Métro Montréal n°2020-05-28 jeudi
Métro Montréal n°2020-05-28 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-28 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : des camps de jour en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr 117'se.t journalmetro.com Jeudi 28 mai 2020 OMM CINS Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. Nha° TRIBUNE LIBRE La pandémie a généré un abondant courrier des lecteurs. En voici quelques uns. Gestion de sortie de crise au goût amer La crise sanitaire de la COVID-19 est loin d'être terminée à Montréal mais certains gestes des derniers jours laissent entrevoir une improvisation de l'administration Plante ainsi qu'une gestion autoritaire. En ce moment, ce dont les Montréalais auraient besoin est une ville propre, des nids de poule réparés, des poubelles vidées régulièrement dans les parcs, un nettoyage des rues décent, le masque obligatoire et une meilleure surveillance policière au service de toutes et tous. Les citoyens voudraient des services municipaux de base ainsi que des trottoirs et des rues réparés. Ce n'est peut-être pas le moment idéal pour réécrire l'histoire de la Ville de Montréal en ignorant le fait français dans la métropole (je fais référence à la vidéo de la Ville lors de la Fête des Patriotes) ou encore pour imposer la communication épicène à ses fonctionnaires municipaux. Sur la question du transport, la Ville a agi trop rapidement sans consulter dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie, en donnant à peine quelques heures à la Société de développement Écouterons-nous les Forces armées canadiennes ? Des rapports accablants tablettés sur les CHSLD et des enquêtes indépendantes avec des recommandations sans conséquences, voilà des décennies de laisser-faire dans le réseau des CHSLD. Nous n'avons pas écouté les travailleurs de la santé, les aînés et les experts durant tout ce temps. Alors qu'en Ontario, un rapport des Forces années canadiennes semble pousser leur gouvernement à agir pour ameiorer les conditions de vie des personnes aînées hébergées, nous espérons qu'il en sera de même pour le Québec. La situation en CHSLD n'est pas nouvelle. Ça fait des années que des intervenants réclament des actions concrètes pour corriger le problème, dont l'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres commercial (SDC) locale pour réagir à un plan de fermeture partiel.le vendredi soir. Ce plan proposait la fermeture totale du boulevard St-Laurent pour les voitures, sur une partie importante dans La Petite Italie. Une fausse bonne idée. Pourquoi ? Essentiellement parce le plan reposait sur la pensée magique. Ce n'est pas vrai que la circulation automobile allait disparaître et que renvoyer les conducteurs sur St-Denis ou l'avenue du Parc allait régler le tout. On savait très bien ce qui allait arriver  : les petites rues résidentielles autour auraient été envahies rapidement pour le stationnement et par le trafic. Que s'est-il passé alors ? Il y a eu une levée de bouclier de la part des commerçants de la Petite-Italie, comme le commerce Milano par exemple. La SDC a ensuite renié l'accord qui lui avait été imposée à la dernière minute par le maire de l'arrondissement, François-William Croteau. Le maire a dû reculer lundi, à son grand regret. Cet épisode est symptomatique de la rigidité de Projet Montréal et de l'administration de la mairesse Valérie Plante. Il s'agit d'un gouvernement municipal idéologue qui érige en règle le rejet de la voiture et des automobilistes, qui seraient la source de bien des maux en Ville. Je n'ai rien contre les autos. Je services publics du Québec (AREQ : CSQ) que je représente. Nous demandions des chambres individuelles avec la réfection des établissements actuels, ce qui aurait d'ailleurs probablement limité la propagation du virus dans plusieurs établissements. On nous a plutôt proposé de bâtir des nouvelles Maisons des aînés, qui ne pourront accueillir tout le monde. Qui seront les chanceux ? Qui seront les perdants qui finiront leurs jours dans les vieux CHSLD ? Pas seulement une question de salaire Nous réclamions l'augmentation des ratios pour le personnel infirmier et les préposés. On nous a dit que des postes étaient ouverts, mais laissés vacants. Il ne suffisait pas d'ouvrir des postes, mais aussi de valoriser le travail du personneL Non seulement par l'augmentation du salaire, mais aussi par des conditions de travail adéquates et une stabilité. D'ailleurs, l'instabilité a visiblement joué un rôle prépondérant dans la propagation du virus puisque possède une voiture hybride pour moins polluer. J'ai un vélo. Et j'utilise le transport en commun 90% du temps (métro et autobus) pour me déplacer. Lorsque je vais à Québec, ma ville natale, je prends le train ou le bus. Ailleurs en ville, on a profité de la crise de la COVID-19 pour fermer une grande partie de la rue Masson, de la rue Beaubien, et bientôt de la rue de la Commune dans le Vieux- Port, sans compter bien d'autres du personnel de la santé devait se déplacer d'un établissement à l'autre, de zones froides à zones chaudes. Des zones chaudes et brûlantes Nous exigions la climatisation des CHSLD pour le bien-être des résidents et du personnel, faisant face aux canicules chaque été. On nous disait que c'était impossible en raison de la vétusté de plusieurs établissements. Ensuite, on nous a avenues. Des corridors sanitaires ont été ajoutés, ce qui est une bonne chose. On a aussi doublé la largeur de certaines pistes cyclables en réduisant de moitié les voies automobiles comme par exemple sur la rue Rachel Est, dans Rosemont, où les bus 97 et 25 ne pourront plus passer cet été. Je comprends l'idée mais le fait est que la crise de la COVID-19 amènera au cours de prochains dit que c'était possible, mais trop coûteux. Finalement, il y a les gens qui ont les moyens de se le payer, et les autres, on les abandonne à leur sort. Pris de cours par une canicule prématurée, le gouvernement vient de donner le feu vert à la climatisation des CHSLD. C'est une bonne chose ! Le hic ? Encore une fois, la bonne volonté gouvernementale se bute au mastodonte des CIUSSS où la confusion règne. Des directions attendent des directives, rien n'est clair et, par conséquent, il est risqué que rien ne se passe. La bureaucratie aura encore raison de la dignité des personnes en situation de vulnérabilité. L'armée à la rescousse Il aura fallu une pandémie, des milliers morts, des histoires d'horreur et l'intervention de l'armée pour que, collectivement, on puisse peut-être, et je dis bien peut-être, se résoudre à améliorer le sort de celles et de ceux qui ont contribué toute leur vie dans l'espoir que la société ne les laisse pas mois de plus en plus de Montréalais à utiliser leur voiture en raison du risque de contamination dans les transports publics. Le trafic ne va pas disparaître. Et cela, il ne faut pas l'oublier. La Ville de Montréal doit représenter tous ses contribuables sans exception, et ce sans oublier les automobilistes. PATRICK WHITE, RÉSIDENT az ROSERONT ET JOURNALISTE tomber dans des moments d'extrême vulnérabilité. Les Forces armées canadiennes ont, à leur tour, fait leur rapport de la situation au Québec, un rapport accablant encore une fois. Maintenant, est-ce que ce rapport sera tabletté comme les dizaines d'autres par le passé ? Il ne faut pas, et ce, en la mémoire de cette génération entière qui a souffert dans le silence, et pour le bien-être de la génération des boomers qui bientôt, en très grand nombre, auront besoin de ces services. À la loterie de la perte d'autonomie, tout le monde finit par gagner, qu'on le veuille ou non. LISE LAPOINTE, ASSOCIATION DES RETRAITÉES ET RETRAITÉS DE L'ÉDUCATION ET DES AUTRES SERVICES PUBLICS DU QUÉBEC (AREQ-ŒQ) L'actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com 6
métr'n. 117f journalmetro.com Jeudi 28 mai 2020 CULTP"" 7 Legault vante l'entente avec le Cirque Malgré les critiques de l'opposition dénonçant un manque de transparence, le prêt de 200 M$ US offert au Cirque du Soleil constitue une proposition « brillante », croit le premier ministre François Legault. LA PRESSE CANADIENNE Métro Le cinéma est une fête Qu'arrive-t-il lorsqu'une pandémie mondiale empêche la tenue de tous les grands événements de cinéma internationaux ? Les équipes de 21 prestigieux festivals, dont Cannes, Berlin, Toronto, Venise et Locarno s'unissent —à l'invitation du Tribeca Film Film Festival — pour célébrer le meilleur du septième art en ligne. Voici ce qui a retenu l'attention de Métro dans la programmation de We Are One  : A Global Film Festival. Des découvertes prometteuses We are One présentera quatre films en exclusivité mondiale, dont le documentaire Ricky Powell  : lite Individualist, de Josh Swade. Photographe de rue à New York dans les années 1980 et 1990, Powella aussi capté sur pellicule les débuts de la scène hip-hop. Le festival fait aussi une Un festival animé Constitué en bonne partie de la programmation du prestigieux festival d'Annecy, le volet animation comporte 23 courts métrages et expériences de réalité virtuelle. Parmi ce vaste échantillon, notons Bilby, le nouveau-né des MARIE-LISE ROUSSEAU BENOITVALOIS-NADEAU mirousseau@journaimetro.com bvaiois-nadeau@journaimetro.com belle part au cinéma du monde entier. Ainsi, on aura la chance de voyager au Maroc, avec Volubis du réalisateur Faouzi Bensaïdi et dans une prison à haut sécurité du Mexique avec le documentaire 45 Days in Harvar. Autre voyage intriguant en images et en musique, celui du protagoniste d'Air Conditimer, qu'on suit dans les dédales de Luanda, vibrante capitale de l'Angola. studios Dreamworks (Shrek, Madagascar), qui met en scène un mignon marsupial du désert australien. Pour les plus vieux, on est particulièrement intrigué par la production de réalité virtuelle français L'île des morts, qui plonge dans le célèbre tableau du même nom d'Arnold Bôcldin. We Are One  : A Global Film Festival sera présenté gratuitement du 29 mai au 7 juin sur YouTube Des dons seront récoltés pour des organismes engagés dans la lutte contre la COVID-19. La programmation complète est accessible au weareoneglobalfestival.com Leçons de maîtres Tout bon festival de cinéma enrichit sa programmation de classes de maître, occasions privilégiées d'en apprendre davantage sur la démarche créatrice de grands artistes en plus de se délecter de savoureuses anecdotes We Are One offre une quinzaine de conférences captées pour la plupart l'an dernier, dont plusieurs don nées en duo. Parmi elles, on retient la rencontre entre Francis Ford Coppola et Steven Soderbergh ainsi que celle entre Tessa Thompson et Jane Campion. Le festival Présence canadienne Une dizaine de propositions canadiennes se sont hissées dans la programmation de We Are One. Parmi elles, plusieurs courts métrages d'animation produits par l'ONF, dont Le cortège, Shannon Amen, ainsi qu'une série de quatre films sur les saisons coréalisée par Pierre-Luc Granjon. Dans le volet Indigenous donnera aussi accès à des leçons de cinéma de grands réalisateurs comme John Waters et Guillermo del Toro, de même que des panels avec les acteurs Diego Luna, Tantoo Cardinal et Zhang Zyi. Shorts, présenté par le festival de Sundance, se trouvent deux courts documentaires produits par le Wapikoni mobile  : My Fathers's Tool et Throat Singing in Kangirsuk, ainsi que le film d'animation Nutag-Homeland d'Alisi Telengut. Par ailleurs, le film expérimental Minotaur (ONF) et le percutant documentaire Traveling Wh* Black (Feux & Paul) font partie de la sélection de films en réalité virtuelle du festival. vous encourage à acheter bleu Ili Ensemble, ID soutenons l'économie d'ici ! métr



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