Métro Montréal n°2020-05-12 mardi
Métro Montréal n°2020-05-12 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-12 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : Montréal, source d'inquiétudes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métra ÉI journalmetro.com Mardi 12 mai 2020 Écol Sensibiliser les jeunes aux problèmes de dépendances  : L'objectif du Projet Toxic est d'aider les jeunes ayant des problèmes de dépendance variés./MÉTRO FÉLIX LACERTE-GAUTHIER flacerte-gauther@metromedia ca Afin d'assurer le maintien du Projet Toxic à l'École secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry, la Commission scolaire de la Pointe-de-l'lle (CSPI) a accordé un montant de 45 000 $ aux YMCA du Québec. « C'est un projet qui existait déjà depuis plusieurs années à Anjou, explique Étienne Pagé, directeur des YMCA du Québec, secteur réussite scolaire. Quand Geneviève Dandurand est arrivée comme directrice à Saint-Ex, elle a voulu y implanter le projet. » Le programme en est à sa deuxième année au sein de cette école secondaire de Saint-Léonard. Sans que la situation n'y soit jugée plus problématique qu'ailleurs, M. Pagé estime que le programme est néanmoins nécessaire  : « L'objectif est de travailler en amont de ces problématiques. » Il ajoute que la prévention vise les dépendances au sens large, et qu'elles peuvent aussi inclure des problématiques liées aux jeux vidéo ou aux boissons énergisantes, par exemple. Sur le terrain Dans cette optique, un intervenant du YMCA est présent à l'école, effectuant des tour- « La prévention est toujours plus payante que la répression. » Étienne Pagé, directeur des YMCA du Québec, secteur réussite scolaire nées dans les classes et proposant des ateliers. Des jeunes peuvent également contacter l'intervenant de manière volontaire ou être référés par des professeurs afin d'avoir un suivi sur des problèmes de consommation. Un suivi se poursuit même au cours de l'été, avec notamment l'organisation d'activités pour les jeunes. « On s'était rendu compte que les intervenants dans les écoles, rendus en juin, ne voyaient plus les jeunes avant le mois de septembre, explique M. Pagé. On sait que l'été est une période à risque quand on a des problématiques de consommation. » À la CSPI, on indique que les responsables du projet n'étaient pas disponibles pour une entrevue. « On souhaite ainsi amener l'élève à prendre conscience de ses problématiques et à favoriser une intégration harmonieuse en classe, tout en travaillant sa motivation scolaire », a fait savoir par courriel Valérie Biron, directrice des services corporatifs et communications à la CSPI. Un nouveau cours en lien avec la COVID-19 Dès l'automne 2020, la Faculté de science politique et de droit de rUQAM offrira le cours Politique de la santé. Celui-ci étudiera les enjeux politiques de santé publique à l'heure de la pandémie. Ce cours ne devait voir le jour qu'en 2022, mais vu la situation, il a été repensé pour traiter des enjeux actuels. mÉnto Les conflits en famille en temps de crise Coronavirus. Le confinement a des impacts sur la santé mentale des enfants, c'est pourquoi l'Institut Pacifique a mis à la disposition des familles un fascicule pour les aider à désamorcer les conflits en ces temps de crise sanitaire. 0 AMINE ESSEGHIR aesseghir@metromedia.ca L'organisme fournit habituellement des programmes de résolution de conflits aux enseignants. L'auditoire est différent cette fois. « Nous avons fait une synthèse de notre démarche de base principale », explique la directrice de l'Institut, Shirlane Day. Document d'une quarantaine de pages, La trousse pacifique pour la maison explore la nature des divergences au sein de la famille en plus d'offrir des conseils et des exercices. Elle s'adresse aux parents d'enfants d'âge primaire. La situation peut être tendue alors que les enfants sont à la maison avec des parents qui font du télétravail ou qui sont en arrêt pour différentes raisons. « On s'est dit, nous avons des outils qui sont éprouvés et reconnus, comment pourrait-on les mettre à la disposition du grand public ? » relève-t-elle. Avant d'élaborer la méthode, les membres de l'Institut avaient appris à travers des discussions avec divers intervenants communautaires que certains parents —'Institut Pacifique s'adresse directement aux parents pour les aider à résoudre les conflits familiaux. i MÉTRO « C'est difficile ce que nous vivons en ce moment. Il y a plusieurs facteurs de stress qui viennent perturber la quiétude de la famille. » Shirlane Day, directrice de l'Institut Pacifique avaient besoin d'aide pour passer à travers les chicanes à la maison durant le confinement. « Nous avons une ligne téléphonique pour les parents, nous avons aussi un service de médiation sociale, sou- ligne Mme Day. C'est comme cela qu'on a su ce que vivent les familles durant le confinement. » Parler En milieu scolaire, les démarches de l'Institut Paci- fique sont complexes. Les enseignants ont recours à des guides d'animation pour faciliter la compréhension de la résolution de conflits aux élèves. Le livret destiné à la famille est une synthèse de ce qui se fait en classe et il offre des stratégies faciles à mettre en application pour les parents. « Cela peut être par des activités simples comme lire, dessiner, se laver le visage, aller dehors », énumère Mme Day. 8
journalmetro.com métre CAK Mardi 12 mai 2020 9 Agir réellement en santé mentale OrientatioL De moins en moins tabous, les enjeux de santé mentale font les manchettes en ces temps de pandémie. Mais leur accorde-t-on pour autant la place qu'ils méritent dans notre société ? NIQUE ORIENTATION &CIE JOSÉE LANDRY Conseillère d'orientation Il aura fallu une crise sanitaire sans précédent pour que nous en mesurions toute l'importance et qu'un investissement significatif soit annoncé à cet effet. Mais, au même titre que pour les besoins criants en CHS- LD, le manque de ressources en santé mentale existait bien avant la COVID-19 ! Santé mentale et travail en contexte de crise Qu'ils fassent partie ou non des services que l'on dit essentiels, les travailleurs vivent une diversité d'émotions difficiles depuis plusieurs semaines. Il y en a dont la situation financière est devenue précaire, ayant perdu leur emploi. D'autres qui continuent à travailler, à distance, et qui fournissent encore plus d'heures en télétravail qu'au bureau, ou qui cumulent les rôles de parents et d'enseignants à la maison. Et les gestionnaires, qui font face à des casse-têtes constants. Alors que le déconfmement progressif a commencé, la santé Les mires célibataires sont les n'us vulnérable Une entreprise doit accorder autant d'importance à la santé mentale de ses employés qu'à sa santé financière./MÉTRO mentale au travail apparaît particulièrement préoccupante. Avant la pandémie, de nombreuses personnes éprouvaient déjà des symptômes de détresse psychologique liée à un emploi stressant, insatisfaisant ou dont l'environnement et les relations étaient toxiques. Parlez-en aux conseillers d'orientation, qui en rencontraient toutes les semaines, et qui continuent d'accompagner certains clients à distance en ce moment. Au cœur de l'économie On entend souvent dire que la santé mentale est le « parent pauvre » du système de santé. On observe un peu le même phénomène dans le marché du travail. Pourrait-on s'occuper autant de la santé mentale que de la santé des finances et des équipements ? Des milliers de personnesietrouveront leur lieu de travail dans les prochaines semaines. Dans quel état seront-elles ? Certes, la situation économique est alarmante. Mais il est primordial Selon une série d'enquêtes sur les perspectives canadiennes, menée par Statistique Canada, près de 3 Canadiens sur 10 (28,9%) ont indiqué que la COVIDAs avait des répercussions sur leur capacité à respecter leurs obligations financières. Les mères monoparentales figurent parmi les plus vulnérables ; 56% d'entre elles risquent de ne pas pouvoir joindre les deux bouts. rem Tout le monde doit s'adapter et le contexte actuel génère un mélange de stress, d'anxiété et de fatigue dont les conséquences à long terme seront difficiles à évaluer. de rappeler que ce sont les employés qui constituent la principale ressource d'une entreprise ou d'une organisation. Parlons moins de rétention et plus de fidélisation pour la suite des choses. Nul besoin de retenir une personne qui est bien accueillie et dont on se préoccupe réellement Celleci souhaitera conserver son emploi et y restera fidèle. Et ce ne sont pas nécessairement les hausses de salaire qui constitueront le meilleur incitatif. Une approche préventive Si les milieux de travail mettent en place des conditions favorables à la santé mentale, au même titre que pour la santé physique, il y aura peut-être moins d'arrêts de travail liés aux troubles mentaux. D'ailleurs, on se fait un point d'honneur à diminuer les taux d'accidents du travail et d'incidents liés à la santé physique. Est-ce que les taux d'absence pour épuisement professionnel ou autres lésions psychologiques sont considérés sur le même pied d'égalité ? Ils le devraient. Employeurs, prenez réellement le temps d'accueillir les personnes de votre équipe à leur retour. Offrez-leur une écoute, pas seulement des masques, des gants et un environnement aseptisé. Accordez-leur l'importance qu'elles méritent Vous en verrez les bénéfices, qui dépasseront de loin la survie économique et le développement de votre entreprise ou organisation. Simon Jodoin-Bouchaid, plus connu sous le nom de Simon de l'Est, est propriétaire de SJB BBQ./COLLABORATION SPÉCIALE Entrepreneuriat. La cuisine au barbecue ne connaît pas la crise ELANA BROCH ebroch@metromedia.ca Les beaux jours arrivent et les odeurs de barbecue émanent dans tout le voisinage. Et la demande pour des accompagnements se fait ressentir  : un entrepreneur de Montréal- Est, spécialisé dans les sauces barbecue, doit doubler sa production. Par la faute du confinement des populations et de la douceur du temps, Simon Jodoin-Bouchard, propriétaire de SJB BBQ, spécialisée dans les sauces barbecue artisanales, a vu sa demande augmenter de 100%. Sa production a elle aussi doublé et l'entrepreneur avoue que la cadence a dû être augmentée pour répondre à toutes les demandes. « Mais c'est un beau problème », sourit-il. Il prévoit ainsi un chiffre d'affaires bonifié, « grâce » au confinement. « Niveau business, ça fait mon affaire, c'est sûr », note-t-il. Ce passionné de cuisine a décidé de se lancer dans la création de sauces et marinades sèches pour assaisonner les viandes il y a quatre ans. À cette époque, il proposait « Ma saison a débuté avec trois mois d'avance. D'habitude, c'est plutôt en mai que les gens font des barbecues. » Simon Jodoin-Bouchard, propriétaire de SJB BBQun seul type de sauce. Aujourd'hui, il fait fabriquer huit produits. Au fil des années, le succès de ses produits s'est envolé. Ils sont maintenant distribués à travers 120 points de vente au Québec. Une occasion pour les citoyens « d'encourager le commerce local », insiste-t-il, « surtout pendant la pandémie, il faut donner un coup de main à tout le monde ». Récemment, ses produits se sont retrouvés sur les étals de l'entrepôt d'alimentation Mayrand. Sa passion pour le barbecue le pousse même à sillonner les États-Unis pour participer à des compétitions professionnelles de grande ampleur. Il a d'ailleurs remporté plusieurs prix.



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