Métro Montréal n°2020-07-16 jeudi
Métro Montréal n°2020-07-16 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-16 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : flambée des prix du matériel médical.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métre journalmetro.com Jeudi 16 juillet 2020 8 FA Pères en détresse 32 32% des pères séparés souffrent d'insomnie. La pandémie est une source de stressimportante pour les pères, qu'ils soient séparés ou non. Le contexte économique difficile peut leur imposer une pression supplémentaire. ÉRIC MARTELemartel@metromedia.ca Le nombre d'appels logés à l'organisme Pères séparés, destiné à ceux qui cherchent à obtenir la garde de leurs enfants et à leur offrir un soutien mental, a bondi début avril, deux semaines après le début du confinement. Voir les enfants devient plus difficile qu'à l'habitude puisque des procès pour définir la garde ont été reportés. Il arrive aussi que l'autre parent refuse de poursuivre la garde partagée, de peur d'augmenter les risques de transmission du coronavirus. « La situation est extrêmement difficile pour ces pères, témoigne le directeur général de l'organisme, René Bouffard. C'est une couche de stress additionnelle dont ils n'avaient pas besoin, sachant qu'une séparation peut déjà être pénible. » Être privé de ses enfants peut Etre privé de ses enfants peut être la source d'un fort sentiment d'impuissance. ic.s. être la source d'un fort sentiment d'impuissance. « C'est une situation qui doit être extrêmement pénible. Imaginez être père sans pouvoir l'être réellement », explique le professeur de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Robert-Paul Juster. Ces pères sont susceptibles de vivre un fort isolement, créant un impact important sur leur santé mentale. « Ce sont des répercussions qui peuvent perdurer, explique le chercheur en neurosciences. Ne pas avoir de réseau social pour nous soutenir, c'est aussi néfaste que d'être fumeur au niveau de la santé. » Masculinité DT Juster étudie les influences du genre, des constructions sociales relatives au masculin et au féminin, sur la santé. Cela Jeux] lui a permis de découvrir que la santé physiologique et psychologique des hommes définis comme « hyper masculins » est plus basse que ceux dont la masculinité est moins forte. « Le genre masculin est relié à l'indépendance, l'individualisme et l'agressivité. Les hommes dont la masculinité est forte peuvent avoir de la difficulté à s'exprimer, et donc, moins bien vivre le stress », établit-il. En contexte de crise économique, cette gestion du stress peut devenir difficile pour les pères. « Statistiquement, les hommes sont ceux qui possèdent les emplois les plus payants. Le contexte imprévisible et le manque de contrôle doivent être extrêmement difficiles à vivre pour les pères », convient Dr Juster. La pandémie vient également chambouler la dyna- La référence en matière de jeux vidéo et jeux de société Medicaao débute les essais clinique, Medicago, entreprise biopharmaceutique dont le siège social est situé à Québec, a débuté les essais cliniques de phase 1 de son candidat vaccin contre la COVID-19 produit sur plantes. Les premières doses ont été administrées lundi chez des volontaires en santé. Medicago planifie également lancer un essai de phase 2/3 en octobre. ber » Inique des familles, car avec la fermeture des écoles, les pères sont appelés à participer de manière plus active aux tâches à la maison. « Pensez au modèle masculin typique, qui provient de plusieurs générations qui, du jour au lendemain, doivent assurer un rôle plus féminin à la maison. Le changement de situation crée un stress supplémentaire », dénote-t-il. Pour collaborer à une bonne dynamique familiale, les pères doivent laisser leur masculinité de côté. La clef pour les aider à y parvenir est la compassion, convient le professeur. « Il faut comprendre qu'ils vivent des situations qui leur sont inconnues, rappelle-t-il. Plusieurs d'entre eux ont de la difficulté à s'exprimer, donc il faut s'informer de leur état, les aider à s'ouvrit » La consultation d'un psychologue est également suggérée en période de stressintense. « La pandémie démontre à quel point tout le monde est susceptible de vivre des problèmes de santé mentale. J'espère que, quand les choses se seront calmées, un plus grand nombre de ressources d'aide seront proposées aux familles », ajoute-t-il. Articles Guides Vidéos Podcastslssesse La COVID-19 augmenterait les risques de naissances prématurées FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journalmetro.com Les femmes enceintes atteintes de la COVID-19 ont vu leurs chances de naissances prématurées ou par césarienne grimper depuis le début de la pandémie. C'est ce que conclut une étude publiée début juillet dans la revue scientifique The Lancet. Mené par des chercheurs de l'école de médecine de l'Université St George's, à Londres, le papier a analysé des milliers de grossesses à travers le monde depuis le début de la crise sanitaire. Selon les auteurs, « les risques de donner naissance prématurément [...] et par césarienne augmentent » lorsqu'une mère a été infectée au coronavirus. C'est « de prime abord » en raison de l'intervention des médecins que les femmes étudiées ont donné naissance de manière prématurée. Ces événements sont toutefois survenus une fois sur cinq, avancent les chercheurs derrière l'étude. Les naissances par césarienne, elles, ont eu lieu une fois sur deux. Des études menées lors d'épidémies précédentes de coronavirus avaient déjà conclu à des risques de maladie plus importants et à une augmentation des naissances prématurées. La transmission du virus de la mère au bébé n'arrive que rarement.,'MÉTRO Le gouvernement du Canada conseille actuellement aux femmes enceintes d'éviter les endroits bondés et le transport en commun. Risques pour l'enfant ou la mère ? Les mères atteintes de la COVID-19 peuvent être rassurées. La transmission du virus de la mère au bébé n'arrive que rarement, soulignent les chercheurs de l'Université St George's. Déjà en mars, une étude chinoise avait conclu la même chose, mais avec un échantillon beaucoup plus limité. Les difficultés chez la mère ne semblent pas survenir plus souvent non plus. « Les risques de soins intensifs maternels sont probablement similaires à ceux des femmes infectées non enceintes », peut-on lire.
métre journatmetro.com Jeudi 16 juillet 2020 ti 9 gLR rEinietk RECETTE Pêche blanche glacée pétillant 3-4 glaçons 2c. à thé de sirop de pêche blanche Monin go ml d'eau pétillante 1 capsule Nespresso Freddo Delicato Le Modavie, situé au 1 rue Saint-Paul Ouest, dans le Vieux Montréal,'SÉBASTIEN RIOM/MÉTRO 1. Déposer les glaçons dans un verre d'environ 350 ml. 2. Verser le sirop de pêche blanche sur les glaçons. 3. Ajouter l'eau pétillante. 4. Faire couler le café dans le verre, puis déguster. « Plus » dans votre lourné Faits d'ingrédients nutritifs comme des noix, des fruits et des grains entiers, les produits KIND sont un allié indéniable du sac à main. La nouvelle barre KINDMD PLUS satisfait davantage la faim ; elle est 25% plus grosse que la barre originale et ne contient que 7 ou 8 grammes de sucre. Croquantes et savoureuses, les barres sont aussi bonnes pour les papilles que pour le bedon ! mem 4 Le bonheur de se faire un bon resto en temps de pandémie Bar à vins et bistro français, le Modavie colore le Vieux- Montréal de ses bons vins, de sa nourriture réconfortante et de sa musique enivrante depuis 1997. Lunch d'affaires, 5 à 7, brunch en famille ou soirée enflammée avec l'être aimé, le Modavie vous accueille comme il se doit ! Notre journaliste s'y est rendue afin de tâter le pouls du monde de la restauration à l'heure où les restrictions liées à la COVID-19 sont omniprésentes. Et aussi pour goûter aux délices que la Maison a à offrir ! MARYSE DERAÎCHE mderaiche@journalmetro.com Ayant pignon sur la rue Saint- Paul Ouest, le Modavie imprègne aussitôt le visiteur de son ambiance chaude et feutrée grâce à son décor typique du Vieux-Montréal  : murs de pierre, plafonds de bois, lumières rondes tamisées, banquettes en cuir... Derrière son masque et sa visière, une charmante hôtesse nous accueille avec le sourire (perceptible malgré son masque). Une fois attablée, c'est un serveur très courtois prénommé Enzo qui me présente la carte des cocktails et des vins ainsi que le menu tout en remplissant mon verre d'eau. De son sympathique accent du sud de la France, il m'explique que j'ai le choix entre le service standard avec précautions, ou encore que je peux remplir mon verre d'eau et mon verre de vin moi-même tout au long de la soirée. Je choisis de faire confiance à la Maison et de profiter de chaque attention qu'on voudra bien m'accorder. C'est d'ailleurs à ce moment que Lorenzo Baldassarre, le maître d'hôtel des lieux, vient se présenter et me souhaiter une bonne soirée. Un service jusquelà impeccable. C'est un départ ! Le Mirage fut mon premier choix de la soirée. Composé de Bombay Sapphire, de St-Germain, de jus de lime et de jus de pamplemousse, ce cocktail ne manquait certainement pas d'amertume. Parfait pour titiller l'appétit ! Quant à mon invité, c'est sur un bon vieux classique qu'il s'est rabattu  : un Old Fashioned fait de bourbon, d'orange et d'Angostura. En fond sonore, on pouvait ouïr la chansonnette française d'une autre époque. La trame sonore d'Amélie Poulin, d'Édith Piaf, de Charles Aznavour et de bien d'autres artistes nous transportait dans une belle France aux airs de tète. Figure emblématique de la scène jazz à Montréal, le Modavie encourage les talents locaux en les invitant à performer pour le plaisir des affamés. Ce soir-là, c'est le musicien Sam Orsini qui a empli la pièce de ses notes de guitare acoustique et de ses chansons très bien interprétées de Neil Diamond, de CCR, d'Elton John. Mélancolie et exal- tation s'entremêlaient, offrant aux invités, qui participaient avec entrain, une parfaite performance musicale. À manger ! Malgré un mois de juillet caniculaire, j'ai opté pour la soupe à l'oignon. Et je n'ai pas regretté mon choix. Des oignons caramélisés réduits dans la bière et baignant dans un bouillon de boeuf savoureux recouvert d'un morceau de pain grillé, de cheddar et de gruyère gratiné et d'une garniture d'oignons verts  : un classique ! Comme deuxième entrée, mon invité a choisi le gravlax de saumon. Rehaussés d'une marinade et d'une émulsion composées de plusieurs agrumes, les morceaux de saumon fondant se mariaient parfaitement aux saveurs acidulées. *Note  : On peut remplacer Le sirop de pêche blanche par du sirop simple, du miel ou du sirop d'érable. Recette fournie par Nespresso du site nesPressacomicaffrfreciPes Le Modavie propose une variété de plus de 150 vins sélectionnés par le sommelier Florent Piché-Poirier. En constante évolution, la carte comprend une vaste sélection de vins d'importation privée. Pour le choix des plats principaux, je me suis (facilement) laissée convaincre par Enzo en choisissant la spécialité de la Maison  : les côtelettes d'agneau grillées au romarin et son accompagnement de grelots et de légumes. Encore une fois, mon choix fut le bon ! La cuisson de l'agneau était parfaite  : un coeur médium-saignant et des stries per de gril bien marquées. Fondante et parfumée, la chair cédait sans difficulté sous la dent Je me suis laissée tenter par un autre classique de la cuisine de bistro français pour le deuxième plat  : une bavette de boeuf sauce bordelaise et purée à la truffe. À l'origine, ce plat est servi avec des frites, mais la truffe présente dans la purée de pommes de terre m'a convaincue de faire une entorse au menu. Mes choix se sont révélés irréprochables ! À boire ! Pour accompagner ces plats copieux, j'ai opté pour un Côte de Brouilly, un Beaujolais avec une belle acidité afin de ne pas saturer les papilles étant déjà bien éveillées par les plats gras et salés. Une fois de plus, notre serveur, alerte telle une biche, y est allé d'une proposition. Lui faisant totalement confiance, j'accepte donc de changer mon choix de vin pour un sancerre rouge fait entièrement de pinot noir de la Vallée de la Loire. Frais et légèrement épicé, doté d'une finale longue et bien ronde, ce vin était en parfaite harmonie avec les plats. Après avoir dégusté et bu ces délices, j'étais rassasiée, mais qui ne vois-je pas venir nous proposer un digestif ! Enzo nous offrit un cognac à la poire servi sur glaces. Parfumé, doux et très légèrement sucré ; un alcool de choix pour accompagner la crème brûlée qui venait dore ce repas. Du moins, c'est ce que je me disais jusqu'à ce que j'aperçoive Lorenzo déambulant en notre direction avec deux verres de porto sur son plateau. Le souvenir que je garde du Modavie ? Un endroit où, malgré la situation actuelle, il fait bon profiter un peu de la vie et oublier nos soucis. Et tout cela, vécu selon les règles de l'art de vivre.



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