Métro Montréal n°2020-08-07 vendredi
Métro Montréal n°2020-08-07 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-08-07 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : Montréal à risque ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journaEmetro.com Week-end 7-10 août 2020 ACTUALITÉ 4 Le port de Montréal est-il à l'abri d'une explosion ? Drneliiitc elannaraint Les deux explosions successives qui ont secoué la capitale du Liban ont amené des questionnements quant aux enjeux de santé et sécurité au port de Montréal. ONAOMIE GELPERngelper@metromecha ca Quelque 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un entrepôt du port de Beyrouth sont à l'origine des déflagrations mortelles. La directrice des communications à l'Administration, ‘,w dômes spécialement conçus « C'est sûr que ces événements nous ramènent à l'esprit l'existence du danger qu'on peut avoir tendance à oublier dans le quotidien. » tei. ; _d- -.. Du nitrate d'ammonium est présent sur des terrains appartenant au port de Montréal, à Contrecœur précisément. I NAOMIE GELPER/MÉTRO portuaire de Montréal, Mélanie Nadeau, confirme la présence de nitrate d'ammonium sur les terrains du port de Montréal. Pas sur l'île elle-même, mais sur des terrains situés à Contrecoeur. Opérations sécuritaires Cependant, des protocoles sont mis en place pour assurer la sécurité des activités, ajoutet-elle. « Le nitrate est manutentionné sur un convoyeur spécial qui l'emmène vers des Oa EcnogrniimshissmiontsrceoaliasireehoEnorBlisona-rnadontréal bit CENTRE D'ÉDUCATION DES ADULTES HIGH SCHOOL DE MONTRÉAL...ie _).. J, COURS DE BASE EN ANGLAIS -CCBE & COURS DE FRANÇAIS DE BASE - CCBE INSCRIPTIONS  : COÛT  : E Nouveaux étudiants  : Le mercredi 12 août et le jeudi 13 août 100$ pour toute la session (9h30-12h30 et 16h-19h) Étudiants qui étaient inscrits pour la session Débit/Crédit. Livres et frais inclus Printemps 2020  : Le lundi 10 août et le mardi 11 août (9h30-12h30 et *Les étudiants qui étaient inscrits 16h-19h). Pour les inscriptions vous pouvez venir en personne ou à la session Printemps 2020 prendre un rendez-vous en ligne (préférable) au www.hsmontreal.ca. n'ont pas à payer. 4 INFORMATION SUR LES COURS  : L I COURS ApeAM.  : du luundil auuu il 817h:530-.121h:536  : Session seuuiun 6utumue Automne 2020 (du 27 août uu au 26 novembre) vendredi 2020 Plusieurs niveaux sont disponibles. Une entrevue à l'inscription déterminera votre niveau. 3 DOCUMENTS SONT REQUIS LE JOUR DE L'INSCRIPTION (ORIGINAUX SEULEMENT) O Votre passeport (valide ou expiré) (OU) Certificat de naissance 0 L'un des documents suivants : Carte de résidence permanente/IMM5292/IMM5688 (OU) Carte/certificat de citoyenneté canadienne (OU) Documents d'immigration Canada/Québec 0 L'une des preuves de résidence au Québec suivantes Carte d'assurance maladie (OU) Permis de conduire (OU) Facture d'Hydre-Québec/Bail **Les étudiants ayant un D.E.S. obtenu au Québec ne sont pas admissibles à ces cours.** 3711 rue de Bullion, MtI, H2X 3A2 514 788-5937 www.hsmontreal.ca 19 pour ce type de produits », soutient Mme Nadeau. La manipulation et l'ensemble des activités sont encadrées par Transports Canada et par Ressources naturelles Canada lesquelles doivent se conformer à des exigences de sécurité précisées pour chaque type de nitrate d'ammonium. « Aucun entreposage de ces matières n'est permis dans les installations portuaires de Montréal  : le délai d'attente pour la manutention étant de 72h maximum », précise la conseillère principale en communications chez Transport Canada, Sau Sau Liu. Des élus réagissent En voyant les images des explosions, le député provincial d'Hochelaga, Alexandre FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journaimetro.com Les gouvernements du Québec et du Canada ont annoncé jusqu'à 6 millions de dollars pour venir en aide au Liban, dont la capitale, Beyrouth, a été dévastée par une double explosion qui a fait au moins 135 morts. Pour « guérir et reconstruire » Beyrouth, le gouvernement canadien a annoncé 1,5M$ et « jusqu'à 5 M$ » en aide humanitaire pour le Liban, mercredi en soirée. Le premier versement ira à la Croix-Rouge libanaise « et à d'autres organismes humanitaires de confiance ». La Croix- Rouge canadienne a ouvert un fonds de secours pour les Canadiens souhaitant venir en aide aux blessés, aux endeuillés et aux centaines de milliers de Beyrouthins sans domicile. Québec débloque 1 M$ Hier, la députée Ruba Ghazal, née à Beyrouth, avait interpellé le gouvernement du Québec pour qu'il lance lui Alexandre Leduc, député solidaire d'Hochelaga Leduc, soutient qu'il a pensé au port de Montréal. « J'ai demandé à mon attachée politique de faire un petit suivi et voir ce qui en est de la sécurité. Quel genre de matières on transporte dans nos quartiers ? » explique-t-il. L'Administration portuaire lui a aussi confirmé que des matières aussi dangereuses que celles qui ont explosé au Liban se trouvaient à Contrecoeur, et non à Montréal. « Que ce soit à Contrecoeur ou à Montréal ou n'importe où, c'est inquiétant tant qu'il y a du monde qui habite proche. C'est inquiétant aussi aussi un fonds d'urgence. Hier, en soirée, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, Nadine Girault a annoncé par voie de communiqué une aide financière d'urgence de 1 million de dollars « pour soutenir des projets d'action humanitaire en soi pour les salariés et les travailleurs qui sont dans ce domaine-là », pense M. Leduc. La collaboration entre les différents paliers intéresse également Alexandre Leduc. « Quand les matières sont transférées à des compagnies, est-ce que les mêmes protocoles de sécurité sont maintenus ou est-ce que le port s'en lave les mains ? Ou au contraire est-ce qu'il y a une collaboration entre les entreprises ? C'est le genre de questions qu'on a posées au port et on va continuer à faire le suivi dans les prochaines semaines », assure-t-il. Explosions Jusqu'à 6 millions d'aides pour Beyrouth Les explosions survenues dans la capitale du cèdre ont laissé place à des rues dévastées./MARWAN TAHTAH/GETTY IMAGES « Nous soutiendrons toujours le peuple libanais afin que vous puissiez guérir et reconstruire votre belle ville. » Justin Trudeau, premier ministre du Canada destinés à la population libanaise ». Cette aide financière d'urgence sera accordée « à des organismes de coopération internationale du Québec qui oeuvrent au Liban et qui ont la capacité d'intervenir rapidement et efficacement dans ce type de situations », est-il précisé dans le communiqué.
ACTUALITÉ 5 Le cri du coeur d'une maman Rive-Nord. Une mère de famille est inquiète que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) tente de « balayer sous le tapis » une enquête sur le racisme que ses deux jeunes enfants subissent. ((4.1 ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreauft@journemetro.com Adrienne Charles, une mère monoparentale d'origine haïtienne, se bat depuis quatre ans pour tenter de mettre fin à la discrimination que vivent ses deux garçons au sein de l'école primaire anglophone McCaig, de la Commission scolaire Sir Wilfrid-Laurier. Dès 2016, ceux-ci auraient notamment souffert de propos racistes, voire de gestes brusques, tant dans leur autobus scolaire que dans la cour de récré. Des actes qui se sont répétés dans les années suivantes dans cette école de Rosemère, témoigne Mme Charles. « Ç'a été vraiment difficile et encore aujourd'hui, un enfant qui a vécu ça, ça le marque à vie », explique-t-elle, constatant les répercussions de cette discrimination sur ses enfants. Une enquête de trois ans En mai 2017, après avoir tenté d'obtenir des actions concrètes de la part de la commission scolaire pour prévenir de tels incidents, Adrienne Charles s'est tournée vers la CDPDJ, qui a alors entamé une enquête. Trois ans plus tard, celle-ci a livré le 22 juin les résultats de sa démarche dans un rapport dont Métro a obtenu copie. Le document relate différents événements survenus entre le 27 septembre 2016 et le 28 février 2017, alors que les deux garçons étaient âgés de 8 et de 11 ans. On y expose d'abord la position de la mère, qui affirme notamment que ses fils « craignent pour leur Adrienne Charles ne veut pas baisser les bras face à la CDPDJ./ZACHARIE GOUDREAULT/MÉTRO « C'est clair que je vais continuer mon combat. [...] Je ne peux pas continuer à voir mes enfants souffrir. C'est un combat que je vais poursuivre jusqu'au bout. » Adrienne Charles, mère de deux enfants sécurité ». Est racontée dans ce document la fois où un des garçons a été frappé par deux élèves pour des motifs racistes, en janvier 2017. Ils auraient aussi « perdu tout sentiment d'appartenance à leur école ». Des témoignages manquants Le rapport laisse ensuite place aux témoignages de divers dirigeants de l'école primaire et de la commission scolaire, qui semblent voir dans ces incidents des événements isolés. La mère de famille étant, selon eux, « la seule à se plaindre ». On souligne aussi que la commission scolaire a mis en place des politiques pour contrer l'intimidation. Or, dans sa politique sur le « respect et la diversité », élaborée en 2018, on ne retrouve à aucun moment les mots « racisme » ou « race ». « Ce qu'on réalise, c'est que la Commission des droits de la personne refuse de traiter le dossier sur la base du racisme systémique On dirait qu'on essaie de balayer tout ça sous le tapis », déplore Mme Charles. Cette dernière critique d'ailleurs le fait que la CDPDJ n'a pas voulu recueillir le témoignage de ses fils ni des témoins qui ont vu ceux-ci subir du racisme au cours des dernières années. « Ce qu'on est en train de dire, c'est que l'enquête a mis de côté des faits très pertinents, qui pourraient changer la décision de la Commission. Parce que la manière dont le rapport a été écrit, la Commission risque de rejeter le dossier pour insuffisance de preuves », soulève pour sa part le directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales, Fo Niemi, qui presse la CDPDJ de mandater un enquêteur externe pour se pencher sur ce dossier. La mère de famille n'entend d'ailleurs pas baisser les bras, dans l'éventualité où la CDPDJ refuserait de porter ce dossier devant les tribunaux. Rigueur et impartialité Contactée par Métro, la CDPDJ s'est faite avare de commentaires. « la Commission ne peut pas commenter un dossier en particulier, tant que ce dossier n'est pas public, c'est-à-dire tant qu'aucun recours n'a été déposé auprès d'un tribunal », indique la Commission par courriel. Celle-ci assure d'ailleurs qu'elle traite chaque plainte qu'elle reçoit « avec rigueur et impartialité ». D À la maison ou au chalet, les rassemblements, c'est iC) personnes maximum. On continue de bien se protéger. Gardez vos Lavez Toussez dans Nettoyez distances vos mains votre coude les surfaces Québec.ca/coronavirus 1 er7 64Z4N5 Votre Je gouvernement ec cm



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