Métro Montréal n°2020-09-09 mercredi
Métro Montréal n°2020-09-09 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-09-09 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15,4 Mo

  • Dans ce numéro : des céréales plus coûteuses à l'avenir ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métra journalmetro.com Mercredi 9 septembre 2020 12 Les corticostéroïdes sont envisagés comme remède au coronavirus./GETIT S'étirer en niein ai Le fond de l'air se rafraîchit, mais le mois de septembre reste propice aux cours de yoga en plein air. Gratuites ou à petits prix, ces séances d'exercices physiques et méditatifs sont l'occasion de faire Le plein d'énergie positive et de profiter de la pelouse encore verte des plus beaux parcs de Montréal. Plus d'informations sur les sites de yo-yoga.com, modoyoga.com et popspirit.ca ento COVIP 41.S.Un remède à base de corticostéroïdes ? L'immunité collective au ALICE CHICHE Akechiche@journaimetro corn Les chercheurs ont-ils trouvé un médicament peu cher et accessible pour aider les patients infectés par le nouveau coronavirus ? Selon des recherches publiées dans le Journal of the American Medical Association (DAMA) la semaine dernière, il y aurait des pistes de solution avec les corticostéroïdes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a d'ailleurs publié un nouveau guide rédigé à l'intention des cliniciens et des décideurs du secteur de la santé. L'organisme met de l'avant l'utilisation de corticostéroïdes pour les patients infectés dans un état grave. L'OMS recommande l'utilisation de « corticostéroïdes systémiques » seulement pour le traitement des patients atteints du coronavirus et qui sont dans un état « grave et critique ». Les corticostéroïdes comprennent la dexamethasone, l'hydrocortisone et le methylprednisolone, qui ont tous fait l'objet de publications dans le périodique JAMA. Contrairement à d'autres médicaments suggérés jusqu'ici pour traiter les cas de COVID-19, les corticostéroïdes sont à la fois accessibles, abordables et sécuritaires, selon un éditorial également publié dans JAMA. L'utilisation de la dexaméthasone pourrait atténuer les lésions pulmonaires chez ces patients atteints de COVID-19, selon un essai clinique mené au Brésil. Un essai clinique piloté par un chercheur de Montréal Un essai clinique parrainé par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) va tenter de démontrer l'efficacité de la dapsone, un « antibactérien oral sûr et abordable, utilisée depuis des décennies ». Car, même lorsqu'un vaccin sera au point, « les cas ne disparaitront pas et de nombreux patients auront encore besoin d'un traitement », indique l'IR- CUSM dans un communiqué. « La reconversion d'un médicament existant présente de nombreux avantages. [...] « Les corticostéroïdes figurent sur la liste modèle des médicaments essentiels de roms et sont facilement disponibles dans le monde entier à un faible coût. » Organisation mondiale de la Santé Nous comprenons donc son mécanisme d'action, la façon dont elle est absorbée par l'organisme et comment elle pourrait minimiser le processus inflammatoire dans les poumons et réduire les complications de la COVID-19 », explique Dr jean Bourbeau, chercheur principal de l'étude. Le Dr Bourbeau, pneumologue au Centre universitaire de santé McGill et chercheur principal de l'étude sera aux commandes. Le but est de tester l'efficacité d'un médicament générique reformulé chez des patients ambulatoires positifs à la CO- VID-19 afin d'atténuer l'inflammation pulmonaire grave causée par le virus SARS-CoV-2. La dapsone possède « des propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices bien reconnues contre entre autres le paludisme, le lupus et le VIH », précise le communiqué. « Nous connaissons également ses effets secondaires, ce qui pourrait nous aider à éviter de la prescrire aux patients à risque », ajoute Dr Bourdeau. L'étude se basera sur plus de 2 000 patients qui seront recrutés dans sept centres du Canada et des États-Unis. L'institut indique que les résultats devraient être disponibles « avant la fin 2020 ». coronavirus compromise par le refus du vaccin vato Selon un sondage du Forum économique mondial- Ipsos paru la semaine dernière, près de 74% des 20 000 répondants de 27 pays se disent prêts à se faire vacciner contre le coronavirus. Le corollaire  : 26% ont déclaré qu'ils le refuseraient, éloignant ainsi une potentielle victoire sur le pathogène. CAROLE CÔTÉ ccote@journalmetro.com Le sondage met en lumière plusieurs données intéressantes en matière de vaccination. Mais il fait aussi état d'un risque important lié à l'immunité communautaire, ou immunité grégaire. La population pourrait ne pas atteindre le nombre requis pour vaincre la CO- VID-19, car seuls 37% des répondants ont dit être « tout à faire d'accord » avec l'idée de se faire vacciner, précise le Forum dans un communiqué, alors qu'un autre 37% a dit être « plutôt d'accord ». « Le manque de confiance de 26% dans le vaccin est suffisamment important pour compromettre l'efficacité du déploiement d'un vaccin contre la COVID-19 », fait valoir Arnaud Bemaert, responsable des initiatives Santé au Forum économique mondial. « II est donc essentiel que les gouvernements et le secteur privé s'unissent pour renforcer la confiance et s'assurer Si plusieurs vaccins sont actuellement à l'essai, il n'est pas garanti que l'un d'eux sera disponible avant la fin de l'année./123RF que la capacité de production réponde à l'offre mondiale d'un programme de vaccination [contre la] COVID-19. Cela nécessitera une coopération entre les chercheurs et les fabricants ainsi que des accords de financement public qui lèveront les restrictions à l'accès au vaccin », détaille M. Bemaert. Les provaccinations Les pays où l'intention de vaccination est la plus élevée sont, sans surprise, la Chine (97%), le Brésil (88%), l'Australie (88%) ainsi que l'Inde (87%). À l'opposé, les plus faibles adhésions ont été enregistrées en France (59%), en Pologne et en Hongrie (à égalité à 56%). La Russie (54%) ferme la marche du groupe des moins favorables à la vaccination. Fait à noter, indique le Forum, dans la plupart des pays, les personnes qui sont d'accord sont nettement plus nombreuses que celles qui sont en désaccord (plus de 50 points de pourcentage dans 12 pays sur les 27 sondés). La Chine se distingue par son optimisme, 87% des Chinois interrogés s'attendant D'après un sondage mené par le Forum économique mondial-Ipsos, 26% des Canadiens seraient défavorables à l'idée de se faire vacciner contre la COVID-i9. à ce qu'un vaccin soit prêt cette année. Le pourcentage est également élevé en Arabie saoudite (75%) et en Inde (74%). Au Canada, seuls 26% pensent qu'un vaccin sera disponible d'ici décembre. Refus du vaccin Parmi les Canadiens qui ont affirmé qu'ils ne se feraient pas vacciner, 54% ont exprimé des inquiétudes relatives à d'éventuels effets secondaires indésirables et 34% disent douter de leur efficacité. À ces deux raisons invoquées pour refuser un vaccin, ajoutons que plusieurs répondants considèrent vivre dans un pays qui n'est pas suffisamment à risque pour ce qui est du nouveau coronavirus. C'est le cas de 22% des répondants canadiens. Finalement, une partie des personnes interrogées sont contre les vaccins de manière générale. Un peu plus du quart des Canadiens (26%) ont évoqué une « autre raison » quand on leur a demandé de préciser leur refus. Fait intéressant à cet égard, seuls quelques pays parmi les 27 sondés ont obtenu des pourcentages élevés à cette question, dont le Canada. En plus d'être de plus en plus nombreux au pays, les antivaccins sont particulièrement actifs sur les réseaux sociaux. Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada, s'en est d'ailleurs inquiétée à plusieurs reprises par le passé. Pour 59% des personnes interrogées, un vaccin ne sera pas disponible avant la fin de cette année. Plusieurs candidats-vaccins sont sur les lignes de départ, mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Malgré l'encombrement et la course mondiale qui se déroule depuis quelques mois, un fait demeure incontournable  : le virus recèle toujours de nombreuses zones d'ombre et il s'adapte au fil des contagions. Plus tôt cette semaine, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) faisait état de 84 000 mutations du coronavirus depuis son apparition sur la planète il y a maintenant huit mois, a indiqué Dre Maria Van Kerkhove, épidémiologiste spécialisée dans les maladies infectieuses pour l'organisation établie à Genève. L'enquête du Forum économique-Ipsos a été menée en ligne entre le 24 juillet et le 7 août 2020 auprès 19 519 personnes âgées de 18 à 74 ans aux États-Unis, au Canada, en Malaisie, en Afrique du Sud et en Turquie, et de 16 à 74 ans dans 22 autres pays auxquels s'ajoutent ceux mentionnés pour le groupe de 18-74 ans.
métre journaimetro.com Mercredi 9 septembre 2020 [Or Télétravail et santé mentale comment gérer la charge de travail à la maison ? Gestion Davantage de travail. Des réunions à profusion, plus de tâches qu'à l'habitude et plus de stress  : voilà quelques-uns des facteurs dont il faut tenir compte. MONICA GARZÔN moi Metro Worbd News À cause du confinement, de nombreuses personnes à travers le monde sont passées en mode télétravail. Cette solution offre de nombreux avantages. Par exemple, il n'est pas nécessaire de quitter la maison et ainsi risquer d'attraper la COVID-19. Toutefois, on ne peut ignorer qu'elle pourrait aussi apporter des problèmes qui menacent la santé mentale des employés. Nous savons déjà que le défi du télétravail est plus grand à l'époque de la CO- VID-19 qu'à n'importe quelle autre époque. « La définition du télétravail a fondamentalement changé pendant la pandémie. Dans d'autres situations, ce pourrait être un travail rêvé parce que ça te permettrait d'être là où tu le souhaites tout en gagnant de l'argent. Mais dans ce cas-ci, être "là où je veux" ça n'arrive pas pour tout le monde. Ce qui crée une grande pression mentale pour le travailleur parce qu'il doit savoir comment ramener en un seul endroit tous les éléments de la vie courante. Et c'est aussi une pression pour l'entreprise, qui doit adapter la dynamique de travail aux nouveaux défis et générer une synergie entre les besoins psychologiques, personnels et familiaux de l'employé », affirme Laura Reyes, psychologue organisationnelle On a tendance à croire qu'être à la maison est synonyme de confort et de quiétude, mais la réalité est que le télétravail excessif a parfois des conséquences néfastes./MÉTRO à l'Université du Rosaire, en Colombie, et à l'Université de Bologne, en Italie. Symptômes du télétravail La fatigue physique et mentale, l'irritabilité, les maux de tête fréquents, les problèmes de sommeil, l'absence de motivation et la faible productivité figurent parmi les problèmes que peuvent vivre les travailleurs. Pour Mme Reyes, il est important de faire face à cette situation de deux façons  : l'une par le travailleur et l'autre par l'entreprise. L'entreprise doit comprendre le changement dans la dynamique de travail et ce qu'il génère pour le travailleur et sa santé mentale. « C'est un défi pour la dynamique de travail actuelle, où il est de coutume de payer un employé pour le temps travaillé et non pour le résultat accompli. Quand il est question de télétravail pendant une pandémie, ça signifie une charge de travail excessive et une pression émotionnelle pour soutenir une fausse illusion de contrôle », ajoute la psychologue. Cette nouvelle modalité exige un effort de planification de la part des entreprises pour éviter de générer une charge non nécessaire pour les employés, et ensuite pour remplir les objectifs de l'entreprise. « C'est pour cela que les dynamiques organisationnelles doivent commencer à donner la priorité au travail en fonction d'objectifs individuels et d'objectifs de groupes, à la flexibilité dans le temps et, finalement, à l'organisation de réunions qui sont réellement importantes. Cela permettra de faire face plus adéquatement au télétravail », dit l'experte. Il importe donc que les leaders de chaque division identifient les besoins de chaque personne dans leur équipe (personne monoparentale, parents n'ayant plus de service de garde, individus à la santé fragile, etc.) afro de donner au travailleur la flexibilité de répondre aux besoins en fonction des nouvelles responsabilités qui lui incombent à la maison. Il faut développer des méthodes qui permettent d'offrir des façons efficaces d'organiser des réunions uniquement pour la planification des tâches à exécuter. Réveiller son âme d'artistr Qui de mieux que les grands artistes de ce monde pour nous apprendre à travailler avec créativité et passion ? Cet ouvrage Ludique propose des parallèles inspirants entre la vie des maestros et les défis de l'entrepreneuriat. Leçons d'artistes par Grégoire Jeanmonod, aux éditions Marabout, 35$. MÉTRO Il faut développer des méthodes qui permettent d'offrir des façons efficaces d'organiser des réunions uniquement pour la planification des tâches à exécuter. Selon la psychologue, le travailleur devrait savoir qu'il est important de générer de nouvelles expériences et de nouveaux apprentissages à partir d'associations entre deux choses qui pourraient sembler n'avoir aucun lien, mais qui généreront éventuellement des construits mentaux — souvent inconscients — définis par de nombreuses variables. De façon générale, le télétravail procure une meilleure qualité de vie aux travailleurs. Mais dans ce cas-d, il survient avec des modalités différentes selon Mme Reyes, soit à cause de l'urgence sanitaire ou à cause d'un manque de préparation des entreprises en ce qui concerne les dynamiques engendrées par le télétravail. Chronique. La fiscalité en temps de pandémie'Iii, NIQUE r él014 ci TOUT DROIT ME MAXIME ALPIN info@journalmetro.com La pandémie liée au coronavirus a durement touchée les familles et les entrepreneurs. De manière à leur venir en aide et à leur permettre de traverser cette crise mondiale avec un peu moins de difficulté, le gouvernement du Québec a modifié certaines politiques fiscales et a accordé des allégements à des milliers de familles et entrepreneurs. Voici deux exemples d'allégement que le gouvernement du Québec a présentées. Crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants Au Québec, les parents peuvent normalement réclamer des frais de garde d'enfants afro de permettre au particulier ou à son conjoint de fréquenter un établissement d'enseignement à titre d'élève inscrit à temps plein ou à temps partiel à un programme d'une durée minimale de trois semaines consécutives. Selon une position administrative de Revenu Québec, fréquenter un établissement d'enseignement requérait jusqu'alors soit une présence physique de l'élève, soit une présence virtuelle à heure fixe ou interactive avec le professeur ou la classe. Québec a annoncé récemment que la présence physique ou virtuelle de l'étudiant ne serait plus nécessaire aux fins du crédit pour frais de garde, sauf en ce qui concerne les cours offerts par une école secondaire. Dans un tel cas, la présence virtuelle demeure obligatoire si la présence physique n'est pas nécessaire. Cette modification s'applique rétroactivement au ler janvier 2020. Déduction accordée aux petites entreprises Au Québec, le taux d'imposition général des sociétés pour une année d'imposition se ter- 13 minant le 31 décembre 2020 est de 11,5%. Pour la même année, ce taux est de 5% pour une petite et moyenne entreprise (« PME ») admissible lorsque cette dernière réclame la pleine déduction pour petite entreprise (« DPE »). Il y a donc un écart de 6,5% représentant une économie d'impôt de 6 500$ sur un revenu imposable de 100 000$ lorsque la société bénéficie de la DPE. De façon générale, pour qu'une PME puisse bénéficier du taux d'imposition de 5% en demandant la DPE, le nombre d'heures rémunérées de ses employés doit être égal ou supérieur à 5 500 heures de travail au cours d'une année donnée. Le gouvernement a apporté des modifications prévoyant un ajustement ponctuel du calcul des heures rémunérées aux fins des règles sur la DPE. Cet ajustement est possible dans le cas où l'année d'imposition de la PME est incluse en totalité ou en partie dans la période du 15 mars au 29 juin 2020. Son objectif était d'éviter de pénaliser les PME admissibles, si la règle des 5 500 heures de travail ne pouvait pas être rencontrée compte tenu du confinement lié à la COVID-19. Sans cette modification, des sociétés auraient pu perdre le droit à l'admissibilité à la DPE et ainsi voir leurs revenus imposables imposés au taux de 11,5% au lieu de 5%. Depuis le début de la pandémie, les autorités fiscales tant provinciales que fédérales ont apporté des changements à leurs politiques afin de soutenir les familles et les entreprises. Ces allégements ne sont que quelques exemples, puisque de nombreuses autres mesures ont été mises en place dès les premiers mois de la pandémie. Écrit avec la collaboration de Me André Perron



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