Métro Montréal n°2020-05-19 mardi
Métro Montréal n°2020-05-19 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-19 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : bonne nouvelle pour le projet de vaccin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pour tout savoir au sujet de la COVID-19, suivez Métro Restez informé et suivez nos journalistes d'heure en heure sur l'ensemble de l'information à propos du coronavirus sur journalmetro.com. 4 métr A journalmetro.com métr journalmetro.com Mardi 19 mai 2020 ACTUALITÉ Repenser le recyclage à la suite de la pandémie Environnement La crise du coronavirus pose de nouveaux enjeux et de nouvelles réalités dans les centres de tri du Québec, particulièrement à Montréal. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-venna@journalmetro.com À plusieurs endroits, l'augmentation du volume entrant frise les 20%. Pour plusieurs acteurs dans le domaine, la pandémie est une occasion de repenser le système de recyclage. D'autres refusent toutefois cet argument un peu trop « jovialiste » et rappellent que l'industrie doit d'abord sortir de la crise. « On a une opportunité de bâtir une économie circulaire des matières résiduelles au Québec. Tout le monde parle d'achat local, mais on doit aussi penser à un système de recyclage local efficace », dit la porte-parole d'Éco Entreprises Québec (EEQ), Yourianne Plante. Dans un rapport qui doit paraître cette semaine, l'OBNL privé indique que la collecte BENOIT VALOIS-NADEAU hvalois-nadeau@journalmetro.com L'hécatombe vécue dans les CHSLD au cours des dernières semaines n'est pas uniquement attribuable à la virulence du coronavirus. Le mode d'organisation dysfonctionnel des centres d'hébergement a aussi contribué à accroître la crise, estiment des chercheurs en gériatrie. Les chiffres sont effarants. Avant même le début de la crise, 20% des préposés aux bénéficiaires en CHSLD quittaient le métier après un an seulement. Sur 100 personnes embauchées, il n'en restait plus que Le nouveau centre de tri de Lachine,'SOSIE DESMARAIS/ARCHIVES MÉTRO « La situation est critique dans certains pays, alors qu'ici, on s'en sort plutôt bien. Ça nous démontre qu'on a de bonnes bases pour renforcer le système. » Yourianne Plante, porte-parole d'Éco Entreprises Québec (EEQ) sélective « a démontré une grande résilience au Québec », surtout si on se compare aux États-Unis ou à l'Europe, où plusieurs systèmes de recyclage ont été partiellement, voire totalement interrompus. Vers de nouveaux marchés ? Pour le responsable de l'environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean-François Parenteau, la survie de la collecte sélective au Québec devrait permettre de nouvelles possibilités, 36 en poste cinq ans plus tard, selon des statistiques compilées dans Les organisations de soins de longue durée — Points de vue scientifiques et critiques sur les CHSLD et EHPAD, ouvrage qui parait aujourd'hui. Des conditions difficiles Un fort taux de roulement qui s'explique par la dureté des conditions de travail, mais aussi par la précarité des postes disponibles  : près de 70% des préposés ont un statut à temps partiel, ce qui signifie des horaires et des milieux de travail variables. En temps de pandémie, ce mode d'organisation a eu des conséquences funestes. « Les préposés à temps par- au sortir de la crise sanitaire. L'élu affirme que l'engouement pour l'achat local au Québec servira bien les centres de tri, surtout quand l'économie redémarra. « On peut penser qu'il y a plein de choses qui vont changer. Les gens réalisent de plus en plus l'importance d'une industrie autonome », dit-il. Même son de cloche pour la vice-présidente aux opérations de Recyc-Québec, Sophie Langlois-Blouin. « On a vu apparaître des pratiques nouvelles « L'attraction et la rétention des employés en CHSLD étaient déjà des enjeux majeurs avant la crise. Mais la pandémie a encore exacerbé — la situation. » François Aubry, professeur au Département de travail social de l'Université du Québec en Outaouais et chercheur au centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) del occasionnel ont dû remplacer les préposés à temps complet malades. C'est eux qui ont été les propagateurs du virus d'une unité à une autre », estime François Aubry, qui a codirigé le recueil avec Yves Couturier et Flavie Lemay. « Les préposés n'ont pas d'ordre professionnel. Ils ont un syndicat qui les dé- dans les centres de tri pendant la pandémie. Ce sont des gains qui vont rester, en plus du potentiel de traiter plus de matières localement », dit-elle. La VP avoue toutefois que des réajustements devront être faits, certains secteurs d'activité ayant été plus affectés que d'autres Des défis subsistent, disent des écologistes Au Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), le directeur général Karel Ménard émet plusieurs réserves. « On entend plusieurs personnes dire que la pandémie va régler la crise du recyclage. Or, c'est techniquement impossible. Les centres de tri fonctionnent moins qu'avant avec la distanciation, et les gens mettent plus de choses dans les bacs. Pandémie ou pas, le système est inefficace », tranche-t-il. Chez Greenpeace, la chargée de la campagne Océans et Plastique, Agnès Le Rouzic, abonde dans le même sens. « Le lobby des plastiques a fait en sorte de rentrer dans la tête des gens que c'était la matière hygiénique pour se protéger. Cela dit, on sait qu'il y a plusieurs d'entre eux qui sont difficiles à recycler », s'inquiète-t-elle. Santé. L'organisation des CHSLD dénoncée fend, mais ils n'ont pas la capacité de se faire entendre dans le fonctionnement des CHSLD. Même s'ils ont beaucoup d'expertises à donner, il n'y a pas encore de stratégie pour les prendre compte » dit pour sa part François Aubry, professeur au Département de travail social de l'Université du Québec en Outaouais. 4
Société. Dans l'ombre des CHSLD, d'autres types d'hébergements pour personnes vulnérables peinent à traverser la crise. C'est le cas des ressources familiales, qui ont vu certains de leurs employés partir pour obtenir de meilleurs salaires dans les centres d'hébergement. BENOITVALOIS-NADEAU bvalois-nadeau@joumalmetro.com Comme pour tous les Québécois, le confinement est venu perturber les habitudes de Guy Chevalier. Depuis trois décennies, l'homme de 69 ans et sa conjointe accueillent chez eux des personnes aux prises avec des handicaps physiques, psychologiques ou mentaux. Depuis la mi-mars, il est confiné « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », avec ses deux pensionnaires, qui souffrent de déficience intellectuelle et de problèmes de santé mentale. « C'est intense, explique-til. On a beaucoup de difficultés et plus aucune possibilité KATRINE DESAUTELS kdesautels@metromedian L'unité de dépistage mobile qui s'est arrêtée à Verdun pendant quatre jours a accueilli un total 426 citoyens. Cela représente moins de la moitié de la capacité de dépistage des autobus de la Société des transports de Montréal (STM) convertis. Le nombre de tests dans ces cliniques mobiles peut aller jusqu'à 250 par jour. « Avec les horaires qui deviendront plus réguliers, on sou- Hugo Légaré, du RESSAQ, héberge chez lui neuf résidents. i PABLO ORTIUMÉTRO d'avoir de l'aide et du répit. Les membres de notre famille qui venaient nous aider en temps normal ne peuvent plus le faire. Il faut faire attention de ne pas s'épuiser, parce que la route est longue. » M. Chevalier fait partie des 2 500 ressources de type familial (RTF) au Québec, qui accueillent des adultes de tous âges avec une déficience intellectuelle, mentale ou physique. « C'est difficile pour nos résidents de comprendre la situation et pourquoi on les empêche de sortir. On intervient beaucoup pour tenter d'alléger le tout. Ce n'est pas tout le temps facile », soutient Hugo Légaré, président du RESSAQ, le Regroupement des ressources résidentielles adultes du Québec, qui représentent 650 RTF sur le territoire québécois. haite que la population se présente », a expliqué la directrice de la Santé publique de Montréal, Dre Mylène Drouin, la semaine dernière. Les autobus qui se déplacent pour dépister la population à Montréal s'inscrivent dans les efforts mis en place pour atteindre l'objectif des 14 000 tests quotidiens à l'échelle de la province. Le directeur national, Dr Horacio Arruda, a fait savoir qu'il s'attend à dépasser ce chiffre au courant des prochains jours. ACTUALITÉ 5 Ressources familiales à bout de souffle « On est en train de se brûler. » Hugo Légaré, président du Regroupement des ressources résidentielles adultes du Québec M. Légaré héberge chez lui neuf résidents. Il est à même de constater les effets du confinement sur sa clientèle. Pour compliquer la situation, certaines RTF ont vu leurs employés déserter vers les CHSLD. Alors qu'ils font sensiblement le même travail qu'un préposé aux bénéficiaires, les employés des RTF ne sont pas admissibles à la prime horaire de 4$ versée par le gouvernement provincial. Les ressources familiales espèrent également obtenir les primes promises par Québec pour compenser leurs difficultés actuelles. Dépistage. Des cliniques mobiles roulent à 50% de leur capacité 500 Pour Montréal, l'objectif était d'arriver à effectuer 3 000 tests quotidiennement, ce qui a été dépassé mercredi dernier, frôlant les 3 500 tests. Durant le week-end, deux autres unités de dépistage mobiles ont été mises en circulation dans la métropole. À Verdun, même s'il n'y a pas de cliniques de dépistage à proximité sur le territoire, il n'y a pas eu de ruée des résidents vers les unités mobiles. La maladie à coronavirus (COVID-19) cause une infection respiratoire pouvant comporter les symptômes suivants  : Difficultés respiratoires On continue de se protéger. Toussez dans Lavez Gardez vos votre coude vos mains distances Portez Limitez vos un masque déplacements (si à moins de 2 mètres) Québec.ca/coronavirus 514 644-4545 Québec 111



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