Métro Montréal n°2020-08-06 jeudi
Métro Montréal n°2020-08-06 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-08-06 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : voie réserve aux bus, c'est non pour les commerçants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journaimetro.com Jeudi 6 août 2020 OPINIONS\CI TRIBUNE LIBRE La fécondation in vitro doit être couverte par la RAMQ Au Canada, un couple sur six recevra un diagnostic d'infertilité de nature diverse quand il décidera de fonder une famille. Si certains problèmes se règlent plus facilement que d'autres, pour bon nombre de femmes et de couples, il en va autrement et la solution à leurs problèmes de santé est la procréation assistée. Celle-ci propose plusieurs démarches selon les problèmes de chaque personne diagnostiquée dont l'insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV). La FIV comporte plusieurs risques pour la santé et elle n'est pas prise à la légère par les patientes et leurs médecins. Depuis quelques années, à ces risques bien réels pour la santé s'ajoute un fardeau financier intenable. En effet, un cycle de FIV peut coûter jusqu'à 15 000$ et il semble être dans la moyenne de devoir passer par plus d'un cycle pour arriver à concevoir un.e enfant. Cet état des choses nous atterre étant donné qu'il nous paraît absurde de devoir payer, au Québec, jusqu'à 60 000$ pour un problème de santé médicalement reconnu (par l'OMS, par les associations médicales du pays, par le ministère de la Santé, etc.) Tout le monde semble d'accord, tant au gouvernement que parmi les professionnel.le.s de la santé et les patient.e.s, sur le fait qu'il n'y a pas de différence entre un problème de santé menant à des difficultés de fertilité et un autre d'une nature différente. Cette somme astronomique n'est pas du tout à la portée de toutes les bourses, on s'entend, et de surcroît si l'on comprend qu'il n'y a pas de garantie de succès (comme pour n'importe quel traitement médical). D'ailleurs, dans le passé, ce problème de santé était reconnu et pendant des années, les traitements en FIV étaient couverts (en partie ou en tout) par la RAMQ Toutefois, le ministre Barrette a jugé nécessaire, alors qu'il était à la barre du ministère de la Santé, de retourner en arrière et d'annuler la couverture semant ainsi la consternation parmi les profession- Zoom floral Ce cliché d'une passionnée de fleurs nous invite à découvrir plus précisément l'aspect de ce végétal Grâce à la technologie de la macrophotographie, on comprend mieux comment sont faits les pistils de cette fleur./CAROLE SAINTE-MARIE/COLLABORATION SPÉCIALE 4> e Faites-nous découvrir vos talents ! Jardiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir les photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. rem nel.le.s de la santé et plongeant, du même coup, les personnes n'ayant d'autres recours que la FIV dans une situation plus que difficile sur le plan financier, mais surtout émotionnel. Par ailleurs, nous jugeons que la réforme Barrette comporte son lot de contradictions alors qu'elle fait la distinction, par exemple, entre les patientes devant passer par l'insémination artificielle, laquelle procédure bénéficie en ce moment d'une couverture financière, et ces autres patientes qui doivent passer par la FIV (qui n'est pas du tout remboursée). L'étonnement se poursuit alors qu'on apprend que le taux de succès, L'état des lacs au Québec Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplore que le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) ne fasse pratiquement plus d'inspection des lacs depuis cinq ans pour y constater la présence de cyanobactéries.ll déplore aussi que la surveillance de ces milieux sensibles soit essentiellement assurée par des organismes bénévoles. Pour justifier sa quasi-absence de surveillance des lacs, le MELCC prétend qu'il se consacre maintenant davantage au contrôle des sources de pollution en phosphore et que les prochains mois seront consacrés au plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Si la disponibilité des ressources dans les laboratoires est réduite et ne permet pas l'inspection des lacs, comment ces ressources seront-elles plus disponibles pour effectuer des tests pour d'autres sources de pollution ? Ça n'a aucun sens ! Cette quasi-absence d'inspections des lacs au Québec trahit surtout des pour chaque cycle de traitements est évalué à environ 15% pour la première procédure et jusqu'à 33% pour la FIV (si la procédure est réalisée avant le 35e anniversaire de la femme). On a donc reconnu que les problèmes de fertilité étaient bel et bien d'ordre médical et devaient être pris en charge par la RAMQ, mais apparemment seulement quand lallicture n'est pas trop élevée. C'est une aberration puisque personne ne choisit la FIV et tous les ennuis médicaux qu'elle comporte plutôt que l'insémination artificielle, qui est une procédure moins dangereuse  : le diagnostic médical prescrira telle ou telle procédure selon les problèmes de lacunes en ce qui a trait aux orientations et aux priorités du MELCC. Le gel d'embauche décrété par le gouvernement le ler avril en raison de la COVID-19, les départs à la retraite non remplacés, les contrats des employés occasionnels non renouvelés et les étudiants ne pouvant être recrutés pour prêter main-forte pendant l'été contribuent aussi aux graves déficiences observées en matière de surveillance et de protection des lacs. Talon d'Achille du gouvernement Legault, l'environnement ne semble toujours pas figurer au sommet de ses priorités. Le SPGQen veut pour preuve le rapport de juin 2020 du commissaire au développement durable qui indiquait que le MELCC n'assure toujours pas la mise en oeuvre d'une gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), reconnue comme étant la façon durable de gérer ces ressources indispensables à la vie. Le rapport ajoutait que la gestion des connaissances est inefficace et ineffidente pour assurer la GIRE et ne permet pas de dresser un portait fiable de l'état de ces ressources pour soutenir la prise de décisions. Le gouvernement se comporte comme un joueur ayant tous les atouts en main, mais qui cherche santé détectés. Ce n'est pas un caprice ; c'est un traitement médical. Cette décision de ne plus couvrir les frais liés aux traitements en FIV, pour le moins controversée, n'a pas du tout plu à la CAQ, apparemment, et le remboursement d'une partie des coûts liés à la FIV (passant par un crédit d'impôts, par exemple) faisait partie des promesses électorales du parti de M. Legault. Ace sujet, en février 2020, Le Devoir apprenait qu'un projet de loi allait être déposé au printemps et que la gratuité des traitements ferait partie du budget du 10 mars. Or, le budget de mars tant attendu ne contenait finalement rien à cet égard et depuis, plus rien ne transpire à ce sujet [...]. La ministre de la Santé, Mme McCann, signait pourtant une lettre, en novembre dernier, réitérant que la couverture des services serait rétablie en 2020. Le temps passe, les promesses se succèdent et puis voilà, pour plusieurs, l'attente a rendu ou rendra prochainement biologiquement impossible la conception d'un.e enfant, l'âge étant, comme tout le monde le sait bien, un facteur déterminant. MYRIAM BOIVIN-COMTOIS, ET PLUS DE 140 SIGNATAIRES à perdre volontairement, ce qui est absurde ! Il a pourtant deux fabuleux outils à sa disposition — le Fonds vert et le Fonds des générations — pour l'ajout de ressources pouvant se consacrer à la surveillance et à la préservation de nos lacs. Mais plutôt que d'utiliser ces outils puissants de développement durable, le gouvernement engendre leur inefficacité et leur inefficience, tout en manquant de transparence quant à leur utilisation. Et dire que 2020 devait être l'année de l'eau, selon le ministre de l'Environnement Benoit Charette... LUNE LAMARRE, SYNDICAT DE PROFESSIONNELLES ET PROFESSIONNELS DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC Écrivez-nous ! opinion.. @journalmetro.com Volume  : 134 Numéro  : 2 À Montréal, Métro estpublié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr 117, journalmetro.com Jeudi 6 août 2020 7 Près de 900 initiatives nées de la pandémie Arts. Une équipe de chercheurs a recensé 845 initiatives culturelles nées au Québec pendant la pandémie de coronavirus dans le cadre d'un projet de recherche. ALICE CHICHE info@journaErnetrocom Dès le début du confinement en mars dernier, les artistes ont trouvé mille et une façons de continuer à diffuser leur art à travers internet et les réseaux sociaux ou même sur leur balcon. Au cours des derniers mois, nous avons tous écouté leurs performances, assis sur notre canapé, les yeux rivés sur notre écran. L'idée de ce projet de recherche sur l'évolution du secteur culturel est venue du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQJ. Trois chercheurs ont pris la direction de ce projet  : Hervé Guay, professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Sandria Boulianne, professeure à l'Université Laval, et Patrick Leroux professeur à l'Université Concordia. « C'est essentiellement un recensement détaillé de tout ce qu'on trouve, de tout ce qu'on voit [...] pour bien comprendre ce moment historique », explique Patrick Leroux, cochercheur du projet. La dernière fois que la vie culturelle s'est arrêtée, « ça remonte à la pandémie [de la grippe espagnole] de 1918 », relate l'universitaire. Garder une trace Il était indispensable selon 21. IMl'll, 1 _,.r.. I" Les chercheurs ont recensé près de 900 initiatives culturelles, comme les performances de balcon de la chanteuse Martha Wainwright./CAPTURE D'ÉCRAN lui de garder des traces de la mutation de la vie culturelle pendant la pandémie de coronavirus et de « comprendre ce qu'il se passe ». Une équipe de 12 chercheurs et assistants de recherche ont travaillé à répertorier les initiatives artistiques qui ont émergé durant le confinement entre le 13 mars et le 3 août. Toutes les disciplines artistiques ont été passées au peigne fin  : le théâtre, la musique, le cirque, l'humour, les arts visuels, les balados et bien plus encore. Lorsqu'une initiative était trouvée, l'équipe inscrivait alors toutes les informations dans un registre interne  : la date, l'événement, les artistes participants, la discipline, le médium utilisé et le lien vers l'événement. Si 845 initiatives impliquant 3 118 individus et 390 organismes ou collectifs ont été répertoriées jusqu'à présent, « ça continue, on IFélix Dyotte lauréat du prix de la chanson de la SOCAN l'auteur-compositeur-interprète Félix Dyotte est lauréat du prix de la chanson de la SOCAN avec Maintenant ou jamais, interprétée par Evelyne Brochu. lento e « Il y a eu tout un mouvement essentiellement de mise en ligne de conte- » nus qui était extraordinaire au début. Ai. En même temps, on en est venu à se poser la question  : est-ce qu'on est en train de dévaloriser la valeur de l'art si tout devient comme un grand Spotify culturel ? » Patrick Leroux, cochercheur du projet en découvre tous les jours, mais aussi rétroactivement », souligne M. Leroux. Traiter les données répertoriées Si la collecte de données est maintenant presque terminée, ces informations ne seront pas oubliées dans un dossier d'ordinateur. Elles seront « accessibles à tous les chercheurs du CRILQ » afin qu'ils puissent faire des recherches plus pointues selon leur domaine d'expertises. « Ce qui va être intéressant pour la prochaine étape, c'est d'interpeller les chercheurs et de leur dire  : "Voici nos données. Plongez, fouillez, dites-nous ce que vous y voyez selon votre perspective et votre spécialisation" », dit le cochercheur. Dans un calendrier « très optimiste », le professeur d'études anglaises et d'études françaises souhaiterait qu'un livre regroupant les articles des chercheurs à l'automne 2021. « Cet effort collectif de recherche m'emballe [...] et risque d'être porteur », confie le professeur de Concordia au bout du fil. Pandémie. Les festivals peuvent reprendre AMÉLIE REVERT arevert@journahetro.com La ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx, a annoncé hier la levée immédiate de l'interdiction des festivals et autres évènements culturels dans toute la province. Ceux-ci devront cependant se plier aux directives de la Santé publique. « Il s'agit d'une excellente nouvelle pour les organisateurs de festivals et d'évènements ainsi que pour les travailleurs, les artistes et toutes les entreprises en lien avec ce secteur. Depuis le début de cette crise, nos promoteurs ont fait preuve d'une résilience et d'une créativité remarquables », s'est félicité la ministre par voie de communiqué. Cette décision d'autoriser la reprise des festivals s'inscrit dans la lignée de l'adoption du décret qui permet les rassemblements extérieurs et intérieurs dans les lieux publics pour un maximum de 250 personnes. « Aujourd'hui, nous les accompagnons dans le redémarrage de leurs activités, tout en assurant la sécurité de tous au moyen de balises claires. Les organisateurs de festivals et d'évènements sont des professionnels de la gestion de rassemblements, et je suis convaincue que cette reprise se fera de façon responsable », a précisé Caroline Proubc. CINÉMA Le film La déesse des mouches à feu sortira en salles le 25 septembre Le très attendu nouveau film d'Anaïs Barbeau-Lavalette La déesse des mouches à feu sortira en salles le 25 septembre prochain, a annoncé la boîte de distribution Entract Films hier. Scénarisé par Catherine Léger, La déesse des mouches à feu est une adaptation du The Chemical Brothers à Osheaga en 2019/JOSIE DESMARAIS/ARCHIVES MÉTRO Les organisateurs devront en effet contrôler les entrées et les sorties des festivaliers afin de respecter la capacité maximale de 250 personnes, tant en plein air qu'à l'intérieur. Ils devront également mettre en place les mesures nécessaires pour respecter la distanciation physique de deux mètres entre les participants qui ne sont pas issus du même foyer. Le ministère du Tourisme clarifie également les cas où un festival proposerait plusieurs sites en extérieur. Il devront « être distincts et non contigus, avec des zones d'accès et d'attente différentes ». En autorisant la reprise très encadrée des festivals, le gouvernement espère ainsi relancer l'industrie touristique québécoise et son économie. Depuis le 3 août, les autorités avaient donné leur feu vert aux rassemblements de 250 personnes, fixés auparavant à 50 personnes seulement pour contenir la propagation de la COVID-19. populaire roman du même nom de Geneviève Pettersen, paru aux éditions Le Quartanier en 2014. Le film raconte l'histoire de Catherine, adolescente en déroute dont les parents entament un processus de divorce. Le récit se déroule à Chicoutimi-Nord, en plein mouvement grunge. MARIE-USE ROUSSEAU



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