Métro Montréal n°2020-07-29 mercredi
Métro Montréal n°2020-07-29 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-29 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : hausse du harcèlement dans les rues.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ee  : pe.‘ ENCOURAGEONS L'ACHAT MÉDIA LOCAL 5% 25% des internautes utilisent un bloqueur de publicités (« Ad blocker ») , ce qui a pour effet de priver les sites de médias québécois de revenus potentiels. « Notre engagement doit se refléter dans nos investissements dans les médias locaux aussi pour non seulement assurer leur pérennité, mais parce qu'ils sont une référence pour notre identité culturelle. » - Lili Fortin Présidente, Tristan #NOSMEDIASLOCAUX investissons dans les gens d'ici métr journalmetro.com Mercredi 29 juillet 2020 Législation. Face à une augmentation des surdoses d'opiacés, le Service de Police de la ville de Montréal se dit prêt à faire « preuve d'ouverture dans la poursuite de la réflexion ». FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Des agents du SPVM ont saisi « une importante quantité de fentanyl » lors d'une descente effectuée il y a deux semaines à Lachine. Une opération effectuée dans la foulée de « trois cas de surdoses survenus au cours des dernières semaines ». Au début du mois de juillet, des chefs de police canadiens, menés par celui de Vancouver, Adam Palmer, ont appelé le gouvernement canadien a décriminaliser la possession simple de drogues. L'objectif  : assurer la sécurité des toxicomanes et contrôler la qualité des drogues qui se retrouvent actuel- ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreault@journalmetro.com Des élus pressent la Ville de Montréal de créer un règlement afin d'encadrer l'utilisation potentielle de la reconnaissance faciale et d'autres technologies de surveillance par son corps de police alors que celles-ci soulèvent de plus en plus de préoccupations. Un comité de travail composé de membres des différents partis municipaux devrait d'abord voir le jour afin de se pencher sur les technologies de surveillance « invasives », propose le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand. Le comité rédigerait ensuite uet Les organismes montréalais constatent ces derniers mois une augmentation des surdoses d'opiacés. DREW ANGERER/GETIT IMAGES « La criminalisation fait en sorte que les gens ont accès à des substances de moins bonne qualité. Quand on a un meilleur contrôle, on se retrouve à avoir moins de décès. » Sylvie Boivin, directrice générale de L'Anonyme lement dans la rue. Si le SPVM « fait preuve d'ouverture » dans cette potentielle modification à la loi, le corps policier rappelle que son rôle demeure un rôle d'application des mesures législatives. « Nous sommes d'avis que la décriminalisation de la possession simple de drogues illicites constitue une approche qui doit être accompagnée de pratiques [...] et un règlement pour encadrer ces technologies. « Je demande à Projet Montréal et à Ensemble Montréal de travailler ensemble afin que Montréal puisse imiter New York et tienne un débat sur ces technologies », explique M. Rotrand en entrevue à Métro. Prévenir le profilage Plusieurs études réalisées dans les dernières années montrent par ailleurs que les technologies de reconnaissance faciale font plus d'erreurs pour traiter les images des personnes à la peau noire que celles à la peau blanche. Elles risquent donc de contribuer au profilage racial, craint l'Asso- ACTUALITÉ Drogues  : le SPVM ouvert à la discussion de mesures à la fois adaptées et complémentaires pour répondre à l'objectif d'atténuation des effets des sanctions pénales sur les toxicomanes », affirme Renaud Beauchemin, chargé de communications au SPVM. Des craintes sur le terrain Dans les différents organismes de soutien aux personnes toxicomanes de Montréal, on a observé « Clairement, il y a de réelles questions reliées à la protection de la vie privée. » Marvin Rotrand, conseiller indépendant de Snowdon ciation québécoise des avocats et des avocates de la défense. « Dans la mesure où ces préoccupations existent, je pense qu'avant d'envisager toute utilisation de ce type de technologies-là, un débat est nécessaire », tranche son président, Michel Lebrun. « Nous confirmons que le SPVM ne possède pas et n'utilise pas de technologie de reconnaissance faciale depuis le début de la pandémie une résurgence de la crise des opiacés. « Inquiète », la directrice générale de L'Anonyme, Sylvie Boivin, a aussi observé « une augmentation des surdoses ». Celle qui gère notamment un service d'injection supervisée (SIS) martèle depuis des années qu'il faut revoir la criminalisation des drogues dures comme l'héroïne. Au contraire de la légalisation, effectuée en 2018 avec le cannabis, la décriminalisation vise à mettre fin aux moyens coercitifs employés chez une personne qui posséderait des drogues sans objectifs de revente. Lui aussi DG d'un SIS à Montréal, le Cactus, Jean- François Mary précise qu'une opération policière vient « déstabiliser le marché » et redirige des consommateurs réguliers vers des substances ou des fournisseurs qu'ils ne connaissent pas. M. Mary souhaite par ailleurs éviter une demi-mesure dans la décriminalisation. « Il ne faut pas qu'on remplace ça par des amendes, parce qu'on va remplacer un casier judiciaire par un fardeau financier », indique-t-il. La reconnaissance faciale fait débat dont fait partie le logiciel de l'entreprise Clearview AI », a indiqué le 27 mai le directeur du SPVM, Sylvain Caron, dans une lettre envoyée à M. Norris. Il a toutefois laissé la porte ouverte à l'utilisation future de la reconnaissance faciale « pour faire avancer une enquête d'envergure ». Contacté par Métro, le SPVM a confirmé que la déclaration de M. Caron concernant l'utilisation de la technologie de Clearview AI « est toujours valide ». Le corps de police n'a toutefois pas voulu commenter la possibilité qu'un règlement encadre les technologies de surveillance qu'il pourrait utiliser. 4
ACTUALITÉ 5 Un camp de jour créé par des parents Anjo Des familles voisines ont trouvé une solution communautaire pour faire face à l'absence des camps d'été. Bienvenue au camp Bayeaux où les plus vieux sont payés pour s'occuper des plus petits. NAOMIE GELPERngeEper@metromecha ca Dans le contexte de k pandémie actuel, l'arrondissement d'Anjou a pris la décision d'annuler la tenue de son camp de jour, estimant que le respect des consignes sanitaires imposées par Québec aurait gâché l'expérience pour les enfants. Avant l'annonce, Judith Boivin-Robert avait déjà décidé de ne pas envoyer sa fille de huit ans au camp Les Ateliers Soleil comme les autres étés. « On se sentait coupable de l'envoyer là, explique la résidente d'Anjou. Mon conjoint et moi travaillons les deux de la maison donc on se disait qu'au pire, elle pourra aller jouer avec certains autres enfants du coin qui n'y iront pas. » En discutant entre voisins, une amie de Judith lui fait L'animatrice Alexia Lacasse et quelques jeunes du camp Bayeaux, créé par des parents qui sont aussi des voisins à Anjou.,/GRACIEUSETÉ/ALEXIA LACASSE part d'une idée  : demander aux adolescents du quartier de s'occuper de leurs plus jeunes qui s'ennuient à la maison. « On avait déjà une communauté assez forte dans notre coin, mais on dirait que ça l'a renforcée ! » Judith Boivin-Robert, Une pierre, deux coups mère de famille et résidente d'Anjou Âgée de 14 ans, Alexia Lacasse a tout de suite accepté teur. Cela revient à 30$ par enl'offre. « J'étais quand même fant par jour, mais cette cotisaassez confiante parce que je tion baisse lorsque le nombre connais les enfants », dit-elle. d'enfants augmente. « Je suis contente du sa- Selon Judith Boivin-Robert, laire, ça occupe mon été, car ce prix est plus avantageux je n'avais pas grand-chose à que celui des camps réguliers. faire », ajoute-t-elle. De plus, elle estime que sa pe- Le petit nombre d'enfants rite s'y plaît davantage. et d'adolescents engagé assure « Les camps de jour ça deun contact minimum vital vient tout le temps une lutte avec l'extérieur tout en limi- avec les enfants... Mais là, tant les contacts avec un trop c'est différent. Il y a un engrand nombre de personnes. thousiasme et je pense que Le salaire tourne autour de le fait qu'ils se connaissent 200$ par semaine par anima- déjà les rassure. » Politique. Le PQ presse Québec de stimuler le verdissement FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Le candidat à la chefferie du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon propose que Québec impose des objectifs de verdissement pour les futurs projets d'infrastructure. Il craint l'accumulation des vagues de chaleur, particulièrement en milieu urbain. « Je pense que le gouvernement du Québec a une responsabilité », insiste l'avocat « Les températures observées dans les milieux urbains sont de loin plus élevées que dans les milieux ruraux », ajoute-t-il. Dans un rapport émis en mars 2017, l'Institut national de santé publique du Québec montrait que rajout d'espaces verts dans des villes peut avoir « des bienfaits importants ». Pour M. St-Pierre Plamondon, l'augmentation des températures demande une modification « urgente des normes de développement immobilier », « ça nous prend un plan de verdissement, qui doit s'insérer dans le budget des infrastructures publiques. » Paul St-Pierre Plamondon, candidat à la chefferie du Parti québécois pointant celui de Royahnount à Montréal. S'il était élu, son gouvernement inscrirait « dans tout projet d'infrastructure » des objectifs à atteindre concernant le verdissement Des parcs Vid on ne veut revivre ça. -.emetz" Plus que jamais, ger on doit se protéger.



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