Métro Montréal n°2020-10-02 vendredi
Métro Montréal n°2020-10-02 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-10-02 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17,1 Mo

  • Dans ce numéro : Daniel Bélanger sort sont premier album instrumental intitulé Travelling.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Week-end 2-4 octobre 2020 OPINIONS TRIBUNE LIBRE Lettre ouverte au premier ministre et au ministre de la Santé Il est temps de prendre soin de tous les anges gardiens du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Ce printemps, vous avez fait plusieurs annonces pour les travailleureuses du réseau de la santé et des services sociaux. Vous avez décidé, avec raison, d'octroyer des primes afin de reconnaître les risques auxquels ils et elles doivent faire face quotidiennement dans le cadre de la crise de la COVID-19. Malheureusement, en spécifiant les critères d'octroi vous en avez oublié plusieurs, notamment les technologues en imagerie médicale, les technicienne.s de laboratoire, et toutes les techniciennes et TRIBUNE LIBRE À quand un réel accès aux psychologues ? La pandémie a sans aucun doute un impact sur notre bien-être psychologique. Plusieurs vivent avec la crainte d'être contaminé ou de contaminer leurs proches. Le niveau de stress et l'isolement augmentent avec les limitations imposées sur nos activités quotidiennes. Pour plusieurs raisons personnelles telles que l'épuisement ou la colère, certains renoncent à respecter les consignes du gouvernement. Plusieurs sont confrontés à un important stress financier et à la conciliation famille-travail. Lorsque le stress dépasse nos ressources internes, la concentration, la capacité à gérer nos émotions et nos comportements sont mis à rude épreuve. Nos capacités d'adaptation ont déjà été très sollicitées lors de la première vague de la pandémie. Comment s'assurer de ne pas totalement les épuiser dans la deuxième vague ? professionnelle.s qui ne travaillent pas dans un CHSLD. Nous convenons que votre objectif est légitime. De plus, ces sommes n'étant pas tirées du budget des établissements, les gestionnaires n'ont aucune raison financière pour les refuser à leurs employé.e.s. Malgré la volonté de notre gouvernement, les directions de certains établissements font preuve d'un aveuglement volontaire et effronté puisque l'octroi de ces montants est interprété différemment d'un établissement à l'autre. Au Centre universitaire de santé McGill par exemple, on refuse d'accorder la prime aux technologues en imagerie médicale qui font des examens pour les patientes de l'urgence. Le CUSM a décidé qu'ils et elles ne méritaient pas de la recevoir sous prétexte qu'un mur de plombprotège le département de la radiologie des patientes. Mais, en réalité, ces technologues doivent interagir directement avec la clientèle qui se présente à l'urgence de l'hôpital. La prise de conscience du La Coalition des psychologues du réseau public québécois est préoccupée par k hausse de 20% des réclamations pour des antidépresseurs chez les assureurs privés au Québec depuis le début de la pandémie (Le Devoir, 22 septembre 2020). Cette hausse est d'autant plus inquiétante sachant que la fréquence de prescription d'antidépresseurs était déjà très élevée avant la pandémie. À l'automne 2019, on notait déjà une hausse de 68% de la consommation d'antidépresseurs chez les adolescentes dans les cinq dernières années (RAMA. Déjà en 2010, une personne sur sept assurée par le régime public d'assu- Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO gouvernement concernant les faiblesses du système de santé et de services sociaux a été un accélérateur pour la revalorisation des emplois dans le réseau. Le gouvernement veut soutenir les membres du personnel qui ont choisi de faire carrière avec une profession qu'ils et elles ont à coeur. Vous devez vous assurer que les gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux partagent la même vision et font preuve de la même compassion envers leurs salarié.e.s. Les technologues qui travaillent à l'urgence doivent porter des équipements de protection en tout temps car ils et elles sont constamment en contact avec des personnes potentiellement contaminées par la COVID-19, en plus d'être en présence de personnes confuses ou agressives qui ne tolèrent pas le port du masque et projettent des sécrétions aux visages des travailleureuse.s. Le CUSM étant désigné pour recevoir des patientes ayant reçu un diagnostic positif pour la COVID-19, comment justifier le refus des gestionnaires de recon- rance médicaments du Québec s'était vu prescrire des antidépresseurs (Conseil du médicament, 2011). Il va sans dire que la prescription d'antidépresseurs est nécessaire dans certaines situations, toutefois ce traitement est trop souvent utilisé en raison de difficultés d'accès aux psychologues. Les mieux nantis vont consulter en privé et les autres voient leur condition se détériorer sur des listes d'attente dans le réseau public. Les médecins se trouvent trop souvent démunis face à des gens en détresse dans leur bureau et la seule option de traitement rapide et possible est la médication. naître le risque auquel s'expose le personnel ? M. le premier ministre, M. le ministre Dubé, entendez notre cri du coeur. Les anges gardienne.s du CUSM se mettent quotidiennement en danger pour offrir des services de qualité à la population. Il est temps de cesser Sachant que la psychothérapie est à la fois un traitement aussi efficace et parfois moins dispendieux que la médication (INESS, 2018) et qu'elle réduit davantage les risques de rechute ou de dégradation, sachant que les compétences développées en psychothérapie peuvent continuer de s'améliorer à la suite du traitement, sachant que les gens adhèrent plus à la psychothérapie qu'aux antidépresseurs (entre autres en raison des effets indésirables de la médication), sachant que la psychothérapie permet à la personne d'utiliser ses forces et ses ressources personnelles pour faire des changements durables, il ne fait aucun doute que toute personne qui en exprime le besoin devrait avoir accès à la psychothérapie dans des délais raisonnables. L'accès aux psychologues dans le réseau public devrait être significativement amélioré afin que toute la population puisse bénéficier de leurs services rapidement. Les Québécois devraient pouvoir recevoir des soins de santé physique autant que des soins de santé psychologique de qualité. En quoi consistent des soins de santé psychologique de qualité ? Des interventions adaptées aux besoins de chacun  : le nombre de séances et l'approche thérapeu- de tenir le personnel professionnel et technique pour acquis. Veuillez s'il vous plaît rappeler à l'ordre les gestionnaires du CUSM. SANDRA ETIENNE, ALLIANCE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL ET TECHNIQUE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX, CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ ! accru tique devraient être choisies par le psychologue en fonction des besoins uniques de chaque individu. Les psychologues complètent un doctorat après environ 10 ans de formation spécialisée et sont formés pour identifier, avec leur client, l'approche adaptée à chacun ainsi que la durée des interventions. Est-ce qu'on demande aux oncologues de limiter le nombre de traitements de chimiothérapie avec leurs patients ou est-ce qu'on leur impose des traitements spécifiques à prescrire ? Les soins spécialisés en psychologie ne devraient pas être réservés à ceux qui ont les ressources pour consulter un psychologue en privé. Le gouvernement doit s'assurer d'attirer et de retenir les psychologues dans le réseau public afin qu'ils puissent offrir des services indispensables à la population. Recevoir des services de psychothérapie appropriés dans des délais raisonnables est un droit fondamental, spécialement pendant une pandémie. COALITION DES PSYCHOLOGUES DU RÉSEAU PUBLIC QUÉBÉCOIS Écrivez-nous ! opinions@journalmetro.con Volume  : 145 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Té[éc.  : 614 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H111T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
Iii jI En créant son premier album instrumental, Daniel Bélanger dit s'être senti comme dans un terrain de jeu. Il s'est éclaté en jouant de tous les instruments dans son studio, en donnant des titres plus originaux les uns que les autres à ses pièces et en s'inspirant de ses souvenirs de jeunesse. « J'ai eu TELLEMENT de plaisir à le faire », assure-t-il. Ça s'entend tout au long des 13 pièces de Travelling. « C'est très ludique avec les moyens d'un adulte. C'est formidable ! » s'emballe le célèbre auteur-compositeurinterprète en parlant de son neuvième album qui s'écoute comme une trame sonore de film, sans film. Ses pièces instrumentales sont riches, accrocheuses et rêveuses. Au fil de l'album, on s'imagine par moments dans un vieux film d'espionnage, dans un western spaghetti ou encore dans un film noir. Le titre Travelling fait d'ailleurs référence au mouvement de caméra du même nom. En 2000, Daniel Bélanger avait composé la trame sonore du film Le Dernier souffle, de Luc Picard, qui avait été récompensée d'un prix Jutra. « Je me suis dit  : "C'est chouette, je vais probablement avoir d'autres invitations à faire de la musique de film". Et puis, plus rien. Plus-rien ! » racontet-il généreusement en entrevue. L'artiste a alors eu envie de créer sa propre trame sonore, il y a de cela environ cinq ans. Pour ce faire, il s'est inspiré des thèmes des films et de séries télé qui ont bercé sa jeunesse. Il cite en exemple les pièces d'ouverture des émissions Les Champions, Le Saint et Bip Bip et Coyote (Road Runner en VO). « Je voyais tant d'ardeur et d'implication à faire un aussi grand thème de série télévisée pour enfant et je me disais  : mon Dieu, c'est capote' ! » se souvient-il en riant en parlant du populaire dessin animé des Looney'Tunes. On perçoit ces références dans son album, qui explore notamment du côté du classique, du jazz, du rock et de l'électro. Une panoplie de styles musicaux qui font allusion à différents genres cinématographiques. L'artiste cite également Ennio Morricone parmi ses influences. « En ce moment, je découvre des compositeurs que je ne savais pas que j'aimais, ajoute-t-il. Je viens de découvrir Bernard Herrmannqui a fait la musique de beaucoup de films de Hitchcock. MARIE-LISE ROUSSEAU mErousseau@journahetro.com « C'ÉTAIT STIMULANT, PARCE QUE JE FAISAIS DES EXPÉRIENCES. COMME JE TRAVAILLE DANS MON PROPRE STUDIO, JE PEUX PASSER TROIS HEURES SUR UN GAZOU ET ÇA NE COOTE RIEN À PERSONNE ! C'EST LE FRUIT DE LA LIBERTÉ QUE J'AI DEPUIS QUELQUES ANNÉES. » DANIEL BÉLANGER On lui doit le fameux coup de couteau dans la douche avec les violons dans Psycho. Il a aussi fait la trame sonore de Taxi Driver. Il y a des vapeurs de tous ces compositeurs dans mon travail. » En plus de puiser dans des oeuvres marquantes pour créer ses propres thèmes de séries et films imaginaires, Daniel Bélanger a retenu de sa jeunesse une règle d'or qu'il applique encore et qui fait de lui un « artiste qui ne réapparaît jamais tout à fait là où on l'attend », comme le dit si bien sa bio  : ne jamais revenir sur ses pas. « A 16 ou 17 ans, je lisais Blaise Cendrars, qui est un grand voyageur, raconte-t-il. Son truc était de ne jamais retourner au même endroit, même s'il y avait été heureux. Il continuait toujours d'explorer. Je ne sais pas, ça m'est resté dans la tête », dit-il, songeur. Ce qu'il n'applique pas toujours à la lettre, cela dit. « Je ne suis pas plus smatte qu'un autre. [L'album] Paloma était une forme de retour sur un travail que les gens connaissaient un peu plus de moi. Mais sinon, j'aime voyager, encore plus en ce moment où, physiquement, on ne peut pas le faire. » Avec et sans contraintes Daniel Bélanger s'est libéré de certaines contraintes pour s'en donner de nouvelles lors de la conception de Travelling. « Dans une chanson, il y a trois contraintes  : la musique, les paroles et la réalisation. J'ai eu l'impression de prendre congé d'une », explique-til, se disant « persuadé » que composer de la musique est plus « naturel » pour lui que de « mettre des mots » sur des mélodies. Ce qui ne l'a pas empêché de s'amuser avec les mots pour donner des titres pour le moins singuliers à ses compositions, comme Le triomphe d'une perruche, Un grillon au parc national, Aux champignons par temps clair, La flûte atomique et — notre préféré — Rupture élastique en milieu propice. L'artiste souligne qu'il a toujours porté grand soin aux titres de ses chansons. Il cite en exemple Une Femme, Un Train, Un Homme et Une Gare de son incontournable album Rêver mieux. « Puisqu'il s'agit ici d'un album instrumental, j'y suis allé avec du sauté pour les titres, commente-t-il. J'ai voulu rentrer dans l'imaginaire. » Le tout afin d' « espérer faire un monde curieux, globalement, sur Travelling. » Lors de l'enregistrement, Daniel Bélanger a échangé la contrainte des paroles par une autre, celle de jouer de tous les instruments dans son studio. Là aussi, il s'est éclaté. « rai tout mis à contribution  : des flûtes à coulisse en plastique, des gazous, des archets, des jouets... », énumère-t-il. Plus précisément, le musicien joue de la guitare, du banjo, du piano, de la batterie, des percussions, de l'orgue, du sifflet, du saxophone soprano, de la flûte, de l'omnichord ainsi que de l'électronie. « C'est fantastique, se réjouit-il. J'avais des instruments de musique qui niaisaient. Je savais en jouer, mais je n'en mettais à peu près jamais sur mes albums. » Quelques amis musiciens, dont le contrebassiste Martin Roy et le trompettiste Jacques Kuba Séguin ont ajouté leur touche à l'ensemble. Daniel Bélanger a également puisé dans des sessions d'enregistrement de cordes de son album Chic de ville pour orner les pièces d'ouverture et de fermeture de l'album. Sur scène, un jour En écoutant Travelling, on ne peut que souhaiter avoir l'occasion d'assister un jour à une déclinaison scénique et orchestrale de ses pièces instrumentales. Daniel Bélanger caresse lui aussi ce rêve. « J'aimerais bien ça le faire à grand déploiement, avec les musiciens que ça nécessite. Je sens que ça va grandir en moi cette idée-là », dit celui qui prenait une pause de la scène avant que la COVID-19 ne bouleverse nos vies. « Je ne pensais pas prendre une pause aussi longue que la pandémie ! » lance-t-il en riant, reconnaissant qu'il est « chanceux d'avoir des réserves pour passer au travers ». « Tous ceux qui comptaient beaucoup sur la scène pour se développer et gagner leur vie, c'est d'une tristesse sans nom », ajoute-t-il. D'ici à ce que la vie culturelle reprenne son cours, Daniel Bélanger planche sur de nouvelles chansons. Et lui qui espérait à nouveau signer la trame sonore d'un film a récemment vu son souhait être exaucé, à nouveau par Luc Picard. 11 vient d'ailleurs tout juste de finaliser la musique de son prochain long métrage, qui porte sur le tueur à gages Gérald Gallant UN PEU D'INFO Travelling En vente dès aujourd'hui TRA VEL



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