Métro Montréal n°2020-05-05 mardi
Métro Montréal n°2020-05-05 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-05-05 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : reprise prévue le 18 mai à Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journaEmetro.com RIVIÈRE-DES-PRAIRIES Autre cas de coronavirus chez l'épicier Maxi Un deuxième employé de l'épicerie Maxi du quartier Rivière-des-Prairies a été déclaré positif au coronavirus à la suite d'un test récemment effectué. Le travailleur avait fait Mardi 5 mai 2020 ACTUALITÉ 4 Santé, L'armée en renfort dans un CHSLD de l'Est CD FÉLIX LACERTE-GAUTH I ER flacerte-gauthier@metromedia.ca Afm de venir en aide aux employés à bout de souffle dans les CHLSD, les Forces armées canadiennes ont déployé des effectifs en renfort au CIUSSS de l'Est. Pour les préposés aux bénéficiaires, leur aide arrive à point. Depuis vendredi, ce sont 27 militaires de la base de Valcartier qui prêtent mainforte au CHSLD Joseph-François-Rousselot, dans Merder. D'autres devraient suivre au cours des prochaines semaines. « On a 7 techniciens médicaux et nous sommes 20 soldats de reconnaissances blindés, spécifie l'adjudant Philippe Bernier. On supporte les préposés aux bénéficiaires dans leurs tâches, que ce soit pour faire manger les patients, les nettoyer ou tout ce qui peut être nécessaire. » D'autres CHSLD du CIUSSS de l'Est devraient également obtenir un renfort des militaires dans les prochains jours. « Le Ministère nous avait demandé d'identifier les centres où on avait le plus de eacrudant Phili e Bernier/ ! duo Avant d'être déployés, les soldats ont bénéficié d'une formation à la base militaire de Valcartier, avant d'être préparés par le CIUSSS. besoins de personnel, en prenant en compte les employés malades ou en isolement, explique Claude Riendeau, directeur du programme de soutien autonomie aux personnes âgées du CIUSSS de l'Est. On a des discussions pour qu'ils soient dans deux autres CHSLD. » un test « présomptif pour la COVID-19 », selon l'entreprise. Son dernier quart de travail a été effectué le 27 avril. L'entreprise a demandé à tous les travailleurs en contact avec lui de s'isoler de façon préventive. Le magasin aurait été entièrement désinfecté dimanche, avant de rouvrir hier. MÉTRO Une ex-infirmière inquiète de son avenir Main-d'œuvrer Une enseignante spécialisée et ancienne infirmière qui présente d'importants problèmes de santé lance un cri du coeur aux autorités. Talia Berger craint d'être déployée dans un CHSLD pour lutter contre le coronavirus. HENRI OUELLETîE-VÉZINA houeette-vezina@journalmetro.com Talia Berger estime que sa situation familiale et personnelle devrait l'exempter de l'arrêté ministériel. Imposé par décret au début avril, celui-ci donne le droit au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de réquisitionner « toute personne » dans le réseau des commissions scolaires et collégial pour travailler dans le réseau de la santé. La seule exception au règlement concerne le personnel dont « une prestation de travail est jugée essentielle » par le ministère de l'Éducation, surtout « pour le maintien des services éducatifs ». Malgré sa santé, Mme Berger craint donc d'être obligée d'obtempérer. « Je suis asthmatique, et j'ai fait une pneumonie il y Talla Berger craint d'aller travailler en CHSLD en raison de sa santé./JOSIE DESMARAIS/MÉTRO a quatre ans pour laquelle j'ai même été hospitalisée. J'ai carrément frôlé la mort à cause d'une infection de mes poumons. On peut dire que je suis une personne très à risque, mais personne ne veut m'écouter », dénonce-t-elle. Son médecin lui a d'ailleurs confirmé que même une recommandation formelle de sa part ne pourrait empêcher la Santé publique de procéder à son redéploiement. La résidente de Sainte- Thérèse partage d'ailleurs les mêmes craintes quant à son éventuel retour à l'école. Affronter seule les CHSLD Depuis le décès du père de ses enfants en 2018, Talla est seule pour s'occuper de ses enfants et de sa mère, qui vit chez elle. « Je suis dans une impasse. Si je vais travailler dans un CHSLD, ma mère qui habite à côté de chez moi ne pourra plus m'aider. Il n'y aura plus personne pour s'occuper de mes filles. Comment je peux faire pour m'en sortir moi ? Je ne sais plus à qui m'adresser pour obtenir des réponses », dit-elle. L'enseignante affirme avoir quitté le milieu de santé pour « plusieurs raisons », mais surtout parce qu'elle considérait impossible de fonctionner dans des conditions « presque inhumaines ». « Le système de la santé va s'écrouler encore plus après la pandémie. Ils vont achever le personnel qui était déjà épuisé avant la pandémie, à cause des décisions gouvernementales », mentionne l'ancienne infirmière. « On se sent comme des objets » Jeudi dernier, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) sommait Soyez informé soyez branche avec Métro 3 façons de rester connecté jour tro. om Suivez l'actualité locale, nationale et internationale en temps réel. eseaux sociaux L'infolettre Restez informé et interagissez sur l'actualité de dernière minute. Abonnez-vous et recevez l'essentiel de l'actualité dans vos courriels. « C'est très stressant pour les gens qui ont des particularités comme moi d'être dans le néant. rai l'impression d'être à la merci du gouvernement. » Talia Berger, enseignante spécialisée et ancienne infirmière le gouvernement Legault de faire preuve « d'humanisme » à l'égard des infirmières, inhalothérapeutes et autres professionnelles. Celles-d sont « épuisées », et doivent pouvoir se reposer pour passer à travers la crise, selon l'organisation. « Nos membres subissent beaucoup trop de difficultés. On parle de communications incohérentes des directions, de manque de matériel, de manque de personnel, d'épuisement, de deuil quotidien et de peur d'être contaminées », a notamment relaté la présidente de la FIQ, Nancy Bédard. Mme Bédard affirme que « l'application mur-à-mur » de l'arrêté ministériel « a des conséquences désastreuses dans la vie des professionnelles ». « Elles sont aussi des mères de famille, des conjointes, des proches aidantes. C'est un casse-tête pour elles au quotidien », avait souligné la porte-parole. Au début avril, la FIQ lançait une plateforme anonyme de dénonciation des conditions de travail, « Je dénonce ». Plus de 750 professionnelles y ont déjà fait part de leurs inquiétudes. métr Jou
ACTUALITÉ 5 Quand le travail rend malade Coronaviru Derrière les centaines de cas de coronavirus à Montréal- Nord, point chaud de la pandémie, se cachent des histoires de travailleurs essentiels qu'on a envoyés au front et qui sont tombés au combat. OLIVIER FAUCHER ofaucher @metromedia.ca Michel*, un résident du quartier dans la soixantaine, est atteint d'une maladie chronique pulmonaire. Alors que le Québec se préparait à faire face à la pandémie, l'inquiétude s'est emparée de lut « Je suis sensible à la poussière, aux changements de température, à la pollution de l'air à Montréal », confie-t-il. « J'ai eu peur, dit-il d'emblée. Toutes les années, je fais des infections pulmonaires et des pneumonies, explique-til. Ma capacité pulmonaire est très réduite. » Pourtant, il a continué à se rendre au travail à la résidence Angelica, l'un des CHSLD les plus lourdement frappés par la pandémie de coronavirus du Québec. Travaillant en entretien ménager, Michel nettoie chambres INDUSTRIES Des aides ciblées sont à prévoir Le gouvernement fédéral envisage une aide ciblée pour certains secteurs, comme les industries touristique, pétrolière ou aérienne, mais pas pour tout de suite. Le premier ministre Justin Trudeau l'a répété hier, quelques heures après l'annonce par Air Canada d'une perte nette de 1,05 G$ pour les trois premiers mois de l'année. pc JL Michel* se remet de la COVID-19 et craint son retour au travail dans un milieu particulièrement à risque./MÉTRO « Je n'ai pas eu le choix. J'ai un loyer et des comptes à payer. Si j'avais 100 000$ dans mon compte de banque, penses-tu que j'irais travailler là ? Je n'irais pas. » Michel*, un résident de Montréal-Nord, atteint d'une maladie chronique pulmonaire et toilettes ; il n'est pas rare qu'il doive ramasser des excréments. La contamination n'était qu'une question de temps. En avril, la crainte de Michel s'est matérialisée, alors qu'il a contracté la COVID-19. Il fait partie des 81 employés de la résidence Angelica qui ont été déclarés positifs depuis le début de la pandémie. Vivant avec une maladie pulmonaire, Michel était bien conscient que la maladie pouvait lui être fatale. Pourquoi avoir pris ce risque ? La pression de travailler, Michel la ressent encore. En convalescence, il a reçu deux appels de la résidence Angelica pour qu'il rentre au travail. Une erreur, selon l'établissement ÉCONOMIE Bientôt, une mise à jour économique Le gouvernement fédéral réfléchit à la « meilleure façon » de partager ses prévisions économiques pour les mois à venir, selon le premier ministre Justin Trudeau. « Je n'exclus absolument rien. Je pense que c'est important de pouvoir donner confiance aux Canadiens, [de démontrer] qu'on a un plan pour réagir, pour répondre à ce défi », a déclaré M. Trudeau, hier. pc r rI « C'est sûr qu'on n'appelle pas des gens qui n'ont pas de résultat positif, mais il pourrait y avoir eu des erreurs », explique la responsable des communications, Mélanie Aussant. Une bévue que n'a pas appréciée le principal concerné. « Le message que ça m'envoie, c'est qu'il y a un problème de communication dans cette résidence-là », pense Michel. Jusqu'à maintenant, il se s'estime chanceux La maladie s'est montrée plutôt démente. Mais devant l'absence de preuve qu'il aura développé une immunité une fois guéri, Michel a demandé à son médecin un arrêt de travail préventif pour éviter d'être infecté une seconde fois. *Prénom d'emprunt ALBERTA Détails sur les parcs « abandonnés » Les Albertains s'attendaient à savoir hier de quelle manière pourront-ils reprendre le contrôle des 164 parcs provinciaux et sites récréatifs dont le gouvernement ne veut plus. Les détails de la décision, annoncée en mars, seront dévoilés malgré les inquiétudes de milliers de personnes, y compris les utilisateurs, les entrepreneurs, les municipalités régionales et les partis d'opposition. pc I Pour reprendre graduellement les activités en toute = curité, on continu de se protéger. La relance graduelle des activités des divers secteurs économiques et des entreprises est une responsabilité partagée. Chacun a son rôle à jouer pour que tout reste harmonieux et sécuritaire. Québec.ca/relance Québec



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