Métro Montréal n°2020-07-10 vendredi
Métro Montréal n°2020-07-10 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-10 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : de nouvelles restrictions pour les bars.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr HARCÈLEMENT Maripier Morin prend une pause Éclaboussée par des allégations d'agression formulées par la chanteuse Safia Nolin, l'animatrice et comédienne Maripier Morin a annoncé hier qu'elle prenait « une pause de l'ensemble de [ses] activités professionnelles, et ce, dès maintenant. » Dans un message envoyé aux médias, la femme de 34 ans a dit qu'elle souhaitait « consacrer cette période pour [s]'occuper de Na santé physique et mentale ». Dans une série de messages publiés sur Instagram, Safia Nolin a raconté avoir été harcelée sexuellement par l'animatrice Maripier Morin dans un bar en 2018. Elle lui a fait des avances allant jusqu'à la mordre à la cuisse. Maripier Morin a présenté ses excuses à Safia Nolin sur les réseaux sociaux mercredi soir. « Je ne cherche pas à excuser mes gestes et mes paroles, je cherche plutôt à comprendre et surtout, à trouver l'aide dont j'ai besoin. J'entame donc une thérapie avec des professionnels de la santé qui sauront m'aider », a-t-elle dit rerRo journalmetro.com Week-end 10-13 juillet 2020 WEEK-END 8 Dare to Care dans la tourmente Mile La prestigieuse maison de disques Dare to Care est fortement ébranlée par les accusations d'inconduite formulées à l'endroit de Bernard Adamus. Son président Éli Bissonnette a quitté temporairement ses fonctions, hier, tandis que des artistes et des employés se sont publiquement dissociés de sa direction. ZBENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com Le président et directeur artistique de la maison de disque indépendante (à laquelle sont notamment associé Émile Bilodeau, Fred Fortin ou Coeur de Pirate) était pointé du doigt pour avoir fermé les yeux sur les agissements d'Adamus. Adamus a reconnu la veille avoir eu des comportements inappropriés. Éli Bissonnette a avoué qu'il n'avait pas agi assez tôt concernant les comportements reprochés à Bernard Adamus. « Je reconnais qu'en n'agissant pas, j'ai été complice de tout un système qui maintient les victimes dans le silence », a-t-il écrit dans un message qui a été retiré de Facebook depuis. « Est-ce que j'étais au courant Jeux4:3 Les soeurs Mélanie et Stéphanie Boulay i PABLO ORTIZ/ARCHIVES MÉTRO des rumeurs le concernant ? Oui. Est-ce que j'ai déjà essayé de creuser pour comprendre à quoi on faisait face ? Oui, mais pas assez. Est-ce que je savais tout ? Non. [...] Est-ce que j'ai pris la décision de continuer à travailler avec Bernard Adamus ? Oui. Est-ce que c'était une erreur ? Oui. Je la dénonce et l'assume », a-t-il ajouté. Il a aussi admis avoir luimême eu des comportements répréhensibles. « Mon rôle de président au sein d'une maison de disques établie m'offre un passe-droit insidieux et malsain  : je représente une figure d'autorité. Je réalise maintenant à quel point, vu mon statut, certains de mes agissements, remarques, relations n'étaient pas forcément d'égal à égal », a-t-il écrit. La référence en matière de jeux vidéo et jeux de société « On aurait pu faire plus. On ne l'a pas fait. C'était hypocrite et inconséquent. » Mélanie et Stéphanie Boulay « Je n'ai jamais volontairement utilisé ce privilège et je n'ai jamais voulu rendre qui que ce soit inconfortable, mais suite à ma réflexion de la dernière année, je ne peux nier que ça s'est produit », a-til ajouté. Les employés se dissocient Les employés de la maison de disques se sont également dissociés officiellement de leur patron. « Nous nous dissocions de ces gestes, car ce sont ces individus qui les ont commis, mais nous ne pouvons pas laver la partie du blâme qui Articles Gu ides Vidéos Podcasts nous est dû », peut-on lire dans un message rédigé au nom des 25 employés de la boîte. « A travers notre expérience professionnelle chez DTC, nous avons endossé et normalisé trop souvent et à tort des comportements déplacés. Nous n'avons pas été en mesure de créer un espace sécuritaire pour que les voix soient entendues et nous avons manqué d'écoute à plusieurs reprises. Nous en sommes sincèrement désolés. » La missive indique qu'Éli Bissonnette, seul actionnaire de l'entreprise, n'est plus présent au sein du comité de direction et ne prend plus part à aucune décision. Les employés indiquent envisager la voie de la méditation pour modifier la structure de l'entreprise et assurer la poursuite de ses activités. Rejoint par Métro, des employés de Dare to Care n'ont pas voulu commenter davantage la situation. Les soeurs Boulay Les soeurs Boulay, deux des artistes les plus en vue du label, ont également annoncé hier qu'elles quittaient la maison de disques. Mélanie et Stéphanie Boulay ont expliqué dans un message publié sur Instagram qu'elles quittaient « dès maintenant l'équipe de gérance », de laquelle faisait autrefois fois partie Adamus. « Sachez qu'on prend l'entière part du blâme qui nous revient et qu'on ne se cachera pas  : on était au courant de certaines allégations inacceptables. Avait-on eu accès à toute l'information ? Non. Mais a-t-on fait l'autruche par peur d'y perdre des plumes ? Oui », ont-elles rédigé. Le duo précise qu'il avait déjà décidé de ne pas renouveler son contrat avec la maison de disques. Sur les médias sociaux, Béatrice Martin, alias Coeur de Pirate, a également fait part de son malaise face à cette situation exceptionnelle. « Mon travail, mes efforts, ma réussite ne devrait pas servir à nourrir le mal, les secrets, les abus de pouvoir, les artistes qui n'ont franchement pas d'affaire là », a-t-elle écrit.
Hamilton On comprend enfin l'engouement qu'a suscité cette comédie musicale de Lin-Manuel Miranda maintenant qu'elle est immortalisée en vidéo. Cette relecture historique de la fondation des États-Unis, de la Guerre d'indépendance à la formation de ses premiers gouvernements, est audacieuse, rythmée, éclairante, amusante, captivante. Bref, elle est franchement impressionnante. Tout y est impeccable, notamment le récit, axé autour du parcours hors du commun d'un des pères fondateurs du pays, Alexander Hamilton (Miranda), la trame sonore grandiose et hyper entraînante aux influences hip-hop et R&B ainsi que l'interprétation de haute voltige par l'ensemble de la distribution, dont Daveed Diggs, particulièrement brillant dans le rôle de Thomas Jefferson. Mais la grande force de cette oeuvre récompensée de 11 prix Tony et d'un Pulitzer est le pont qu'elle crée entre le passé et le présent en touchant à des thèmes comme la justice, l'immigration et l'espoir d'un monde meilleur.rdARIE-11513 ROUSSEAU La captation vidéo de Hamilton, mettant notamment en vedette Lin-Manuel Miranda et Leslie Odom lr., est réalisée par Thomas Kail et offerte sur Disney+./DISNEY, Central Park Pour rester dans le registre de la comédie musicale (même si celle-ci est d'un tout autre registre), on recommande aussi cette très chouette série animée qui compte d'ailleurs deux stars de Hamilton  : Leslie Odom Jr. et Daveed Diggs. Elle met en scène la famille Tillerman-Hunter, qui vit en plein coeur du poumon de New York. Alors qu'elle cherche à le protéger — le père est directeur du parc —, une riche femme d'affaires souhaite le transformer en un lucratif projet immobilier. D'apparence légère et niaiseuse (merci aux blagues de sharts), la série traite avec grande originalité d'inégalités, d'embourgeoisement et d'urbanisme. SurAppleTV+ MARIE-USE ROUSSEAU " Paris au temps du postimpressionisme Présentée par le Musée des beaux-arts de Montréal, l'exposition rassemble des oeuvres d'artistes ayant évolué dans le Paris de la Belle Époque, dont Signac et Toulouse-Lautrec. Et quelle surprise d'y découvrir l'artiste Odilon Redon ! Le temps d'un tour de salle, les yeux du visiteur se détournent des tons pastel pour se noyer dans les textures sombres d'un monde surnaturel et sinistre. Bercé par des musiques d'artistes tels que Debussy, c'est avec délice qu'on plonge dans un univers à la fois festif et mystérieux. Jusqu'au 15 novembre mmursEDERAÎCHE Cette semaine, on craque pour... Unfollow the Rules de Rufus Wainwright Après des détours par l'opéra et la comédie musicale, le bon Rufus est de retour avec un premier album solo en huit ans. Le Montréalais a exprimé en entrevue sa volonté de revenir à des chansons plus simples, plus efficaces, même si les grands arrangements ne sont jamais loin. Les très « beatlesques » Trouble In Paradise et Damsel in Distress prouvent qu'il a réussi son pari de présenter un album à la fois accessible et personnel. IZMIT VALOIS-NADEAU 6 Disclosure Comment les personnes transgenres sont-elles perçues à travers les écrans hollywoodiens ? Sam Feder y répond dans son documentaire — qu'il faut absolument voir — de manière magistrale et minutieuse en donnant la parole à des personnalités comme Laverne Cox, Lily Wachowski ou encore Candis Cayne. De Psychose d'Hitchcock au Silence des agneaux en passant par CSI, le constat est sans appel  : l'industrie cinéma américaine produit des tas de clichés erronés qui façonnent et manipulent insidieusement notre vision du transgenre. On n'a jamais fini de s'éduquer ! Sur Netilix AmÉlm num Women in Music Pt. III de Haim Le troisième disque de Haim, ces trois soeurs dans le vent, nous emmène sur la côte ouest des États- Unis, là où le soleil brille sur les vies. Les musiques de Women in Music Pt. III possèdent ce petit je-nesais-quoi, quelque chose entre le R&B, la popifollc des années 1990 (3 AM, Leaning On You) et les riffs de guitare des Strokes (Up From A Dream), chacune saupoudrée de belles mélodies californiennes. On aime par-dessus tout Los Angeles et Summer Girl qui nous font rêver d'ailleurs. AMÉLIE REVERS WEEK-END 9 Les Siffleurs Qui a dit que le cinéma roumain offrait seulement des drames déprimants ? « Pourtant on a une belle tradition dans l'absurde, le comique », assure le cinéaste Corneliu Porumboiu, rencontré au Festival international du film Toronto de 2019. Ce film noir produit par Maren Ade (Toni Erdmann) le prouve allégrement, mélangeant avec jouissance polar, western et romance au détour d'une intrigue joyeusement tordue qui plaira aux amateurs de Quentin Tarantino. Pour la réouverture des salles de cinéma, il n'y a probablement rien de mieux que ce récit sur des gens qui inventent littéralement un nouveau langage sifflé. Au cinéma du Parc MARTIN GIGNAC ET ON SE DÉSOLE POUR La mort d'Ennio Morricone On le croyait immortel, mais le temps l'a finalement rattrapé. Le compositeur émérite Ennio Morricone est mort lundi à 91 ans.ll laisse derrière lui des dizaines de trames sonores épiques et plusieurs vers d'oreille. Outre son travail sur les westerns spaghetti de Sergio Leone qui ont fait sa renommée, il vaut la peine de s'attarder sur ses réalisations un peu moins connues, comme la musique des films Mission ou Cinema Paradiso. Des airs magnifiques, qui eux, sont immortels. BENOIT VALCUS-NADEAU



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