Métro Montréal n°2020-06-18 jeudi
Métro Montréal n°2020-06-18 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-18 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : 22 millions pour relancer Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
journalmetro.com métr jeudi 18 juin 2020 CIPINInNb e TRIBUNE LIBRE Je ne parlerai plus de racisme François Legault a raison lorsqu'il affirme qu'il vaut mieux entamer une évolution tranquille au lieu de faire un procès aux Québécois. Je lui apporte mon support pour son pragmatisme. C'est en se basant sur les particularités identitaires et historiques du Québec qu'il faut s'y prendre tranquillement pour espérer un changement dans les moeurs. Trois facteurs me poussent à prendre une telle position. Je m'explique. Les effets de l'histoire Nul ne peut nier — aujourd'hui encore — combien l'histoire du Québec peut soulever les passions. L'injustice subite par les Canadiens français (les Québécois) continue de faire surface de temps en temps pour nous rappeler que les blessures du passé ne sont toujours pas complétement guéries. De plus, même si le sujet de l'indépendance du Québec ne semble plus d'actualité politiquement, il est à noter que tant et aussi longtemps que Des villes solidaires face à la pandémie Le 12 mars 2020, le gouvernement du Québec déclenche l'état d'urgence sanitaire pour lutter contre la maladie à coronavirus (COVID-19). Comme partout ailleurs sur la planète, nos vies sont chamboulées du jour au lendemain. Les Québécois doivent rester chez eux, confinés, commerces fermés, interactions sociales réduites au minimum. Le Québec est en pause. Au fil du temps, on s'aperçoit que la pandémie modifie en profondeur nos rapports humains. On ne voit plus nos familles, nos amis, nos commerçants de quartier, nos voisins. Plus de touristes non plus pour découvrir toutes les richesses de notre territoire et de notre gastronomie. Le Canada, reconnu et salué pour sa tradition d'accueil des personnes réfugiées, ferme ses frontières pour limiter la propagation du virus au sein de sa population. La COVID-19 n'épargne personne. Elle s'infiltre sournoisement dans les foyers, peu importe où nous nous trouvons. Nous, maires de Victoriaville, de Gatineau, de Dmnimondville et de cette question n'est pas résolue, les blessures resteront profondes et le dialogue avec les différentes minorités québécoises restera caduque. La langue française comme identité La vulnérabilité de la langue française dans une Amérique du Nord anglophone et les efforts gargantuesques qui sont mis en oeuvre pour garantir sa pérennité met les purs laines sur leur garde lorsqu'une question vient remettre en question l'identité québécoise. Un sujet tel que le racisme n'échappe pas à une telle réticence. À chaque fois que le sujet d'intégration ou de racisme dans la société québécoise est abordé, il est rapidement interprété comme une menace envers la dite identité. Un nouveau dialogue de sourds vient s'ajouter à l'autre débat houleux entre deux solitudes qui perdure depuis des années. En quelque sorte une troisième solitude vient s'immiscer entre les deux premières. La crise des accommodements raisonnables Qui parmi nous aurait le goût de revivre l'épisode des accommodements raisonnables ? Rappelez-vous la commission Bouchard-Taylor, de sa tournée sur le territoire québécois et de tous les commentaires insensés Montréal, n'avons jamais eu un rôle aussi important à jouer pour créer des communautés inclusives et sécuritaires, et rebâtir ainsi l'espoir de jours meilleurs. Cette pandémie nous rappelle à quel point nous sommes toutes et tous interconnectés, ici comme ailleurs. Bien que cela accentue notre sentiment de vulnérabilité, notre interdépendance aux autres modifie notre rapport de force face à ce virus. En favorisant l'inclusion et la solidarité, nous bénéficierons d'une Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. raft » qui continuent encore de résonner dans nos oreilles. Rappelons aussi que ces accommodements avaient commencé par une demande de la communauté hassidique à un centre de conditionnement physique afin que ce dernier ait l'obligeance de dissimuler ses vitrines — aux frais de la communauté — pour que le « spectacle » cesse d'affecter l'esprit d'une jeunesse en quête de la bénédiction divine. La suite fut — sans vous le rappeler — chaotique ; prenant une toute autre direction ; se transformant en procès pour la communauté musulmane — pour ne pas dire des femmes musulmanes portant le hijab. plus grande protection pour faire face, ensemble, à cette crise sanitaire mondiale sans précédent. Les exemples de solidarité ne manquent pas ; pensons notamment à nos travailleuses et travailleurs qui se dévouent pour sauver nos vies à travers leurs services essentiels. En effet, alors que la menace de la COVID-19 plane sur chacun d'entre nous, ces femmes et ces hommes, nés ici, issus de l'immigration ou en processus d'asile, contribuent à l'effort collectif pour que l'on puisse revoir nos êtres chers sans aucune crainte Le samedi 20 juin 2020 souligne la Journée mondiale des réfugiés. Puisque la COVID-19 ne discrimine personne, nous devons alors ne discriminer personne en retour dans notre lutte contre la pandémie. Aujourd'hui plus que jamais, faisons la démonstration de gestes inclusifs et solidaires envers l'ensemble des personnes qui forment notre tissu social, incluant celles et ceux qui fuient les conflits et la violence au Yémen, au Honduras, en Haïti, en Syrie, en Colombie et ailleurs. Dans un monde interconnecté, chacun d'entre nous a un rôle à jouer. Les gens d'ici viennent aussi d'ailleurs, et c'est ce qui fait notre richesse. Chacun peut agir, chaque personne compte. LES MAIRES DE DRUMMONDVILLE, GATINEAU, MONTRÉAL sr vicroarAvraz Je vous demande à présent  : voulez-vous vraiment un autre procès ? En tenant compte de ces faits, j'ai donc décidé de ne plus parler de racisme. Non pas parce que je pense qu'il n'y a pas de racisme systémique au Québec. Bien au contraire. Là où il y a l'homme, il y a l'hommerie. J'ai décidé de ne plus rien dire parce que pour la première fois de ma vie, je crois qu'il y a une volonté politique d'aller de l'avant. La crise que nous vivons aujourd'hui, nous a rapprochés les uns des autres et nous a mis sous un même piédestal. Ce qui se passe, aujourd'hui, est une véritable révolution. Nous Restaurer les milieux humides La propagation rapide du coronavirus nous montre, comme si nous avions besoin de preuves supplémentaires, que nous vivons sur une planète fragile et que la façon dont nous vivons affecte le reste de la Terre. Alors que nous assistons à l'extinction rapide des espèces animales et aux effets des changements climatiques, il est tout à fait déraisonnable que la Ville de Montréal poursuive le développement des milieux humides de Saint-Laurent. Cette friche d'une riche biodiversité abrite le plus grand nombre d'espèces d'oiseaux migrateurs de l'île. Selon une recherche exhaustive publiée par Protection des Oiseaux du Québec, plus de 200 espèces d'oiseaux ont été observées dans cette zone lorsque les marais étaient encore intacts, dont 9 espèces d'oiseaux menacées selon la Loi sur les espèces en péril du Canada  : le Petit Blongios, le Martinet ramoneur, la Grive des bois, l'Engoulevent d'Amérique, la Paruline du Canada, l'Hirondelle de rivage, l'Hirondelle rustique, la Sturnelle des prés et le goglu. devons donc profiter de cette ouverture afin d'envisager un mouvement d'inclusion de masse. Une inclusion systématique, politique et juridique est enfin envisageable. Vers un nouveau refus global Pour conclure, je vous rappelle que les murs de la grande noirceur furent fracassés par des artistes signataires du Refus global. Ces artistes transportaient dans leur conscience le désir d'émancipation d'un peuple qui avait soif de liberté. Ce même désir, la population racisée en a grandement besoin aussi. Nous devons donc, tous ensemble, tendre nos mains vers le puissant moteur de changement que sont les artistes. Toutefois, je pense que pour l'instant ces personnalités publiques vivent encore en marge de la nouvelle réalité québécoise. Une jeunesse hétérogène qui peine à s'identifier à un cercle fermé et homogène qui domine d'une main de fer toute la scène artistique. Un changement de mentalité et de moeurs à ce niveau s'impose. C'est un peu pour cela que j'ai décidé d'arrêter de parler de racisme, même si le prochain refus global se fait encore attendre. NARD. TARRINI, ANJOU Or, ces marais ont été drainés dans le cadre des activités de construction de la Ville, qui y prévoit de nouveaux immeubles d'affaires sans se soucier de la vie qu'elle y détruit Des milliers d'arbres ont déjà été abattus. Une nouvelle route et une digue traversent les zones humides, ce qui a entraîné une baisse marquée de la population d'oiseaux. Ceci s'inscrit tout à fait à l'encontre des gestes posés par l'administration municipale pour créer le Grand parc de l'Ouest Le groupe environnemental La Coalition Verte attend une décision de la Cour supérieure pour obtenir une injonction afin de mettre fin à la destruction des milieux humides du Technoparc et de les restaurer à leur état d'origine. La digue et la route pourraient être modifiées de façon à permettre à l'eau de retourner aux anciens marais. Alors que les espèces animales sont en déclin et que les villes cherchent à combattre les effets d'ilot de chaleur, le smog et les inondations printanières, les Montréalais d'aujourd'hui et de demain ne peuvent se permettre de perdre leur « petit bayou ». saura pertu,morrrem. Écrivez-nous ! emonse jmgmcuu.com 6
métr'u, journalmetro.com Jeudi 18 juin 2020 C1MTirr. Le réalisateur et spécialiste de la &le 5e liiiiiiimmio>\Ir.." L_..1 Un Festival de Jazz numérique cette année Afin de ne pas priver Montréal se son traditionnel Festival international de Jazz, une édition virtuelle de l'événement aura lieu du 27 au 30 juin. Dominique Fils-Aimée, Charlotte Cardin, Jean-Michel Mais, Elisapie et Pierre Kwenders sont parmi les artistes qui se produiront sans public sur la scène de l'Astral. Leurs performances seront captées, puis diffusées gratuitement en ligne. MÉTRO Judd Apatow, roi de la comédie comédie Judd Apatow a toujours placé l'humour au centre de ses films. Il a toutefois un peu changé la formule pour son dernier opus, The King of Staten Island. MOLLY GIVEN Metro World News Apatow, 52 ans, a un CV bien rempli avec des succès comme The 40-Year-Old Virgin, Knocked Up et Funny People. Il est devenu un chouchou du public mondial grâce à son sens du timing impeccable, sa galerie de personnages hauts en couleur et ses intrigues collées à la réalité. Dans The King of Staten Island, qui met en vedette Pete Davidson (Saturday Night Live) le cinéaste new-yorkais a toutefois emprunté une direction différente. Il a laissé l'intrigue définir la comédie, et non l'inverse. « Je pense généralement que toute histoire devrait comporter une bonne dose d'humour, explique le réalisateur et scénariste. C'est toujours étrange quand il n'y en a pas, car même dans les moments les plus sombres, il y a tout de même matière à rire. C'est pour cette raison.':.4. D'abord planifié pour une sortie en salles, The King of Staten Island prend finalement l'affiche sur Internet seulement. Le film mettant en vedette Pete Davidson est disponible sur les principale plateformes de visionnement sur demande./ANDREA FOSTER/NBC UNIVERSAL que je veux m'éloigner des étiquettes, comme "comédie" ou "drame". » The King of Staten Island s'inspire beaucoup du vécu de Pete Davidson, qui incarne Scott, un jeune homme plutôt immature. Normal, puisque Davidson a participé à l'ébauche du scénario avec Dave Sirus avant de présenter le projet à Apatow. Le personnage de Scott est un poteux à la fois charmant Jeux4:3 M'...a A et détestable qui vit dans l'ombre de sa soeur universitaire (interprétée par Maude Apatow, la fille du réalisateur). Il habite toujours avec sa mère (Marisa Tomei), après La référence en matière de jeux vidéo et jeux de société « Pour ce film, je ne voulais pas courir après les blagues. Je voulais d'abord bien raconter une histoire, aussi drôle soit-elle. » Judd Apatow, réalisateur de The King of Staten Island la mort de son père, un pompier décédé dans un incendie quelques années plus tôt. Davidson a toujours été transparent sur sa vie personnelle et n'a jamais caché Articles Guides Vidéos Podcasu que son père, un pompier lui aussi, avait perdu la vie lors des attentats du 11 septembre 2001, à New York. Bien que fictif, le film transpose bien les montagnes russes d'émotions qu'a dû emprunter Davidson pour vivre son deuil. Un travail d'équipe Pour bien raconter ses histoires (et faire rire !) , Apatow a un talent particulier pour réunir les bons acteurs au bon moment. Trouver de jeunes comédiens et lancer leur carrière est devenue la marque de commerce du réalisateur, qui n'hésite pas à faire appel au conseil des autres pour y arriver. Par exemple, c'est Amy Schumer qui a recommandé Davidson sur le plateau de Trainwreck. Sa scène avec Bill Hader lui a permis de se faire remarquer et d'être embauché par l'équipe de SNL. « J'aime demander aux gens qui m'entourent qui dans leur entourage les fait rire et devrait être connu », admet-il. The King of Staten Island suit Scott dans plusieurs situations, comme sa vie amoureuse tumultueuse avec une amie d'enfance, sa relation avec sa mère (qui tente de refaire sa vie avec un autre pompier), ses problèmes de santé mentale et son rêve de devenir tatoueur (divulgâcheur  : il lui reste beaucoup de travail à faire pour aspirer à ce titre !). Ce mélange d'humour, d'émotions et de vision bien personnelle a poussé Apatow et Davidson a utilisé de nouveaux « muscles créatifs » qu'ils n'avaient jamais utilisés dans leur carrière. « Je cherche toujours ce genre d'opportunités, dit Apatow. Si je partage cela avec des gens qui font déjà partie de mon monde, il y a toujours quelque chose de magique qui en sort. » 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :