Métro Montréal n°2020-07-29 mercredi
Métro Montréal n°2020-07-29 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-29 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : hausse du harcèlement dans les rues.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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journalmetro.com métr Mercredi 29 juillet 2020 OPINIONS\UNIS, LAPAI WTEÀGOSSES CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Les premières gaffes de Justin Trudeau, nommément une visite vacancière chez l'Aga Khan et les pressions exercées sur la ministre de la Justice et (surtout) procureure générale du Canada, dans l'histoire de SNC-Lavalin, avaient déjà de quoi laisser songeur. Le présent scandale entourant l'organisme de « bienfaisance » UNIS relève toutefois d'une autre nature. En raison de son manquement aux règles éthiques et du modus operandi même de l'institution, à vrai dire. Parce que si UNIS se targue d'encadrement bénévole, de charité et autres valeurs chrétiennes, on apprend depuis peu que l'organisme revêt également Un flot de fraîcheur en pleine canicule Un de nos lecteurs est parti en quête de fraîcheur dans un parc de l'arrondissement Villeray. Un moment rafraîchissant pendant cette vague de chaleur tenace.../COLLABORATION SPÉCIALE/FREDDIE J. ORLANDO S. — ô combien pratique — un volet « payant ». Mieux  : que le fric transite couramment, et sans trop d'obstacles, entre ses deux pôles. J'ignorais jusqu'à tout récemment l'existence même de ce vecteur à bonnes actions, intéressées ou non. Quelques discussions avec diverses bouches proches du cheval m'ont permis de mieux saisir l'essence de la bête. — Ok, je veux bien, mais ça sert à quoi, ce cossin ? — À mettre en vedette des célébrités. — Voilà qui est original. Et les discours prononcés ? — Une vraie blague. Genre trois minutes. Aucun conte- nu. Des trucs plein de vent, aux slogans creux. Par des gens essentiellement connus pour l'être (connus). — Et qui finance, d'ordinaire ? — Les classiques bienfaiteurs canadiens. Et on les attire justement du fait des vedettes qui s'associent à l'organisme. Idem, bien entendu, des contacts importants des deux frères fondateurs avec le politique. — Une patente à gosses de faiseux, essentiellement. — Pas mal ça. Sans vouloir être bête, pas trop surprenant que Justin Trudeau ait, depuis le début manifesté un intérêt pour UNIS. Parce le premier ministre aime, assurément plus que n'importe lequel de ses prédécesseurs, les trucs de « célébrités », le jet-set et autres gugusses de stars préfab. Alors de juxtaposer cet univers à celui d'une promesse, tangible ou non, de contribution au développement des jeunes — une Faites-nous découvrir vos talents ! ardiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de vos fleurs/jardins à opinionsejournalmetro.com. MÉTRO « [...] on apprend depuis peu que l'organisme revêt également — ô combien pratique — un volet "payant". » autre de ses marottes, noble celle-là — constitue très certainement le Saint-Graal du néo-trudeauisme. Les partis d'opposition ne pouvaient, bien évidemment, souhaiter meilleur scénario que la dernière boulette libérale. Particulièrement le Bloc et son chef, embêté jusqu'alors par une allégation anonyme de consommation de cocaïne et d'inconduite sexuelle. On dame donc que Trudeau et Moreau devraient démissionner du fait de l'octroi à l'organisme, sans appel d'offres, d'un fonds de 900 millions à être géré par l'organisme (incluant quelques dizaines de millions en honoraires) afin d'enca- TRIBUNE LIBRE Port obligatoire du masque Ces derniers jours, deux manifestations se sont tenues à Montréal et à Québec contre le port obligatoire du masque dans les transports en commun et les endroits publics couverts. L'argument central des manifestants tournant autour de la liberté individuelle évoquée dans les chartes des droits et libertés de la personne canadienne et québécoise. À leur défense, force est de constater que la valse-hésitation de l'administratrice en chef de l'agence de la santé publique du Canada, la D"'Theresa Tam, et de son homologue au Québec, le D'Horacio Arruda, sur l'utilité ou non du drer des bourses de bénévolat dévolus aux jeunes canadiens. Du bénévolat... payant, donc. Voilà qui est original. Un peu comme un organisme de charité à buts lucratifs, j'imagine. La responsabilité de chacun ? D'avoir siégé en pleine séance du cabinet sur l'octroi en question. Pourquoi ? Parce que tous deux affichent des liens, à degrés variables, avec l'organisme. Du côté du PM, son frère et sa mère ont été payés pour diverses conférences avant ledit octroi. Conflit d'intérêts pur et simple ? Le commissaire à l'éthique du Parlement le déterminera, mais loisible d'en douter. Parce que le contrat en question a été accordé après les conférences dispensées par les membres de sa famille, que celles-d ont été rémunérées par du fric privé et non public, et que rien n'indique qu'il puisse s'agir de récompenses pour services rendus. Un manque de jugement et apparence de conflit ? Indubitable. Mais conflit comme port du masque comme mesure de santé publique entre les mois d'avril et juillet, alors même que la courbes s'est aplatie, apporte de l'eau au moulin des anti-masques. Toutefois, pour en revenir aux droits individuels, il est un principe [...] incontournable qui spécifie que la liberté des uns s'arrête lorsque la liberté des autres est brimée. En d'autres termes, la liberté des contestataires du port obligatoire du masque s'arrête lorsqu'elle met un frein à la liberté des autres d'être protégés du coronavirus. Dans toute cette saga, il m'apparaît pertinent, voire essentiel, d'adhérer à la solution la plus sage eu égard aux risques de contamination qui, de toute évidence, devront d'autant plus diminuer dans la mesure où les directives de santé publique, tel le port du masque, soient rendues obligatoires... Après tout, l'objectif ultime n'est-il pas de sauver des vies ? HENRI MAMELU tel ? Potentiellement pas. Pour le ministre des Finances, toutefois, les carottes sont, ou devraient, être cuites. Au moins parce que sa fille oeuvre pour l'organisme, et que lui-même et des membres de sa famille ont voyagé, partiellement sur le bras de l'organisme, pour des visites n'ayant franchement rien à voir avec son job de ministre des Finances. D'aucuns diront qu'il a remboursé la somme due de 41 000$. D'autres, dont moi, concluront à la tentative, pas trop subtile, de masquer la petite arnaque après-coup, une fois la main prise dans le sac. Nice try. Par conséquent, la meilleure chose à faire pour Trudeau serait, sans contredit, de se délester de son (maintenant) encombrant ministre des Finances. Histoire de décréter une néo-norme de tolérance zéro en matière de copinage et trafic d'influences, réel ou d'apparence, celle-d s'appliquant dès lors, et par la force des choses, à lui-même. L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 129 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinionsejournalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Mercredi 29 juillet 2020 CUILT1111" Après 24 années de rassemblements festifs dans la rue, Under Pressure — le plus ancien festival d'arts urbains de Montréal et possiblement du monde — devra renoncer à ses traditionnels block parties et célébrer son 25e anniversaire virtuellement. MARIE-LISE ROUSSEAU mIrousseau@journalmetro.com Le festival qui célèbre le graffiti, la musique et la danse urbaine a connu une impressionnante évolution en un quart de siècle. Ce qui devait être un événement ponctuel à l'époque est devenu le plus ancien festival d'art urbain du monde, selon la directrice générale d'Under Pressure, Melissa Proietti. « Il y a 25 ans, le monde avait une perception du graffiti très différente de celle qu'on a aujourd'hui, résume celle qui est engagée dans le festival depuis 13 ans. L'idée au départ était de démontrer que les gens qui font du graff, ce sont nos voisins et non juste des teenagers ! » dit-elle en riant. D'abord marginal, le festival a réussi à démystifier la culture des arts de la rue et à gagner des adeptes au fil des ans. Si l'événement ne s'est pas dénaturé malgré sa forte croissance — une première édition d'Under Pressure aura lieu en Nouvelle-Calédonie à l'automne ! — c'est qu'il n'a jamais renoncé à son principe de base  : être organisé par la communauté, pour la communauté. L'ensemble des organisateurs travaillent bénévolement, tout comme les artistes invités, souligne Melissa Proietti. « Beaucoup des participants achètent leur propre billet d'avion. Et ils viennent A défaut de pouvoir se tenir en pleine rue comme lors de ses éditions précédentes, la 25'édition du festival Under Pressure aura lieu en ligne dès samedi au underpressure.ca/PHOTOS FOURNIES PAR UNDER PRESSURE de partout dans le monde pour être au festival. » Under Pressure repose sur une recette simple, mais qui fonctionne  : la rencontre d'égal à égal. C'est ainsi que des jeunes néophytes intéressés par les arts urbains ont chaque année l'occasion de rencontrer des pionniers de cette culture au détour d'un coin de rue. « Ce n'est pas du networking, de vraies amitiés se créent », insiste la directrice. Ces échanges au coeur de l'événement sont d'ailleurs ce qui a inspiré l'enseignante à l'Université St. Lawrence, dans l'état de New York, à s'investir au sein du festival. « C'est un événement très positif pour les jeunes, ditelle. Ils se reconnaissent dans quelque chose de positif, ça leur permet d'entrer en relation avec des mentors dans ce domaine, ce qui est super important. C'est un endroit sécuritaire où ils peuvent expérimenter, essayer des choses. » Ces rencontres sont inoubliables pour la relève et souvent déterminantes dans leur parcours artistique. « Tout cela se passe très organiquement, on n'organise pas de meet and greet. Ça se passe sur la rue, dans un contexte de blockparty. » « Nos liens avec certains artistes durent depuis un quart de siècle, c'est spécial ! C'est rare que des créateurs restent aussi longtemps attachés à un événement. » Melissa Proietti, directrice générale d'Under Pressure Pandémie de COVID-19 oblige, ces rencontres se feront dans un cadre très différent en cette année anniversaire du festival. C'est d'ailleurs pourquoi Under Pressure a décidé d'étendre ses festivités sur une période d'un an. « C'est tout un apprentissage pour nous de voir ce qu'on peut faire, et comment on peut intégrer nos participants dans un monde virtuel », lance Melissa Proietti en échappant un petit soupir. L'avantage de présenter des performances en arts visuels, en danse et en musique en ligne et sur les réseaux sociaux est que des artistes de partout dans le monde pourront y prendre part. Les Montréalais devraient aussi garder l'oeil ouvert dans les prochaines semaines, puisqu'il est possible que des oeuvres murales voient le jour. « Ce n'est pas encore confirmé ! » Watchmen obtient 26 nominations aux Emmy Awards La série Watchmen de la chaîne HBO, qui explore le passé raciste des États-Unis et Les brutalités policières, a nettement dominé la sélection des Emmy Awards 2020 dévoilée hier, avec 26 nominations au total. rento Under Pressure sort de la rue prévient la directrice d'Under Pressure, rappelant que les règles de santé publique sont « plus importantes » que son événement. Documenter l'art de rue Melissa Proietti n'est pas artiste visuelle, mais elle est passionnée par le milieu de l'art de rue. En plus d'enseigner cette culture, elle complète présentement un doctorat sur son histoire à l'Université McGill. C'est pourquoi parmi l'offre variée de la programmation de cette édition, elle a un faible pour les conférences. « Tout ce qui s'y dit est très important, parce que ça documente cette culture d'une façon qui ne se fait vraiment pas beaucoup. » Elle affection particulièrement les témoignages des artistes dont le cheminement a pris une direction inattendue. À ce propos, elle cite le cas du maire suppléant à la Ville de Montréal, Sterling Downey, qui a cofondé Under Pressure en 1996 à l'époque où on le connaissait sous le pseudonyme Seaz. « On peut voir comment son parcours en graffiti l'a mené à faire quelque chose qu'il n'aurait peut-être jamais pensé faire ! » dit-elle. Après avoir démystifier l'art de rue auprès du grand public, que reste-t-il à accomplir à l'équipe d'Under Pressure ? Sans hésiter, Melissa Proietti souligne qu'il faut continuer les efforts pour assurer une meilleure représentation des femmes dans les arts urbains. C'est d'ailleurs pourquoi elle a fondé le volet Queens Creation, qui se tient chaque année en marge du festival. « Les stéréotypes et préjugés envers les femmes en graffiti, en danse et en musique urbaine existent toujours, affirme-t-elle. Ça s'est beaucoup amélioré, c'est sûr  : il y a davantage de participation féminine, beaucoup de femmes fortes sont là et c'est super impressionnant, mais il y a toujours du travail à faire. » Voici cinq façons de célébrer virtuellement les 25 ans d'Under Pressure Baston — Tournois d'illustrations numériques Huit illustrateurs réaliseront en direct des oeuvres sur tablettes numériques dans une série de sept duels. Le public est invité à proposer des thématiques et à voter pour leurs créations favorites. Du 1" au 6 août à 19h sur la page Facebook d'Under Pressure 25TOLIFE — 25 ans decultures urbaines Dans cette exposition hommage, des artistes de la grande famille Under Pressure exprimeront leur vision du festival en images. Dès le 8 août Pimp ton vinyle Depuis 2016, le festival présente à la galerie Fresh Paint des oeuvres visuelles sur vinyles. Ces créations d'une vingtaine d'artistes seront exposées en ligne. Dès le 8 août Performances musicales Depuis sa fondation, le festival promeut l'avantgarde des scènes hip-hop et électro montréalaise. Il le fera encore cette année dans le cadre d'une série de concerts diffusés en direct depuis Les Foufounes Électriques. Y participeront notamment les deejays Daddie Maysr et OverflowMTL ainsi que les emcees Basics, Kayiri et Urbn Logix. Les 8 et g août Danses urbaines Under Pressure sans compétitions de danses urbaines ? Préenregistrées dans un parc et diffusées en ligne, elles se déclineront à travers une dizaine de thèmes, dont Solitary Confinement, No Laces On, Kids Of The City (pour les moins de 18 ans) et la bien nommée Up Yours 2020. Les 8 et 9 août 7



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