Métro Montréal n°2020-04-22 mercredi
Métro Montréal n°2020-04-22 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-04-22 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : un jour de la Terre sous tension.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journalmetro.com Mercredi 22 avril 2020 6 MOur Enfants indiens/AFP Sur les berges de l'Amazonie Le Brésilien Eder Rodrigues do Nascimento joue de l'accordéon avec des paroles sur la déforestation et le changement climatique sur un bateau le long de la rivière Jurua dans la municipalité de Carauari, État d'Amazonas, au Brésil./AFP Tensions et confinement La colère des populations contre le confinement anticoronavirus gronde partout en Afrique. Au Malawi, elle a tonné si fort que la justice a infligé un camouflet aux autorités en suspendant leur ordre, au nom de la protection des plus pauvres. mg, Par-4111k. L'ONU annonce une La pandémie à double « cataslrophe humanitaire » tranchant pour le climat Catastrophe sanitaire aux dimensions planétaires, la pandémie de coronavirus a des répercussions économiques majeures et pourrait en 2020 plonger le monde dans une « catastrophe humanitaire », a prévenu hier l'ONU. Avec, selon un décompte de l'AFP, plus de 2,5 millions de personnes malades (le nombre de contaminés doit être bien supérieur), la pandémie a déjà fait au moins 172 000 morts, plongé 6 humains sur 10 dans les affres du confinement et provoqué des répercussions économiques potentiellement dévastatrices. Le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a prévenu hier que la COVID-19 risquait de provoquer en 2020 un doublement du nombre de personnes au bord de la famine, induisant une « catastrophe humanitaire mondiale ». « Le nombre de personnes souffrant sévèrement de la faim pourrait doubler en raison de la pandémie de la CO- VID-19, atteignant alors plus de 250 millions d'ici la fin de 2020 », en raison de l'impact économique causé par la maladie, a averti cette agence de l'ONU. Le ralentissement général « La crise de la COVID-19 a un effet dévastateur sur les travailleurs et les employeurs à travers des pertes massives, sur la production et les emplois dans l'ensemble des secteurs. » Communiqué de l'Organisation internationale du travail (OIT) des économies mondiales attribuable à la pandémie, avec les voitures aux garages et bien des usines à l'arrêt, a provoqué une surabondance de pétrole qui a forcé les courtiers en or noir à payer pour se débarrasser de barils qu'ils s'étaient engagés à acheter. AGENCE PRANCE-PRESSE Environnement. Alors que les gouvernements du monde entier se battent pour protéger leurs populations sans anéantir leurs économies, la pandémie de COVID-1.9 a relégué la crise climatique au second plan. Mais elle offre aussi une chance d'un « monde d'après » plus durable et décarboné. En chinois, le mot « crise » est composé de deux caractères  : danger et occasion. Mais pour l'instant, le premier est bien plus présent que le second chez les économistes. Ainsi, les mesures de confinement s'arrêtent à la fin juin, le FMI, qui a baptisé cette crise le « Grand Confinement » (Great Lockdown), table sur une contraction de 3% du PlIB mondial en 2020. Et ça pourrait être bien pire si la pandémie se poursuit jusqu'à 2021. À court terme, la lutte contre le virus est évidemment la priorité des dirigeants mondiaux. Mais si la question climatique n'est pas intégrée dans les décisions des semaines et mois à venir, l'espoir de limiter le réchauffement à +2°C, objectif minimal de l'Accord de Paris, pourrait s'évaporer une fois pour toutes. « Les gouvernements dépensent des fortunes pour maintenir leurs économies à flot », commente Michael Oppenheimer, de l'université de Princeton. « Cet argent peut être dépensé soit de manière neutre pour le problème climatique, soit en aggravant la situation, soit en l'améliorant », explique-t-il..4. y... Plusieurs acteurs espèrent que la crise du coronavirus amorcera de nouvelles résolutions écologiques./AFP Pour Stephen Hammer, responsable climat à la Banque mondiale, les priorités actuelles ne doivent pas évincer les objectifs de long terme. « Et en premier lieu  : la décarbonation de l'économie mondiale », a-t-il écrit dans un récent blog avec son collègue Stéphane Hallegatte. Résolutions européennes En Europe, les ministres de l'Environnement de 17 pays ont assuré, début avril, qu'ils « ne perdraient pas de vue la crise écologique et environnementale », soulignant l'importance du projet de Pacte vert européen, « stratégie de croissance » capable « stimuler l'économie et de créer des emplois, tout en accélérant la transition verte ». VUE a un rôle crucial à jouer pour aller dans le sens du climat, insiste Laurence Tubiana, architecte de l'Accord de Paris. « Je suis toujours réticente à dire c'est "make or break", mais si on a investi toutes nos capacités, toutes nos ressources au plan national et européen, et qu'on ne les a pas mis dans la bonne direction, je serais quand même pessimiste », indique-t-elle. « Les plans de relance de centaines de milliards de dollars, d'euros, de yens et de yuans, doivent inclure des investissements vers les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, la résilience des infrastructures aux inondations ou aux sécheresses, et des transports publics durables. » Stephen Hammer et Stéphane Hallegatte, responsables climat à la Banque mondiale Changer les habitudes Après la crise économique de 2008, Beijing avait injecté des milliers de milliards de yuans dans des projets d'infrastructures énergivores, provoquant une hausse des émissions de CO » des centrales à charbon. « Aujourd'hui, les dirigeants chinois ont plus d'options », assure Li Shuo, de Greenpeace, même si le climat n'est pas leur priorité. Côté américain, Donald Trump souligne l'importance du secteur pétrolier américain, tout en soutenant les compagnies aériennes. Pour Elizabeth Wilson, du Dartmouth College, à ce stade, la composition des plans de relance n'est pas une bonne nouvelle pour le climat. « Les milliers de milliards de dollars d'argent public de capitaux privés néces- Y..111 saires pour une transition de grande ampleur réduisant les émissions de gaz à effet de serre tout en s'adaptant au dérèglement climatique ne seront probablement pas disponibles », s'inquiète-t-elle. Dans les pays du Sud, où les impacts du réchauffement ne sont pas arrêtés pendant que le monde est focalisé sur la pandémie, les conséquences risques d'être désastreuses. « Nous craignons que les fonds nécessaires pour s'attaquer à la COVID-19 soient pris sur les actions climatiques », explique Harjeet Singh, de l'ONG Action Aid. « Tout soutien aux pays en développement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus doit en même temps renforcer leur résistance au changement climatique », insiste-t-il. AGENCE FRANCE-PRESSE
métr l'aime Hydrojournalmetro.com'u, Mercredi 22 avril 2020 7 CULTliel Ceux qui n'ont pas eu la chance de voir cette populaire pièce de théâtre documentaire peuvent maintenant en visionner une Pi> captation écourtée (2 h 30 au lieu de 1 4 hl), l'écouter (04 - en balado ou.ekiLd. encore la lire. wril. On y suit le par-'cours de Christine Beaulieu, A comédienne et Environnement  : les années optimistes Difficile de garder le sourire lorsqu'on s'intéresse de près à l'actualité environnementale. C'est pourtant l'effet qu'arrive à faire le livre de David Boyd. L'avocat y recense les bons coups citoyenne, dans sa remise en question de notre rapport à Hydro-Québec. Son enquête la mènera à rencontrer des spécialistes, des fonctionnaires et des politiciens, à visiter des barrages et à participer à des audiences publiques, entre autres. Dans tout ce processus, elle est guidée par Annabel Soutar, directrice de la compagnie Porte Parole. On assume le jeu de mots facile  : le résultat est éclairant, vraiment ! La captation est offerte sur Ibu.tv et le texte est publié aux éditions Atelier 10 Remaillages Avec la crise que nous traversons, la souveraineté alimentaire est plus que jamais d'actualité, mais la réflexion sur une agriculture locale durable est amorcée depuis longtemps dans nos campagnes. La série Ramaillages, parue ce printemps, documente ce phénomène dans la péninsule gaspésienne où réalisés au cours des dernières décennies, qui sont plus nombreux qu'on le pense. On y apprend entre autres que les baleines font un retour en force dans le Pacifique, que la production électrique éolienne a été multipliée par 70 lors des 20 dernières années ou que la couche d'ozone a été sauvé ici-même, grâce au Protocole de Montréal. À mettre sur sa table de chevet pour contrebalancer le flot de mauvaises nouvelles. Aux éditions Multimondes Du génie pour la planète Il est facile de perdre le moral quand on pense à l'état de la planète, mais il faut garder espoir. Après tout, de nombreuses innovations sont développées pour protéger l'environnement Cette série documentaire en néo-ruraux et gens du coin s'associent pour trouver une façon plus saine de se nourrir et de vivre ensemble. Superbement filmé en noir et blanc par le réalisateur Moïse Marcoux- Chabot, Ramaillages fait aussi le portrait de gens inspirants qui font en sorte d'incarner le changement qu'ils veulent voir survenir. Offert en intégralité sur le site de l'ONF (onf.ca/ramaillages) 3,7 planètes 3,7, c'est le nombre de planètes qu'il faudrait pour combler tous les besoins énergétiques si tous les Terriens vivaient comme François Bellefeuille. Devant ce dur constat, l'humoriste s'est lancé un double défi  : faire rire tout en sensibilisant le public à l'urgence Pas de Comiccon cette année C'est sans suprise que Le Comiccon de Montréal a annoncé hier l'annulation de son rendez-vous annuel, prévu du 3 au 5 juillet prochain, en raison de la pandémie de coronavirus. La 12e édition du Comiccon aura plutôt lieu du 9 au il juillet 2021, toujours au Palais des congrès. MÉTRO Des oeuvres pour voir la vie en vert Malgré la pandémie de COVID-19, la Terre continue de tourner. Et bien que les mesures de confinement lui donnent un certain répit, on est encore loin d'avoir sauvé la planète. Cela préoccupe grandement les artistes, qui sont plusieurs à en faire état dans leurs créations. Fictions, documentaires, livres, baladas, chansons... Voici quelques productions culturelles à la fois éclairantes et inspirantes. BENOIT VALOIS-NADEAU et MARIE-LISE ROUSSEAU bvalois-nadeau@journalmetro.com mfrousseau@journalmetro.com cinq épisodes explore des initiatives québécoises autour de cinq thèmes  : l'agriculture, l'énergie renouvelable, le recyclage, les inondations et la protection des cours d'eau. Animé par l'ingénieure et « maman qui est inquiète de l'héritage qu'on laissera, en tant que société, aux prochaines générations » Suie Youance, Du génie pour la planète a pour objectif de poser un regard optimiste sur la possibilité de changer les choses. Offert dès aujourd'hui au savoir.media Iltletsdu respeddanston bac et La mort des étoiles « Métal, verre, plastique, carton, papier, that's it. » Dans leur succès surprise Mets du respect dans ton bac — créé pour une campagne de la Ville de Laval ! —, Aladair Ensemble résume avec une efficacité redoutable et un groove inégalé les règles de base du tri des matières recyclables. Dans un registre plus sérieux, mais foncièrement climatique. Mais comment peut-on faire des blagues sur un sujet aussi sérieux ? C'est ce que le sympathique chevelu tente de découvrir dans ce balado en 11 épisodes qui le suit dans la préparation d'un numéro sur l'environnement à la fois éclairant et hilarant. Offert sur l'application Radio-Canada OHdio Les fleurs oubliées « Si on n'était pas écoanxieux, on n'aurait pas fait ce film », disait André Forcier à Métro en octobre dernier. Fidèle à lui-même, le cinéaste raconte cette fable écologiste avec une grande dose de réalisme magique. Bien qu'il mette en scène le retour parmi les vivants du frère Marie-Victorin et la confection d'hydromel cosmique qui fait vomir aux couleurs de l'arc-en-ciel (ça va bien aller ?) , ce long métrage aborde divers lumineux, Les Soeurs Boulay abordent la crise environnementale de plein front sur leur plus récent album, le « post-apocalyptique » (c'est Mélanie Boulay qui le dit !) La mort des étoiles. Le refrain de la première chanson donne le ton  : « Que restera-t-il de nous après nous ? » Les musiciennes s'adressent aussi aux générations qui les ont précédés  : « Vous étiez jeunes avant nous, votre feu a tout brûlé. » Une femme en guerre Une femme en guerre met en scène une héroïne scandinave qui se bat pour un environnement sain. Greta Thunberg ? Non, Halla (Halldôra Geirhar8sdéttir), héroïne de la comédie du réalisateur Benedikt Erlingsson. À presque 50 ans, elle mène seule une lutte implacable contre les alumineries qui risquent de défigurer les superbes paysages islandais jusqu'au enjeux climatiques, dont l'exploitation agricole des multinationales et la disparition des abeilles. Le premier rôle a même été écrit en phase avec les convictions écologistes bien connues de son interprète, Roy Dupuis. Offert sur Illico et Vimeo jour où elle apprend que sa demande d'adoption a été acceptée et qu'elle deviendra mère...À la fois décalée et hyper pertinente, Une femme en guerre fait rire tout en donnant espoir aux défenseurs de notre planète. Offert sur Itunes



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