Métro Montréal n°2020-07-23 jeudi
Métro Montréal n°2020-07-23 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-23 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : menaces sur les nuits montréalaises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
journalmetro.com métr, Jeudi 23 juillet 2020 t 4e›,q-d CIPTNIONTb C TRIBUNE LIBRE Port du masque, stop aux propos haineux Des commerçants de la Beauce ont pris la parole lors d'une manifestation samedi dernier pour signifier leur désaccord quant au port du masque obligatoire par crainte de voir leur clientèle diminuer. Les consommateurs qui ne veulent pas porter le masque se pénaliseront eux-mêmes, mais aussi les commerçants. Porter un masque m'apparaît une solution acceptable et la récente ouverture des commerces devrait favoriser une reprise économique dans un secteur déjà fragilisé. Autant y contribuer en respectant les règles sanitaires. Selon ce que je constate, à la lecture des médias traditionnels et des différents médias sociaux, ceux qui protestent contre le port obligatoire du masque au Québec sont en minorité, mais crient plus fort que les autres. Le jardin de Manon, prise trois À la rédaction, on ne se lasse pas des fleurs de l'une de nos lectrices. Cette pivoine est au summum de sa floraison. Seulement trois petites couleurs et la vie s'embellit !/COLLABORATION SPÉCIALE/MANON LACROIX J'estime aussi qu'il est dommage pour les commerçants et la population de la Beauce que ce mouvement leur soit attribué. Ils ont des enjeux touristiques importants eux aussi. Cette manifestation passe pour celle des gens de la Beauce, alors que différents groupes du Québec en faisaient la promotion. Il n'y a qu'à suivre les médias sociaux pour le constater. D'ici à ce que les recherches avancent et que la science puisse avoir des données solides sur ce virus qui nous déroute, le gouvernement demande aux gens de porter le masque. Ce n'est rien de si contraignant. En tout cas, c'est certainement moins pire que d'être confinés chez soi. L'idée est de tirer des leçons des pandémies antérieures, où l'adoption de mesures de prévention et d'hygiène ont porté leurs fruits. Nous attendons tous la découverte d'un médicament, peut-être un vaccin, qui éradiquera la maladie. Nos statistiques démontrent que le confinement et autres mesures sanitaires ont permis de ralentir la propagation du virus. Les endroits r Faites-nous découvrir vos talents ! Jardiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir les photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. rem dans le monde qui ont tardé à prendre des décisions ou qui ont effectué un retour aux activités sans encadrement reviennent sur leur position et doivent recommencer, c'est le cas notamment de la Californie. Voulons-nous à nouveau la fermeture de nos commerces ? Quant à la situation de la Suède, Un report de la présidentielle américaine ? Le président américain Donald Tramp est si erratique dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 qu'il est à se demander s'il ne veut pas que la situation sanitaire se dégrade à un point tel que le report de la présidentielle apparaisse acceptable pour une majorité d'États-Uniens. Et s'il diabolise à ce point le vote par correspondance, ce serait pour l'empêcher de devenir une solution de rechange au vote en personne. elle m'apparaît exceptionnelle. La notion de responsabilité sociale des individus semble plus forte là-bas qu'ailleurs. Parlant de responsabilité sociale, la diffusion par les médias traditionnels et sociaux d'une vidéo déposée sur YouTube par un opposant au port du masque dans Peut-être a-t-il déjà estimé que ses chances de l'emporter le 3 novembre étaient trop minces et que le report des élections était sa seule chance de rester au pouvoir. Il donnerait le feu vert à la présidentielle lorsque l'économie et la santé seront ensemble au rendez-vous, accroissant ainsi ses chances d'être réélu. SYLVM LE BLANC Dénonciations sur les médias sociaux Au début de cette flambée de dénonciations eu égard au harcèlement sexuel via les médias sociaux, je dois vous avouer que mon opinion était partagée entre la pertinence et la perplexité relativement à ce canal de communication privilégié à la voie du processus judiciaire. Or après avoir lu et entendu divers commentaires faisant allusion aux raisons motivant ce type de dénonciations, je dois admettre que mon opinion a changé, notamment en ce qui a trait à l'ampleur du mouvement déclenché par un tel phénomène. D'emblée, il faut bien l'admettre, force est de constater que les un établissement de restauration rapide de Montréal, n'a fait que contribuer à rendre la vidéo virale et stimuler la rogne dans les deux camps. Est-ce le rôle des médias de stimuler les propos haineux de part et d'autre ? Il était difficile, même pour les plus modérés, de ne pas se lancer dans la mêlée. Au hockey, il ne faut pas laisser la glace qu'à une seule équipe. Oui, nous sommes dans une démocratie où chacun a le droit à ses opinions. Oui, un débat peut être sain et enrichissant, tant qu'il n'encourage pas les propos violents et ce, tant dans un camp que dans l'autre. Voulons-nous contribuer aux débordements des services de santé qui jonglent déjà avec l'ensemble des besoins ? Voulonsnous un autre confinement ? Je pense qu'on ne réduit pas la propagation d'un virus avec des notions de choix individuels quand on vit en société. Certaines fois, il faut imposer des règles. Au pire des maux, choisissons le moindre ! JACINTHE MULETTE plaignantes émettent de sérieuses réserves sur l'efficacité du système judiciaire qui, à leurs yeux, remet souvent en question l'importance, voire la véracité de leurs doléances. Ce n'est donc pas surprenant si les médias sociaux répondent à leurs besoins d'exprimer toutes les émotions qu'elles ont été appelées à vivre et, pour certaines, à vivre encore après plusieurs années. Je crois qu'au-delà de ces récits relatant des épisodes marquants de la vie de ces femmes, il s'avère essentiel d'y percevoir toute la douleur qui habite ces femmes victimes de harcèlement sexuel, mais aussi toute l'étendue de ce phénomène ravageur qui fait rage dans notre société dite « civilisée ». Enfin, nonobstant les efforts d'ajustements entrepris par le système judiciaire depuis quelques années, il m'apparaît urgent que les divers intervenants fassent preuve davantage d'écoute envers ces femmes qui choisissent cette voie, à défaut de quoi le phénomène continuera de se propager sans coup férir envers les agresseurs... HENRI MARINEAU Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 126 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Lena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr's" journalmetro.com Jeudi 23 juillet 2020 7 Marcher hors des sentiers battus Cinéma. Le comédien québécois Aliocha Schneider marche hors des sentiers battus dans l'énigmatique Pompéi, coproduction entre la France, la Belgique et le Canada. BENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@joumalmetro.com Campé dans la moiteur estivale du sud de la France, Pompéi, malgré ce que son nom pourrait laisser croire, n'a rien d'un péplum hollywoodien. Ce drame aux accents contemplatifs cultive plutôt le mystère et la lenteur. C'est justement cette singularité qui a attiré le troisième rejeton de la fratrie Schneider. « C'est un projet quand même différent qui m'apparaissait assez unique, explique l'acteur de 26 ans. Ça s'est confirmé quand j'ai rencontré les réalisateurs John [Shank] et Anna [Falguères]. C'est un film qui n'est pas ancré dans le temps ni dans un lieu particulier. Le décor rappelle les Etats-Unis, mais tout le monde parle français. Il y a plusieurs éléments particuliers qui créent un univers propre au film, un univers unique, presque comme un conte. » Dans une région désertique, Victor (Schneider) et son jeune frère Jimmy (August Wilhem) vivent une existence rude et précaire. Entourés d'une bande d'enfants tout aussi désoeuvrés, ils parviennent à subsister en exhumant plus ou moins légalement des artefacts d'un chantier archéologique. L'harmonie du groupe est toutefois perturbée lorsque la belle Billie (Garance Marillier, Pompéi, qui met en vedette Aliocha Schneider et Vincent Rottiers, prendra l'affiche vendredi./MÉTROPOLE FILMS « C'est un cinéma particulier par la place qu'il laisse aux spectateurs. C'est un rythme surprenant, à contretemps et contemplatif. On se laisse porter par l'image. » Aliocha Schneider, à propos du rythme du film Pompéi magnétique) fait son apparition et tombe dans l'oeil de Victor. « Le plus simple possible » Dépouillé et introspectif ; le premier long métrage du duo Shank-Falguères évoque le cinéma de maîtres comme Robert Bresson (Un condamné à mort s'est échappé) ou Michelangelo Antonioni (L'avventura). Un cinéma austère diront certains, mais qui est rempli de qualités artistiques, selon Aliocha Schneider. « Ce sont les premiers réalisateurs qui m'ont passionné lorsque j'ai commencé à vraiment devenir cinéphile », explique celui qu'on peut aussi voir en ce moment dans la série Vampires sur Netflix, dans un univers radicalement (le mot est faible) différent. « Je n'arrive pas à dire ce qui me touche dans leurs films, mais c'est fait de façon tellement lente et insidieuse que je finis par être touché par l'ensemble. » Pompéi, avare de dialogues par moments, exigeait également des acteurs qu'ils se laissent porter par le scénario. « Il y a des films où l'acteur a plus de responsabilités que d'autres. Ici, j'ai l'impression que c'était beaucoup à travers la façon de raconter l'histoire des réalisateurs que l'émotion passe. Pour nous les acteurs, souvent, la meilleure chose à faire était de ne rien Edgar Fruitier, coupable d'attentats à la pudeur Le comédien et animateur Edgar Fruitier a été déclaré coupable de deux chefs d'accusation pour attentats à la pudeur au palais de justice de Longueuil, hier matin. ento faire, parce que tout se racontait de soi-même. Parfois, il faut savoir faire confiance au réalisateur et être le plus simple possible. C'est un film comme ça. » En musique Le jeune homme, qu'on a vu dans Ville-Marie, Le journal d'Aurélie Laflamme ou Tactik, fait aussi carrière en musique. Le 20 avril dernier, en pleine pandémie, il a lancé un deuxième album solo, Naked, qui poursuit dans la veine folk rock. « Le centre de ma vie, c'est la musique, dit-il franchement. Combiner la musique et le jeu me permet d'avoir plus d'opportunités. Si d'un côté, les opportunités se font plus rares, j'irai vers l'autre. Je n'ai pas de plans par rapport à ça, je me laisse porter par ce qui arrive. » « Ça me manquerait de ne pas jouer au cinéma. Mais pour faire de la musique, je n'ai pas à attendre de projets, je le fais, quoiqu'il arrive. » Aide. Soutenir les jeunes cinéastes noirs Le programme Être Noir.e au Canada de la Fondation Fabienne Colas, qui permet à de jeunes cinéastes noirs de réaliser des courts métrages documentaires, prendra de l'ampleur dans les prochaines années. Le nombre de participants annuel au programme passera de 15 à 70 d'ici 2022 grâce à un partenariat avec Netflix, en collaboration avec la Banque Nationale et le Fonds des médias du Canada (FMC). Netflix n'a pas voulu préciser à quelle somme s'élève cette entente. L'an dernier, 15 jeunes réalisateurs de 18 à 30 ans de Montréal, Toronto et Halifax ont bénéficié de ce programme de mentorat Ils ont pu présenter le fruit de leur travail lors du Festival International du Film black de Montréal. Cette année, ils seront 35 à vivre cette expérience. À terme, la formation s'étendra à d'autres villes canadiennes, dont Ottawa, Vancouver et Calgary, ce qui donnera une chance à un total de 70 jeunes cinéastes. « Cela permettra d'amplifier les voix des cinéastes noir.e.s émergents dans tout le pays à un moment important de notre histoire », se réjouit Fabienne Colas, présidente et chef de la direction de la Fondation Fabienne Colas. Les aspirants réalisateurs bénéficieront d'une formation Marina Mathieu et Stella Lemaine ont participé au programme Être Noire au Canada l'an dernier./JOSIE DESMARAIS/ARCHIVES MÉTRO Formation à l'emploi GRATUITE GROUPE OR ENTATION EMPLOI RECHERCHE D'EMPLOI ADAPTÉE aux immigrant(e)s et aux nouveaux arrivants Structurer sa démarche d'intégration professionnelle. Connaître les stratégies et les outils utilisés pour trouver un emploi au Québec. Découvrir les particularités du marché du travail québécois. Avec la parlicipation financière de : Quebec « Ce partenariat marque une étape concrète vers une plus grande inclusion de la diversité dans l'industrie cinématographique canadienne. » Fabienne Colas donnée par des experts en production cinématographique. Ils auront ensuite la possibilité de réaliser des courts métrages documentaires portant sur l'intégration sociale des personnes issues des communautés noires au Canada. Ces films seront présentés lors des prochaines éditions du Festival International du Film black. Être Noir.e au Canada a été lancé en 2014 par la Fondation Fabienne Colas pour pallier au manque de diversité devant et derrière les écrans du pays. MARIE-LISE ROUSSEAU INSCRIVEZ-IMUS DÈS AUJOURD'HUI AU WWW.GROUPEOFUENTATIONEMPLOLCOM Contactez Murielle 514 593-7809m.lesvalleesegroupeorientationemploi.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :