Métro Montréal n°2020-06-30 mardi
Métro Montréal n°2020-06-30 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-30 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : le port du masque bientôt obligatoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journaimetro.com Mardi 30 juin 2020 6 OPINIONS Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. MÉTRO métre TRIBUNE LIBRE Le Canada a de plus en plus faim L'agence StatCan a confirmé ce que la plupart d'entre nous savaient déjà  : le Canada a de plus en plus faim. Bon déménagement McLivraison0 2020, McDonald's Selon une enquête menée par l'agence fédérale en mai, près d'un Canadien sur sept (14,6%) a indiqué vivre dans un ménage qui a connu l'insécurité alimentaire au cours du dernier mois. En 2017-2018, c'était 10,5%. Cela signifie que depuis deux ans, près de 512 000 ménages de plus au Canada vivent dans l'insécurité alimentaire. Cela représente plus que le nombre de familles dans la ville d'Ottawa. Les résultats de Statistique Canada concordent avec ceux d'une autre enquête menée récemment par le Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l'Université Dalhousie, qui indiquait que 61% des Canadiens estimaient avoir suffisamment de nourriture et ne considéraient pas l'accès à la nourriture comme un problème. La nourriture abordable, un défi L'an dernier, ce même sentiment atteignait 72,6% des sondés. Dans cet ordre d'idées, l'Alberta a connu la plus forte baisse entre les deux périodes, avec 21,2%. Le Québec se situe à peu près dans la moyenne, avec une baisse de 13%. Depuis à peine un an, plus de 4,1 millions de Canadiens considèrent maintenant qu'accéder à une nourriture abordable représente un défi. Ce sont des chiffres ahurissants. Et fort probablement que la situation empirera une fois que cette foutue pandémie se terminera. La plupart des sondages continueront probablement de faire état d'un paysage canadien avec une sécurité alimentaire en évolution. L'automne nous donnera probablement une meilleure idée du nombre de ménages canadiens qui se sentiront en situation d'insécurité alimentaire pendant un certain temps. L'hyper sentiment de sécurité alimentaire s'explique en grande partie par le fait que plusieurs ont perdu leur emploi et font face à un avenir débordant d'incertitude. Audelà de huit millions de Canadiens ont demandé la prestation canadienne d'urgence, et ce programme prendra fin à terme. Jusqu'à présent, plus de 52 milliards de dollars ont été versés aux Canadiens. Cette somme surpasse le budget consacré aux services de santé du Québec. Les prix des aliments risquent d'aggraver la situation. Le taux d'inflation alimentaire actuel se situe à 3,4% et pourrait atteindre 4% d'ici la fin de l'année. L'inflation alimentaire devrait dépasser son point idéal, qui se situe généralement entre 1,5% et 2,5%. Les coûts de production, de transformation et de distribution augmentent et se combinent aux autres facteurs pour faire grimper les coûts, tels que la distanciation physique, le roulement du personnel, la formation, les équipes en double, l'utilisation d'équipements de protection individuelle, les modifications d'équipement et l'augmentation de l'automatisation. Pour acheminer des produits alimentaires sur le marché, les entreprises de la chaîne d'approvisionnement devront facturer davantage, point final. Les épiciers hésitent peutêtre à répercuter ces coûts sur les consommateurs, mais ils devront s'y résigner. On suppose généralement que les entreprises de la chaîne alimentaire sont confrontées à la distribution commune des chocs idiosyncratiques. En d'autres termes, les entreprises alimentaires devraient être symétriques et capables d'absorber les changements du marché de la même manière. Ce n'est pas tout à fait exact, car la COVID-19 a changé tout cela en affectant l'ensemble du système de la même manière, en même temps. Dans ce contexte, les entreprises seront très symétriques et les épiciers le savent. Certains analystes prédisent que la période déflationniste sera de courte durée et que les prix devraient retrouver leur rythme inflationniste d'ici quelques mois. Pour ramener les gens au travail, et mettre plus d'argent dans l'économie, nous avons tous besoin d'un taux d'inflation décent. C'est le seul moyen de faire en sorte que le Canada se sente moins en situation d'insécurité alimentaire. D'SYLVAIN CHARLEBOM, PROFESSEUR CHEZ AGRIFOOD ANALTTICS LAII
métr 117, C1MT111" journalmetro.com Mardi 30 juin 2020 7 Le petit retour de la Grande Bibliothèque Déconfinement. Après une fermeture de quatre mois, la Grande Bibliothèque reprend vie ces jours-ci, alors que l'institution du Quartier latin se prépare à sa réouverture jeudi. BENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com Lors du passage de Métro la semaine dernière, les employés, masqués évidemment, s'affairaient dans les coulisses pour préparer le retour des usagers. La Grande Bibliothèque aura toutefois un visage bien différent. Comme dans tous les lieux publics, le plexiglas a fait son apparition, pandémie oblige. Et les passionnés de lecture qui aimaient déambuler dans ses allées à la recherche de leur prochain bouquin devront patienter, car pour un temps, la bibliothèque aura davantage des airs de comptoir postal. Dans sa nouvelle configuration, il ne sera plus possible pour les usagers de choisir eux-mêmes leurs livres sur les rayons. Ils devront plutôt les réserver en ligne ou au téléphone. « Si on réserve un livre, un film et une revue, le préposé fait le tour des étages de la bibliothèque pour aller chercher chaque item, comme les utilisateurs le feraient en temps normal C'est complexe ! » avoue Luci Tremblay, directrice des communications et de la programmation. Une fois leur requête assemblée par les employés, les usagers seront contactés et pourront se rendre sur place pour réclamer leurs emprunts. La visite se résumera essentiellement au grand hall, où les usagers feront la file (on n'y Les employés de la Grande Bibliothèque ont été formés pour appliquer les mesures sanitaires tout en servant le public, assure la direction./JOSE DESMAIMS/MÉTRO échappe nulle part !) pour recevoir leur commande. Les tables de travail, les postes informatiques ou les fauteuils de lecture seront inaccessibles au public dans cette première phase de déconfinement. Exit également la consultation des archives de la Collection nationale. Même les livres euxmêmes devront être mis en quarantaine. Par mesure de sécurité, les documents empruntés devront passer 72 heures dans des bacs fermés à leur retour avant que des employés ne les replacent sur les rayons. « Pour nous, ce sont des défis logistiques majeurs, insiste Sébastien Nadeau, directeur des services au public qui a orchestré cette réorganisation. Et le public ? En temps normal, la Grande Bibliothèque est la plus grande institution du genre dans la province avec près de 500 000 abonnés et 3,5 millions de documents. 1000 En période de pointe, la Grande Bibliothèque peut accueillir jusqu'à 1. cou personnes à la fois. Cette capacité est maintenant réduite à 50 visiteurs. L'endroit attire en moyenne 7 000 visiteurs par jour, pour étudier, lire, travailler ou utiliser les postes informatiques. Comme tous les autres endroits publics, la Grande Bibliothèque est maintenant limitée à une fréquentation maximale de 50 personnes à la fois. Le public sera-t-il de retour malgré la crainte d'une deuxième vague ? « C'est la grande question », admet Sébastien Nadeau. « Si on regarde les bibliothèques déjà ouvertes, c'est vraiment tout l'un ou tout l'autre. Les petites bibliothèques n'ont pas beaucoup d'achalandage. Mais pour les bibliothèques qui desservent des populations assez importantes, c'est majeur. On parle Une autre petite salle ferme ses portes La Vitrola, petite salle de spectacle du boulevard Saint-Laurent, a annoncé sa fermeture hier en raison de difficultés financières entraînées par la COVID-19. Devant l'incertitude reliée à la réouverture des salles de spectacles, les propriétaires, qui possèdent également la Sala Rossa et la Casa Del Popolo, ont préféré mettre la clé sous la porte. mfmto de cinq fois le nombre quotidien de réservations et d'un achalandage presque record. On a hâte de voir ! » Deuxième phase Les mesures annoncées font partie de la première phase de déconfinement de la Grande Bibliothèque. Une deuxième étape devrait suivre prochainement, espère son directeur général Martin Dubois. « Tout changement est tributaire de la limite de rassemblement émise par la Santé publique. Présentement, la limite est de 50 personnes. Si la prochaine limite est portée à 250, on pourrait reprendre certaines activités », explique-t-il. « Il faudra trouver un équilibre entre les gens qui s'installent pour travailler et ceux qui circulent dans le bâtiment. On va suivre à lettre les directives de la Santé publique. On a vraiment une approche très prudente. Et on demande aussi aux gens d'être très prudents. » SORTIES CINÉMA (1) Chef-dceuvre -(2) Remarquable-(3) Très bon -(4) Bon-(5) Moyen -(6) Médiocre -(7) Minable sifInhunx.cA CINÉMA MODERNE House of Hummingbird (3) Drame psychologique Réalisé par Bora Kim Mettant en vedette Ji-hu Park, Sae-byeok Kim, Seung-Yun Lee C'est quoi ? En 1994, la cadette d'une famille de commerçants vit diverses expériences personnelles et sentimentales décevantes. Son seul réconfort, l'adolescente le trouve auprès de sa professeure de chinois. C'est comment ? Avec ce premier long métrage, la Sud-Coréenne Kim Bora s'affirme comme une cinéaste en pleine possession de ses moyens. En dépit de quelques longueurs, son récit d'apprentissage captive et émeut grâce à un traitement délicat et empathique. NETFLIX Eurovision Song Contest : The Story of Fire Saga (5) Comédie Réalisée par David Dobkin Mettant en vedette Will Ferrell, Rachel McAdams, Dan Stevens C'est quoi ? Par un extraordinaire concours de circonstances, un musicien gaffeur réalise son rêve de participer au concours Eurovision, aux côtés de son amie d'enfance. C'est comment ? Cette fantaisie musicale, à cheval entre satire grossière et hommage sincère au populaire concours, ne fait jamais rire et s'étire sans raison. oùvoirco VIDÉO SUR DEMANDE Irresistible (4) Comédie satirique Réalisée par Jon Stewart Mettant en vedette SteveCarell, Chris Cooper, Mackenzie Davis C'est quoi ? Un conseiller démocrate aide un fermier veuf et ex-colonel des Marines à devenir maire d'une petite ville du Wisconsin durement frappée par la fermeture de la base militaire locale. C'est comment ? Six ans après Rosewaterjon Stewart revient avec une satire politique lucide et assez jouissive. Certes, l'ex-animateur du Daily Show envoie quelques gags faciles, mais il se rattrape avec un ingénieux coup de théâtre. Face à un SteveCar& égal à lui-même, Chris Cooper demeure digne et imposant. l lrLLri i r ra VIDÉO SUR DEMANDE Rendez-vous chez les Malawas (6) Comédie Réalisée par James Huth Mettant en vedette Christian Clavier, Ramzy Bedia, Sylvie Testud C'est quoi ? Pour son émission spéciale de Noël, l'animateur d'une populaire téléréalité invite quatre célébrités à l'accompagner dans une tribu africaine, isolée du monde. C'est comment ? Le réalisateur de Brice de Nice s'enfonce dans la sottise avec cette farce lourde et surannée, sur l'hypocrisie et l'égocentrisme des vedettes médiatiques. L'humour noir est inopérant et les gags grossiers exaspèrent.



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