Métro Montréal n°2020-07-28 mardi
Métro Montréal n°2020-07-28 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-28 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : mobilisation pour une reprise verte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
métr journalmetro.com Mardi 28 juillet 2020 OPINION rit lit TRIBUNE LIBRE Notre réponse à la pandémie pourrait-elle nous aider à éliminer l'hépatite C ? La Journée mondiale contre l'hépatite C (28 juillet), chaque année, m'incite à l'expliquer à tout le monde qui veut bien m'écouter  : l'hépatite C est une infection virale affreuse qui peut endommager sévèrement le foie et même causer la mort, mais qui est évitable et guérissable. Et il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas l'éliminer du Canada. De fait, notre gouvernement s'est engagé en 2016 à le faire, précisément mais nous sommes loin du but. la nouvelle maladie à coronavirus (C.OVID-19) pourrait-elle changer la donne ? Nous savons déjà que l'hépatite C peut être éliminée. En donnant des médicaments aux personnes qui ont l'hépatiteC, on peut guérir plus de 95% des cas. Les programmes de proximité et de dépistage peuvent nous aider à trouver les personnes qui ont besoin de ces médicaments. De plus, des programmes de réduction Gros plan au jardin Une lectrice a souhaité partager ses talents photographiques. « Photographier les fleurs est l'un de mes hobbies », explique-t-elle. Et voici un cliché de lys très réussi !/COLLABORATION SPÉCIALE/CAROLE SAINTE-MARIE des méfaits, comme ceux d'aiguilles et de seringues et les sites d'injection supervisée peuvent empêcher la transmission de l'infection, ce qui sauve des vies et économise les ressources en soins de santé. Pourtant, il y a un écart frustrant entre ce que la recherche indique que nous pouvons accomplir et ce que font concrètement les décideurs politiques. L'Australie, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni ont tous mis en oeuvre de solides stratégies pour prévenir, dépister et traiter l'hépatiteC. Ils sont sur la bonne voie pour éliminer cette infection d'ici 2030 en tant que menace pour la santé publique. L'Italie et l'Espagne, en dépit de leurs difficultés dans la réaction à la pandémie de COVID-19, sont également sur la bonne voie pour éliminer l'hépatiteC. Le Canada est en retard sur tous ces pays, en dépit de son système de soins de santé de première lasse. C'est une nouvelle déprimante pour une personne dont le travail consiste à aider ce pays à éliminer l'hépatiteC. Mais la pandémie de COVID-19 et notre réponse de santé publique à celle-ci ont ouvert des avenues que l'on pourrait mettre à profit pour atteindre cet objectif Les laboratoires de diagnostic ont reçu un afflux de ressources pour répondre à la demande de dépistage du comnavirus. Mais ce n'est pas qu'une question d'argent Les appareils, les effectifs et les pratiques de notification ont également été renforcés et perfec- Faites-nous découvrir vos talents ! Jardin. a vo..arei. lance de vol'2 dit Jubilé dans les pages Opinions de votre journal favori... raites-nous parvenir tes photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. MÉTRO tionnés, et certaines de ces am0iorations dureront longtemps après la pandémie de COVID-19. Ce renforcement de notre capacité de diagnostic peut également être utile à la lutte contre l'hépatiteC. Après la pandémie de COVID-19, les appareils, les laboratoires et le personnel mis à l'échelle pour diagnostiquer la COVID-19 pourraient être redirigés vers le diagnostic de l'hépatiteC. Plusieurs de ces ressources pourraient être partagées avec les services communautaires de santé, où des projets pilotes ont démontré que le dépistage de l'hépatite C peut être effectué avec précision, rapidement et aisément. L'hépatite C touche plusieurs groupes différents, au Canada, mais les personnes sans abri et les personnes vivant dans la rue sont plus vulnérables. La stigmatisation et la longue période Dunning-Kruger et les complots Connaissez-vous l'effet Durming-Kruger ? « Aussi appelé effet de surconfiance, [c'est] un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. » Nous avons tous déjà croisé de fiers diplômés de l'université de la vie, convaincus que leurs recherches sur Youtube surpassent celles de chercheurs ayant consacré leur vie à la science. On en rencontre partout de nos jours, même ici, dans cette section du journal. Plus au Sud, une vedette de la tgéréalité, devenue président discrédite les médecins épidémistes [sic] de son propre gouvernement et croit que s'injecter du nettoyant pourrait être la cure miracle au coronavirus. L'effet Durming-Kruger peut nous aider à comprendre une autre épidémie qui sévit celle des complots. À notre époque où l'information d'incubation de l'hépatite C posent des obstacles au diagnostic, mais la situation est encore plus compliquée lorsqu'une personne n'a pas accès régulièrement à des services de santé ou est confrontée quotidiennement à des dilemmes plus pressants, comme trouver un endroit pour dormir. Le travail de proximité et de dépistage par les pairs est une stratégie conçue pour surmonter ces défis. Plutôt qu'attendre que les personnes sans abri et autres personnes marginalisées se présentent dans ses locaux, la clinique leur envoie des pairs comme prestataires communautaires de services. Ceux-ci effectuent eux-mêmes des dépistages dans leur milieu de vie. La possibilité que la COVID-19 se propage dans les refuges et campements où vivent des personnes sans abri a suscité une réponse de santé est surabondante, une partie de la population peine, malgré sa bonne volonté, à distinguer le vrai du faux Il s'agit là d'un échec pédagogique collectif et d'une épée de Damoclès sur nos sociétés. Nos démocraties n'ont pas réussi à transmettre la culture générale et scientifique nécessaire pour assurer leur bon fonctionnement à l'air d'Internet Ce qui n'empêche pas les complots d'exister pour vrai. On se souviendra du Watergate, du programme d'espionnage à grande échelle de la NSA lancé par l'administration Bush, ou encore, d'un candidat à la présidence quia conspiré avec son avocat-fixeur pour faire taire une actrice porno (entre autres). Ici, il y a eu le scandale de la collusion dans l'industrie de la construction. Dans tous les cas, ce sont des journalistes qui ont enquêté et les médias traditionnels qui ont alerté la population. 11 ne faut jamais oublier une chose  : le fardeau de la preuve repose toujours publique comme on n'en avait jamais vue au Canada pour une population aussi marginalisée. Les services fournis par des pairs dans ces milieux incluent à présent le dépistage de la COVID-19 ; certains prestataires de services profitent de l'occasion pour offrir également le dépistage de l'hépatiteC. Rien de tel qu'une pandémie pour démontrer l'interdépendance en santé publique. Notre santé dépend de celle des membres les plus vulnérables de la société. L'omission de tenir compte de la santé des autres aura des conséquences pour nous tous. La COVID-19 démontre à quel point la santé publique est un bien collectif  : nous sommes tous touchés par les risques d'une mauvaise santé et les avantages d'une bonne santé, que nous soyons malades ou non. Cela renforce les demandes de garantir l'accès aux soins de santé pour tous les nouveaux arrivants, à des congés payés pour les personnes malades et à un logement immédiat pour les personnes sans abri. J'espère que cette compréhension améliorée fait partie des changements qui nous accompagneront au-delà de la pandémie de COVID-19. Éliminer l'hépatite C et améliorer la santé de chacun, ce n'est pas seulement la bonne chose à faire  : c'est une stratégie de santé publique intelligente qui profitera à tous. LAURIE musroN, DE L'ORGANISME CATIE, SOURCE CANADIENNE DE RENSEIGNEMENTS SUR LE Vian L'HÉPATITE C sur celui qui affirme. Et plus grande est la conspiration, plus béton doit être la preuve. Or sur Internet, elles sont la plupart du temps fallacieuses, voire inexistantes, sans parler de la crédibilité des sources. rai cru comprendre que la pandémie de COVID-19 était un complot de Bill Gates, mais vendredi dernier, un lecteur du Métro a ouvert une nouvelle avenue  : il s'agirait plutôt d'une conspiration entre les fabricants de masques et les gouvernements afin de nous en faire acheter. Jusqu'à preuve du contraire, n'oubliez pas de porter un masque et de laver vos mains. Mais inutile de laver votre cerveau. Certains disent qu'il est déjà bien lavé, d'autres qu'il ne faut pas essayer. L'important à la fin, c'est de s'entendre sur un point Flux-ANTOINE mut MONTRÉAL Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 128 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 1.0807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinionsejournalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? pu blicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Mardi 28 juillet 2020 7 Une collection sur le hiphop à la Librairie Racines Affaires. La librarie indépendante Racines lancera une section sur le hip-hop dans une boutique éphémère de la Plaza Saint-Hubert. Selon la réponse, Racines pourrait déménager pour de bon dans le quartier. OLIVIER FAUCHER ofaucher @metromedia ca Depuis trois ans, la Librairie Racines est l'une des rares à Montréal à se consacrer à la littérature écrite par des personnes racisées ou portant sur celles-ci. Le 8 août, Racine élargira sa collection tout en respectant sa mission. Elle lancera une section consacrée à la culture et l'histoire du hip-hop. La section sera située à l'avant-boutique de l'Ausgang Plaza, sur la rue Saint-Hubert, « au moins » jusqu'au temps des Fêtes, indique la fondatrice de Racines, Gabriella Garbeau. Pour la libraire, le hip-hop est un genre de musique qui ! IfOiRe oie le ek » Cwenommu : Rx44% 11//1111 P Gabriella Garbeau a fondé la Librairie Racines./Axcurves MÉTRO est très connu, mais dont on ne connaît pas assez les origines. « Je trouve intéressant d'avoir des livres qui parlent des racines et de l'histoire du hip-hop, parce qu'on est beaucoup dans des débats d'appropriation [culturelle] et de racisme systémique, donc c'est important de toujours retourner à la source pour comprendre d'où vient le mouvement », explique-t-elle. Pour monter sa section, Mme Garbeau a commencé par inclure les livres qu'ont écrits les rappeurs. Les intéressés pourront lire les livres de 50 cents et de K-mel. « Au Québec malheureusement, il n'y en a pas autant qu'on voudrait. Il y a Webster et quelques autres », mentionne toutefois l'entrepreneure. R dTTll 40000$ Affaire Matzneff  : « Le Consentement » deviendra un film Le Consentement de Vanessa Springora, sur sa relation sous emprise avec l'écrivain Gabriel Matzneff alors qu'elle était adolescente, deviendra un film en 2021, ont annoncé hier sur Instagram les producteurs Carole Lambert et Marc Missonnier, confirmant une information de la revue Le Film Français. rerRo Depuis sa fondation la Librairie Racines a été soutenue à maintes reprises par sa communauté. En juin, une campagne de financement lui a permis d'amasser plus de 4o 000$. Ensuite, la collection comprendra une variété d'oeuvres. « Il y a des livres sur l'art, les graffiteurs, des livres critiques sur les pochettes d'album. Tout ce qu'on trouve qui peut être en lien avec le hip-hop, on le met dans la section », explique la libraire. Vers un déménagement ? Au départ, la librairie Racines s'était installée à Montréal- Nord afin d'offrir un rare espace d'échanges culturels aux citoyens du quartier. Après trois ans dans l'ar- rondissement, voilà que la librairie pourrait bientôt déménager. « C'est sûr que si les gens répondent à l'appel et que ça fonctionne bien, la décision pourrait être qu'on [déménage] sur la Plaza Saint-Hubert », indique Mme Garbeau, qui précise qu'aucune décision finale n'a été prise. Celle-ci évoque des raisons de proximité, alors qu'une bonne partie des habitués de la librairie habitent plutôt au centre et à l'ouest de Montréal. Humour. Julien Lacroix dément les allégations portées contre lui BENOIT VALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@joumalmetro.com Visé par des témoignages d'agressions ou d'inconduites sexuelles, l'humoriste Julien Lacroix s'est défendu hier. Neuf femmes ont raconté au Devoir avoir été victimes d'agressions ou d'inconduites sexuelles de la part de l'humoriste de 27 ans. Les gestes reprochés comprennent des relations sexuelles non consentantes, des baisers non sollidtés et des commentaires déplacés. « Je ne suis pas un ange, mais pas un démon non plus, et certainement pas le prédateur sexuel qui sévit depuis une décennie comme Le Devoir me décrit ce matin. De plus, la plupart des événements qu'on me reproche seraient survenus quand j'étais mineur », a-t-il écrit dans un message publié sur les réseaux sociaux. Julien Lacroix a également accusé Le Devoir de ne pas lui avoir permis de se défendre de telles allégations. « Je commence à être habitué aux ragots et aux potins dans ma courte carrière. Par contre, détruire le travail d'une vie ? Dans un seul article ? Où je n'ai même pas pu donner ma version des faits ? » Le journal indique plutôt que l'humoriste a refusé de nombreuses demandes d'entrevues et qu'il considère que les événements rapportés recèlent « des allégations Soyez informe soyez branché avec Métro 3 façons de rester connecté jour tro. om Suivez l'actualité locale, nationale et internationale en temps réel. eseaux sociaux L'infolettre Restez informé et interagissez sur l'actualité de dernière minute. Abonnez-vous et recevez l'essentiel de l'actualité dans vos courriels. Julien Lacroix/PABLO ORTIZ/ARHIVES « Je suis bien sûr désolé si j'ai déjà blessé quelqu'un, ça n'a jamais eté dans mes intentions. » Julien Lacroix non fondées et diffamatoires ». Une pause Celui qui est aussi comédien a également annoncé prendre une pause professionnelle. « Entre temps, je n'ai pas le choix de prendre un moment de recul par rapport à tous les projets auxquels je suis associé, ainsi que de mon équipe de gérance et de production, puis de réfléchir aux recours qui s'offrent à moi dans ce contexte. » Le Groupe Phaneuf, agence artistique qui gère sa carrière, a par ailleurs annoncé qu'il rompait ses liens d'affaire avec lui. D'abord connu pour ses populaires capsules web, Julien Lacroix a lancé l'an dernier son premier spectacle solo, Jusqu'ici tout va bien. métr Jou



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :