précieux partenaires qui ont tous un rôle distinct à jouer  : travailleurs sociaux, médecins, psychoéducateurs, infirmiers et physiothérapeutes, pour ne nommer que ceux-ci. Bien souvent, pour le psychologue qui travaille dans le réseau public, il ne serait pas envisageable de prendre en charge en cabinet privé le type de clientèle qu'il dessert dans sa pratique petit lectorat raciste. Voyez la différence ? Et si on revient au droit (chose que devrait faire Justin s'il s'y connaissait un tant soit peu) la limite première de la liberté protégée réfère à la propagande haineuse. Or, se moquer d'un prophète en estil la quelconque résultante ? Ouin-mais-des-Musulmansse-sont-sentis-offensés !!! Plate, mais le droit s'en crisse, et c'est tant mieux ainsi. Est-ce que j'encourage la pratique ? Évidemment pas. Mais vouloir l'enrayer à coups de pseudo-arguments légaux justifiant, finalement, l'assassinat du mécréant ? Encore une pire idée. Que disait la biographe de Voltaire, déjà ? Ah oui  : je ne suis pas d'accord avec vos idées, mais me battrai jusqu'à ma mort pour que vous puissiez les exprimer. Elle ne croyait pas, parions là-dessus, dire aussi juste. au public. Effectivement, certaines situations sont trop complexes pour être traitées en solo et exigent une équipe interdisciplinaire avec une communication accrue entre divers intervenants. [...] Ainsi, rester inactif face à l'exode des psychologues du réseau public vers le privé n'est tout simplement pas une option. Devant l'augmentation de la souffrance psychologique de la population et les tragédies qui ébranlent le Québec tout entier, nous avons le devoir d'agir. La solution est complexe et doit être réfléchie, mais elle doit indure, entre autres, des actions concrètes pour attirer et retenir les psychologues dans le réseau public. Dans le cas contraire, les gens les plus vulnérables qui ont besoin des soins les plus complexes n'auront pas accès à des services psychologiques intégrés, services qui ne se retrouvent pas ailleurs. 6 COALITION DES PSYCHOLOGUES DU RÉSEAU PUBLIC QUÉBÉCOIS Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.con Volume  : 154 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 1o8o7, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publiciteejournalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? infoejournalmetro.com. ISSN 1716-9895
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