Métro Montréal n°2020-06-22 lundi
Métro Montréal n°2020-06-22 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-22 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : Québec détaille son plan touristique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4w CIRCUIT BLEU BLANC BOUGE COURSE VIRTUELLE 22 AU 28 JUIN 2020 DON DE 10$ COUREZ POUR SOUTENIR LES JEUNES DANS LE BESOIN DU GRAND MONTRÉAL ! TOUS LES PROFITS AMASSÉS FINANCERONT L'ACHAT DE TROUSSES ACTIVES POUR DES ENFANTS DÉFAVORISÉS DES COMMUNAUTÉS BLEU BLANC BOUGE Pour plus d'information, visitez le fondation.canadiens.com PRÉSENTÉ PAR O Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières métr journalmetro.com Lundi 22 juin 2020 6 PERSPECTIVE Nos jeunes seront-ils la « génération pandémie » ? COVID-19. S'ils sont moins à risque de souffrir de la COVID-19, les jeunes pourraient bien faire les frais des répercussions socioéconomiques et politiques de la crise du coronavirus, prévient un rapport d'Oxfam-Québec publié hier. ZBENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com L'organisme de coopération internationale craint l'apparition d'une « génération pandémie » chez les 10 à 24 ans, en raison des conséquences particulières de la pandémie sur les jeunes en matière d'éducation, d'emploi et de santé mentale. On peut notamment lire dans ce rapport intitulé Jeunes et COVID-19 que « les jeunes encaisseront la majeure partie des répercussions de la pandémie de COVID-19 ». « En effet, les possibilités qui s'offrent à eux dans la vie auront été transformées par les perturbations sans précédent que subissent l'éducation et l'emploi, ainsi que par le grave traumatisme que beaucoup ont vécu. » Des ados témoignent « [...] Il n'y a pas tant de côtés positifs. Oui, tu es chez toi, tu es plus confortable, tu n'as pas besoin de te déplacer. Mais côté moral, c'est beaucoup plus dur. [...] Je vis beaucoup de procrastination et beaucoup de distractions. C'était beaucoup plus dur que les gens auraient pu le penser. » Nathan Bernard, 20 ans, étudiant en première année au Cégep Bois-de-Boulogne Malgré l'avenir incertain de la pandémie, de nombreux jeunes montréalais profitent du déconfinement. i PABLO ORTIZ/PIÉTRO Éducation, emploi et santé mentale Selon l'UNESCO, ce sont 9 étudiants sur 10, soit plus d'un 1,5 milliard de personnes, qui ont vu leur parcours scolaire interrompu ou modifié en raison de la COVID-19. Les possibilités d'enseignement à distance sont très inégales d'un pays à l'autre en fonction de l'accès à un ordinateur et à internet, déplore le rapport. Le continent africain est le moins apte à assurer un enseignement à distance. Oxfam-Québec s'inquiète également des conséquences sur la sécurité alimentaire et sur la santé des jeunes qui ne peuvent pas fréquenter leurs institutions scolaires. En matière d'emploi, le rapport indique que les répercussions économiques de la pandémie de la COVID-19 frappent plus durement les jeunes tra- « Le plus dur, c'est de ne plus pouvoir parler à mes amis ni jouer avec eux. » Vitaliy Frinos ans, étudiant en deuxième secondaire à l'École Édouard-Montpetit vailleurs, puisqu'ils sont plus susceptibles d'occuper un emploi précaire, informel, saisonnier ou à temps partiel L'organisme non gouvernemental souligne qu'au Canada, ce sont chez les jeunes de 15 à 24 ans qu'ont été enregistrées les plus importantes pertes d'emploi  : un jeune travailleur sur quatre a perdu son emploi ou a vu ses heures de travail diminuer au début de la pandémie. Par exemple, le taux de chômage chez les jeunes Canadiens est passé de 10,3 à 16,8% entre février et mars 2020. Un récent sondage de l'Organisation internationale du travail (OIT) révèle que 17% des jeunes de 18 à 29 ans ne travaillent plus, soit 1 jeune sur 6, et que 42% d'entre eux ont connu une baisse de revenu. Oxfam-Québec déplore aussi que les programmes d'aide financière des gouvernements ne prennent pas en compte les besoins spécifiques des jeunes ou les écartent tout simplement de toute mesure d'aide. Les impacts de la COVID-19 sur la santé mentale des jeunes sont également à craindre. Selon le rapport, plus du tiers des adolescents québécois dit souffrir d'une profonde détresse psychologique en raison de la pandémie, laquelle met à risque plusieurs groupes déjà vulnérables, précise Oxfam- Québec, en premier lieu les filles et les jeunes femmes. Les communautés noires, latinos et autochtones sont également plus susceptibles d'en subir les conséquences, tout comme les migrants, les réfugiés et les personnes LGBTQ+. Solutions proposées Pour freiner les conséquences à long terme de la pandémie, Oxfam-Québec invite les gouvernements du Québec et du Canada à intégrer les jeunes « dans l'idéation et la mise en oeuvre » de leur comité de relance. L'organisme invoque l'exemple de l'Ontario, qui a créé le Conseil du premier ministre pour l'égalité des chances réunissant 20 jeunes de 18 à 29 ans. « Les politiques et actions dans le contexte de la pandémie doivent promouvoir de façon explicite l'inclusion et les droits des jeunes ainsi que de reconnaître [leurs] diverses aspirations [...] aux quatre coins du monde », conclut le rapport. « Clairement j'apprends moins bien à la maison qu'à l'école. À la maison, c'est plus compliqué et plus difficile de se concentrer. J'ai moins de motivation à faire mes devoirs. Si j'étais resté à l'école, j'aurais mis plus d'implication dans mes travaux. » Félix La, 14 ans, étudiant en deuxième secondaire à l'Académie Dunton
journalmetro.com métr 117, Lundi 22 juin 2020 CIMTir Le Français Thomas Dutronc démontre ses talents de jazzman dans Frenchy, son dernier album./COLLABORATION SPÉCIALE Le Cinéma Dollar rouvre aujourd'hui Alors que la plupart des salles de cinéma reprendront leurs activités le 3 juillet, Le Cinéma Dollar accueillera de nouveau les cinéphiles dès aujourd'hui. Cinq films sont au programme, dont le Palmé d'or et oscarisé Parasite et le film familial d'animation Trolls World Tour. bene° Les grands succès de la chanson française repris par Thomas Dutronc Musique. Le chanteur et guitariste parisien Thomas Dutronc a sorti vendredi Frenchy, son quatrième album. Métro s'est entretenu avec lui pour connaître l'histoire de ce projet musical qui rend hommage à la chanson française. CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journa[metro.com Si vous ne le connaissez pas encore, son nom vous dit peut-être quelque chose. Thomas est le fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, couple de chanteurs français emblématique des années 1960 et icônes de la génération yéyé. Gueule d'ange et charisme de crooner, il a lui-même pris la voie de la musique en choisissant la guitare pour instrument et le jazz manouche comme style de prédilection. A 47 ans, le chanteur semble avoir relevé le défi de tous les « fils de »  : acquérir sa propre notoriété. Après le succès de son album Comme un manouche sans guitare, nommé Disque d'or en 2008, puis des plus discrets Silence on tourne, on tourne en rond et Éternels jusqu'à demain, il présente un nouvel opus paru vendredi dernier, Frenchy. eFrenchy, c'est à la fois l'amour et l'humour à la française. C'est le romantisme, la mélodie et le goût des bonnes choses. C'est se rappeler que même si les Français se plaignent souvent ils ont une chance que beaucoup d'autres pays leur envient Id on ale vin, le fromage, Paris, la côte d'Azur et des chansons qui ont fait le tour du monde », explique-t-il en entrevue à Métro. Hommage festif au drapeau bleu, blanc et rouge, ce nouvel album rassemble 14 titres composés par des Français et qui ont connu un succès international De Charles Trenet aux Daft Punk, en passant par Édith Piaf et Claude François, Thomas Dutronc revisite ces classiques en leur apportant sa touche jazzy, accompagné par ses complices musiciens et par des célébrités internationales qui l'ont rejoint en studio. « J'avais envie de voyager et de birr des concerts dans des pays nonfrancophones alors j'ai cherché un projetpour ce faire, confie le chanteur Je n'étais pas sûr que cet album de reprises soit une bonne idée mais très vile le guitariste Roby Grasset a embarqué et m'a encouragé à le concrétiser Et en effet, on s'est régalé ! On a quasiment tout enregistré en deux ou trois prises, car c'était déjà magnifique. » À Pans, New York, Miami et Los Angeles, Thomas Dutronc a ainsi travaillé avec la fine fleur des musiciens. « Ces invités ont tous un amour pour la France. Je pense que malgré leur emploi du temps chargé, c'est pour cela qu'ils ont accepté mon invitation », dit-il Difficile, en effet, de ne pas ressentir l'amour dans les premières paroles de C'est si bon, prononcées dans un français aussi lascif qu'incertain par le rockeur Iggy Pop, accompagné de la pianiste canadienne Diana Krall Un peu plus loin, Stacey Kent rejoint Thomas [ba-da-bada] tout bas [ba-da-ba-da] sur la chanson Un Homme et Une Femme, puis c'est au tour de Billy Gibbons, de ZZ Top, de reprendre langoureusement La Vie en Rose. Jeff Goldblum conclut les festivités sur La Belle Vie. Propre, impeccable, vibrant. Comment insuffler un peu de fraîcheur à des titres chantés des milliers de fois à travers le monde ? « Ça fait peur au début, on se demande par quel versant attaquer ces sommets, reconnaît Thomas Dutronc. My Way, par exemple, est la chanson qui a généré le plus de droits d'auteurs de tous les temps. Mais on n'a pas cherché à être originaux, on les a juste repris à notre manière, avec quelques twists et variations dont mes musiciens ont le secret » En résulte un album aux saveurs de Madeleine de Proust, teinté d'une joyeuse mélancolie, comme un doux voyage à travers les époques. En fermant les yeux, on s'y verrait, à la terrasse d'un café de Saint-Germain-des-Prés, les pieds nus sur une plage de Saint-Tropez ou bien habillé dans la foule fumante d'un cabaret parisien. La French Touch fait aussi partie du périple, puisque l'album offre une reprise de Get Lucky succès des Daft Punk. « Je voulais inclure un titre plus récent et je suis un grand fan des Daft Punk, qui incarnent eux aussi la richesse musicale française », explique l'artiste. La sortie de Frenchy a été retardée par la pandémie mondiale. À présent accessibles aux oreilles de tout son public, souhaitons à Thomas Dutronc que ses chansons le conduisent à la tournée internationale qu'il convoite. « Je serais ravi de venir chanter au Canada, peut-être au Festival de Jazz de Montréal l'année prochaine », conclue le chanteur. Les titres repris par Thomas Dutronc et ses invités sur Frenchy « C'est si bon » (1947), en trio avec Iggy Pop et Diana Krall « La Vie en rose » (1945), en duo avec Billy Gibbons « Plus je t'embrasse » (1926) « Playground Love » (2000), en duo avec Youn Sun Nah « Petite Fleur » (1952) en duo avec Youn Sun Nah « Un Homme et une Femme » (1966), en duo avec Stacey Kent « La Mer » (1946) « Get Lucky » (2013) « Minor Swing » (1937) « Ail For You » (1943) « Ne me quitte pas » (1959), en duo avec Haley Reinhart « Les Feuilles Mortes » (1949) « Comme d'Habitude » (1967) « La Belle Vie » (1962), en duo avec leff Goldblum noRs'nec enro. I Dir. I n -..7 ;11ri P2- I 7Z.N.Wr'ç If ell 7 « Frenchy » est offert chez tous les marchands de disques au prix de 19,99$./COLLABORATION SPÉCIALE



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