Métro Montréal n°2020-04-01 mercredi
Métro Montréal n°2020-04-01 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-04-01 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'équipement pourrait manquer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
métr eât journalmetro.com uglry Mercredi 1" 8 notamment y participer. Les organisateurs espèrent pouvoir tenir un gala le 1.8 juillet prochain au théâtre Rialto. beim Le Dr. Mobilo Aquafest est à son tour annulé La se édition du festival d'humour Dr. Mobilo Aquafest, qui devait avoir lieu du seau 1.6 mai, a été annulée en raison de la pandémie. Les humoristes Virginie Fortin, Eddy King, Catherine Éthier, Guillaume Wagner et le duo Sexe Illégal devaient Le milieu du livre sur la corde raide COVID-19. Alors que les Québécois lisent plus que jamais, c'est tout le milieu du livre qui tremble en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus. BENOITVALOIS-NADEAU bvabis-nadeau@joumahetro.com librairies fermées, employés mis à pied, salons du livre annulés, nouveautés repoussées, production stoppée, auteurs précarisés  : la chaîne du livre québécois a déraillé depuis deux semaines. Premier maillon touché, le commerce de détail. Comme tous les commerces jugés non essentiels, les librairies ont dû fermer leurs portes le 23 mars dernier pour une période d'au moins trois semaines. Avec l'accord du ministère de l'Économie, la grande majorité des librairies se sont rabattues sur le commerce en ligne. Cette transition a toutefois entraîné des mises à pied, difficilement chiffrables pour l'instant. Sur 115 membres de l'Association des libraires du Québec (ALQ), une dizaine aurait stoppé complètement leurs activités, majoritairement pour ne pas exposer leurs employés à une possible contagion, explique Katherine Fafard, directrice générale de l'ALQ Selon les chiffres de l'Assodation, les ventes au détail ont diminué de 14% au cours des deux dernières semaines en comparaison à la même période l'an dernier. La chute est encore plus marquée pour la semaine dernière uniquement (-27%). La baisse (-42%) est encore plus difficile à encaisser du côté des achats des collectivités (bibliothèques scolaires et publiques), qui représentent une part importante des revenus des librairies. « Les bibliothécaires responsables des achats dans les écoles ou les municipalités ne sont pas tous en mode télétravail. C'est Dans le milieu du livre québécois, les conséquences de la COVID-i9 happe d'abord les librairies, comme L'écume des'ours, dans le quartier Villera/JOSIE DESMARAISMIÈTRO très disparate d'une région à l'autre », avance Katherine Fafard pour expliquer l'arrêt des achats des institutions. « Les budgets dédiés à l'achat de livres sont pourtant toujours là. On essaie de faire en sorte que cet argent soit dépensé par les collectivités pour qu'il se rende dans les librairies, qui elles pourront payer leurs comptes, puis les éditeurs et finalement, les auteurs. C'est une mesure très simple pour s'assurer que toute la chaîne du livre survive. » Soif de lecture La demande pour les livres ne fait pourtant aucun doute. Le site leslibraires.ca, géré par la coopérative des librairies indépendantes du Québec, a vu ses ventes exploser de 1000% au cours de la dernière semaine. « C'est davantage que le temps des Fêtes et le 12 août [Journée d'achat du livre québécois] réunis », illustre Jean-Benoît Dumais, directeur général de la coopérative. Le site pretnumerique.ca, qui rassemble les catalogues virtuels des bibliothèques publiques québécoises, a doublé le nombre de ses prêts depuis « Une sortie de livre se prépare des mois à l'avance. En ce moment, il n'y a plus de place pour la chronique littéraire ou la critique. Il n'y en a que pour cette crise. Est-ce que c'est utile de sortir un livre dans ces conditions ? » Jean-Christophe Réhel, auteur, à propos de la difficulté de publier dans le contexte actuel le début de la crise. Cette affluence n'est toutefois pas suffisante pour combler les pertes subies ni celles à venir au cours des prochaines semaines. « On est content de garder le contact, de servir les familles et les gens qui sont en confinement, mais on est loin des ventes qui se réalisaient sur le plancher. C'est davantage un baume sur les pertes », souligne Jean-Benoît Dumais. « Si les ventes aux collectivités ne reprennent pas, ça pourrait faire très mal. Et si la crise dure plus d'un mois, je ne sais pas si tous les libraires seront capables de payer leurs frais fixes », mentionne Katherine Fafard. L'aide attendue des deux paliers gouvernementaux, sous formes de subventions salariales et de prêts, pourrait aider à stabiliser la situation de plusieurs librairies. Les éditeurs « sur pause » eux aussi L'irruption du coronavirus a également stoppé la production de nouveaux livres. La grande majorité des maisons d'édition ont dû repousser à l'automne la parution de leurs nouveautés prévues pour le printemps. « On a l'avantage que nos produits ne se périment pas. Nos livres vont être encore bons au mois d'octobre. Mais tous les revenus du printemps disparaissent. Ils ne vont pas revenir », expose Mark Fortier, éditeur chez Lux. La maison d'édition spécialisée dans les essais poursuit ses activités presque normalement, par télétravail. Son calendrier de parution a toutefois été repensé pour une éventuelle reprise à l'automne. Même son de doche chez les éditions Alto, qui, pour l'instant, n'ont réduit que de quelques heures le temps de travail de leurs employés. « C'est quand tout sera fini qu'on pourra faire les comptes », soutient son président Antoine Tanguay, qui affirme avoir perdu 50 000 $ en raison de l'annulation des salons du livre du printemps, en plus du manque à gagner du côté des ventes. Il souligne toutefois la diligence des organismes subventionnaires, comme la SODEC et les Conseils des arts, qui ont offert un appui « fort et rapide », notamment en devançant les versements prévus. Les deux éditeurs interviewés craignent tout de même une « avalanche » de sorties à l'automne, ce qui pourrait nuire à tous les acteurs du milieu. « Les gens ne vont pas acheter trois fois plus de livres qu'à l'habitude en octobre pour compenser nos pertes. Même que, compte tenu de l'économie, ça se peut qu'il en achète deux fois moins », dit Mark Fortier. Des auteurs inquiets À l'autre bout de la chaîne, les auteurs sont également frappés de plein fouet. Non seulement la diminu- Au secours des librairies Inquiet de la survie des librairies indépendantes, le poète Jean-Christophe Réhel a lancé la campagne Go Fund Me « Aide tes libraires » en compagnie des autrices Michèle Nicole Provencher, Hélène Bughin et Catherine Ocelot. Ce « cri du coeur » vise à amasser 90 000 $ pour aider les libraires à sortir de la crise. « Si chaque Québécois donne 25 sous, on a comme un semblant d'aide, dit-il. C'est dur de faire vivre les livres sans les libraires. Sans eux, on perd la proximité, la chaleur des sentiments et le contact humain. Ce sont eux les mineurs qui trouvent les pépites d'or. » tion des ventes a réduit leurs droits d'auteurs, mais les mesures de confinement les privent également de plusieurs sources de revenus d'appoint. « Les redevances, c'est une chose, mais il faut aussi prendre en compte la fin des conférences en bibliothèque, en librairie, les tournées des écoles, des cégeps et des universités. Toutes ces prestations ont cessé et c'est un manque à gagner supplémentaire », dit l'autrice Suzanne Aubry, présidente de l'Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ). Tout cela dans une industrie où le revenu annuel moyen tiré des activités littéraires est de 9 169 $... « Les écrivains sont des travailleurs autonomes, avec la précarité que ça implique. Le report à l'automne peut avoir un impact important sur un auteur. Certains ne sont même pas sûrs si leur livre vont voir le jour. C'est insécurisant », poursuit Suzanne Aubry, qui se réjouit tout de même que les écrivains soient admissibles aux programmes d'aide d'urgence du gouvernement.
métre journatmetro.com Mercredi Zef avril 2020 9 CAK Soyez chic, engagez-vous bénévolement !/MÉTRO Ham S'engager bénévolement, c'est valorisant... et chic ! La Semaine de l'action bénévole 2020 se tiendra du 19 au 25 avril. À l'heure actuelle, la propagation de la COVID-19 provoque une augmentation des besoins dans les organismes divers. Cette semaine de sensibilisation à l'action bénévole n'a jamais été plus capitale ! Tous les ans, la Fédération des centres d'action bénévole du Québec (FCABQJ organise la Semaine de l'action bénévole. En 2020 a lieu la 46e édition sous le thème « Bénévoler, c'est chic ! » Assurément, les bénévoles du Québec sont chics, c'està-dire « distingués » et « généreux ». Le thème fait aussi écho au fait que s'engager, c'est chic, dans le sens d'enthousiasmant. En effet, non seulement la contribution d'une foule d'acteurs peut réchauffer le coeur de ceux qui en bénéficient, mais elle peut tout autant réjouir ceux qui offrent de leur temps ! Connaissez-vous votre style ? Vous aimeriez faire du bénévolat, mais ne savez pas par où commencer ? Trouvez d'abord le style d'engagement qui vous convient en visitant « S'il vous plaît, allez 14 faire du bénévolat. » François Legault, premier ministre du Québec jebenevole.ca. Vos actions peuvent en effet prendre de multiples formes  : ligne d'écoute, collecte de fonds, préparation de repas, tri des dons reçus, etc. En outre, les besoins se font sentir dans une variété de secteurs d'activité  : sport, arts et culture, éducation, environnement, santé, humanitaire, etc. Vous êtes plutôt timide ? Vous pourriez opter pour le bénévolat de groupe, où des amis ou des collègues de travail s'engagent de concert dans une cause, par exemple. MÉTRO En ce temps de pandémie, François Legault invite les Québécois à s'engager bénévolement. Pour jumeler les organismes en manque de ressources aux personnes qui ont du temps à offrir, rendezvous sur le site jebenevole.ca. Dénonciation en liera La FIQ lançait hier le microsite « Je dénonce ! », un site Web qui expose la réalité du personnel soignant en lien avec le coronavirus. Les Québécois sont invités à utiliser cette plateforme pour dénoncer toutes situations dangereuses ou inacceptables ayant lieu dans un centre de soins durant la pandémie, les employés comme les citoyens. Les témoignages seront rassemblés par région. MÉTRO Le grand retour Tôt ou tard, cette pandémie se terminera. Il faudra redémarrer la machine. Comment faire pour remobiliser des employés qui auront perdu les réflexes qui les rendaient performants avant que la crise éclate ? rutuNIQUE 014 AU BOULOT ! ALAIN I -et. SAMSON Auteur et conférencier Ce ne sera pas un retour comme les autres. Ce ne sera pas comme le retour d'un congé férié ou des vacances d'été. Plusieurs auront déconnecté de votre organisation pendant des semaines. Plusieurs se D seront habitués à un rythme de vie plus tranquille. Et certains auront passé du très bon temps en famille. Vous ne pouvez pas simplement vous attendre à ce qu'ils entrent au travail et qu'ils se lancent à fond de train comme si rien ne s'était passé. Vous aurez besoin d'une importante rencontre d'équipe. Celle-d tournera autour de quatre pôles, que voici. Premier pôle J'entends par là ce que, dans l'effet Archimède, j'ai appelé la clarté. Il est temps de leur faire reprendre conscience de l'impact qu'ils ont dans le monde chaque fois qu'ils viennent travailler. Ils ne le font pas seulement pour la paye  : ils ont une mission à accomplir. Pour préparer cette section, relisez la mission de votre entreprise et consultez les archives des commentaires des clients satisfaits. Au retour de cette crise, il sera temps de rebâtir les liens favorisant la cohésion, l'engagement et la mobilisation des employés. Deuxième pôle —ase quand on travaille en société J'entends ici la civilité et, plus encore, la capacité de créer de l'énergie avec un état d'esprit positif et quelques habitudes à retrouver. Dans bien des cas, le climat de travail sera à reconstruire. Autant favoriser cette reconstruction. Troisième Asa pôle. - - La pandémie vous aura peutêtre fait perdre des clients et des fournisseurs. Ce ne sont pas toutes les organisations qui seront passées au travers. Présentez les nouveaux défis que cela représente et la façon dont chacun peut contribuer à les relever. Quatrième pôle.ommuniquer son optimisme Face à la force de l'équipe Mentionnez que vous êtes fier de pouvoir compter sur une telle équipe et que vous savez que vous serez collectivement à la hauteur des défis que vous venez de présenter. Racontez ces fois où vous avez, par le passé, vaincu l'adversité. Dites-leur que ça prendra des efforts, mais que vous ne doutez pas des résultats. Ensuite, offrez un moment de socialisation où chacun pourra, à son gré, retrouver ses amis et leur raconter comment tout ça s'est passé. Cette rencontre constituera un investissement dont vous serez fier sous peu. Commencez-la un peu plus tôt en offrant du café, des jus et quelques bouchées. Il faut que ce retour au travail soit une ete ! La mobilisation d'employés qui ont pris le temps de vivre et de passer du temps en famille pendant de nombreuses semaines représentera un défi de taille./MÉTRO



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :