Métro Montréal n°2020-07-28 mardi
Métro Montréal n°2020-07-28 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-28 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : mobilisation pour une reprise verte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métra journalmetro.com Mardi 28 juillet 2020 8..tuAT'117 Des remplaçants à « Votre appel est important pour nous » ont été sélectionnées afin d'être intégrées au sein des différents systèmes téléphoniques de rUdeM. ! duo Les inégalités numériques pourraient provoquer l'augmentation du décrochage./MÉTRO De nouvelles musiques d'attente pour les systèmes téléphoniques de rUdeM ont été composées par des étudiants de la Faculté de musique. Une vingtaine d'étudiants ont participé au concours, 37 pièces ont été soumises au jury et 3 musiques gagnantes Entre déconnexion et décrochage, le défi de la rentrée À quoi ressemblera la prochaine rentrée scolaire ? Le confinement a montré que de nombreux élèves, moins bien équipés ou moins férus des technologies, étaient défavorisés devant l'école à distance. Et lorsque les jeunes ont accès à de l'équipement numérique, c'est dans l'usage qu'ils en font que l'on constate qu'ils ne sont pas tous égaux. ISABELLE BURGUN Agence Science-Presse « Plus les parents sont éduqués, plus les élèves sont branchés  : près de 80% d'entre eux sont sur Internet. Par contre, ce sont généralement des autodidactes avec une culture numérique personnelle. Plus des consommateurs que des utilisateurs dotés de compétences », résume Amina Yagoubi, chercheuse à la Chaire de recherche du Canada sur l'équité numérique en éducation de l'UQAM et coauteure de la récente étude Culture et inégalités numériques  : Usages chez les jeunes au Que-bec, réalisée avant la pandémie. Cette enquête sociologique, réalisée auprès de jeunes de 14 à 29 ans dans six régions du Québec, révèle qu'un jeune sur deux possède un ordinateur portable et presque quatre sur cinq, un cellulaire — 72% des garçons et 83% des filles. Seulement 4% des jeunes ne possèdent aucun équipement numérique. Plusieurs usages Les jeunes sont sur Internet principalement pour se diver- tir (80%), mais également pour rejoindre leurs amis, pour apprendre et créer. Mais même lorsqu'ils possèdent de l'équipement sophistiqué, ils l'utilisent plus qu'ils ne le maîtrisent « Le cellulaire, particulièrement le dernier modèle, c'est un objet de distinction sociale qui participe à la construction identitaire, mais renforce encore les inégalités. Les jeunes se plaignent généralement que l'école ne les aide pas à mieux utiliser les outils numériques et ils aimeraient des formations », ajoute la chercheuse. Les filles sont plus présentes sur les réseaux sociaux, alors que les garçons leur préfèrent les jeux vidéo. Ils sont aussi ceux qui possèdent le plus souvent des bases en programmation — 44% par rapport à 16% pour les filles. « Il y a une culture de filles et une culture de garçons, et ils ont plus de compétences numériques qu'elles. Ce clivage, on le retrouve plus tard là où ils vont étudier : on voit encore majoritairement des étudiants dans les métiers Les écoles privées ont été plus réactives alors que les écoles publiques ont été lentes à s'adapter à la nouvelle situation. de l'informatique et du génie », ajoute Mme Yagoubi. Inégalités numériques Même si son étude a été réalisée avant le confinement, la chercheuse trouve que celle-ci a été très révélatrice des inégalités numériques. Les écoles privées ont été plus réactives alors que les écoles publiques ont été lentes à s'adapter à la nouvelle situation. Les éducateurs qui s'intéressaient déjà au numérique avaient une longueur d'avance. « Élèves, parents ou professeurs, tout le monde était fracturé à différents degrés. Il faut donc améliorer la littératie numérique de tous  : permettre aux filles de rattraper le niveau des garçons et améliorer l'accès aux connaissances, sans oublier de s'assurer d'une meilleure connexion en région. » Cela devient même une priorité, alors que les écoles secondaires planifient cet automne une plus grande place pour les cours virtuels et l'enseignement à distance, afin de restreindre le nombre d'élèves dans les classes. Mais pour cela, l'école doit faire sa part en ouvrant ses portes à des formations numériques dès la préadolescence, une période particulièrement sensible au développement des biais et des clivages face au numérique. Une des pistes serait, pense Amina Yagoubi, d'investir dans un écosystème de médiateurs et d'organismes destinés à poursuivre cette mission d'équité numérique. La contagion du décrochage Une autre manifestation de cette fracture numérique pourrait être une augmentation du nombre de décrocheurs. Les adolescents, on le sait, ont été affectés par le manque d'école et de contacts avec leurs pairs ces derniers mois. Et si ça se rend jusqu'au décrochage, il serait même contagieux entre amis ou frères et soeurs, selon ce que décrit une étude parue dans le Journal of Educational Psychology. « Plus un adolescent a des décrocheurs dans son réseau, plus le risque qu'il décroche est élevé », résume Éric Dion, de l'Université du Québec à Montréal, coauteur de l'étude. Cette « contagion sociale » montre toutefois une piste pour la prévention. Car bien que le décrochage touche davantage certains milieux et certaines écoles, il est considéré comme un phénomène au long cours, l'aboutissement de plusieurs années d'échecs. En théorie donc, une intervention précoce pourrait avoir un impact bénéfique. En partenariat avec 12 écoles secondaires qui comptent un taux de décrochage élevé, les chercheurs montréalais ont mené une enquête auprès de 545 adolescents, pour avoir une photographie de la situation de la dernière année. Ils se sont attardés à ce qui se passe dans le réseau social et dans l'entourage de l'élève. « Nous avons découvert que les trois quarts ont un décrocheur dans leur entourage. Il est donc possible que ces "modèles" influencent le jeune », soutient M. Dion. La fragilisation du lien social scolaire risque particulièrement d'éloigner ceux qui ont le plus de mal à l'école. De plus, certains facteurs, comme une rupture amoureuse, pourraient affecter celui qui vit déjà mal l'école. Le chercheur pense qu'il faut prendre le recul de l'été pour voir les conséquences que le confinement aura eues chez les jeunes des milieux défavorisés. « L'arrêt de la fréquentation scolaire va rendre plus difficile la réussite scolaire à venir », affirme-t-il. Financement. Lutte à l'intimidation En appui à la lutte contre l'intimidation, Québec accorde une aide financière de 2 044147$ pour permettre la mise en oeuvre de 72 projets au Québec dans le cadre du programme de soutien financier Ensemble contre l'intimidation. Rappelons que l'objectif premier de ce programme est de soutenir les projets pouvant contribuer, de manières variées, à la prévention et à l'abolition d'actes d'intimidation ainsi qu'à la bonification du soutien aux personnes victimes, aux témoins, aux proches et aux auteurs d'actes d'intimidation. Ce programme constitue une mesure phare du plan d'action concerté pour prévenir et contrer l'intimidation 2015-2018 qui a été prolongé. Les travaux entourant l'élaboration du nouveau plan sont en cours. MARYSE DERAICRE Faits saillants 1 Le programme Ensemble contre l'intimidation est destiné aux organismes à but non lucratif.) Un seul projet par organisme peut être déposé dans le cadre d'un appel de projets. Les projets retenus reçoivent un financement maximal de 40000$ sur un an. En raison du contexte lié à la pandémie, les échéances liées aux projets financés en 2019-2020 ont été prolongées de trois mois. Les organismes bénéficieront donc de 15 mois au lieu de 12 pour réaliser leur projet
métre MEI Satire du monde du travail journa imetro.com Mardi 28 juillet 2020 Les emplois saisonniers s'en sortent bien emri Au moins 201 emplois saisonniers ont été créés cette année dans la circonscription de La Pointe-del'île selon le cabinet du député fédéral Mario Beaulieu, par rapport à 214 en 2019. Ils seront tous subventionnés à 100%, contrairement à l'année précédente. 0 CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com Bonne nouvelle sur le marché du travail ! La reprise de nombreux secteurs d'activités depuis le déconfinement et l'adaptation des programmes de subvention ont permis de reconduire autant d'emplois saisonniers que les années passées. Le contexte sans précédent de la pandémie de CO- VID-19 suscite l'inquiétude de nombreux travailleurs à travers la plupart des domaines d'emploi. Le secteur des saisonniers semble toutefois bien s'en sortir. En effet, le nombre d'emplois d'été subventionnés par le gouvernement ne sera guère différent de celui des années précédentes. Mieux, la saison des travailleurs pourrait être prolongée jusqu'à l'hiver prochain grâce à l'extension des subventions gouvernementales. Assouplir les programmes d'aide « On a dû intervenir pour empêcher des coupures de poste User de tactiques déloyales et manipulatrices est un usage courant dans nombre de bureaux. L'auteur Simon Lord, journaliste spécialisé 4 Le nombre d'emplois d'été subventionnés par le gouvernement ne sera guère différent cette année des années précédentes./MÉTRO et donner au moins autant d'aides financières que les années passées aux employeurs, explique le député et représentant de la circonscription de la Pointe-de-Pile à la Chambre des communes, Mario Beaulieu. Et on a porté une attention particulière aux CHSLD et aux centres de jour, qui ont besoin de main d'oeuvre. » Il explique que 201 emplois saisonniers seront assurés cet été, avec une aide gouvernementale de 860 500$. L'an dernier, 214 emplois avaient pu être créés avec un budget de 765 000$. « C'est à peine quelques postes en moins, mais la différence c'est qu'ils sont complètement subventionnés et que les organismes qui souffrent le plus de la crise pourront les maintenir jusqu'à l'hiver » explique M. Beaulieu. Julie Bellemare, chargée de communication pour l'arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, témoigne dans le domaine des affaires, les exposent au vu et au su de tous afin d'y voir plus clair. Réussir sa carrière sans s'éreinter est un guide pratique « et machiavélique » qui permet de découvrir les stratégies d'avancement au sein des entreprises. Avec un ton humoristique et ironique, l'auteur affirme La saison des travailleurs pourrait être prolongée jusqu'à l'hiver prochain grâce à l'extension des subventions gouvernementales. qu'aucun poste n'a été supprimé dans le secteur par rapport à l'année dernière. Soutenir le secteur de l'emploi La députée et représentante de la circonscription d'Hochelaga Soraya Martinez insiste, quant à elle, sur l'importance de soutenir le secteur saisonnier, représentant une main d'oeuvre essentielle pour les entreprises déjà essoufflées par la crise. « L'ensemble des programmes mis sur pied par le gouvernement tels que la PCU, la PCUE et l'assouplissement du programme d'Emplois d'été Cana- que la méritocratie et les compétences sont bien peu de choses quant à la réussite professionnelle. Observations tranchantes et hilarantes sont au menu ! MARYSE DERAÎCHE Réussir sa carrière sans s'éreinter 28$, Les Éditions de l'Homme da montre la priorité donnée à la pérennité du secteur de l'emploi, dit-elle. On a voulu aider les employeurs en élargissant la période admissible, ils pourront donc embaucher du personnel saisonnier jusqu'en février, à temps plein ou partiel selon leurs besoins, et ce sera subventionné à 100% alors que les autres années ce n'était qu'à 50%. » Une nouvelle mouture du programme de Subventions salariales d'urgence du Canada (SSUC) a également été votée par les parlementaires le 21 juillet. Elle donne plus de flexibilité aux employeurs qui, malgré leurs pertes de revenus, pourront continuer d'embaucher du personnel, saisonnier ou non. Tous les organismes privées, publiques, OBNL et communautaires peuvent y prétendre. S'adapter à la situation Les tâches des saisonniers risquent évidemment d'être modifiées sur le terrain par le contexte pandémique. Par exemple, les camps de jour peu achalandés embaucheront moins d'animateurs, mais d'avantage d'agents chargés de la question sanitaire. Aussi, les organismes de sécurité alimentaire pourraient nécessiter de plus de personnel pour livrer les repas aux personnes, mais moins d'employés pour le service sur place. Dans l'arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, une dizaine de surveillants d'installations seront embauchés d'ici au début de septembre. Ils devront assurer la distanciation sociale et le respect des précautions sanitaires dans les parcs et les piscines de ce territoire. RÉUSSIR SA CAR R IÉRE SANS S'ÉREINTER — 9 AIN 40Pfe ENCOURAGEONS L'ACHAT MÉDIA LOCAL des dollars médias sont investis dans des médias non canadiens. « La survie du français et le maintien de notre culture passent inévitablement par l'accès à de l'information et du contenu d'ici. Le journalisme et le contenu de qualité ont un prix et les annonceurs locaux doivent contribuer à cet enjeu de société. En tant qu'agence, nous pouvons sensibiliser ces annonceurs à prioriser les médias locaux et nous pouvons aider les éditeurs à bonifier leurs pratiques numériques pour concurrencer le GAFA. » - Vincent Fortin Président et associé, Republik #NOSMEDIASLOCAUX investissons dans les gens d'ici ar -ammall"



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