Métro Montréal n°2020-07-22 mercredi
Métro Montréal n°2020-07-22 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-22 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : 400 000$ pour relancer le centre-ville.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Mercredi 22 juillet 2020 J'AI LE DOUA CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Le jardin de Manon, prise deux Un petit bonheur simple que celui d'observer les fleurs de son jardin. Encore quelques semaines et elles tireront leur révérence. Autant en profiter, un peu, beaucoup, passionnément./COLLABORATION SPÉCIALE/MANON LACROIX 4'4 OPINIONS\/En cinquième année du primaire, donc 11 ou 12 ans. La prof, bonne soeur défroquée, nous en fait baver au quart de tour. Régime militaire. Violence psychologique, pratiquement physique. Loi et ordre. Épiques engueulades à deux centimètres de nos faces pré-Covid à chaque mini-bêtise commise ou semiaccroc des consignes, insignifiantes ou bancales, imposées. Je refoule depuis, chaque jour de mon existence, une profonde aversion pour toute forme d'autorité du type, sinon d'autorité tout court Bien joué, Madame Chose. Or, un bon matin, la Schwarzkopf des pauvres entre finalement en classe, en retard, yeux bouffis et sanglots coincés dans le gorgotton. Que se passe-t-il, Madame ? Temps d'attente. — il se passe que j'ai encore été arrêtée par la police. La classe  : — Ohhhhh — Et vous savez pourquoi ? Parce je refuse de porter ma ceinture de « sécurité », condutelle en mimant le dernier mot. Quidam  : — Ça fait plusieurs fois, madame ? — Oui, ça fait plusieurs fois. Et à chaque arrestation, je leur dis la même affaire  : c'est pas à vous autres de décider si je vais la mettre ou non. Thaïs ça, cette ceinture-là, faque je la mets pas. Et c'est certainement pas vous autres qui allez me dire ce que je vais faire, ça, je vous le jure ! ! Reprise des sanglots, faciès mauve de colère, effluve de postillons (tiens, tiens) jusqu'à plus soif. Transit, la classe réalise rapidement, connaissant le personnage, l'inutilité de poursuivre la convo. Des âmes charitables, autrement appelées lèche-culs, formulent leur voeux de compassion et d'empathie. Pas moi. Efforts considérables afin de fermer ma gueule. Parce qu'est affiché devant nous un spectacle d'une rare ironie. Celui où une marâtre assumée, maîtresse de Stephen Harper dans une autre vie, étalait à l'ensemble des ti-culs présents la vacuité de sa rhétorique, ou convictions, légalistes. En gros, la- Faites-nous découvrir vos talents ! ddiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir les photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. MÉTRO « Le doua d'infecter les autres, voire de provoquer indirectement la mort, n'est pas encore prévu aux chartes des douas. » loua-c'est la-loua-ruais faille-douadepas-suive-la loua-mais-pas-toua. Cette histoire m'est revenue à l'esprit le week-end dernier en visionnant, peut-être malgré moi, la virale vidéo du couple de beignes au Tim Horton. Bravant la directive (enfin) adoptée paria Santé publique sur le port du masque obligatoire, les Ghandi et Henry David Thoreau version St-Jérôme trouvèrent le moyen d'obtenir, enfin, les 15 minutes de gloire promises par Warhol Parce que devant l'opiniâtreté de notre héros à obtenir roussettes au miel et roues de tracteur, sa rencontre avec le sergent Bigras et ses acco- Cr TRIBUNE LIBRE Bras longs, oreilles courtes Dans un contexte où Montréal est en pleine crise du logement abordable et où la canicule s'installe de plus en plus fréquemment, il importe de s'opposer à la construction abusive et incessante de projets immobiliers contribuant au phénomène croissant de gentrification (hausse des taxes foncières et des loyers) et à l'augmentation des flots de chaleur urbains (ICU). Les membres de la Coopérative Faubourg Québec et les résidents de la rue Harmony déclarons que nous nous opposons ardemment à la nouvelle mouture d'un projet immobilier adjacent à nos immeubles, puisque ce dernier ne respecte pas les préoccupations du voisinage. Au cours des dernières années, déjà cinq projets immobiliers de condominiums sont venus chambouler la quiétude de cette lytes, évidemment dépêchés d'urgence sur place, ne pouvait qu'être épique. Et ce le fut — Faites vos affaires et m'a faire les miennes ! ! de s'exclamer le Martin Luther King de la tartelette. — M'a te poivrer mon homme, m'a te poivrer ! de rétorquer le constable-macho, Inini-vaporisateur à saveur de cayenne en main. S'ensuivit une empoignade d'une virilité rare, où trois braves représentants de la Loua eurent gain de cause sur notre apôtre de la désobéissance civile, sa partenaire de crime immortalisant la scène et assénant, pourquoi pas, quelques répliques racistes à une cliente médusée  : « C'est à cause de vous autres [lire les nouères] ce qui arrive ! » CQFD. Question de degré peut-être, disons que l'ensemble ou presque des anti-masques me petite rue résidentielle du Centre-Sud, tout en nuisant à la mixité sociale de ce quartier. Le 15 juillet, a eu lieu la webdiffusion du Comité d'étude des demandes de démolition où la démolition d'un immeuble couvrant environ 25% de la surface du terrain adjacent et la coupe d'un majestueux peuplier ont été approuvés permettant la construction d'un projet immobilier couvrant 70% de la superficie. Une consultation s'est préalablement tenue. Nos commentaires ont été résumés et lus, mais aucun membre du comité n'a considéré nos préoccupations et questions. Nous avons assisté muets à cette présentation sans la possibilité d'interagir, de demander des précisions ou des justifications. Le projeta été approuvé sans aucune modification et nous comptons aller en appel. Le propriétaire a acheté la bâtisse et l'a laissée se dégrader. Les résultats du rapport de contamination du sol justifiant la coupe du peuplier apportant de la fraîcheur sur la rue Harmony demeurent secrets. En plus de faire la sourde oreille font penser, évidemment malgré eux, aux deux histoires qui précèdent Parce qu'ils assujetissent leur respect des règles normatives en fonction de leur bonheur et confort persos. Comme me le rappelait l'ami Maxence Charbonneau, hier, quand même ironique que certains de nos récalcitrants vociféraient, hier encore, contre quiconque invoquant l'inconstitutionnalité de la loi 21  : si t'es pas content, ben retourne dans ton pays...'In sais la différence entre la loi 21 et la présente obligation du masque, cher Michel Chartrand de la gouttelette ? Qu'on est certain qu'une des deux est absolument constitutionnelle. Et non, je ne parle pas de 21. Parce le doua d'infecter les autres, voire de provoquer indirectement la mort, n'est pas encore prévu aux chartes des douas. Simple de même. aux enjeux soulevés par les citoyens, l'administration de Projet Montréal trahit jusqu'à maintenant plusieurs engagements de son programme qui consistent notamment à « verdir la ville et à contrer les flots de chaleur, à « mettre en oeuvre une politique complète d'abordabilité durable » ainsi qu'à « exproprier, après un certain temps d'inoccupation, les propriétaires qui entretiennent mal les bâtiments dont ils ont la charge ou qui les laissent se dégrader ». Si Montréal avait une réelle volonté politique, elle rachèterait ce terrain pour y créer un espace vert. Elle s'opposerait à la coupe du peuplier puisqu'il repiésente une perte monumentale au niveau du cachet et de l'écosystème ainsi qu'une augmentation directe des ICU dans l'arrondissement Elle prioriserait un projet de logement social Elle exigerait au moins que ce projet de « maisons de ville » préserve une part de la verdure actuelle. Or, ce n'est pas le cas. FRANCIS BOUCHER, COOPÉRATIVE FAUBOURG QUÉBEC Cette lettre a été éditée pour des raisons d'espace. Volume  : 125 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinionsejournalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
journalmetro.com métr Mercredi 22 juillet 2020 7 La faille de retour sur Illico La première saison de la série policière La faille est de nouveau disponible sur Club Illico, une semaine 1 après son retrait de la plateforme. mémo C1MT11'À côté de la vérité #JeSuisLà met en vedette l'acteur français Alain Chabat. i COLLABORATION SPÉCIALE Cinéma. Le réalisateur Éric Lartigau interroge notre présence au monde dans la comédie existentielle #JeSuisLà. MARTIN GIGNAC info@journatmetro.com 1 ; Éric Lartigau a rencontré la gloire en 2014 à la sortie de La famille Bélier. Un film phénomène qui a remporté plus de 7,45 millions d'entrées en France seulement. Cela lui a toutefois pris six ans avant de pouvoir réaliser à nouveau. Une réussite qui a été difficile à gérer. « Vous n'avez pas le droit de vous plaindre, mais ça fout un cafard, confie-t-il en entrevue, rencontré dans le cadre des Rendez-vous du cinéma français à Paris. Tout d'un coup, les gens dans la profession vous foutent une pression. » Du récit nostalgique campé à la campagne, le voilà mordre dans la modernité avec #JeSuisLà, une histoire bien de son époque sur un restaurateur français (Alain Chabat) qui retrouve l'amour par le biais des réseaux sociaux. « Je voulais explorer la manière dont vous croyez être dans une vérité, explique le cinéaste quinquagénaire, qui signe ici son sixième long métrage. Ce garçon est un peu à côté de la vérité, de la réalité. Et on peut vivre comme ça, surtout lorsqu'on est prisonnier du vortex du travail. » Le protagoniste croit enfin pouvoir laisser derrière lui sa solitude et obtenir une deuxième chance dans son existence lorsqu'il s'envole vers la Corée du Sud pour rejoindre sa nouvelle flamme... qui brille par son absence, le laissant poireauter à l'aéroport. Pomme Z Une fiction qui s'inspire d'un fait réel. « Arrivé en Corée « Alain Chabat est une Ferrari. Lui, il vit la scène, il ne la joue pas. Il est à l'intérieur de la scène. Et c'est rare. Il n'y en a pas beaucoup des acteurs comme ça qui sont aussi puissants. » Éric Lartigau, qui a écrit le film pour l'acteur du Sud, j'ai eu un dîner avec l'ambassadeur qui m'a dit qu'il y avait des cas comme ça de personnes occidentales qui viennent dans des pays asiatiques pour retrouver l'âme soeur, se rappelle le réalisateur. On les retrouve errant, complètement paumés et ils sont rapatriés. » C'est ironiquement dans ce pays dont il ne comprend ni la langue ni la culture que le héros va finir par créer des liens, à entrer en communication avec les autres. « Il fait une sorte de reboot de sa vie, développe celui qui a écrit le scénario en quatre mois en compagnie de Thomas Bidegain (fidèle collaborateur de Jacques Audiard). Tu enlèves tout ce que tu as eu, tous les re- paires et maintenant tu vas écouter et recevoir avec une nouvelle signification. » Un des charmes du film est également la présence d'Alain Chabat, plus sobre et convaincant que jamais. « Ce que j'adore chez Alain et qu'on retrouve chez Jacques Tati, c'est cette espèce de stature très adulte, très mature, très masculine, et à la fois totalement enfantine, fait remarquer celui qui l'avait dirigé auparavant dans Prête-moi ta main et Mais qui a tué Pamela Rose. Il y a une poésie qui ne peut pas s'inventer, qui fait partie de lui. » #JeSuisLà À L'affiche le 24 juillet 4prir ENCOURAGEONS L'ACHAT MÉDIA LOCAL 59% Les investissements numériques représentent 59% de l'ensemble des dépenses publicitaires. « Desjardins a toujours été présente dans l'ensemble des communautés. Nous avons toujours été près des médias locaux, entre autres, avec de la publicité ou parfois pour participer à de l'éducation financière. » - Guy Cormier PDG, Desjardins #NOSM E D IASLOCAUX investissons dans les gens d'ici dr >4024513.1



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