Métro Montréal n°2020-07-21 mardi
Métro Montréal n°2020-07-21 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-21 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : Amazon à Lachine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Mardi 21 juillet 2020 orraTioNs\\C TRIBUNE LIBRE Les archivistes médicaux après le passage de la COVID-19 L'Association des gestionnaires de l'information de la santé du Québec (AGISQ) est la voix des archivistes médicaux. Souvent à tort, plusieurs considèrent que la compétence des archivistes médicaux se situe au niveau du classement et de l'archivage. La réalité est toute autre, notre compétence principale étant l'analyse de l'information clinique dans le réseau de la santé et des services sociaux (Réseau). À titre de spécialistes de l'information clinico-administrative, nous sommes un acteur incontournable pour le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). La crise de la COVID-19 qui a frappé le Québec au cours des dernières semaines a démontré qu'il y a place à une bien meilleure implication des archivistes médicaux au sein du Réseau. En effet, considérant notre expertise dans l'analyse d'information clinique, nous aurions pu être davantage utilisés dans le contexte de la crise. Si tel avait été le cas, la situation Faire le plein de couleurs d'été Une lectrice a décidément le pouce vert ! Elle est parvenue à recouvrir son jardin d'une multitude de superbes fleurs. Une explosion de couleurs bienvenue dans cette période assez déprimante, avouons-le./COLLABORATION SPÉCIALE/MANON LACROIX Faites-nous découvrir vos talents ! diniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans Les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir les photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. rementourant les tests et les soins liés à la COVID-19 aurait pu être bien différente. Malheureusement, cette expertise est trop peu connue et valorisée au sein même du Réseau. Afm que les professionnels que nous représentons puissent contribuer à leur plein potentiel à l'essor en Montréal doit continuer de donner le bon exemple Montréal doit continuer de donner le bon exemple relativement aux mesures à prendre à l'égard de la COVID-19 et à la manière de le faire. Comme eu égard à l'imposition de port du couvre-visage par exemple et à la façon de faire pour s'y habituer, en transport en commun notamment, en douceur, sans indue violence intempestive... Le succès de « l'entreprise » repose en effet tant sur le « moment » que le « comment ». Aux interminables atermoiements de Québec, pour ne pas dire procrastination, imprévoyance ou nonchalance ; s'impose-t-il de substituer diligence, prévoyance et prévenance. Tous ensemble. Car qu'est-ce, omettre de prévenir d'évitables pépins, sinon, justement, insouciance ou nonchalance ? Eh bien, c'est ce que s'amusent à faire, à nouveau, les plus grands décideurs, concernant les plus vulnérables, encore, en lien, mainte- santé et à la réalisation efficace des objectifs gouvernementaux, l'AGISQ demande au MSSS d'encadrer la mise à jour de la formation professionnelle des archivistes médicaux. Nous tenons notamment à ce que le contenu de cette mise à jour soit ajusté en fonction de la situation actuelle. Cette nouvelle formation devra par la suite être offerte à tous les archivistes médicaux du Québec afin d'assurer l'uniformité des procédures et l'utilisation adéquate des capacités de ces experts des données en santé. L'AGISQa toujours fait preuve d'une grande collaboration auprès du gouvernement. C'est d'ailleurs dans cet esprit que nous avons offert notre appui à celui-ci face au projet expérimental visant l'obtention et la normalisation des renseignements clinico-administratifs nécessaires au calcul des coûts par parcours de soins et de services (CPSS). Ce projet peut révolutionner la prestation des soins en santé en associant directement le coût des soins de santé à chacun des patients. Par la nature de notre profession, les archivistes médicaux nant, avec le port obligatoire du couvre-visage. Ils allèguent que point ne serait besoin de « papier du médecin » pour s'en voir exempté.s. Or, ils ont presque raison de prétendre cela. Puisque ce n'est pas un « papier de médecin » que requièrent ces gens. C'est bien davantage. C'est un signe, sur elles et eux, visible par tou.te.s, témoignant qu'ils/elles s'en avèrent exempté.e.s, de port du couvrevisage, pour raison médicale. De manière à ce que n'adviennent pas d'événements malheureux comme en sont advenus dans le métro ou, plus récemment, à Marbleton ! On se souvient, n'est-ce pas, que la fille d'un médecin bien connu s'est fait éternuer impudemment au visage en métro, parce qu'elle arborait un couvrevisage... Eh bien, ce qui devait arriver à Marbleton est arrivé en fin de semaine. Alors que, en effet, la municipalité voisine avait eu le sniff préventif de munir son dépanneur d'un agent de sécurité. Marbleton, elle, n'en avait point. En a résulté que la très jeune fille y étant de service se sera fait engueu- sont au coeur de ce changement, comme en témoigne l'invitation de la Direction générale des technologies de l'information du MSSS à l'AGISQ pour intégrer ses travaux portant sur la transformation numérique. Dans le cadre de ces travaux, les décideurs devront se baser sur des données validées et uniformisées, ce qui permettra d'assurer l'efficacité des nouveaux modèles de financement développés. La collecte étant effectuée principalement par les archivistes médicaux, il est essentiel que ceux-ci possèdent toutes les connaissances nécessaires et cette assurance passe par une formation adéquate. Les archivistes médicaux sont prêts à assumer pleinement le rôle qu'ils devront jouer au sein de cet important changement qui a été amorcé. Avec les bons outils, nous pouvons aider le gouvernement à faire du déploiement de cette révision du financement des établissements du Réseau une réussite sur toute la ligne. ALEXANDRE ALLARD, AGISQ ler comme du poisson pourri, seulement parce que demandant de porter le couvre-visage ! Comme quoi, se révèle-t-il toujours mieux de prévenir, lorsque c'est possible, que de n'en avoir jamais fini de dire nonchalamment que ce n'est pas ou que ce ne sera pas nécessaire. DENIS BEAUX L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 124 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. lot, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, H1J 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr'17° CUVT1 1"" Faute avouée à demi pardonnée ? Dénonciatia Depuis deux semaines, une troisième vague de dénonciation d'abus de pouvoir, de harcèlement et d'agressions sexuelles déferle sur les réseaux sociaux. Contrairement aux mouvements #AgressionNonDénoncée en 2014 et #MoiAussi en 2017, plusieurs des personnalités visées — essentiellement des musiciens — reconnaissent leurs torts et présentent leurs excuses. Repenti sincère ou geste opportuniste ? MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journalmetro.com Maripier Morin, Bernard Adamus, YannPerreau, David Desrosiers, Maybe Watson et Kevin Parent ont tous présenté leurs excuses après avoir été visés récemment par des allégations. Alex Nevsky a même pris les devants, n'attendant pas que son nom sorte sur une liste. La populaire animatrice a lancé le bal le 9 juillet à la suite d'accusations émises à son endroit par la chanteuse Safia Nolin  : « Je ne cherche pas à excuser mes gestes et mes paroles, je cherche plutôt à comprendre et surtout, à trouver l'aide dont j'ai besoin. rentame donc une thérapie », a-t-elle déclaré avant d'annoncer qu'elle mettait sa carrière sur pause. Les musiciens qui lui ont emboîté le pas dans les jours suivants ont tous formulé des messages semblables en s'excusant du tort qu'ils ont pu causer et en s'engageant à aller chercher de l'aide. « À bien des égards, j'ai beaucoup de torts, je l'admets, et j'y travaille beaucoup depuis un bon bout, je consulte », a dit Bernard Adamus. « Je vais prendre du recul journalmetro.com Mardi 21. juillet 2020 7 ›- Congédiement de Nathalie Bondit  : leC.A. du MBAM persiste et signe Cible de plusieurs critiques, le conseil d'administration du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a tenu à justifier le congédiement récent de sa directrice générale et conservatrice générale Nathalie Bondit dans une déclaration envoyée aux médias, hier. MÉTRO Bernard Adamus fait partie des artistes qui se sont publiquement excusés de leurs comportements déplacés./1051E DESMARAISMRCHIVES MÉTRO et du repos. Je vais réfléchir, demander de l'aide », a publié YannPerreau. « Je découvre que je fais partie de la gang de ceux qui doivent changer », a pour sa part déclaré Alex Nevsky. L'ex-bassiste de Simple Plan David Desrosiers a promis « d'aller chercher de l'aide professionnelle », tandis que l'ancien membre d'Aladair Ensemble Maybe Watson a admis devoir « entièrement [s]e consacrer à la reconstruction de [s]on être ». Kevin Parent s'est quant à lui excusé pour les « niaiseries » qu'il a commises. « Je vais payer mes dettes en temps et lieu. Qu'on me dise comment » Des Leçons de #MoiAussi Ces messages adressés à leurs fans sur les réseaux sociaux découlent-ils d'une prise de conscience depuis #MoiAussi ou s'agit-il d'une stratégie de relation publique afin de préparer leur éventuel retour sous les projecteurs ? Impossible de le savoir avec certitude. « Je ne suis pas à la place de ces artistes, avance Jean-Alexandre D'Etcheverry, directeur de la stratégie médias chez National, une des plus importantes firmes de gestion de crise du pays. Quand même, ça prend un certain courage de reconnaître publiquement les torts qu'on a pu causer à « C'est un peu cliché à dire, mais on est au tribunal de l'opinion publique. Les règles ne sont pas les mêmes que dans une cour de justice. On fait beaucoup appel aux sentiments. » Jean-Alexandre D'Etcheverry, directeur de la stratégie médias chez National quelqu'un. C'est indéniable. Ça ne peut pas qu'être intéressé. » Chose certaine, ces artistes ont appliqué un principe de base de gestion de crise, qui consiste à communiquer rapidement lors d'une telle situation. « Laisser perdurer un message sans y répondre peut avoir des conséquences sur la réputation de ces personnes », soutient M. D'Etcheverry. On se souvient par exemple que le mépris dont a fait preuve Harvey Weinstein envers ses victimes n'a pas passé le test de l'opinion publique. « Les personnes visées veulent se dissocier de cette ancienne garde qui croyait à une certaine impunité et qui n'a jamais admis ses torts », constate le stratège. Pour se faire, elles doivent faire preuve d'empathie. « On a vu tomber tellement de têtes pendant la vague #Me- Too qu'il y a une sorte de panique, il faut réagir vite », soutient l'autrice et professeure de littérature à l'UQAM Martine Delvaux. On ne sait pas si les musi- riens visés par des allégations et Maripier Morin ont choisi de leur propre chef de s'excuser publiquement ou s'ils ont été conseillés en ce sens par des experts. Dans tous les cas, la décision leur appartient, rappelle M. D'Etcheverry. « Certains ont dû être conseillés, présume le président d'Infopresse, Arnaud Granata. La raison de ces excuses est la même pour tous  : prendre le contrôle de la communication, ne pas laisser parler les autres à leur place. » Partir pour mieux revenir Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les seules personnalités à s'être repenties sont des artistes, puisque leur carrière repose sur le lien privilégié qu'ils ont développé avec leur public. « On s'excuse à ceux qu'on a déçus, constate Jean-Alexandre D'Etcheverry. Ce sont les gens susceptibles par la suite de leur donner une chance de se réhabiliter. » Peu importe la sincérité de leur démarche, les excuses sont un passage obligé pour quiconque souhaite relancer sa carrière à long terme. « C'est là qu'on se demande si c'est de la bonne foi », se questionne Martine Delvaux, qui ne veut pas « tirer de condusions trop rapidement ». « C'est sûr qu'il y a une raison professionnelle, soutient pour sa part Arnaud Granata, également producteur au contenu et chroniqueur à l'émission Dans les médias. Ces artistes ont un métier, ils veulent que leur carrière se poursuive. » L'expert en communication et en marketing rappelle que ces personnalités sont « des marques ». Elles tentent donc protéger leur image. « Le cas de Maripier Morin est probablement le meilleur exemple. Elle s'est excusée, puis a retiré toutes ses publications des réseaux sociaux. C'est sûr que c'est pour préparer le terrain à un éventuel retour », assure-t-il. Une opinion également avancée par M. D'Etcheverry, pour qui un aveu est le début d'une réhabilitation. Reste que leur retour n'est pas pour demain, prévient Arnaud Granata. « Ça prend du temps. Je ne pense pas que Maripier ou quiconque y pense présentement, c'est beaucoup trop tôt ils vont attendre que la poussière retombe et voir « Je pense qu'on peut mettre un bémol sur ces excuses. Elles sont un peu vides. C'est très flou, ça donne l'impression de vouloir noyer le poisson. » Martine Delvaux, autrice, militante féministe et professeure de littérature à l'UQAM si leur public est prêt à réentendre parler d'eux. » D'ici là, la « stratégie de l'effacement » est de mise. « Ça leur permet de ne pas être attaqués, de ne pas participer à la conversation et de rester en contrôle », ajoute-t-il. Des excuses en demi-teintes Aucun des artistes ayant présenté ses excuses dans les dernières semaines ne nomme les gestes qui leur sont reprochés. Selon Arnaud Granata, il s'agit d'une décision calculée. « C'est une stratégie, complètement C'est ce que conseillerait n'importe quel bon communicateur  : être flou dans ses excuses. » C'est aussi une façon de se protéger sur le plan légal dans le cas où une plainte serait déposée. D'où le malaise de Martine Delvaux face au pardon rapide que pourraient obtenir ces présumés agresseurs. « Il y a comme un ratage... En même temps, c'est peut-être réussi de leur point de vue ; ils s'excusent sans avouer. C'est très habile. » L'autrice et militante féministe cite en exemple le message de Kevin Parent dans lequel il réfère aux allégations à son endroit par le terme « niaiseries ». Ces explications seraient salutaires si elles étaient honnêtes et transparentes, soutient-elle. Pour cela, il faudrait que les personnalités accusées reconnaissent « précisément » les gestes qu'elles ont posés. « La vraie excuse serait un acte de contrition qui dirait  : "J'ai fait ça, je m'en souviens, je me sentais mal après, je m'excuse maintenant et je me retire." 11 y aurait un acte d'humilité, pas une manière de se mettre en spectacle. »



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