Métro Montréal n°2020-06-23 mardi
Métro Montréal n°2020-06-23 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-23 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : au voleur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pour tenir tête au virus, portez un masque  : à l'épicerie, dans les commerces, dans les transports collectifs. On lâche pas. On continue de se protéger. Québec.ca/masque 1 877 644-4545 Québec LI  : 1i." journatmetro.com métr Mardi 23 juin 2020 ACTUALITÉ 4 Dubé nommé ministre de la Santé Gouvernement. Après plus de trois mois de pandémie, François Legault a remanié son équipe, hier. Un défi majeur attend notamment le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, nommé ministre de la Santé. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@journalmetro.com Celle qui occupait jusqu'ici ce poste, Danielle McCann, prêtera main-forte au ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, en devenant ministre déléguée à l'Enseignement supérieur. « On a encore beaucoup de changements à faire dans le réseau de la santé pour améliorer la gestion et l'imputabilité de tous les dirigeants », a expliqué le premier ministre, François Legault. Il a vanté la « longue expérience en gestion », tant au privé qu'au public, de Christian Dubé. Celuici aura notamment le mandat de moderniser les systèmes informatiques du réseau de la santé, « qui datent encore de l'âge de pierre ». McCanndéçue La décision de déplacer Danielle McCann « n'a pas été facile », celle-d ayant fait beaucoup pour l'autonomie des infirmières praticiennes spécialisées et des pharmaciens ainsi que pour la télémédecine. SPVM Des méthodes brutales à bannir Une coalition d'organismes et d'élus presse la Ville de Montréal de mettre fin aux prises d'étranglement et à l'utilisation de gaz lacrymogènes au SPVM, dans la foulée des manifestations contre le racisme et de la mort de George Floyd aux États-Unis. MÉTRO Le nouveau ministre de la Santé, Christian Dubé/JOSIE DESMARAIS/MÉTRO « Après un an et demi de dur travail, j'ai cru bon d'avoir une nouvelle équipe pour donner un nouveau souffle au travail à faire au ministère de la Santé. » François Legault, premier ministre du Québec la principale intéressée, elle, a toutefois bien mal caché sa déception. « C'est sûr que moi, j'étais venue en politique pour la Santé. C'est la prérogative du premier ministre de faire des choix. Et je le respecte beaucoup », a-t-elle dit M. Dubé, lui, a dit vouloir « s'inscrire dans la continuité ». Jolin-Barrette à la Justice Simon Jolin-Barrette, qui a notamment piloté la réforme du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), deviendra le plus jeune ministre de la Justice que le Québec ait connu. Le député de Borduas demeurera leader parlementaire et conservera les dossiers de langue française. La ministre de la Justice, Sonia Lebel, change elle aussi de rôle. Elle prend le chemin du Conseil du Trésor. Deux chantiers prioritaires l'attendent  : piloter les dures négociations avec les quelque 5 000 em- DIPLOMATIE Conflit politique Beijing et Ottawa se sont de nouveau affrontés hier sur le lien entre l'interpellation de Meng Wanzhou, à Vancouver, et la détention des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. Alors que Beijing refuse de reconnaître cette corrélation, Ottawa persiste à dire que le conflit a toujours été « politique ». MÉTRO ployés syndiqués de la fonction publique et faire adopter le controversé projet de loi 61. C'est la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, qui prendra sa place au ministère de l'Immigration. Par ailleurs, le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, s'ajoute au comité des priorités de la relance économique, tel que le réclamaient plusieurs organismes. Un remaniement qui sème l'inquiétude Les trois partis d'opposition sont unanimes  : en retirant le dossier de la Santé à Danielle McCann, le gouvernement veut masquer sa mauvaise gestion de crise. « Alors que le Québec a besoin de remettre sur pied ses services publics, ce remaniement n'augure rien de bon », a scandé la députée solidaire Manon Massé. RESTAURATION Le Su abdique Après 14 ans d'existence, le resto turque Su à Verdun met définitivement la dé sous la porte. Sa fermeture n'est pas due aux conséquences directes de la CO- VID-19, mais la pandémie a tout de même accéléré le processus. La chef-propriétaire Fisun Ercan se concentre désormais sur un projet de ferme. mémo
métr 1 1.1 11 journairnetro.com Mardi 23 juin 2020 5 PE PECTINE Le bilan de la gestion Legault Québec. Plus de trois mois après le déclenchement de l'état d'urgence sanitaire, quel est le bilan du gouvernement Legault et de la Santé publique de sa gestion de la pandémie ? Métro a demandé à quelques experts en santé publique. FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journaimetro.com La COVID-19 a eu de tristes conséquences dans la province. Au moment d'écrire ces lignes, plus de 5 417 personnes avaient succombé à la maladie. Parmi ceux-ci, plus de 4 500 vivaient dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans une résidence privée pour aînés (RPA). La semaine dernière, le premier ministre François Legault a de nouveau fait son mea culpa face au piètre bilan de ces établissements. Mais quelle notes lui accordent des experts en santé publique et en épidémiologie ? Quatre d'entre eux ont accepté d'évaluer le travail de gestion de crise de Québec. Pré-COVID Cette étape s'étend de la journée où le premier cas au monde a été confirmé, en Chine, jusqu'au jour précédent le confinement de la société québécoise. Elle inclut tout le travail de prévention et de recherche effectué en amont de la crise. Note moyenne  : 3,5 sur 5 Les avis diffèrent quant à la proactivité des autorités dans ces quelques mois cruciaux. Selon la professeure Helen Trottier, spécialiste en médecine sociale et préventive à l'Université de Montréal, Québec a fait preuve d'une « réaction rapide ». Le premier ministre du Québec, François Legault./JOSIE DESMARAIS/MÉTRO « On ne connaissait rien sur ce virus », rappelle-telle. Spécialiste en organisation des systèmes de santé, la professeure Roxane Borgès Da Silva félicite par ailleurs le gouvernement d'avoir concentré son attention sur les centres hospitaliers. Mme Borgès Da Silva a préféré ne pas noter la performance du gouvernement. « On a libéré des lits hospitaliers, des places en soins intensifs pour éviter le cas de l'Italie, à choisir qui aura droit à un respirateur artificiel », indique celle qui enseigne à l'Université de Montréal. L'ex-politicien et infectiologue Amir Khadir aurait, lui, préféré voir un meilleur suivi des cas alors que les voyageurs revenaient de l'étranger vers Montréal, notamment. Le premier cas officiel a reçu une confirmation de la Santé publique en février. « Il y a eu des délais dans l'introduction d'un certain nombre de mesures, dont un traçage épidémiologique efficace des contacts des cas positifs dans les 24 à 48h, soutient-il. Ça aurait exigé un renforcement beaucoup plus énergique des capacités de la Santé publique. » Confinement Le 12 mars, la nouvelle tombe  : finis, les événements de plus de 250 personnes au Québec. Deux jours plus tard, le gouver- nement Legault déclare l'état d'urgence sanitaire, pas encore levé depuis. Les Québécois se confinent. cète moyenne  : 4,8 sur C'est sans aucun doute la période la mieux gérée par les autorités, disent tous les experts consultés par Métro. Le confinement devait se faire « très tôt », évoque l'épidémiologiste Nimâ Machouf. « Ils ont confiné à temps. La communication et la pédagogie associée à cette étape cruciale a été très bien », analyse-telle. À ce moment, le duo Santé publique-exécutif a donné une leçon de communication, ajoute Helen Trottier. « Ça a été fait avec une main de fer dans un gant de velours. » Stratégie de dépistage Tests dans les CHSLD, dépistage à l'auto, unité de tests mobiles  : la Santé publique a fait appel à diverses méthodes pour dépister les cas de CO- VID-19 au Québec. Note moyenne  : 2,8 sur 5 Aux yeux des spécialistes interrogés, la stratégie de dépistage du Québec a manqué la cible et ce, tout au long de la pandémie. Selon l'épidémiologiste Benoit Barbeau, professeur à l'Université du Québec à Montréal, c'est un des coups ratés des autorités sanitaires. « Bien que le gouvernement avait compris très rapidement l'importance des tests de dépistage, ceux-d ont tardé avant d'être instaurés de façon efficace et ont été limitants au début de la crise », indique-t-il. Il déplore notamment la réponse dans la grande région de Montréal, qui compte environ 60% des décès dans l'ensemble de la province. Chargée de cours à l'Université de Montréal, Nimâ Machouf s'insurge pour sa part que Québec ait refusé en premier lieu de tester les personnes asymptomatiques « au moment où c'était crucial ». L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a confirmé qu'une personne sans symptômes peut très bien transmettre la COVID-19. Les jeunes ont par ailleurs moins de risques de développer des symptômes même s'ils ont été infectés. Situation dans les CHSLD et les RPA Selon le premier ministre François Legault, s'il n'y avait pas eu « cette situation catastrophique dans les CHSLD, ça aurait été une victoire sur toute la ligne ». Note moyenne  : 2,5 Les spécialistes en Santé publique sont d'accord pour dire qu'il s'agit bel et bien du pire secteur de gestion de crise du système de santé québécois. « Une des mesures qui auraient dû être instaurées rapidement aurait été d'éviter que des employés des CHSLD puissent travailler dans différents lieux », souligne Benoit Barbeau. Selon le premier ministre, le manque de personnel se situait à 20 000 personnes en CHSLD à un certain moment Helen Trottier ne voit pas ce que le gouvernement aurait pu faire de plus. « Dans le contexte des structures existantes, le gouvernement a très bien géré la crise dans les CHSLD », dit-elle. Même son de doche de la part de la chercheuse Louise Potvin, membre de l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal, qui a elle aussi préféré éviter de donner des notes. « La crise a retiré l'étau sur un système mal conçu d'année en année », avance-telle. Déconfinement En commençant par la construction résidentielle suivie par le commerce de détail, Québec a commencé à déconfiner dès les mois d'avril et de mai. Fortement touchée, Montréal a dû patienter un peu plus pour la reprise de ses activités. -wenne  : IMF Encore difficile d'évaluer les réels effets du déconfinement, constatent les professionnels consultés. Mais selon Nimâ Machouf, le bilan est aigre-doux. « Point positif  : le gouvernement s'est toujours donné la marge de manoeuvre pour reculer. Mais c'est rendu très, très confus, le message de déconfinement », observe-telle. Dans le contexte de reprise des activités, elle appelle le gouvernement à rendre le port du masque obligatoire, ce que François Legault a jusqu'à maintenant refusé. 17.1/25 Note attribuée par les experts au gouvernement Legault et à la Santé publique pour ce qui est de la gestion de la pandémie de coronavirus. AVIS DE NOS LECTEURS « Au moins 20 sur 25 [...]. État laissé par les libéraux ! État lamentable sauf l'économie mais à quel prix ! Qu'ont fait les partis d'opposition et les syndicats ? Plus de chialage que de soutien et de solutions positives. » Francine Sabourin, lectrice « Legault et Arruda méritent 8 sur 10 pour la phase de confinement de la pandémie et 1 sur 10 pour la phase de déconfinement car trop pressés par la reprise économique, qui semble plus importante que les vies humaines. [...] Ce gouvernement « girouette » n'a rien appris de cette pandémie pour l'environnement, rien appris de la crise autochtone. Il improvise sans cesse... » Robert Henri, lecteur « Québec est le champion du monde de l'inefficacité contre la COVID-19. Seule la Belgique fait pire. [...] Et 30% de plus de morts que la Suède qui a confiné sélectivement, sans sacrifier son économie. [...] Pathétique ! » Bruno Petozzi, lecteur



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