Métro Montréal n°2020-05-07 jeudi
Métro Montréal n°2020-05-07 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-07 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : le centre-ville changé par la pandémie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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n Facebook Q Twitter Cl Linkedin 0 Instagram stm.Info Merci à tous nos employés qui assurent chaque jour vos mouvements essentiels. -Io Chaque jour, r nous nettoyons Les surfaces"que vous utilisez Le plus. si. a J r les barres les tripodes les sangles I les tourniquets les distributrices les mains courantes
métr M'Y journalmetro.com jeudi 7 mai 2020 AC'ItAL Le centre Mlle refaçonné par la pandémie Société. Au-delà des enjeux de santé publique, la crise de la COVID-1.9 changera profondément les habitudes quotidiennes des Québécois. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houlette-vezina@joumaimetro.com Alors que près de la moitié de la population est en télétravail, 79% des citoyens se disent « satisfaits » de leur expérience. Une donnée qui démontre que le monde change, et que les entreprises doivent s'y préparer, particulièrement dans le centre-ville de Montréal, soutient un expert. « Ce n'est pas temporaire. Le télétravail est là pour rester. Les gens commencent à prendre des habitudes qu'ils aiment. Ça changera à jamais la vie de la majorité des entreprises », a indiqué hier l'économiste Jean-Marc Léger, lors d'une allocution virtuelle organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Selon le président de la firme de sondage Léger, 58% des salariés québécois voudront « rester à la maison » après la pandémie, soit partiellement ou en totalité. « Il va falloir être capables PLAZA SAINT-HUBERT Des travaux « nrcélérés » Le report des chantiers de construction sème l'inquiétude des commerçants de la Plaza St-Hubert, qui exigent des travaux accélérés cet été. La Ville maintient qu'elle ira « le plus rapidement possible ». Deux ans après le début des travaux sur la Plaza ›-.1...lik kilo11110.ii..1 arlesai.diehrj Le centre-ville de Montréal J JOSIE DESMARAIS/ARCHIVES MÉTRO de comprendre ça dans vos plans de sortie de crise. Il faut trouver les moyens de rendre vos employés les plus efficaces possibles, depuis leur domicile », ajoute-t-il, en s'adressant aux chefs d'entreprise. Quels impacts du télétravail pour le centre-ville de Montréal ? Plus de gens en télétravail veut dire moins d'afflux vers les grands pôles d'emploi, ce qui aura forcément une « conséquence directe » sur le centreville de Montréal, où la plupart des tours à bureaux et des grands employeurs se trouvent. D'ailleurs, cette nouvelle réalité s'accompagne d'un bond « majeur » du numérique durant la crise. Plus de la moitié (58%) des consommateurs ont adopté au moins un comportement en ligne depuis le début de la pandémie. St-Hubert, les commerçants et les clients du secteur ne sont pas prêts de voir la lumière au bout du tunnel. Prévue cet été, la fin des chantiers sur l'artère de La Petite-Patrie sera reportée à une date encore indéterminée. Conséquence inévitable de la mise à l'arrêt des travaux non résidentiels, ordonnée par Québec au mois de mars. ! duo « Les entreprises mettaient du temps à passer au numérique. Mais là, les gens ont franchi une barrière. On ne peut plus vraiment revenir en arrière », note M. Léger. L'avenir risqué des artères commerciales Aujourd'hui, la Commission sur le développement économique de la Ville de Montréal doit déposer son rapport, très attendu, sur le problème des locaux vacants sur les artères commerciales. En juillet, le taux d'inoccupation moyen des commerces atteignait 15%, ce qui équivaut à 1000 locaux vides sur les 7 000 recensés. Ce pourcentage grimpe d'ailleurs à 26% sur les rues Saint-Denis et Sainte-Catherine. « C'est la fiscalité municipale qui cause une pression très forte sur les commerces, PROMENADE WELLINGTON Uniquement pour les piétons Afin de relancer l'économie locale, la Promenade Wellington sera fermée aux automobiles cet été et deviendra ainsi complètement piétonne. Cela facilitera la distanciation en plus de permettre d'élargir les terrasses des restaurants pour espacer 1000 militaires déployés Ottawa ne pouvait pas expliquer, hier, la lenteur du déploiement des 1000 militaires demandés par Québec il y a deux semaines. Il y a 76o membres des Forces armées canadiennes déployés au Québec pour aider les établissements de soins de longue durée, a confirmé le président du Conseil du trésor, Jean-Yves Duclos. PC « On ne peut plus entasser des tonnes de personnes dans un bureau. Avec la moitié moins de monde, il faudra prendre le double de l'espace. » Jean-Marc Léger, économiste et expert-sondeur ce qui augmente le nombre de locaux vacants », dit Pierre- René Perrin, expert en fiscalité municipale et ancien évaluateur de la Ville de Montréal De nombreuses associations du secteur des affaires réclament par ailleurs une baisse du fardeau fiscal pour les commerçants montréalais. « En réduisant les dépenses fiscales des commerçants, la Ville permettrait de réduire le seuil de rentabilité des locaux commerciaux montréalais, réduisant ainsi le nombre de fermeture de commerces », illustre Fédération canadienne des contribuables (FCC), dans un mémoire Pour Jean-Marc Léger, le commerce du détail subira inévitable de grandes transformations. « Le commerce sur rue va rester, mais la surface utilisée va être moindre. De plus en plus, les gens vont aller chercher le produit directement. La dé, c'est vraiment d'être dans le monde digital », observe-t-il. les tables, à l'image de ce qui se fait en Europe. La section précise de la rue Wellington reste à être définie et fera office de projet pilote. L'objectif est surtout de donner de l'espace aux gens pour marcher puisque la largeur du trottoir donne peu de marge de manoeuvre, fait savoir le maire de Verdun.rd-rxo Marché Jean-Talon. L'été de tous les défis Un kiosque du marché protégé d'une bâche de plastique./JOSIE DESMARAIS/MÉTRO FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journemetro.com Après deux années de défis, les commerçants du Marché Jean-Talon doivent maintenant composer avec les aléas de la pandémie. Certains d'entre eux se questionnent sur la capacité de l'institution à se relever. Pour sa saison estivale, le marché de La Petite-Patrie y limitera les entrées et contrôlera les déplacements. Ceux qui ont commencé à s'installer à leurs kiosques ont déjà observé des achalandages « inquiétants ». « Avec l'achalandage qui va être contrôlé, la rentabilité va être plus dure à atteindre », observe Pierre-Paul Lacroix, copropriétaire des Serres R. & F. Lacroix. Le producteur s'inquiète des remous subis lors des deux derniers étés, alors que les kiosques disparaissaient au Marché et que le conseil d'administration des marchés publics était mêlé à la justice. La propriétaire de la Ferme René Lussier, France Bisson, est sans équivoque  : les mesures sanitaires auront un impact sur les recettes des marchands. « Ça brasse beaucoup au marché. Encore plus cette 3 « Avant ces deux ans-là, on n'aurait jamais vraiment pensé aller ailleurs. Mais depuis, on est en réflexion pour trouver d'autres points de vente. » Pierre-Paul Lacroix, copropriétaire des Serres R. & F. Lacroix année, il y a beaucoup de brouhaha. J'ai entendu des collègues dire qu'ils ne reviendraient pas », affirme-t-elle. Le Marché Jean-Talon s'est maintes fois retrouvé sous le feu des projecteurs depuis l'été 2018. L'élimination de places de stationnement pour installer une place publique avait alors soulevé l'indignation chez certains. L'été dernier, le Marché avait dû composer avec plusieurs espaces vides. Quelques mois plus tard, les membres du CA de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (MPM) démissionnaient en bloc, évoquant des craintes pour leur « intégrité personnelle ». Une enquête policière avait même été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de ces départs. Erratum Dans notre livraison d'hier, nous avons erronément attribué le texte intitulé « Le coronavirus doit être une leçon, dit l'IRIS » à La Presse canadienne. Il aurait du être signé Henri Ouellette- Vézina. Nos excuses.



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