Métro Montréal n°2020-06-25 jeudi
Métro Montréal n°2020-06-25 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-25 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : le risque demeure rappelle l'OMS.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
métr journalmetro.com Jeudi 25 juin 2020 ACTUALITÉ 4 Construction L'APCHQ se veut rassurante eAPCHQ a réduit ses prévisions pour la construction./ARCHIVES MÉTRO MARTIN NOLIBÉ info@journalmetromm L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (AP- CHQ) se veut rassurante quant au bilan à tirer en 2020 et pour l'année 2021 malgré la pandémie de COVID-19 qui a atteint l'industrie de la construction résidentielle. Avec l'arrêt des chantiers pendant près de quatre semaines pour l'association et ses 18 000 membres, « il fallait revoir nos prévisions à la baisse » déclare Paul Cardinal, directeur du service économique de l'APCHQ Malgré cela, M. Cardinal précise que « l'activité a repris à un bon rythme et, à court terme, la grande majorité des projets qui avaient déjà commencé leur mise en marché vont tout de même être construits ». Ce sont donc près de 41 000 mises en chantier qui sont prévues cette année dans la province du Québec par rapport à 47 967 en 2019. « C'est plutôt à partir de la fin de l'automne que l'écoulement des nouvelles unités 15% Alors que le recul de construction résidentielle devait être de 3%, l'APOIQ annonce qu'elle prévoit en réalité une baisse de 15% pour cette année. pourrait être un peu plus lent, sous l'effet du ralentissement économique et des pertes d'emplois, retardant le démarrage de certains projets », ajoute-t-il. L'avenir à moyen terme semble donc bien incertain, alors que la demande de logements locatifs est en pleine explosion notamment grâce au solde des résidents non permanents (59 000 personnes, selon les données provisoires de l'Institut de la statistique du Québec en 2019). Pour Paul Cardinal, le facteur le plus difficile à prévoir reste le seuil d'immigration et celui de résidents non permanents, ce qui représente « un gros coup de frein » pour l'activité des membres de l'APCHQ Ces éléments seront à surveiller lorsque les frontières rouvriront tant pour les étudiants étrangers que pour les travailleurs. Temps difficiles pour les jeunes LGBT Santé Le confinement aura été difficile pour la plupart des adolescents LGBT. C'est ce que confirment des organismes de soutien aux personnes en quête de leur identité sexuelle et des sexologues. 0 AMINE ESSEGHIR aesseghir@metromedia.ca Premiers à observer concrètement le phénomène, Interligne, anciennement Gai écoute, une ligne téléphonique dédiée aux jeunes LGBT. Les chiffres ont explosé depuis le confinement. « On a eu une hausse de 30 à 40% du nombre d'appels quotidien », indique le directeur, Pascal Vaillancourt. Cela a représenté 3 500 appels, que ce soit en mars ou en avril. « On recevait en moyenne 2 000 à 2 500 appels par mois avant la crise sanitaire », souligne-t-il. Les jeunes peuvent, à n'importe quelle heure, parler ou clavarder avec un intervenant formé à l'écoute active. Au bout du fil, les ados qui n'ont personne à qui parler peuvent ventiler, mais c'était plus que cela. « On a senti la lourdeur sur la ligne très rapidement. Il y avait des idéations suicidaires, de la détresse, des crises d'anxiété », énumère M. Vaillancourt. wvit I Certains ados LGBT ont vécu difficilement le confinement. ii.23 » F Chaque fois, durant 25 à 30 minutes, les intervenants devaient gérer des émotions fortes. « Nous avons eu de la chance parce que toute l'équipe d'Interligne avait eu, juste avant le confinement, une formation pour traiter les appels suicidaires », note-t-il. Outre les aspects émotifs, des jeunes en transition ont eu des difficultés à se procurer les bloqueurs d'hormone ou des hormones. « Cela a créé de la dysphorie de genre [un désir fort d'identification à l'autre sexe associé à des troubles psychiques] chez ces gens », constate M. Vaillancourt. Isoler des amis Pour les adolescents LGBT, le fait de s'isoler de son milieu, de ses amis et camarades a eu des conséquences graves, croit la présidente de l'Ordre professionnel des sexologues du Québec, Joanie Heppe_ll. « Ils se sont retrouvés coupés de leur environnement social qui les acceptait, alors que la famille est moins encline à parler de ces questions, dit-elle. Ça peut amener de la souffrance. » Cela concerne des jeunes qui ont fait leur coming out et qui ne sont pas acceptés par leurs familles ou alors d'autres qui n'ont révélé leur orientation qu'à leurs amis. « Quand on vit dans un milieu qui est problématique, au lieu d'y être juste 12 heures par jour, on y est 24 heures durant, le problème est forcément accru », relève une autre sexologue, Laurence Desjardins. Pour le directeur d'Interligne, l'ambiance générale générée par le confinement et les restrictions sanitaires a eu aussi un effet sur les jeunes. « Les personnes LGBTQ sont plus sujettes à l'anxiété et aux crises de panique. Des études à ce sujet existent depuis longtemps, souligne-t-il. Ils vivent des stress chroniques liés au Soyez informé soyez ranche avec Métro 3 façons de rester connecté jour tro. om Suivez l'actualité locale, nationale et internationale en temps réel. Reseaux sociaux Restez informé et interagissez sur l'actualité de dernière minute. L'infolettre Abonnez-vous et recevez l'essentiel de l'actualité dans vos courriels. 30 Proportion de jeunes qui se sentent mal à l'aise ou très mal à l'aise de savoir qu'ils ont un frère gai. Elle s'élève à 25% quand il s'agit d'une sœur lesbienne. Données publiées en 2017 par GRIS-Montréal, Groupe de recherche et d'intervention sociale.coming out et à l'acceptation de leur genre par la société. » Pour répondre à la demande, son organisme s'est débrouillé aussi pour augmenter son offre de services, même en télétravail. Il a organisé des groupes de discussion virtuels pour permettre aux jeunes d'échanger entre eux. Dans la rue Des jeunes qui auraient quitté le milieu familial devenu insupportable se seraient réfugiés chez Dans la rue. « On a une réputation et une reconnaissance comme lieu d'accueil des jeunes trans en situation d'itinérance », indique la directrice de l'organisme, Cécile Arbaud. Dans la rue offre de l'hébergement d'urgence aux jeunes de 12 à 25 ans, mais a dû réduire le nombre de places. « On avait 17 places on est tombé à 9 », dit Mine Arbaud. Il y avait aussi une chambre réservée aux jeunes trans. Le centre de jour, qui pouvait desservir une centaine de personnes par jour, en reçoit maintenant de 30 à 70 pour des services de première nécessité, surtout des repas. - métr, ou
métr 117, Sa'journalmetro.com Jeudi 25 juin 2020 5 PERSPECTIVE Lutte mondiale contre les incendies Climat Métro découvre ce à quoi s'attendre et si une urgence sanitaire aurait un quelconque impact sur les incendies annuels. CD MIGUEL VELAZQUEZ Metro World News Il y a toujours quelque chose qui brûle sur notre planète. Et cette année nous avons déjà été témoins de graves incendies en Australie, en Ukraine et aux États-Unis. Au Québec, le feu a pris au Lac-Saint-Jean et dans le bas du fleuve Saint- Laurent. La situation des incendies annuels est sous étroite surveillance à cause de la pandémie de COVID-19, car les activités humaines sont un facteur clé dans leur cause. « Une grande partie des feux de forêt est d'origine humaine. Par exemple, 95% des incendies en Europe sont déclenchés à cause d'une activité humaine, » explique à Métro, Andrey Krasovskiy, chercheur à l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués en Autriche. L'incendie qui lit ravage au Lac-Saint Jean en est un bon exemple. Un feu de camp mal Andrey Krasovskiy, chercheur à l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués en Autriche Quelles seraient les conséquences de la pandémie sur la saison des feux de forêt ? Il est certain qu'en raison du confinement, les efforts de lutte sont plus difficiles à organiser en particulier, dans les situations d'urgence. L'accumulation de La fumée des feux de forêt.énère une rande.ollution./GETTY éteint serait à rotigine du brasier. Mais les feux « naturels », comme ceux causés par la foudre, ont aussi une origine humaine. « La source naturelle de départ de feu est la foudre, qui est une source plus commune en Afrique, comme dans les forêts boréales. Mais de récentes études montrent l'augmentation des feux de forêt causés par la foudre en Europe centrale, par exemple en Autriche. Cela a été prouvé qu'un des principaux facteurs des feux de forêt — le changement climatique — est d'origine anthropologique. » Certaines tendances globales qui apparaissent sur les cartes d'incendies de l'observatoire terrestre de la NASA à travers le temps sont le résultat de cycles naturels de précipitations, de sécheresses et d'éclairs. « Les incendies d'origine naturelle sont fréquents dans les forêts boréales du Canada combustible, c'est-à-dire de biomasse sur le sol disponible pour la combustion, pourrait également se produire dans certains endroits. Ce sont les conséquences négatives de la COVID-19. Dans le même temps quand des gens sont en confinement, il y a moins d'activités humaines, ce qui veut dire un taux de départ de feu plus faible. Cependant quand la quarantaine sera terminée, je crains que l'activité humaine, par exemple 350 millions Les incendies de forêt affectent la surface et l'atmosphère de la Terre depuis 350 millions d'années. en été. Dans d'autres parties du monde, les modèles sont le résultat de l'activité humaine. Par exemple, les brûlures intenses au coeur de l'Amérique du Sud d'août à octobre sont le résultat d'incendies provoqués par l'homme, à la fois de manière intentionnelle et accidentelle, dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (un écosystème de prairie/savane) au sud. En Afrique, une bande de brûlis agricoles balaie le continent du nord au sud à mesure que la saison sèche progresse chaque année. Le brûlage agricole a lieu chaque année à la fin de l'hiver et au début du printemps dans toute l'Asie du Sudest, selon la NASA. la saison des campings dans les régions méditerranéennes, va conduire à une augmentation des feux. Quelles sont les régions qui risquent le plus d'être affectées ? Je crains que la forêt amazonienne ne soit encore une zone sensible cette année. Une attention particulière doit aussi être accordée aux zones densément peuplées en Europe, aux États-Unis et en Mie. Pour tenir tête au virus, portez un à l'épicerie, dans les commerces, dans les transports collectifs. On lâche pas. On continue de se protéger. Québec.ca/masque 877 À Votre gouvernement Québec



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :