Métro Montréal n°2020-10-28 mercredi
Métro Montréal n°2020-10-28 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-10-28 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : débat de vocabulaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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'n'journalmetro.com métr Mercredi 28 octobre 2020 The Office est une série populaire chez les adeptes de télé., COLLABORATION SPÉCIALE « Se battre contre l'oppression systémique » L'actrice et présentatrice britannique, Jameela Jamil était l'invitée virtuelle de C2 ce mardi pour une discussion avec l'humoriste montréalaise Tranna Wintour. Pendant une heure, elles ont discuté diversité, patriarcat, santé mentale et médias sociaux. MÉTRO Revisionner les mêmes oeuvres, bien plus qu'un plaisir coupable Psychologie. Avec le prolongement des mesures sanitaires et les journées qui se font de plus en plus froides et grises, nous avons plus que jamais besoin de réconfort. Bonne nouvelle  : revisionner des oeuvres familières fait plus de bien que vous ne le pensiez. MARIE-LISE ROUSSEAU mfrousseau@journalmetro.com Combien de fois avez-vous revu les comédies de situation Friends, Seinfeld ou The Office ? À moins que vous préfériez revisiter des productions d'ici, comme La p'tite vie, Dans une galaxie près de chez vous ou Le coeur a ses raisons ? Souvent considérée comme un plaisir coupable, la pratique de revoir des oeuvres qu'on affectionne comporte pourtant plusieurs bienfaits, confirme la spécialiste en culture populaire et en études culturelles, Stéfany Boisvert. « Ça peut répondre à des besoins socioaffectifs, notamment celui de sécurité, en entrant en contact avec des univers familiers, avec des personnages et des lieux qui sont appréciés », avance la professeure à l'UQAM. C'est d'ailleurs le constat de Sabine Garcia, cinéphile qui revisionne régulièrement les comédies The Office, The IT Crowd et Brooklyn 99 « pour le réconfort plus que pour toute autre raison ». Idem pour Éliane Brisebois, qui aime regarder dans le désordre des épisodes de Friends, How I Met Your Mother, The Office et Brooklyn 99. « C'est vraiment réconfortant de revoir les scènes et les person- « [Avec la pandémie] on a tous les ingrédients sur la table pour qu'une personne ressente de la nostalgie. C'est un moment où on a besoin de repères. » Kévin Gaudreault, psychologue nages qu'on aime », dit-elle. Lorsqu'on replonge dans nos oeuvres préférées, « on peut s'imaginer ailleurs et se sentir bien », remarque quant à elle Geneviève, qui ne se lasse pas des films Titanic et Le fabuleux destin dAmélie Poulain. Comme une doudou Si la pratique n'est pas nouvelle, elle semble s'être accentuée avec l'arrivée de la COVID-19 dans nos vies. Ce qui ne surprend pas Stéfany Boisvert. « La pandémie est un facteur qui peut tout à fait motiver un accroissement de ces pratiques de revisionnement », assure-t-elle. « Lorsqu'on est confronté à des situations très angoissantes parce qu'elles nous apparaissent imprévisibles, c'est clair qu'il peut être rassurant de revisionner des récits qui sont prévisibles. Ça nous permet notamment de nous détendre », soutient-elle. La professeure établit un parallèle entre le fait de revoir une oeuvre qu'on affectionne et la doudou dont les enfants sont inséparables  : les deux sont apaisants. Regarder à nouveau des séries ou des films qui ont bercé notre jeunesse fait par ailleurs appel à notre fibre nostalgique, ce qui est bénéfique en situation de crise comme celle que nous traversons actuellement, soutient le psychologue Kévin Gaudreault. « La nostalgie est de plus en plus vue comme une ressource en des moments d'adversité, face à des défis de vie, explique-t-iL C'est vraiment une réaction humaine normale. Ce n'est pas une maladie. » C'est d'ailleurs par nos- talgie que Marine se plaît à revisionner les séries de son adolescence Skins et Gossip Girl ainsi que les films de la série Harry Potter. « J'ai grandi avec l'univers Peter », note-t-elle. Geneviève souligne également que cette pratique lui permet de replonger dans certaines périodes de sa vie. « Je suis une grande nostalgique », admet-elle. Selon M. Gaudreault, dont le doctorat porte sur l'effet de la nostalgie chez les personnes âgées, 80% de la population ressent de la nostalgie en moyenne de deux à trois fois par semaine. L'automne, saison de la nostalgie Fait intéressant, on a particulièrement tendance à être nostalgique à l'approche de la saison froide, souligne le psychologue. « C'est marqué dans le changement de saison. » Peut-être est-ce pourquoi Geneviève regarderait de nouveau Gilmore Girls chaque automne « si ce n'était pas si long ». Les fêtes d'Halloween et de Noël amènent également de nombreux adeptes à revoir des classiques comme L'Étrange Noël de monsieur Jack, Love Actually et Le père Noël est une ordure. La nostalgie suscite la plupart du temps des émotions agréables, soit « un mélange de chaleur, de fierté, de paix, de gratitude, de réconfort et de joie », précise Kévin Gaudreault. Ainsi, trouver du réconfort dans certaines oeuvres familières peut aider à traverser la pandémie, à condition de ne pas tomber dans l'évitement. « C'est bien quand c'est passager, et non que ça devient un mode de vie. Trop, c'est comme pas assez », poursuitil. La professeure Stéfany Boisvert évite de chiffrer ce qui serait un trop grand nombre d'heures de visionnement. « Ça varie énormément d'une personne à l'autre. Ça varie aussi selon nos besoins et nos motivations derrière notre écoute de séries télé. Moi, j'en regarde beaucoup, et je ne pense pas que ça crée d'impacts négatifs dans ma vie », dit-elle en riant. La fatigue du choix Une autre raison qui nous pousse à revisionner des oeuvres qu'on connaît par coeur est la surabondance de contenus disponibles. En raison de la concurrence que se livrent les plateformes numériques, les nouveautés arrivent en grand nombre, ce qui est souvent étourdissant pour le public qui ne sait plus où donner de la tête. C'est ce qui s'appelle la « fatigue du choix » ou « choice fatigue » en anglais, explique la spécialiste en études culturelles Stéfany Boisvert. « Ça peut amener des gens à vouloir se rabattre sur des valeurs sûres plutôt que d'être confrontés constamment à de nouveaux choix », dit-elle. DÉCÈS Le populaire comédien Jacques Godin disparaît à go ans Grande figure du théâtre, du cinéma et de la télévision québécoise, Jacques Godin s'est éteint à l'âge de 90 ans. Il a succombé à une défaillance cardiaque lundi à l'hôpital de Verdun. « Merci d'avoir aimé notre beau grand Jacques », a ainsi déclaré sa famille endeuillée dans un communiqué diffusé par son agence. On avait notamment pu le voir briller à l'écran dans le téléthéâtre Des souris et des hommes, où il interprétait Lennie, dans les années 1970. AMÉLIE REVERT ET MARIE-LISE ROUSSEAU RENDEZ-VOUS Le Salon du livre de Montréal s'amène dans votre salon 11 À cause du prolongement des mesures sanitaires en zone rouge jusqu'au 23 novembre, le Salon du livre de Montréal (SLM) aura lieu en ligne cet automne. Les amateurs de lecture pourront ainsi y assister depuis leur salon. Plutôt que de déambuler d'un kiosque à l'autre, le public pourra assister à plusieurs activités, animations et rencontres avec des auteurs en direct sur le web. L'avantage est de permettre aux intemautes de partout dans le monde d'assister à la 43'édition du SLM, qui aura lieu du 12 au 15 novembre. MARIE-LISE ROUSSEAU



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