Métro Montréal n°2020-05-14 jeudi
Métro Montréal n°2020-05-14 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-14 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : pas assez de masques pour tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Métro vous encourag à acheter bleu Ensemble, soutenons l'économie d'ici journalmetro.com métr 2,a 117, journalmetro.com Jeudi 14 mai 2020 MON Les émetteurs de CO2 dans le collimateur Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros du monde, a placé hier sur sa liste noire 12 nouveaux groupes, dont des géants miniers et énergétiques, signe du désamour croissant des investisseurs pour les gros émetteurs de CO2. AIT VUE appelle à rouvrir les frontières intérieures Déconfinement. L'Union européenne a appelé hier ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures pour faciliter le tourisme, malgré la poursuite de la pandémie de nouveau coronavirus. La Commission européenne cherche à empêcher un naufrage du secteur touristique, crucial pour l'économie de l'UE puisqu'il représente 10% de son PIB et 12% des emplois, et plus encore dans certains pays du Sud de l'Europe, comme l'Italie et l'Espagne, très endeuillés par la crise du coronavirus. La Commission européenne souhaite une réouverture « concertée et non discriminatoire » des frontières intérieures de l'UE. L'Allemagne — qui rouvrira dès samedi sa frontière avec le Luxembourg — a annoncé hier viser une levée à la mijuin des restrictions de circulation à ses frontières, ajoutant que ses voisins français, autrichien et suisse partageaient cet objectif. Et l'Autriche rétablira le 15 juin la libre circulation à sa frontière avec l'Allemagne, ITALI E Aide aux migrants face à la pandémie Le gouvernement italien a décidé hier de régulariser temporairement des clandestins travaillant dans les domaines de l'agriculture et de l'aide à domicile, afin de leur garantir une couverture santé face à la crise du coronavirus. La résidente de la Commission euronne, Ursula von der fermée depuis mi-mars. Signe d'une amélioration de la situation, le championnat allemand de football reprendra samedi, et ses concurrents anglais, espagnol et italien s'apprêtent à l'imiter. Le Royaume-Uni, deuxième pays du monde le plus endeuillé par le nouveau coronavirus (plus de 33 000 morts), a entamé hier un déconfinement léger, ne concernant que la seule Angleterre. Feu vert en Russie Bien que la Russie soit devenue mardi, selon un décompte de l'AFP, le deuxième pays du monde le plus contaminé (plus de 232 000 cas), le président Vladimir Poutine, dont le porte-parole et le premier Chaque été, des milliers d'ouvriers agricoles africains, mais aussi bulgares et roumains, viennent dans la péninsule pour récolter fruits et légumes. Souvent payés un salaire de misère et vivant parfois dans des camps aux conditions d'hygiène déplorables, beaucoup sont exploités par des organisations mafieuses. AFP ministre ont été hospitalisés, a donné son feu vert à un début de déconfinement, en fonction de la situation épidémiologique de chaque région. La mortalité y reste basse comparée à d'autres pays, avec 2 212 victimes officiellement recensées, un bilan que des voix critiques mettent en doute. Mais Moscou, principal foyer de l'épidémie, a prolongé son confinement jusqu'au 31 mai. Catastrophe sanitaire À travers le monde, la pandémie a affecté plus de 4,2 millions de personnes, selon les chiffres officiels. Les bilans repartent à la hausse dans plusieurs pays et semblent nettement sousestimés dans d'autres. WASHINGTON Nouvelles tensions avec Beijing Les États-Unis ont publiquement accusé hier la Chine de tenter de voler, grâce à des pirates informatiques, des étudiants ou des chercheurs, la recherche américaine sur un vaccin contre le coronavirus, des traitements ou des tests de dépistage. 1900 6 L'immunologiste en chef de la Maison- Blanche, Dr Anthony Fauci, a mis en garde mardi contre les conséquences potentiellement « très graves » d'une relance trop hâtive aux États-Unis, pays le plus endeuillé par la COVID-19 (plus de 82 000 morts). Après deux jours consécutifs de baisse, le bilan quotidien est reparti à la hausse, avec près de 1 900 décès en 24 heures. Face à cette catastrophe sanitaire, tous les pays tentent de trouver le difficile équilibre entre les mesures visant à enrayer la propagation de la maladie et les décisions propres à relancer des économies affectées par une crise sans précédent. Inquiétudes pour les pays pauvres En mobilisant les maigres ressources et en perturbant des systèmes de santé défaillants, la lutte contre le virus pourrait en outre avoir des effets indirects dévastateurs dans les pays pauvres, tels que la mort de 6 000 enfants chaque jour dans les six prochains mois, a averti l'Unicef hier. L'Afrique est jusqu'à présent relativement épargnée par la pandémie, qui y a officiellement fait moins de 2 500 morts, mais les indices indiquant que ce bilan est fortement sousestimé se multiplient. AGENCE FRANCE-PRESSE Alors que la presse américaine annonçait dès lundi ces prochaines accusations officielles, Beijing avait dénoncé par avance des « rumeurs et des calomnies ». Cet évènement annonce une nouvelle escalade dans les tensions déjà très vives entre Washington et Beijing au sujet de la pandémie. Arp
journalmetro.com métr 117, Jeudi 14 mai 2020 CPU Kaïn fêtera la Saint-Jean en ligne À défaut de pouvoir se rassembler, Kaïn a décidé de souligner la fête nationale des Québécois avec un concert acoustique en ligne. Présenté le 24 juin à 20h3o, le spectacle d'une durée de 45 minutes sera payant. Il en coûtera 10,99$ avant le 24 mai et 15,99$ après. rahlto Chorégraphies le monde de demain Arts vivants. Pandémie oblige, le milieu de la danse doit se réinventer. Les contraintes sont nombreuses pour les compagnies comme Cas public, dont la majorité des représentations se donnent normalement à l'international. Mais plus rien n'est normal, justement. Optimiste, sa fondatrice et directrice artistique Hélène Blackburn y voit l'occasion d'innover. 0 MARIE-LISE ROUSSEAU mirousseau@journalmetro.com Hélène Blackburn aurait dû être dans la « magnifique ville » de Guadalajara, au Mexique, au moment de notre entretien. Cas Public devait y ouvrir le Festival Cultural de Mayo, qui a lieu actuellement dans une édition virtuelle, avec son spectacle 9. « Notre oeuvre a été diffusée en vidéo, ce que je ne privilégie pas, parce que, pour moi ce sont vraiment deux expériences, mais bon... On l'a fait », dit-elle au bout du fil, depuis son confinement à Montréal. Très sollicitée en cette année de son 30e anniversaire, sa compagnie devait aussi ouvrir le Festival International de Danse Encore, à Trois-Rivières, au début de juin. À défaut de pouvoir offrir une représentation, elle présentera une vidéo de danse à relais sur le web. « On collabore avec grand plaisir », commente la chorégraphe. Le mois dernier, Cas Public devait aussi se produire au Printemps des arts de Monte Carlo, puis présenter la création Suites ténébreuses avec les Dear Criminals à l'Opéra de Paris. Tout est tombé à l'eau. Une quarantaine de représentations ont été annulées jusqu'à présent. Hélène Blackburn en a long à dire lorsqu'on lui demande Image de Suites ténébreuses, spectacle que la compagnie Cas Public devait présenter à l'Opéra de Paris ce printemps./COLLABORATION SPÉCIALE quels sont les impacts de la pandémie sur sa compagnie, au-delà du bouleversement de son calendrier. « Je travaille avec des athlètes. Les danseurs sont de grands artistes du corps. Le confinement est extrêmement exigeant et contraignant pour eux », dit-elle d'emblée, ajoutant  : « c'est difficile pour tout le monde, pas seulement les artistes. C'est difficile juste de se projeter dans la semaine prochaine ! » Les mesures de sécurité instaurées depuis le mois de mars affectent grandement les arts de la scène, qui se voient dans l'impossibilité de présenter des spectacles au Québec au moins jusqu'au 31 août La situation est d'autant plus complexe pour les compagnies qui se produisent majoritairement à l'international, comme Cas Public, qui y donne environ 110 représentations par an. « On avait des cycles comme une horloge. On était en tournée d'octobre à juin, j'étais partie presque six mois par année », relate Hélène Blackburn. « le ne sais pas si c'est le temps de célébrer. Sans être négative, je me dis qu'il faut réinventer le présent. On n'est plus à 3o ans ; on est peut-être à l'an 1. Le temps est suspendu. Il prend une dimension complètement différente. » Hélène Bladcbum, fondatrice et directrice de Cas Public, dont c'est Le 30° anniversaire cette année Se réinventer à l'écran Refusant de se laisser abattre par la situation hors du commun, la chorégraphe tente de réinventer sa pratique. Comme les danseurs doivent s'entraîner à la maison, elle a eu la bonne idée de leur confier l'animation d'ateliers d'échauffement en direct les lundis et jeudis à 11h. « Avant de faire une répétition ou un spectacle, on commence toujours par ce qu'on appelle une classe d'entraînement, d'un minimum d'une heure. Ce sont des exercices pour réchauffer le corps et améliorer les performances, explique-telle. On s'est dit  : "Pourquoi n'ouvrirait-on pas une classe au public ? " » La semaine dernière, le danseur Jaym O'Esso a animé avec un entrain et un enthousiasme contagieux une séance d'entraînement à la barre (avec un dossier de chaise !) sur le compte Instagram de la compagnie. Cette semaine, la chorégraphe invitée Chantal Dauphinais a offert une séance de Pilates depuis chez elle. « Nos classes sont ouvertes à tout le monde, parce qu'il y a un besoin de partage. Mais ça ne remplace pas l'expérience de scène », rappelle Hélène Blackburn. L'exercice s'avère néanmoins positif pour la compagnie réputée pour son engagement dans la communauté. Elle peut ainsi rester en contact avec son public. « Oui ! Et même, on développe un nouveau contact, s'enthousiasme la chorégraphe. On crée des liens qui n'existaient pas avant » L'artiste découvre aussi qu'il est possible de travailler par vidéoconférence. « Je développe une coproduction avec une compagnie espagnole. Contre mauvaise fortune bon coeur, on commence à faire un premier travail préliminaire à partir des outils qui nous permettent de travailler à distance. En gros, ça se fait ! lancet-elle au bout du fil en riant. Ce n'est pas l'idéal, ce n'est pas le même raffinement que de travailler directement avec les danseurs, mais il est possible de dégager une première trace de travail. » Si le beau temps finit par revenir pour de bon, la chorégraphe aimerait présenter de courtes chorégraphies dans les lieux publics montréalais. « J'ai des danseurs qui vivent ensemble, donc on pourrait créer des duos. Cette forme m'inter- Vers un retour en studio 7 À défaut de monter sur scène dans les prochains mois, les danseurs pourraient bientôt retourner en studio pour s'exercer, a fait savoir le Regroupement québécois de la danse à Métro. Une rencontre par vidéoconférence a eu lieu en début de semaine afin d' « échanger sur les conditions nécessaires au retour en studio, sur les mesures sanitaires à proposer à la direction de la Santé publique pour obtenir son feu vert et sur les mécanismes à mettre en oeuvre solidairement pour rendre les espaces disponibles à un maximum de personnes ». pelle beaucoup, probablement à cause du confinement, réfléchit-elle à voix haute. Je commencerais par deux duos avec des danseurs qui partagent le même espace. Puis, je ferais des duos [en distanciation sociale] avec des danseurs qui ne partagent pas le même espace. » Autre idée née du confinement  : inviter des artistes de partout dans le monde à donner des classes à ses danseurs par vidéoconférence. « Ça ouvre des possibilités », résume-t-elle. « Certaines des habitudes qu'on est en train de créer qui vont perdurer. Par exemple, les réunions. On voit qu'on est capable de faire ça chacun dans nos maisons à heure fixe et de boucler ça en 30 minutes. On peut accomplir beaucoup en travaillant autrement On est dans cette réflexion. Ça va changer beaucoup de choses de manière positive. » Bien sûr, Hélène Blackburn aurait souhaité innover en des circonstances moins dramatiques. « Je ne veux pas jouer aux Bizounours, en disant  : "On va se réinventer et créer autant qu'on a perdu". Non, ça je n'y crois pas. C'est une grosse épreuve. Pour beaucoup de gens qui perdent des proches, ce sont des moments très importants. »



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