Métro Montréal n°2020-06-03 mercredi
Métro Montréal n°2020-06-03 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-03 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : Montréal a besoin d'air.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Découvrez le plaisir de lire vot actualité autrement eJ1 11M Nos infolettres vous suivent partout. Abonnez-vous sur journalmetro.com métr journalmetro.com métr journalmetro.com Mercredi 3 juin 2020 ACTUALITÉ Un organisme « comme la DPJ » réclamé au Québec Aînés La crise dans les CHSLD n'est qu'une pointe de l'iceberg du manque de soins des aînés, fait valoir une nouvelle étude parue hier. Au coeur des propositions  : la création d'un organisme équivalent à la DPJ mais pour les aînés, qui agirait comme observateur externe et indépendant. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@journalmetracom « Ça fait des années qu'on parle des baby-boomers qui partent à la retraite, et du choc démographique que ça entraînera. Mais malgré tout, les structures mises en place sont purement cosmétiques pour le moment », explique à Métro la chercheuse de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques, Eve-Lyne Couturier. Elle estime que l'arrivée d'un acteur-clé comme une Direction de la protection des aînés (DPA) pourrait avoir un SPVM Caméras portatives Ir anantç Cinq arrondissements montréalais ont adopté à l'unanimité lundi soir une motion de l'opposition officielle demandant que tous les policiers de Montréal disposent de caméras portatives afro de lutter contre le profilage racial et social. « Nous pensons que le malheureux événement de George Floyd, à Minneapolis, est une occasion d'aller de l'avant avec les caméras portatives », dit le chef d'Ensemble Montréal, Lionel Perezi. mémo Y. Plusieurs ersonnes âées sont isolées endant la crise du coronavirus./GETrr impact « systémique ». « L'idée est d'avoir une institution qui répond aux besoins particuliers d'une cohorte, comme le fait la DPJ. On a besoin d'une structure qui embrasse large au Québec pour nos aînés, qui propose des projets de lois, des modifications réglementaires, et qui agit concrètement pour changer les choses », argue Mme Couturier. Gare à la forme Pour la spécialiste en santé publique de l'Université de Montréal, Roxane Borgès Da Silva, la démarche est intéressante, mais elle manque de tonus. « Ça ne marche pas en termes de gouvernance, ditelle. La DPJ opère en milieu privé, mais la Direction de OLIVIER FAUCHER ofaucher @metromedia.ca L'intervention des policiers de Minneapolis auprès de George Floyd était « inacceptables », estime l'ancien inspecteur du Service de police de la Ville de Montréal, Guy Ryan. « Lorsqu'on utilise la force nécessaire pour maîtriser quelqu'un, ça se peut qu'il y ait des échanges de coups ou des prises que les policiers ont apprises pour maîtriser la personne, explique-t-il. Dans ce cas-ci, le policier a déjà me- la protection des aînés opérerait en milieu public. Le problème, c'est qu'on ne peut pas demander à une direction d'aller taper sur une autre direction-collègue. » L'experte affirme que l'entité devrait être « 100% indépendante » pour qu'elle fonctionne. « Je suis un peu sceptique sur le fait que le ministère de la Santé accepterait une démarche pareille, alors que tout est centralisé. Cela dit, je suis d'accord que ça prend quelque chose », fait-elle valoir. Trop de bureaucratie ? L'étude de l'IRIS démontre par ailleurs que les aînés rencontrent plusieurs défis au quotidien pour obtenir les services appropriés, ceux-ci étant notté George Floyd. Il n'est pas violent, pas agressif : Le policier doit lui dire ses droits, l'asseoir dans le véhicule et partir et aller au quartier de détention. » Selon une enquête réalisée par le New York Times, George Floyd était calme alors qu'il a été menotté par les policiers. Il aurait toutefois résisté au moment d'entrer dans le véhicule de police, disant qu'il était claustrophobe. La réaction de M. Floyd aurait dû être gérée beaucoup plus facilement par les forces de l'ordre, selon IVL Ryan. « Quand on brime la liberté. 30 Selon l'Institut de la statistique du Québec, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus bondira à près de 3055d'ici 2066. Ce chiffre se situe à un peu plus de 19%. plus souvent qu'autrement « mésadaptés à leur réalité ». Délais très longs, moyens de communication difficiles d'accès, recours limités et bureaucratie ambiante ; « le point d'entrée dans le système est confus », dit Mme Couturier. « Ce n'est pas normal que ça prenne trois ans pour régler les problèmes d'une personne de 90 ans. » L'étude recommande de mettre sur pied un guichet unique pour les aînés, qui offrirait notamment un service d'accompagnement aux plaintes. Québec ouvert à revoir la loi Jointe par Métro, l'attachée de presse de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, se dit ouverte à apporter certains changements législatifs. Elle dit compter sur la Protectrice du citoyen pour « protéger les aînés du Québec », et vante la « première Politique d'hébergement et de soins de longues durée de l'histoire du Québec afin de mieux prendre soin des personnes hébergées ». George Floyo. Une intervention « incompréhensible » 6 « La technique de plaquage au sol avec genou posé sur le cou [...] est injustifiable. » Guy Ryan, ancien inspecteur du Service de police de la Ville de Montréal de quelqu'un en procédant à l'arrestation, que ce soit pour n'importe quelle infraction, la personne subit un choc, souligne-t-il. Ça se peut qu'il ne feel pas et là, le policier doit s'en rendre compte et faire venir les paramédicaux. »
journalmetro.com métr'171 Mercredi 3 juin 2020 7 OPINIONS PARLONS RACISME CHRONIQUE IN LIBRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue L'Histoire, celle avec un grand H, se déleste difficilement de l'un de ses incorrigibles traits de caractère  : empêcher sa propre répétition. Plusieurs plaident déjà, pure lapalissade, qu'il faille éviter l'erreur d'importer ici le racisme américain. Que ce dernier, somme toute, constitue un enjeu de propriété exclusive au sud de la frontière. Que les Québécois, preuve comparative à l'appui, ne sont pas racistes. Par où commencer ? D'abord en précisant que cette dernière affirmation est, dans son essence, un tantinet débile. Fausse posture résultant, à mon sens, TRIBUNE LIBRE Repensons nos villes à vélo ! Aujourd'hui, c'est la Journée mondiale de la bicydette.11 y a fort à parier que ce mode de transport gagnera encore plus en popularité cet été, puisque pour plusieurs, le vélo est devenu le véhicule du déconfinement. Avec l'obligation de distanciation physique, les transports en commun inquiètent encore un peu. Nous aurons également davantage de rues piétonnes pendant la saison estivale puisque les terrasses s'étendront probablement dans certaines rues montréalaises. Le vélo et la marche deviennent, dès lors, les moyens les plus efficaces de se déplacer. Les villes ont souvent négligé les besoins de mobilité des piétons et des cyclistes de par le monde, comme le d'une détestable lecture manichéenne de notre société. Parce que n'en déplaise aux romantico-anxieux de la nation, le peuple québécois ne constitue pas un ordre monolithique. Il ne parle ni en bloc, ni adhère systématiquement à une pensée commune. C'est ce qu'on appelle, au final, le pluralisme afférent à une démocratie. Une bonne affaire, me semble. Certains Québécois sont ainsi solidement racistes (irrécupérables). D'autres, pas une miette (bravo). Plusieurs, sans l'être, souffrent néanmoins de xénophobie, soit une hostilité de principe envers l'étranger (gardons espoir). Et les ratios changent au fil souligne le rapport « Share de Road » du Programme des Nations Unis pour l'environnement Et elles ont, maintenant plus que jamais, besoin d'être repensées. Tout récemment, Montréal a proposé un circuit temporaire de transport actif de plus de 200 km et Toronto s'est engagée à ajouter 40 km de pistes cyclables. Le coronavirus a « vidé » nos villes l'espace d'un instant.11 a ébranlé le système économique mondial. Les rues désertes sont devenues le symbole urbain de cette pandémie. Encore aujourd'hui, rien n'est comme avant, malgré ce balbutiement de déconfmement dont nous sommes témoins. Comment nos vies et notre économie vont-elles redémarre' ? Alors que nous devons reconstruire les villes et notre économie, il est primordial de réaliser que la crise climatique et la crise économique ont des solutions communes. Nous parlons ici d'aliments produits localement, de transports publics, d'une mise en valeur de la mobilité durable, d'espaces communautaires sûrs et verts accessibles à toutes et tous, du centre à la périphérie. En augmentant les emplois dans du temps et des événements. Ici comme ailleurs. Conséquemment, le fait d'affirmer que le racisme sauce yankee est unique en son genre détourne habilement les yeux de la question, névralgique, suivante  : existe-t-il des enjeux propres au racisme en terres québécoises ? De manière pratiquement comique, certains se sentent manifestement visés dès que ladite question est soulevée, s'affairant dès lors à canarder l'interrogateur  : BÉRARD Y TRAITE LES QUÉ- BÉCOIS DE RACISTES ! ! Hilala. Je ne traite, ni considère, les Québécois de racistes. Fausse posture, répétons-le. Mais est-ce qu'il en existe, ici, du racisme ? Le Québec serait-il le seul endroit du monde en étant exempt ? Tous les rapports récents confirment de façon limpide qu'il est drôlement plus difficile, si l'on porte un nom ou qu'on ait un visage autochtone, arabe ou noir, de se trouver un job, au Qu& Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. enta "Refuserait-on également une commission sur l'alcoolisme au motif que « les Québécois ne sont pas saouls » ? " bec. Idem pour un logement. Quant au fait de se faire interpeller, voire harceler, par les flics, on parle du phénomène inverse. Notre premier ministre Legault nous a reconfirmé, lundi encore, qu'il fallait lutter contre ledit racisme, bien que celui de nature « systémique » se voulait inexistant. Cassette classique de nos haut-parleurs identitaires, dont les plus grands succès sont quasi-systématiquement repris par le gouvernement caquiste. On défendra cette position en affirmant qu'il n'y a pas, au Québec, de « racisme érigé en système ». Entendu. Sauf que telle n'est pas la définition du racisme systémique. Plutôt celle-ci  : le système provoque, souvent sans le vouloir, certains biais de nature discriminatoire. Or, en adoptant le juste concept, admettons que la réponse à la question posée change d'autant. Ceci explique d'ailleurs les obstacles pour ce qui est du logement, de l'emploi et des flics pour trop de citoyens. Pourquoi alors avoir abandonné l'idée d'une réelle commission sur le racisme systémique ? Parce que celle-ci aurait nécessité un courage politique certain. Or, Philippe Couillard et cie se sont lâchement écrasés devant une opinion populaire braquée par les lisée et Legault, appuyés par une armada de chroniqueurs, lesquels accusaient le gouvernement libéral de « vouloir faire le procès des Québécois », jouant d'ailleurs « aux donneurs de leçons ». De toute beauté. Refuserait-on également une commission sur l'alcoolisme au motif que « les Québécois Les Danois sont de rands utilisateurs de modes de trans ort actif./WILLIAM PERUGINI/1.23RF des secteurs stratégiques, de l'économie verte à l'agriculture écologique, de l'espace de régénération urbaine à la mobilité durable, nous pouvons certainement repenser notre économie en rendant nos villes plus saines pour les gens et la planète. Maintenant plus que jamais, nous pouvons jeter les bases d'une révolution verte dans nos villes  : faire passer les gens avant tout La mobilité durable, comme le vélo, doit faire parti de l'équation dès le début D'autant plus qu'investir davantage pour répondre aux besoins des piétons et des cyclistes permet également d'atténuer l'augmentation des émissions de GES reliée à l'accroissement de la population. Investir en mobilité durable rime aussi avec amélioration de la qualité de l'air. Si cela n'est pas suffisant à motiver nos eues, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que des infrastructures sûres pour les piétons et les cyclistes sont garantes d'une plus grande équité. La marche et le vélo sont en effet des moyens de transport très ne sont pas saouls » ? En bref, nier aussi aisément l'enjeu en vient à participer, sciemment ou non, à sa construction ou consolidation. « MF Hormis ce qui précède, c'est-à-dire une façon efficace de détourner les yeux, un phénomène supplémentaire participe à la négation du problème  : la réécriture du discours médiatico-politique. Des airs de novlangue où sont maintenant décriés les « antiracistes radicaux (!) » et « antifascistes (! !) ». On s'appropriera aussi, de manière tout aussi rigolote, le concept de « racisme antiblanc », pourtant inexistant en sociologie. Habile. Parce qu'en se posant ainsi en victimes, le Blanc privilégié en vient à non seulement masquer l'injustice commise, mais aussi à faire porter, outrecuidance à l'appui, le fardeau du climat délétère actuel sur d'autres épaules que les siennes. économiques qui peuvent avoir des conséquences positives sur la santé. Aujourd'hui, c'est 55% de la population mondiale qui vit dans des zones urbaines et ce chiffre devrait passer à 68% d'ici 2050. Cela signifie que les villes, et leurs citoyennes, doivent être à l'avant-garde des efforts déployés pour faire face à l'urgence climatique et à la crise économique. Cette crise sanitaire mondiale, aussi terrible qu'elle soit, peut aussi être l'occasion de construire de nouvelles villes où nous sommes toutes et tous en sécurité, résistantes, en bonne santé et en harmonie avec la nature. Repensons l'économie, choisissons des produits locaux, utilisons les transports publics et les transports actifs pour rendre l'air moins pollué et lutter contre la crise climatique, sanitaire et économique. NARIE-CHRISTINE FISET, GREENPEACE CANADA Écrivez-nous ! Oymmemaà@ journalmetro.com



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