Métro Montréal n°2020-07-16 jeudi
Métro Montréal n°2020-07-16 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-16 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : flambée des prix du matériel médical.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Jeudi 16 juillet 2020 CIPTNION TRIBUNE LIBRE Se relever ensemble pour rebâtir Le monde est secoué par une crise sans précédent et le Québec a été frappé de plein fouet, comme toutes les nations. Cette pandémie fulgurante a emporté avec elle un grand nombre de nos bâtisseurs et a secoué de grands piliers de notre économie. Au moment où le Québec se remet en marche graduellement, nous avons collectivement le devoir de nous unir pour opérer une relance sécuritaire et durable. Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a d'ailleurs rendu publique une feuille de route en ce sens, et les employeurs que nous représentons sont déjà à pied d'oeuvre pour assurer le succès de cette relance. Lorsque j'ai accepté récemment la fonction de président et chef de de TRIBUNE LIBRE Àvisage non découvert ? Avec la mise en vigueur, dès samedi le 18 juillet, du nouveau règlement qui obligera le port du masque facial dans tous les lieux publics fermés du Québec, nous serons en mesure de voir le vrai visage des Québécois dans la crise sanitaire que nous traversons, et ce, quatre mois après le début de la pandémie. Ce sera le moment de constater, la direction du CPQ, je savais que le canevas de notre relance commandait que nous donnions le meilleur de nous-mêmes. En poste depuis quelques semaines, je prends déjà la mesure de la formidable énergie qui anime nos concitoyens, nos employeurs, nos partenaires de la société civile et de la fonction publique, ainsi que nos élus. De toutes les clés de notre réussite, la première — j'en suis profondément convaincu — consistera à laisser derrière nous ce qui nous divise. Il est en effet impératif que nous saisissions ensemble l'occasion de cette relance historique pour en faire un succès collectif, fruit d'une volonté commune forte. Le Québec qui se relève ne peut plus être celui de la métropole en opposition à celui de la capitale nationale ou des régions. C'est la richesse cumulée — et cumulative — du Québec dans toute sa diversité qui arrivera à transformer cette crise en nouvel élan prometteur. Le CPQet ses membres sont mobilisés depuis des années à réunir les conditions d'une prospérité inclusive. De fait, peut-être de visu, si une véritable solidarité se créera autour de l'effort de guerre exigé par le gouvernement du Québec. Bien que la majorité des Québécois respectent les consignes de santé publique, c'est encore une fois une minorité d'entre eux qui pourrait semer la pagaille. Une minorité arborant un visage insouciant face à la propagation de la COVID-19, qui perdure et dont on annonce pour l'automne une potentielle deuxième vague. Voilà le genre de visage à découvert dont il faut se méfier. Un visage d'indifférence face au danger qui court toujours, hélas. YVAN GIGUÈRE La langue et la COVID Les langues comptent. En tout temps, mais tout particulièrement en période de pandémie, les langues comptent. Certains décideurs québécois et canadiens l'ont compris alors que d'autres ne semblent pas se rendre compte que les langues sont cruciales en temps de crise. La Santé publique québécoise l'a\/Faites-nous découvrir vos talents ! Jardiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. MÉTRO cette crise se révélera-t-elle l'un des terreaux les plus fertiles pour y parvenir. Le moteur économique de Montréal, le gouvernail créatif de la capitale nationale, le talent et les ressources immensément riches de chacune des régions du Québec doivent plus que jamais vibrer à l'unisson et faire la preuve de notre capacité à relever le défi de prospérer ensemble. Si le Québec fait bonne figure dans notre économie mondialisée, certaines chaînes de valeur ont malheureusement été lourdement ébranlées durant cette crise. Dans le Québec qui se redéfinit, nous avons tout avantage à retrouver l'équilibre qui leur donnera une nouvelle vigueur. Nous devons plus que jamais favoriser l'équilibre entre le respect de l'environnement, l'acceptabilité sociale et la rentabilité économique. La diversité de nos richesses et notre capacité d'innovation doivent nous servir à saisir l'occasion de solidifier les bases du développement sécuritaire et durable dans notre société. Notre métropole, notre capitale nationale et nos régions doivent consoli- bien saisi en produisant des feuillets et affiches sur la COVID-19 dans plus de 20 langues, en diffusant des messages audio multilingues dans certains quartiers et en fournissant des interprètes en langue des signes québécoise (LSQ) lors de conférences de presse. L'Agence de la santé publique du Canada et des organismes sanitaires de plusieurs provinces et municipalités canadiennes ont également produit de la documentation multilingue. Les langues présentes sont aussi bien les principales langues de l'immigration (arabe, créole, espagnol, italien, mandarin, etc.), que les langues des populations dites « à risque » (langues autochtones, yiddish, etc.). Pourquoi donc traduit-on dans ces langues ? Parce qu'il en va de la santé de la population. Parce que plus une information est importante, plus il est nécessaire de la fournir à la population dans sa propre langue. Certains diront, de façon simpliste, que les gens n'ont qu'à apprendre le français au Québec ou l'anglais ailleurs au Canada. Certes, il est crucial de maîtriser le français au Québec et de s'en servir, mais il n'est pas ici question d'intégration. Il est question de la santé et der leurs liens d'affaires. Partout au Québec, les grands donneurs d'ouvrage peuvent compter sur des fournisseurs québécois de qualité et nos employeurs peuvent compter sur des talents exceptionnels et d'une grande diversité. La mondialisation a contribué à éliminer les frontières et les distances. Mais n'oublions pas qu'à l'heure du virtuel, Alma, Amos, Baie-Comeau, Gaspé, Roberval, Québec et Montréal ne sont elles de la sécurité de la population. Il y a quelques années, des gens s'étaient offusqués lorsqu'un hôpital montréalais avait osé poser une affiche trilingue dans une salle d'attente. On ne devrait jamais s'offusquer de la présence d'un message lié à la santé dans quelque langue que ce soit. Imaginez simplement que vous arriviez dans un hôpital à l'étranger et que certaines informations vous soient offertes dans votre langue. Vous seriez immédiatement rassuré. C'est aussi pourquoi il est inacceptable que le gouvernement fédéral ait suspendu, en début de pandémie, l'obligation d'étiquetage bilingue de certains produits sanitaires. L'unilinguisme pose un problème en ce qui a trait à la protection du public. Le président de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec, Donald Barabé, s'est d'ailleurs adressé deux fois plutôt qu'une au premier ministre Trudeau à ce sujet. Il lui a notamment indiqué que le Canada est une référence mondiale en matière de traduction. Les langagiers au pays sont d'ailleurs en mesure de produire des traductions de qualité dans plusieurs langues en quelques jours, voire quelques aussi qu'à quelques clics d'une relation d'affaires durable. Cette relance doit se faire parmi et entre toutes les régions. Et la prospérité inclusive qui en découlera nous rendra encore plus compétitifs et attrayants sur les marchés internationaux. Nous devons le faire en mémoire de ceux qui nous ont précédés, mais également pour ceux qui nous suivront. KARL BLACKBURN, CONSEIL DU PATRONAT DU QUÉBEC (CPQ) heures. On l'ignore trop souvent. Les langues comptent. Partout au pays, la Santé publique l'a compris en traduisant dans des dizaines de langues. Il est peutêtre temps de cesser de penser en termes de bilinguisme anglais-français au Canada et de se pencher sur les bienfaits du multilinguisme. Il est certainement temps de se pencher sur le respect et la sauvegarde de nos langues autochtones. Parce que la discrimination en raison de la langue, ce qui inclut le refus de traduire, est bien présente au Canada, que ce soit envers les minorités de langue officielle, les locuteurs de langues autochtones ou de langues signées, ou les gens issus de l'immigration. Cette discrimination n'est pas plus acceptable que celle liée à l'orientation sexuelle ou à la couleur de la peau. Prenons note de ce bon coup de la Santé publique en matière de multilinguisme. MARC POMERLEAU, UNIVERSITÉ TÉLUQ L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 122 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HIJ 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Chloé Machillot Actualité  : Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Jeudi 16 juillet 2020 CIPUTP'Le MBAM accusé de laxisme (riss Le climat de travail toxique au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) n'est pas seulement attribuable à l'ancienne directrice générale Nathalie Bondit, soutiennent d'anciens employés de l'institution. BENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journenetro.com Selon des témoignages recueillis par Métro, plusieurs gestionnaires sont à blâmer, notamment dans le traitement des plaintes par le département des ressources humaines. Une ancienne employée a raconté avoir déposé trois plaintes pour « comportements inappropriés » contre sa supérieure immédiate en l'espace de six mois sans obtenir de résultats. Elle a finalement démissionné un peu plus d'un an après son entrée en poste. « J'ai essayé de tenir le coup quelques semaines de plus, mais j'ai décidé que ma santé mentale était plus importante », a-t-elle dit. Sans résultat Une autre ancienne travailleuse a confié avoir porté plainte contre une collègue de travail « toxique », également sans effet. « J'étais en larmes lors de la rencontre avec les ressources humaines. C'était difficile de parler de mes problèmes, j'avais peur que ça ait des répercussions sur ma position dans l'organisation. On m'a écouté et pris des notes, en disant qu'ils allaient voir ce qu'ils pouvaient faire », dit-elle. Trois semaines plus tard, elle n'avait pas encore obtenu de réponse. « J'ai fait un suivi et j'ai reçu un courriel me disant que ma demande était toujours en traitement, relate la jeune femme. Je ne sentais pas qu'il y avait de solutions qui s'en venaient de leur côté. 121i Le Musée des beaux-arts de Montréal/JOSIE DESMARAWMÉTRO J'avais l'impression qu'on laissait tramer le dossier. Je n'ai pas reçu d'encouragement ou de soutien. J'aurais pu être transférée dans un autre département, mais on ne m'a rien proposé. » Elle a aussi démissionné pour « préserver pal santé mentale ». Appelée à réagir à ces affirmations, la direction du Musée nous a plutôt dirigés vers le syndicat des employés du MBAM. « Notre démarche continue d'être une démarche de relations de travail, dans laquelle nous interpellons l'institution afm qu'elle soit saisie des signalements qui nous sont rapportés et que le sérieux nécessaire y soit accordé. Nous avons déposé un grief auprès des représentants de l'employeur — dans le cadre du comité de relations de travail et tel que le stipule notre convention collective — pour réclamer que l'employeur agisse afin de garantir un milieu de travail sain et exempt de harcèlement », a écrit Marie-Claude Sala, présidente du syndicat, dans une déclaration envoyée à Métro. La présidente précise que de nombreux employés « avaient peur de porter plainte par peur de représailles, de ne pas pouvoir travailler ailleurs ou ont tout simplement quitté le musée ». « Le temps passait et j'étais de plus en plus misérable au travail. Peut-être qu'à la longue il y aurait eu des développements, mais je n'avais pas le luxe d'attendre. » Une ancienne employée du Musée des beaux-arts de Montréal Portrait nuancé Selon un troisième ancien employé, qui dit avoir quitté le musée en bons termes, le département des ressources humaines doit porter une partie du blâme pour le climat de travail difficile à l'intérieur des murs de l'institution. « Ce qui est triste, c'est qu'on a un musée polarisé parce qu'on a des employés qui considèrent qu'ils n'ont pas été écoutés. Ce ne serait pas le cas si les ressources humaines avaient fait leur job pour transmettre à l'ensemble des employés du musée les bonnes informations et les bons processus à suivre. » Selon lui, le problème dépassait la seule gestion de l'ancienne directrice générale. « Nathalie Bondi', c'est une personne que je respecte énormément. Ce n'est pas facile de travailler avec elle parce que c'est une personne exigeante, qui amène tout le monde à se dépasser au quotidien. Cette exigence commence à 4h du matin et se termine à minuit le soir, Prix Polaris 2020  : deux sélections notables Les plus récents albums du beatmaker Kaytranada et de la rappeuse Backxwash se sont taillé une place dans la courte liste du prix Polaris 2020. MÉTRO parce que Nathalie est infatigable. Mais c'est une leader qui a une vision et un grand humanisme », plaide-t-il. « Par contre, est-ce qu'on pouvait lui demander de gérer à la fois la vision du musée, une équipe de 400 personnes et, en plus, faire en sorte que les ressources humaines soient bien administrées ? C'est une responsabilité qu'on ne remettrait pas à une personne, c'est impossible », conclut-il. Rappel des faits Nathalie Bondil a été congédiée lundi dernier par le conseil d'administration du MBAM, qui lui attribue la responsabilité d'un « climat de travail malsain » et le départ de plusieurs employés qui auraient victimes de harcèlement psychologique. De son côté, Mme Bondil explique son congédiement par sa contestation du « processus irrégulier » qui a mené à la nomination de Mary- Dailey Desmarais — membre de la famille Desmarais, important donateur du musée — au poste de directrice de la conservation. —dee L'oeuvre a été organisée par la fondation Dynastie et Never Was Average. i ! duo Black Lives Matter. Une fresque géante à Montréal À l'instar de grandes villes américaines comme New York, Los Angeles et Washington, Montréal a désormais une fresque de rue immortalisant un message crucial  : « La vie des Noir.e.s compte », pendant francophone du célèbre slogan « Black Lives Matter ». À l'initiative de la Fondation Dynastie — qui organise chaque année le Gala Dynastie récompensant les artisans des communautés noires — des artistes visuels montréalais et des organismes communautaires ont peint en grandes lettres blanches le message « La vie des Noir.e.s compte ». Le mot « compte » a été tracé aux couleurs de l'arcen-ciel en clin d'oeil à deux symboles  : - celui de la communauté LGBTQ+, question de rappeler 1'intersectionnalité des luttes pour la justice ; - et celui de la pandémie de COVID-19  : Ça va bien aller. Formation à l'emploi GRATUITE GROUPE OR ENTATION EMPLOI RECHERCHE D'EMPLOI ADAPTÉE aux immigrant(e)s et aux nouveaux arrivants Structurer sa démarche d'intégration professionnelle. SI Connaître les stratégies et les outils utilisés pour trouver un emploi au Québec. Découvrir les particularités du marché du travail québécois. Avec la parlicipation financière de  : Quebec INSCRIVEZ-VOUS DÈS AUJOURD'HUI AU WWW.GROUPEOFUENTATIONEMPLOLCOM Contactez Murielle 514 593-7809m.lesvalleesegroupeorientationemploi.com 7 « Cette oeuvre se veut un espace de conversations positives et un rappel durable du message de justice sociale qui est au coeur de ce mouvement. » Carla Beauvais, chroniqueuse Fresque militante Cette oeuvre géante s'étend sur une centaine de mètres sur la rue Sainte-Catherine à l'entrée du Village, entre les rues Saint- André et Saint-Hubert. Elle vise à soutenir les communautés noires et leurs revendications dans la foulée du meurtre de George Floyd aux États-Unis. « Au-delà du symbole, nous espérons que ce projet suscite une réelle prise de conscience et fasse émerger un vrai changement de société dans la lutte contre le racisme systémique », a déclaré Marhilan Lopez de l'organisme Black Lives Matter Montréal. MARIE-LISE ROUSSEAU.



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