Métro Montréal n°2020-07-08 mercredi
Métro Montréal n°2020-07-08 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-07-08 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : le couvre-visage pour tous ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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rrât journalmetro.com métr Mercredi 8 juillet 2020 OPINION. UN PEUPLE ET SES ANIMAUX CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue Chaque année, fin juin ou presque, mes yeux sursautent, invariablement, à la lecture d'un message particulier sur les réseaux sociaux  : celui qui enjoint le citoyen à ne pas abandonner derrière lui, pour cause déménagement, son animal de compagnie. Probablement pour frapper davantage l'imaginaire, des mèmes impliquant tantôt Boule et Bill, tantôt Tintin et Milou. Chaque année, donc, la même exclamation revient systématiquement  : mais tressé ça Qui ? Qui agit ainsi ? Qui peut bien laisser à l'abandon ce membre de la famille, cette bête autant loyale que vulnérable, indicible TRIBUNE LIBRE Bravo Kim St-Pierre ! Première gardienne de but professionnelle à entrer au Temple de la renommée du hockey. Tout un exploit ! Et, pour voir plus de femmes entrer dans ce temple, il suffirait que les joueurs professionnels consentent à remettre 1% de leur salaire aux ligues de hockey professionnelles féminines. Un tout petit 1%, un sou par dollar ! Ne me dites pas que ces million- métr Ils geste de lâcheté ? Appel auprès de l'ami Alain Roy, sommité en matière de droits des animaux. — Alain, comment t'explique cette bêtise sans nom ? — Triste symptôme d'une société qui voit l'animal comme un simple bien de consommation qu'on sacrera aux poubelles dès lors qu'il ne cadrera plus avec nos nouveaux plans ou qu'il pourrait salir ou grafigner nouveau divan. Alors que aménager ses plans futurs en fonction de l'animal, on fait le contraire. Il faut être vraiment d'une cruauté sans nom pour laisser derrière soit un être sensible qui dépend entièrement des soins qu'on lui donne. II » Moi qui a deux jeunes labradors, chaque départ pour un séjour à l'étranger, bref ou long, m'arrache le coeur. Même si je les sais en parfaite sécurité avec leur gardien.ne temporaire, reste que leur regard du type « où t'en vas-tu encore, espèce d'enfoiré ? » me vire à l'envers. Particulièrement la dernière fois où Che, mon plus jeune, s'est mis en travers de la porte, agrippant ses grosses pattes à mes épaules, dans l'espoir de me faire déposer mon bagage et, ultimement, annuler mon départ. Juste à y repenser, des frissons. Dépourvu de sentiments, le chien ? Th déconnes, et solide. Alors qui est le bougre-psychopathe-de-sanscoeur pouvant procéder à une telle machination ? Faites-nous découvrir vos talents !.irdiniers, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori.. Faites-nous parvenir vos photos de vos fleurs/jardins à opinions@journalmetro.com. rent° Il faut être vraiment d'une cruauté sans nom pour laisser derrière soit un être sensible qui dépend entièrement des soins qu'on lui donne. Afin d'en savoir un brin plus longuement, j'ai pris contact avec Amélie Martel, directrice du bien-être animal à la SPCA de Montréal. Celleci se veut, en plus précis, en charge de l'ensemble des animaux destinés au refuge de l'organisme, lesquels y seront nourris, nettoyés, entraînés et qui, avec un peu de chance, se retrouveront ultérieurement en foyer d'accueil ou d'adoption. Un job noble, comme il s'en fait peu. Surtout en ces temps de COVID, venue par définition embêter l'ensemble des opérations d'une Société pourtant si névralgique. Malgré une limitation afférente à la pandémie, donc, 392 chiens et 1 580 chats, auxquels s'ajoutent une multitude d'autres petits animaux de compagnie, ont passé les portes de son refuge et ce, entre janvier et juin 2020. Ces chiffres sont, tenez-vous bien, majestueusement plus bas que ceux enregistrés en temps normal. C'est dire. Mais qu'est-ce qui peut bien, outre un état de psychopathie incurable, le fait de laisser son animal derrière lui ou elle ? La directrice fait preuve de nuances  : « Les abandons, on en voit de toute les sortes. En cette période de l'année, ça va de la personne qui a laissé ses animaux derrière dans un appartement à moitié vidé à la personne super bien intentionnée qui est déchirée de laisser son animal à un refuge faute d'avoir trouvé un logement qui les accepte, car honnêtement, ce n'est pas évident. Je l'ai vécu moi-même avec mon chien On a reçu une centaine d'appel depuis le lerjuin pour des situations similaires à celle que j'ai vécue. » Et encore  : « On a aussi les abandons qui nous crèvent directement le coeur. Les animaux laissés pour compte à l'extérieur ou dans des unités d'habitation. Même si c'est une minorité, elle est frappante. [...] C'est à nous de porter le lourd fardeau de mettre fin à leurs souffrances psychologiques ou physiques alors que c'est un problème beaucoup plus grand, un problème de société. Encore la semaine dernière, un chien d'éleveur, abandonné au refuge à un an après avoir vécu l'enfer pendant les 12 derniers mois de sa vie. » Problème de société, donc. Dixit Ghandi  : « On reconnaît la valeur d'un peuple à la façon de traiter ses animaux. » Matière à réflexion. naires ne pourraient pas faire ce La prévention en milieu de travail Pendant la pandémie, ces méca- tables. On notait pour la même année sacrifice pour la santé et, surtout, sera efficace seulement si les travail- nismes ont été mis à l'oeuvre et un une hausse de 18% des maladies l'équité de notre sport national. leurs sont impliqués directement sur travail colossal a été effectué grâce à professionnelles et de 6,4% des acci- LDIE maux, moirrnÉAL Les travailleurs au coeur de la prévention le terrain. la collaboration des employeurs et des dents de travail, par rapport à l'année Québec doit achever le travail travailleurs syndiqués. Les change- précédente. On doit faire mieux ! commencé dans les années 1970 et ments apportés ont été d'autant plus Le ministre du Travail promet étendre à TOUS les milieux de travail efficaces qu'ils étaient définis avec les depuis plus d'un an une réforme de les mécanismes de prévention qui pré- représentants des travailleurs. la Loi sur la santé et la sécurité du voient la participation des travailleurs. Mais voilà, seulement 11,6% des travail, laissant entendre qu'on y amé- Ceux-ci sont les mieux placés pour la travailleurs sont couverts par ces liorerait la prévention. Cette réforme mise en place des pratiques sécuri- mécanismes, selon le rapport du Vérifi- a malheureusement été reportée à taires et, dans le contexte actuel, pour cateur général pour l'année 2019-2020, plusieurs reprises. prévenir une deuxième vague. qui déplorait une « iniquité marquée Pour notre santé à tous, le gou- Le Syndicat des Métallos représente entre les travailleurs quant à la prise versement doit rendre obligatoires On apprenait cette semaine que le 60 000 travailleurs et travailleuses en charge de la prévention en santé et des mécanismes de prévention qui nombre de plaintes à la CNESST a ex- au Québec dans plus de 600 milieux sécurité dans leur milieu de travail ». impliquent la participation des travailplosé pendant la pandémie. Plusieurs de travail. Dans plusieurs secteurs de Chez les Métallos, on a remarqué leurs dans TOUS les milieux de travail. travailleurs et travailleuses se sont l'industrie lourde où nous sommes pendant la pandémie à quel point Cette réforme-là ne peut tournés vers la CNESST pour rendre présents, des mécanismes de préven- l'écart est grand entre les secteurs dits plus attendre ! leurs milieux de travail sécuritaires, tion impliquant les travailleurs sont en « prioritaires » et les autres. Les choses avec des résultats souvent mitigés place, tel que prescrit par la Loi sur la tournent beaucoup plus rondement DOSUNIC LE MIEUX, DIRECTEUR puisque l'organisme a été débordé. santé et la sécurité du travail. dans les secteurs où s'appliquent les QUÉBÉCOIS DU SYNDICAT DES MÉTALLOS La prévention en milieu de travail Deux de ces mécanismes sont le mécanismes de prévention et, par fonctionne à deux vitesses au Québec.comité de santé et sécurité pari- conséquent, où les travailleurs sont Il y a les travailleurs visés par les taire composé de représentants de impliqués. mécanismes de prévention de la Loi l'employeur et des travailleurs et un Selon les dernières statistiques sur la santé et la sécurité du travail et.. il y représentant à la prévention qui inter- disponibles, 226 personnes sont a les autres ! Ce fossé se révèle encore vient auprès des travailleurs décédées en 2018 des suites du travail. plus avec la crise de la COVID-19. et de l'employeur. Plusieurs de ces décès étaient évi- L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions @journalmetro.com Volume  : 117 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066 Téléc.  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services/Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Actualité  : Chloé Machillot et Elena Broch Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publiciteejournalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
métr journalmetro.com Mercredi 8 juillet 2020 C1MTP" Ne pas lâcher le morceau Cinéma. Premier film québécois à prendre l'affiche à la réouverture des cinémas, Target Number One (Suspect numéro un en version française) est une leçon de persévérance à tout point de vue. BENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com Inspiré de l'histoire vraie d'Alain Olivier, Québécois incarcéré en Thaïlande à la suite d'une enquête bâclée de la GRC, ce drame aux accents de thriller met en vedette Antoine Olivier Pilon et Josh Hartnett (oui, oui LE Josh Hartnett de PearlHarbor et Black Hawk Down). Le réalisateur et scénariste Daniel Roby y travaillait depuis... 2007. En cours de route, le projet a connu une vie mouvementée, changeant entre autres de distributeur et de nom (le film s'intitulait auparavant Gut Instinct). Les autres projets du cinéaste (Funkytown et Louis Cyr, notamment) se sont également mis dans le chemin, retardant davantage la production. « Il ne fallait tout simplement pas lâcher le morceau », dit en riant le réalisateur de Dans la brume et La peau blanche. Dernier obstacle en lice, et non le moindre  : la CO- VID-19, qui a repoussé la date d'entrée en salles du film, prévue en avril, et menace toujours sa sortie aux États-Unis. « Je prends ça avec un grain de sel, ce sont des choses qu'on ne contrôle pas. Il faut revoir ses priorités dans des moments comme ça. Le film est important pour moi et pour un paquet de monde qui a travaillé dessus, mais je n'allais pas le mettre dans le chemin d'une pandémie mondiale », ajoute-t-il. Target Number One, qui met en vedette Antoine Olivier Pilon et Josh Hartnett, prendra l'affiche vendredi./LAURENT GUÉRIN/LES FILMS SÉVILLE « Sans le journalisme d'enquête, on aurait réussi à balayer sous le tapis la vie d'un citoyen canadien sans que personne ne s'en rende compte. » Daniel Roby, réalisateur de Target Number One Une histoire importante Aussi frustrants soient-ils, ces aléas sont en effet bien peu de choses si on les compare au calvaire qu'a vécu Alain Olivier, qui sert d'inspiration au personnage d'Antoine Olivier Pilon. Renommé Daniel Léger à l'écran, cet ancien toxicomane a écopé d'une sentence de 100 ans de prison en Thaïlande après s'être retrouvé au coeur d'une histoire de trafic de drogues monté de toutes pièces par des policiers à la recherche d'un suspect idéal pour boucler leur enquête. Il aura fallu un travail d'enquête de longue haleine de la part du journaliste du Globe and Mail Victor Malarek (Hartnett) pour qu'il puisse finalement rentrer au pays. Entre temps, il avait passé huit ans dans une geôle sordide et sa mère était décédée sans qu'il puisse la revoir. « C'est important de racon- ter cette histoire parce que c'est un abus de pouvoir qui s'est produit dans le but de protéger les réputations de gens employés par le gouvernement », résume Daniel Roby. « On s'imagine souvent que les abus de pouvoir se font ailleurs, dans des pays corrompus. Mais ça peut se faire aussi au Canada. Le système est construit de telle façon qu'il peut se glisser des erreurs qui mettent dans la balance la vie d'un citoyen canadien pour sauver la réputation d'un groupe. Tous les mécanismes étaient là pour le permettre », dit-il. Questions de points de vue Target Number One a l'originalité de présenter les dessous de l'affaire selon trois points de vue. Ainsi, on passe successivement de celui de Léger, qu'on suit de la Colombie- Britannique à la Thaïlande, à celui de Malarek, qui met en Le FNC passe en mode hybride Le 49'Festival du nouveau cinéma (FNC) de Montréal aura lieu dans une version hybride qui présentera à la fois des films en salles et en ligne, ont annoncé ses organisateurs, hier. MÉTRO jeu sa carrière et sa vie familiale, puis à celui des policiers impliqués. Menée par l'excellent Stephen McHattie, qu'on a vu dans Maurice Richard, la troupe d'enquêteurs s'accroche à opération cousue de fil blanc pour sauver la face. « Dès le début, je n'avais pas le goût de traiter les enquêteurs comme des antagonistes ou les méchants de l'histoire », explique Daniel Roby, qui signe ici son cinquième long métrage. « Je trouvais important de regarder la mécanique qui a mené à une opération catastrophique comme celle-là. J'avais le goût de décortiquer ça et d'observer comment une telle chose peut se produire dans notre système judiciaire. « C'est quand même catastrophique à la fin de la journée quand on y pense  : un agent de police est décédé, un citoyen canadien s'est retrouvé avec une sentence de 100 ans de prison en Thaïlande et un million de dollars de nos taxes ont été dépensés pour une opération qui n'aurait jamais dû exister », résume-t-il. C'est comme ça ue *e t'aime est accessible sur l'Extra d'ICI Tou.tv./RADIO-CANADA Prix Gémeaux. Quinze nominations pour C'est comme ça que je t'aime Avant même d'avoir pris l'affiche à la télévision conventionnelle, la série C'est comme ça que je t'aime domine les nominations en vue du 35e gala des prix Gémeaux. L'émission de fiction créée par François Létourneau et diffusée le printemps dernier sur ICI Tou.tv Extra a obtenu un total de 15 nominations, dont Meilleure série dramatique, Meilleur texte et Meilleur réalisation. Marylin Castonguay, qui s'est fait remarquer pour son rôle mémorable d'Huguette Delisle, est aussi nommée dans la catégorie du Meilleur premier rôle féminin  : série dramatique. Sophie Desmarais et René- Richard Cyr sont également en lice dans des rôles de soutien. La série campée à Saint- Foy dans les années 1970 sera présentée sur les ondes d'ICI Télé l'automne prochain. En 10 épisodes, elle raconte avec un ton humoristique l'entrée dans le monde interlope de deux couples au bord de l'éclatement, avec en toile de fond la montée du féminisme, du syndicalisme, mais aussi de l'affirmation nationale au Québec. François Létourneau, Patrice Robitaille, Karine Gonthier-Hyndman, Marilyn Castonguay, Sophie Desmarais et Rémi-Pierre Paquin, notamment, font partie du casting de cette comédie noire. 11 7 La populaire émission District 31 est nommée dans ii catégories. L'an dernier, la quotidienne avait dominé les prix Gémeaux avec huit prix. Les autres nominations Fragile, aussi disponible sur ICI Tou.tv Extra, vient en deuxième place avec un grand total de 13 nominations. Grand gagnant du dernier gala, District 31 suit avec 11 citations, le même nombre que La faille, Léo et le Bye-bye 2019. Parmi les autres productions qui récoltent le plus de nominations, on retrouve notamment la série jeunesse Nomades, citée huit fois, De garde 24/7 (7), L'âge adulte (7), Toute la vie (7) et Pour toujours, plus un jour (7). Le gala des prix Gémeaux 2020 sera présenté le dimanche 20 septembre prochain sur ICI Télé. Véronique Cloutier, qui a dévoilé les nommés hier après-midi lors d'une diffusions sur Facebook, sera de retour à l'animation. L'humoriste Arnaud Soly sera chargé de l'Avant-gala en après-midi. Pour l'instant, la formule du gala n'a pas encore été dévoilée. RENOIT VALOIS-NADEAU



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