Métro Montréal n°2020-07-17 vendredi
Métro Montréal n°2020-07-17 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-17 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : un masque lourd à porter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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II GideVacances.ca vivre des souvenirs, partout. LE SITE WEB GRATUIT POUR ORGANISER SON ETE CHRONIQUES VIDÉOS CONCOURS BALADOS métr journalmetro.com -41 Week-end 17-20 juillet 2020 8 Le jeune Ahmedest présentement à l'affiche./CHRISTINE PLENUS/MAISON 43 L e ciel attendra Cinéma. L'avenir de la jeunesse est toujours incertain dans les films des frères Dardenne. C'est d'autant plus le cas chez Le jeune Ahmed, où l'indomptable duo s'intéresse à la délicate question du fanatisme religieux. MARTIN GIGNAC info@journalmetro.com Cette thématique largement explorée au cinéma ces dernières années (de L'adieu à la nuit à La désintégration) n'a pas fait sourciller les illustres cinéastes belges, lauréats de deux Palmes d'or. Au lieu d'aborder ce sujet explosif sous l'angle économique ou social comme la plupart de leurs contemporains, ils ont adopté le point de vue religieux et humain, en ne s'attardant pas à ce qui motive les individus à y adhérer mais ce qui pourrait bien les libérer. « Si on prend quelqu'un qui est déjà fanatique islamiste et qu'on essaie de voir comment on peut le sortir de là, peut-être « Comment pouvez-vous sortir de son obsession un personnage qui a l'autorisation de tuer et qui est intimement persuadé qu'en tuant il fait le bien et le vôtre aussi ? La conscience du mal disparaît et c'est terrible. » Jean-Pierre Dardenne, réalisateur, en parlant du héros radicalisé de son nouveau film Le jeune Ahmedqu'on se rapprochera un peu de ce que c'est être un fanatique », explique Luc Dardenne, rencontré plus tôt cette armée lors des Rendez-vous du cinéma français à Paris. Ce quelqu'un est Ahmed(Idir Ben Addi, qui trouve là un premier rôle marquant au cinéma), un adolescent belge radicalisé de 13 ans qui élabore un plan meurtrier. Une figure tragique et obsédée comme les aiment les créateurs de Rosetta et L'enfant, mais qui s'avère ici plus opaque et insaisissable que jamais. « On s'est vraiment embarqués dans un truc compliqué, dénote Jean-Pierre Dardenne en souriant. Nos films sont des histoires de rencontres, où nos personnages principaux rencontrent des gens qui les obligent à bouger. Sauf qu'ici, c'est impossible, on n'est pas arrivé, le gamin demeure immuable. » L'endoctrinement sur les jeunes âmes est si grand que briser cette prison idéologique s'avère souvent impensable. « J'ai pu le constater de mes propres yeux et oreilles en enseignant à quelques-uns de ces adolescents, révèle Luc Dardenne. J'ai vu comment leurs imams leur montaient à la tête. Parce que ce sont des réducteurs de tête, des réducteurs de la pensée. Et ça, il n'y a rien à faire... Ma parole n'avait plus vraiment de valeur. » Ce qui empêche Le jeune Ahmed— prix de la mise en scène à Cannes en 2019 pour son rendu naturaliste — d'être complètement désespéré est l'apport de son jeune (anti) héros. Malgré ses mensonges et son entêtement, il y a toujours l'espoir d'un revirement soudain de comportement. « C'est sûr que c'est difficile d'avoir de l'empathie pour un personnage comme ça, mais il ne faut pas oublier que c'est aussi un enfant, rappelle Jean- Pierre Dardenne. Malgré tout ce qu'il peut faire, c'est un âge où l'on peut encore changer, où il est toujours possible d'espérer. Et on a tous envie de sauver un enfant. »
I May Destroy You Arabella est une talentueuse autrice noire londonienne qui va voir sa vie basculer, ainsi que la perception qu'elle en a, après être sortie boire un verre. Juste un. Michaela Coel, créatrice et actrice principale, signe ici un véritable coup de maître. Sa série grand public - dont la diffusion n'en est qu'à la moitié - réussit brillanunent le pari de traiter les sujets on ne peut plus d'actualité de la culture du viol, du consentement, des zones grises et des traumatismes. Autant de thèmes qui restent cependant très tabous dans nos sociétés, même après #MeToo. Tout dans I May Destroy You est génial  : la psychologie de chaque personnage, la cinématographie illuminée aux néons, la musique (Daft Punk, Rosalia, Janelle Monaé...) et le sens de la narration inouï. Une addiction nécessaire ! AMÉLIE REVERS La série I Ma Destro You, créée par Michaela Coel, est disponible sur Crave. i COLLABORATION SPÉCIALE Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain Si vous n'avez pas encore vu l'exposition dédiée au couple de peintres mexicains Diego Rivera et Frida Kahlo, c'est le temps de planifier un trip à Québec ! L'occasion d'admirer des dizaines d'oeuvres originales, dont les fameux autoportraits de Frida, mais aussi des tableaux et photographies inédites de leurs contemporains qui permettent de mieux comprendre leur histoire. En prime, les panneaux explicatifs livrent aux visiteurs une foule d'anecdotes - sur leur relation aussi passionnée que hors du commun. Au Musée National des Beaux-Arts de Que-bec, jusqu'au 7 septembre. CHLOÉ MACHILLOT Les Quartiers d'été de l'OSM Par un chaud samedi, alors qu'on profitait de l'ombre dans un parc montréalais, deux musiciens en t-shirts mauves sont apparus sous nos yeux. Durant une quinzaine de minutes, une violoncelliste et un bassoniste ont offert une lumineuse performance. Quel bonheur de voir un concert en chair et en os et non pas derrière un écran ! Durant toute la belle saison, de petits ensembles de l'OSM font ainsi la tournée des parcs sans s'annoncer. On vous souhaite de tomber sur eux pour ajouter une dose de douceur et de beauté à votre été. MAIUE-LISE Roussrau Cette semaine, on craque pour... Seasons of Change de Half Moon Run Surprise ! Moins d'un an après la sortie de leur troisième album, le productif quatuor montréalais est de retour avec un EP. Ces six chansons sont comme six cadeaux qui nous bercent, nous émeuvent, nous transportent, comme la musique de Half Moon Run le fait si bien depuis 10 ans. D'un ton intimiste, Devon Portielje nous parle de relations amoureuses, d'épreuves de la vie et de l'impermanence des choses. Le tout est enrobé d'arrangements folk riches et harmonieux. Dès aujourd'hui sur les plateformes. MARIE-ELBE ROUSSEAU 6 Jenny Sauro La protagoniste de ce roman s'appelle Jermy Sauro. Ou plutôt, elle s'appelait Jermy Sauna. Dès les premières pages, on assiste à sa mort tragique  : la mère d'Arthur s'est sacrifiée aux eaux glacées du lac derrière chez elle pour sauver son jeune fils de la noyade. À travers ses propres souvenirs et ceux de ses proches, on apprend peu à peu à connaître la serveuse de l'unique restaurant du village de North Nation, mère monoparentale, femme énigmatique, solitaire et résignée. En plus de parler de deuil avec une grande sensibilité, l'auteur, peintre et cinéaste Marc Séguin nous rappelle que la nature triomphe toujours et que les plaisirs les plus simples sont les plus précieux. Aux éditions Leméac MARIE-USE ROUSSEAU Pas même le bruit d'un fleuve Connue d'abord pour sa poésie, Hélène Dorion maitrise également l'écriture romanesque. Campé dans le Bas-Saint-Laurent, son cinquième roman remonte le courant pour aller aux origines de la souffrance d'une famille frappée par plusieurs tragédies, dont le naufrage de l'Empress of Ireland. Grâce à la plume à la fois limpide et poétique de l'auteure, Pas même le bruit d'un fleuve parvient à étreindre toute la beauté et l'amplitude du Saint- Laurent. Aux éditions Alto muon VALOIS-RADEAU WEEK-END 9 Jordan Officer Si certains artistes se demandent s'il est toujours pertinent de lancer des albums en 2020, Jordan Office emprunte la direction opposée. Le guitariste montréalais ne lance non pas un, ni deux, mais trois (!) albums simultanément, chacun étant inspiré d'une famille musicale différente  : le jazz, le blues et le country. Accompagné de sa seule guitare Gibson, Officer passe sans problème d'un genre à l'autre grâce à son style reconnaissable qui allie une grande dextérité, un sens inné du tempo et un plaisir évident de jouer. muon VALOIS-RADEAU ET ON SE DÉSOLE POUR Les dénonciations dans le milieu littéraire Dans l'ombre des dénonciations qui ont frappé la scène musicale et de la crise qui affecte le Musée des beaux-arts de Montréal, le milieu littéraire vit aussi des moments difficiles. Plusieurs femmes ont dénoncé cette semaine les abus dont elles ont été victimes de la part d'auteurs, d'éditeurs ou d'autres hommes gravitant dans le monde du livre et qui ont bénéficié d'une culture du silence bien établie. Déjà, l'Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ), l'Association des libraires et des maisons d'édition ont apporté leur soutien au mouvement. Espérons que ce soit le début d'une remise en question et d'un véritable changement. SEMOIS VALOIS-NADEAU



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