Métro Montréal n°2020-04-01 mercredi
Métro Montréal n°2020-04-01 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-04-01 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'équipement pourrait manquer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
Pages : 1  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
1
Votre journal quotidien eRATUIL MONTRÉAL Mercredi ler avril 2020 journalmetro.com dir PATRONS, PRÉPAREZ-VOUS À LA REPRISE Comment mobiliser les employés une fois la pandémie terminée. page 9 UIPEMENT pourrait manquer page 3 Le Québec pourrait manquer de certains équipements de protection d'id « trois à sept jours », a avoué hier le premier ministre François Legault, se disant assez confiant de renverser la tendance rapidement. Des commandes sont attendues, selon Ottawa. AntiDoTe 10 Soignez votre langue CORRECTEUR DICTIONNAIRES GUIDES www.antidote.info Un baume sur le marché locatif Immobilier La propagation du coronavirus force des promoteurs à abandonner la location de logements aux touristes pour miser plutôt sur le marché locatif à long terme. Une situation qui pourrait aider à freiner la crise du logement à Montréal. ZACHARIE GOUDREAULT zgoudreault@journalmetro.com « On n'aura pas le choix s'il n'y a plus de touristes qui viennent au pays », confie à Métro un promoteur immobilier qui a préféré conserver l'anonymat. Celui-ci gère une trentaine de logements qu'il loue normalement sur Airbnb. 11 a toutefois commencé à offrir certains d'entre eux en location mensuelle, la pandémie du coronavirus ayant fait chuté drastiquement le tourisme à Montréal. La location à long terme Il ne s'agit pas d'un cas unique. Des organismes et des experts ont indiqué à Métro avoir constaté que de nombreux logements meublés à Montréal que les touristes pouvaient autrefois louer « Il y a certaines personnes qui avaient un business axé sur le tourisme qui vont se retourner vers la location à moyen et à long termes. » Greg Chauve, gestionnaire immobilier sur des plateformes comme Airbnb et Sonder sont maintenant offerts en location à long terme sur certains sites Web. Des promoteurs proposent de les louer pour quelques mois, voire parfois un an. Professeur d'urbanisme à l'Université McGill, David Wachsmuth s'attend à ce que la crise entraîne une « réduction importante du nombre de logements offerts à court terme ». L'expert a contribué à une étude publiée l'an dernier selon laquelle Airbnb aurait priver le marché locatif à long terme de plus de 31 000 unités au pays. « Certains promoteurs ne pourront pas supporter de ne plus avoir de revenus et vont décider de louer leurs logements sur le long terme », dit-il. Le gestionnaire immobilier Greg Chauve analyse les options qui s'offrent à lui pour adapter son « plan d'affaires ». Il envisage d'offrir certains des appartements qu'il propose aux touristes à des locataires cherchant à se loger pour plusieurs mois. Crise du logement Selon David Wachsmuth, ces bouleversements dans l'industrie pourraient contribuer à lutter contre la crise du logement en augmentant l'inventaire d'appartements disponibles pour ceux qui déménageront au cours des prochains mois. En 2019, le taux d'inoccupation des logements a chuté à 1,5% dans le Grand Montréal, un creux de 15 ans. Selon des données compilées par le Front d'action populaire en réaménagement urbain fournies à Métro, il y avait 14 508 logements offerts sur Airbnb à Montréal en janvier dernier. « Si l'industrie touristique s'écroule et que les gens cessent de voyager pendant quatre ans parce qu'ils ont peur, ça va changer la donne », analyse aussi le professeur à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal, Jean- Philippe Meloche. Il précise que la location à court terme pourrait également « revenir à ce qu'elle était avant » si le tourisme reprend rapidement. Pour que le transfert de l'offre sur le marché locatif contribue à diminuer la crise du logement encore faut-il que les appartements soient accessibles aux moins biens nantis. « Pour le moment, ce qu'on voit c'est que les logements qui étaient sur Aiibnb reviennent sur le marché locatif mais à des prix exorbitants. Ils ne sont pas accessibles pour de nombreux locataires du Plateau », dit Gabrielle Renaud, du Comité logement du Plateau-Mont-RoyaL



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :