Métro Montréal n°2020-06-02 mardi
Métro Montréal n°2020-06-02 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-06-02 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : une aide de 400 M$ pour la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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n Facebook Q Twltter Cl Llnkedln El Instagram stm.lnfo SEMAINE QUÉBÉCOISE DES PERSONNES HANDICAPÉES DU 1ER AU 7 JUIN Rester en contact pendant La pandémie IL A FALLU AJUSTER NOS SERVICES À PLUSIEURS NIVEAUX DEPUIS LE DÉBUT DE LA CRISE SANITAIRE DU COVID-19. ET BIEN QUE LACHALANDAGE AIT BEAUCOUP DIMINUÉ DANS LES BUS ET LE MÉTRO, NOUS DEMEU- RONS EN LIEN AVEC CEUX QUI COMPTENT SUR DES MESURES D'ACCESSIBILITÉ UNIVERSELLE. EN VOICI UN BON EXEMPLE. Pour répondre aux directives de distanciation physique recommandées par les autorités de santé publique, la Ville de Mon- i m w tréal déploie des corridors sanitaires sur des rues commerciales de la ville. Pour chaque déploiement, nous nous assurons que toute l'information soit communiquée aux clients ayant des limitations fonctionnelles car ce type de mesures a un impact sur leur cheminement. Notre équipe d'Accessibilité universelle continue donc d'être en lien avec les différents représentants du milieu associatif dont le Regroupement des usagers du transport adapté et accessible.. de l'Île de Montréal (RUTA) et le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM). ARRÊTS DE BUS ACCES- SIBLES Ainsi, pour chaque corridor du genre déployé par la Ville de Montréal, nous émettons un communiqué qui indique quelles lignes de bus sont touchées, quels tronçons de ces rues sont concernés, et nous identifions quels arrêts de bus demeurent accessibles aux clients ayant des limitations fonctionnelles. Suivez L'arrivée de votre bus en temps réel CLIENTS AYANT DES LIMITATIONS MOTRICES MONTER ET DESCENDRE PAR LAVANT Bien que le contexte actuel fasse qu'il est préférable que les clients n'utilisent que la porte arrière, les clients ayant des limitations motrices peuvent utiliser la porte avant. Site Web et mobile stminfo GARDONS NOS DISTANCES DANS LES ESCALIERS MÉCANIQUES Lorsque pressé, il peut être tentant de vouloir dépasser dans les escaliers mécaniques. Astuce : prenez votre temps, gardez votre droite et restez en file en maintenant une distance appropriée. L'utilisation des escaliers fixes est également une bonne alternative santé L'ÉTIQUETTE RESPIRATOIRE UNE BONNE HABITUDE À PRENDRE Lorsque vous toussez ou éternuez, couvrez-vous la bouche et le nez avec un papier-mouchoir. Jetez-le et ensuite lavezvous bien les mains. Si vous n'avez pas de papier-mouchoir, toussez et éternuez dans le pli de votre coude ou dans le haut de votre bras. Telle qu'énoncée par la Santé publique, la solution demeure, individuellement, de pratiquer les mesures d'hygiène habituelles. 9 Applications recommandées Transit Chrono
métr eât journalmetro.com Mardi 2 juin 2020 3 AC'.ALITE Le transport collectif regagne du terrain Anal- Signe que la reprise des activités économiques est bien entamée, le transport collectif reprend lentement mais sûrement du galon à Montréal, montrent des données obtenues par Métro. Mais les prochains mois seront critiques, disent des experts. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houeette-vezina@journalmetro.com Le métro, qui a connu des baisses surpassant les 90% dans les dernières semaines, recense maintenant des diminutions d'achalandage de 86%. 1111 La STM effectue des opérations de nettoyage quotidiennes./ARCHIVES MÉTRO Idem pour le réseau de bus, dont les pertes d'achalandage oscillent autour de 70% dans la métropole. C'est un gain de plus de 10% par rapport au début de la pandémie. Le transport adapté, lui, demeure stable, avec une baisse d'utilisation moyenne de 79%. Les banlieues progressent Sur la Rive-Nord, la Société de transport de Laval (STL) constate le même schéma. « Une croissance lente, mais constante est observée depuis le début mai. On a atteint la semaine dernière environ 25% de l'achalandage habituel », Un prix pour l'aéroport YUL l'Aéroport Montréal-Trudeau a remporté Le prix du meilleur service du personnel aéroportuaire en Amérique du Nord remis par le World Airport Awards. Cet honneur souligne le travail de tous les employés, des manutentionnaires aux membres de la Sûreté aéroportuaire en passant par les employés des transporteurs aériens.rdnuo 5n% « On ne retournera pas de sitôt au niveau d'avant, surtout que les étudiants vont manquer à l'appel, mais on peut s'attendre à un retour vers les 5o% dans les prochains mois, en autant qu'on ne frappe pas une récession majeure ou une deuxième vague », dit Pierre Bardeau, spécialiste en planification des transports à l'Université de Montréal dit sa porte-parole, Estelle Lacroix. C'est un bond de 50% par rapport à avril, où l'organisation avait observé un usage quotidien d'à peine 13%. » Le Réseau de transport de Longueuil (Rn), lui, parle d'une augmentation chiffrée d'environ 10%. Seul exo, le réseau des trains de banlieue, fait exception à la règle  : l'achalandage demeure « sensiblement le même », soit 9% pour le train, 18% dans les bus et 10% dans le transport adapté. Manif de dimanche/ARCHIVES MÉTRO SPVM. Un groupe de travail pour conseiller Montréal ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreauit@journaimetro.com Face à « l'inaction » de la Ville de Montréal et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour s'attaquer au profilage racial dans la métropole, un organisme s'apprête à créer un groupe de travail pour conseiller l'administration municipale sur les mesures qu'elle devrait prendre pour s'attaquer à cet enjeu. Le 26 mai dernier, en séance du conseil municipal, le conseiller indépendant de Snowdon a déposé une motion pour demander à ce que le SPVM collecte des données ventilées sur ses interpellations policières en fonction notamment de la race et du statut social des personnes faisant l'objet de celles-ci. Ces données seraient ensuite rendues publiques sur une base régulière, par exemple via les données ouvertes de la Ville. La motion, qui a reçu le soutien de plusieurs organismes communautaires, de- Alain Babineau/ARCHIVES MÉTRO « Ils ont mis ça sur une tablette en ramenant ça à l'étude. Mais avec tout ce qui se passe, on ne peut plus attendre. Il faut prendre le taureau par les cornes. » Alain Babineau, conseiller du Centre de recherche-action sur les relations raciales mandait aussi la création d'un comité consultatif composé notamment d'experts, de policiers et de représentants des minorités visibles. Celui-ci aurait permis d'élaborer pour le SPVM « une nouvelle politique sur la collecte de renseignements relatifs à la race », indique la motion initiale. Une mort qui ravive de douloureux souvenirs OLIVIER FAUCHER ofaucher @metromedia.ca La douleur causée par la mort violente de George Floyd est ressentie jusqu'à Montréal- Nord, là où les interventions policières funestes ont coûté la vie à Fredy Villanueva et à Bony Jean-Pierre. Des citoyens de l'arrondissement qui coordonnent des manifestations veulent faire comprendre que le problème du profilage existe ici et aujourd'hui. « On va pas se mentir, ça se fait aussi au Québec, martèle la militante Anastasia Marcelin, qui coorganise la manifestation du 7 juin qui aura lieu dans plusieurs villes québécoises. C'est plus caché, c'est plus subtil, plus hypocrite, mais c'est là. » Comme elle, d'autres Nord- Montréalais engagés, comme le cofondateur de Hoodstock Will Prosper, coordonnent la mobilisation derrière le mouvement. M. Prosper coorganisait la manifestation tenue hier qui a rassemblé environ 10 000 personnes. « Tu vois que notre message porte au-delà de Montréal-Nord, se félicite-t-il, en entrevue avec Métro. C'est une grande force qu'on a réussi à avoir de faire véhiculer ces messages d'injustice. La population les reconnaît de plus en plus et soutient nos initiatives. » Montréal-Nord interpellée La mort de George Floyd, tué par un policier à Minneapolis, a provoqué une vague d'indignation qui dépasse les frontières américaines. Cette tragédie peut ramener de douloureux souvenirs aux Nord-Montréalais. En 2008, la mort de Fredy Villanueva, tué par balles par un policier, avait provoqué une émeute dans le quartier qui criait à l'injustice. L'événement a été un point tournant dans l'histoire du quartier. « Non seulement c'est important de dire qu'on est solidaire avec ce qu'on voit aux États-Unis, mais aussi de dire qu'on a des enjeux ici qui sont profonds et problématiques, que Montréal-Nord a vécu particulièrement. De ne pas oublier qu'il y a des gens qui sont morts de violences policières », soulève M. Prosper, qui pointe également vers la mort de Bony Jean- Pierre en 2016, dossier dans lequel un policier a été accusé pour homicide involontaire. Ancien policier, Will Prosper a été choqué par la façon dont les forces de l'ordre sont intervenues auprès de George Floyd. « C'est la culture policière qui fait en sorte qu'on voit un de nos collègues en train de tuer une personne, et on I minute sa séance du conseil d'arrondissement de juin, les élus observeront une minute de silence dédiée à George Floyd. considère plus notre collègue que la personne qui est en train de se faire tuer. Ça pour moi, c'est la plus grosse pro- blématique dans cette vidéolà », décriant du même coup la technique d'immobilisation avec le genou dans le cou, une pratique proscrite par la plupart des corps policiers. Solutions attendues À Montréal-Nord, le profilage racial a encore des conséquences « à long terme » sur des personnes et leurs proches, soutient Anastasia Marcelin. « Nos hommes sont en prison. On doit élever nos enfants sans leur père. Ils tombent en dépression. Ils n'arrivent pas à trouver des emplois stables parce qu'ils ont des casiers judiciaires. Ce n'est pas une joke ce qui se passe. On en a ras le bol. » Au printemps, une clinique juridique pour les personnes racisées a vu le jour à Montréal-Nord. L'un de ses objectifs est de lutter contre le profilage racial dans l'arrondissement. « Les gens ne connaissent pas assez leurs droits, explique Marie-Livia Baugé, fondatrice de la clinique et avocate. On veut faire connaître aux personnes de Montréal- Nord ce que les policiers peuvent et ne peuvent pas faire. On est en train de préparer des formations qu'on va donner aux jeunes. » Mais la connaissance de ses droits a des limites, reconnaîtelle. « Il y a beaucoup d'enjeux qui doivent être réglés par les policiers et gouvernements, croit-elle. Par exemple, donner des caméras aux policiers, mais aussi leur donner de vraies formations. Il y a une idéologie qui fait que quand quelque chose de mal se passe au sein de la police, personne ne va dénoncer. Ils se soutiennent entre eux. »



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