Métro Montréal n°2020-03-31 mardi
Métro Montréal n°2020-03-31 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03-31 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : des quartiers davantage touchés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr eât journalmetro.com Mardi 31 mars 2020 CULTUP MUSIQUE Sortie repoussée pour Klô Pelgag iiiiii3 La crise e engendrée par _.. w la pandémie de 1. ». coronavirus a... «. forcé l'auteurecompositrice-interprète Klô Pelgag à repousser la sortie de son très attendu troisième album. Prévu le 17 avril, Notre-Dame-des-Sept- Douleurs a été reporté à une date indéterminée. la mise en vente des billets pour son concert du 23 octobre au MTelus, qui devait s'amorcée mercredi, a également été remise. MÉTRO FESTIVAL Pas de Pouzzafest cette année Le Pouzzafest, festival montréalais consacré à la musique punk rock, n'aura pas lieu cette année en raison de l'épidémie de COVID-19. La 10e édition édition du festival, qui devait se tenir du 15 au 17 mai prochain, aura finalement lieu du 21 ou 23 mai 2021. MÉTRO FINANCEMENT Le Conseil des lrts à la rescousse Le Conseil des arts du Canada a annoncé hier qu'il versera de façon anticipée 60 M$ aux organismes culturels qu'il subventionne afin de leur permettre de traverser la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. dl est urgent d'alléger la pression financière intenable vécue par ces organismes, qui sont le coeur même du secteur artistique au Canada », a déclaré le directeur et chef de la direction du Conseil, Simon Brault Ces sommes permettront notamment de verser les salaires dus aux artistes et aux travailleurs culturels de ces organismes. MÉTRO Dominic Champagne atteint du coronavirus Dans un message publié sur sa page Facebook, hier, le metteur en scène et militant écologiste Dominic Champagne a annoncé que sa femme et lui étaient atteints du coronavirus. Le couple a eu les résultats cinq jours après avoir passé des tests. Leurs symptômes s'apparentent à ceux d'un rhume. ento Essentiels petits moments de folie Humour- On avait marqué la date du 7 avril à notre calendrier depuis un certain temps. C'est à ce moment qu'Arnaud Soly devait présenter à Montréal son premier spectacle solo, Standup. A défaut de pouvoir monter sur scène, le jeune humoriste crée des petits moments de folie sur les réseaux sociaux. MARIE-LISE ROUSSEAU mErousseau@journernetro.com Comment avez-vous reçu la nouvelle quand vous avez appris que vous ne monterez pas sur scène de sitôt ? f avoue que je ne l'avais pas vu venir. Les mesures ont été assez drastiques et rapides. C'est tombé comme une tonne de briques. Quand la nouvelle est sortie, j'étais sur la route. J'ai passé des heures au téléphone dans la voiture ; toutes les salles appelaient C'était un petit casse-tête logistique. Bref, sur le coup, j'ai été un peu égoïste, je pensais à moi et à mes affaires. Puis, j'ai dormi là-dessus. Après la déception, j'ai compris l'ampleur de la situation et j'ai relativisé en me disant que c'est pour le bien commun et la santé publique qu'on fait ça. Et puis, tout le monde est dans le même bateau. Il faut prendre son mal en patience pour sortir de cette pandémie tous ensemble. Ça reprendra quand ça reprendra. J'essaie de le prendre de façon positive et de voir ça comme une opportunité pour faire autre chose. Autre chose, ce sont des vidéos en direct que vous faites presque tous les soirs sur Instagram, où vous improvisez en créant des personnages, en prenant les appels du public ou encore en faisant le doublage de vieilles émissions. Vous amusez-vous ces jours-ci ? J'ai vraiment beaucoup, beaucoup de plaisir, sinon je -41 ?  : Arnaud Soly dans la peau de Brian l'infirmier, COURTOISIE ARNAUD SOLY ne le ferais pas. J'ai toujours été actif sur les réseaux sociaux, mais présentement, en étant confiné, j'ai beaucoup de temps libres. (Rires) Aussi, l'anxiété collective qu'on vit fait en sorte que, peut-être encore plus que jamais, on a besoin d'humour. Comme le divertissement en salle n'existe plus, le direct devient une bonne solution de rechange. Je fais souvent des lignes ouvertes où je prends les messages du public ou d'amis humoristes. Ça crée un effet de rassemblement virtuel, ce qui est agréable. Vous sentez-vous utile ainsi ? Divertir les gens en temps de crise, c'est précieux... Je pense que oui. J'ai souvent été complexé de justifier mon art et ma pratique. Depuis un petit moment, je comprends comment j'amène du bonheur dans la vie des gens. Je ne veux pas me comparer aux médecins, au personnel de la santé et à tous les gens qui sont en première ligne et au front ; je ne fais pas un travail du même ordre, mais je pense que c'est important aussi de parler d'autre chose. Évidemment, c'est très gros et ça touche tous les aspects de notre vie, mais j'essaie dans mes directs de créer des petits moments de folie. Les gens ont besoin de changer d'air. Parmi les personnages que vous avez créés récemment, il y a Brian, un infirmier qui prend des appels au 8n. Parlez-nous un peu de lui. Brian s'est fait renvoyer de l'hôpital parce qu'il a eu une relation avec une patiente. (Rires) Il donne un coup de main aux lignes d'Info-Santé, mais on comprend par la bande qu'il a des problèmes d'argent. (Rires) Le personnage se crée au fur et à mesure. Le gag était de « désengorger » les lignes du 811, évidemment avec une approche 100% humoristique. En prenant des appels, ça m'a ouvert une porte sur la fonctionnalité « duplex » d'Instagram. Ça me permet d'improviser avec des gens. Tout seul, c'est le fun, mais faire un doublage d'une demi-heure, ça devient rapidement psychotique ! L'épisode de Ramdam était un beau défi, mais c'était très demandant Quand j'ai eu l'idée d'ouvrir la ligne de Brian au public, ça a été une révelation. De plus en plus, j'essaie de demander à mes amis humoristes, comédiens ou improvisateurs de se joindre aux directs. Ils m'envoient des demandes et eux aussi commencent à créer des personnages. 11 se crée donc une sorte de narration autour de Brian. C'est vraiment le fun. Dans les dernières semaines, vous avez aussi personnifié un animateur à RDS ainsi que Crystal, une voyante en robe rouge qui interprète les rêves des gens. Avez-vous peur d'être à court d'inspiration si la pandémie perdure ? Je n'ai vraiment pas peur de manquer d'idées, ça n'a jamais été une préoccupation. Je le fais de manière organique. Je me rends compte que certains personnages marquent plus. Comme Brian, les gens m'en parlent beaucoup... En fait, j'essaie de trouver des canevas qui sont infinis. Brian, il prend des nouvelles de la santé des gens. Crystal, elle lit l'avenir. Plus le sujet est vague, plus il touche à tout le monde, plus il y a de possibilités. rai d'autres 8 « Ces vidéos en direct sont un prétexte pour s'amuser avec les gens. Visiblement, ça fait du bien, parce que je n'ai jamais dans ma jeune carrière reçu autant de messages que ces deux dernières semaines. » Arnaud Soly, humoriste idées, aussi j'aimerais faire un genre de talk-show français où je recevrais des intellectuels et ferais des cercles de lecture. J'aime improviser sans trop me préparer afin de me surprendre moi-même. Justement, vous avez de l'expérience en impro et vous êtes déjà un habitué du Web. Vous trouvez-vous chanceux, dans les circonstances, de pouvoir diffuser votre humour ? Ce ne sont pas tous les humoristes qui ont ces outils. rai étudié en arts visuels, j'ai rapidement appris à utiliser Photoshop et à faire du montage et de la prise de son. Ç'a toujours été important pour moi d'être indépendant d'un point de vue technique. Est-ce qu'on peut parler de chance ? Je me suis simplement outillé pour le faire. Dans un contexte où il n'y a plus de scène... J'ai des amis pour qui c'est la scène ou rien d'autre. Ils trouvent ça difficile parce qu'ils n'ont pas de plateforme pour faire la transition. Moi, ça se fait naturellement 11 n'a pas fallu que je me dénature pour rejoindre le public Parlons du public. Plusieurs humoristes ont admis dans les derniers jours s'ennuyer de ce contact ; est-ce votre cas aussi ? Oui. À Montréal, on a la chance de pouvoir jouer presque tous les soirs dans les petites salles. L'humoriste est, par définition, une personne en grande carence affective et qui a un grand besoin d'attention. (Rires) Le rire du public, c'est une drogue. Bien sûr, ça me manque. Ajoutez à ça la peur de l'inconnu avec ce qu'on vit, l'éloignement de nos proches et de nos familles... Tout d'un coup, on n'a plus de contact social. Ça peut être déracinant
métra CAK ercii.e=n, 9 Crise de la quarantaine La « crise de la quarantaine » fait référence à cette période de la vie vers l'âge de 40 ans, qui amène les gens à tout remettre en question, personnellement et professionnellement. IJIr AlludJE ORIENTATION &CIE JOSÉE LANDRY Conseillère d'orientation inale À l'heure actuelle, cette expression prend un tout autre sens avec la fameuse COVID-19. Pourtant, il y a peut-être plus de ressemblances qu'on ne le croit entre ces deux crises ! En effet, cette période d'isolement forcé nous place dans une situation d'inconfort personnel et professionnel, qui peut nous amener à remettre en question plusieurs aspects de notre vie  : les études, l'emploi, les plans de carrière, etc. Qu'ai-je réalisé jusqu'ici ? Qu'est-ce que je veux pour le reste de ma vie ? Ces questionnements peuvent générer des émotions fort légitimes, comme le stress, l'anxiété et la peur face au présent et à l'avenir. Comment faire autrement avec le chamboulement, soudain et imposé, de nos habitudes de vie ? Gestion des émotions On peut être tenté de balayer ses émotions sous le tapis pour ne pas y faire face. Pourtant, elles sont bien réelles et com- préhensibles, puisque nous les ressentons. Le mouvement « Ça va bien aller », avec son arcen-ciel évoquant de meilleurs jours à venir, donne à plusieurs le courage de continuer. Il mise sur le fait que la situation est temporaire, et il est vrai que les crises finissent toutes par passer. Je ne peux toutefois m'empêcher de penser que cet arc-en-ciel affiche probablement plus de tons de gris pour les gens qui traversent difficilement cette crise. Pour certaines personnes, ce mouvement coloré peut même leur faire vivre un certain malaise. En effet, comment laisser de la place aux émotions difficiles que l'on ressent par rapport au contexte actuel alors qu'on nous invite, un peu partout, à (rester positifs », car « tout va bien aller » ? Bien des blagues circulent à propos du confinement. Elles ont toutes un fond de vérité, mais on n'a pas toujours envie d'en rire. Pas facile pour les parents en télétravail ou en arrêt de travail, qui doivent composer 24 heures sur 24 avec leur marmaille qui s'ennuie et veut bouger. Par exemple, les parents d'élèves à besoins particuliers qui s'inquiètent de ne pas recevoir l'aide dont ils ont besoin en 111 temps normal. Les étudiants anxieux qui se demandent s'ils pourront passer Ce que l'on fuit nous suit. Faire de la place aux émotions, avec bienveillance et curiosité, permet de prendre le recul nécessaire pour réaliser qu'elles sont passagères. La crise finira par passer, et d'ici là, prenons soin de nous ! au niveau suivant, et poursuivre leur rêve, ou encore trouver un objectif. Les personnes qui ont leur em-'l'école est ouverte... sur le Web ! Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a annoncé hier la mise en ligne officielle de la plateforme Web L'école ouverte. Elle offre des ressources variées permettant aux parents et aux élèves de réaliser différentes activités et ce, dans plusieurs matières et à tous les niveaux scolaires. ecoleouverte.ca mfrrno > < craignent de le perdre, qui peinent déjà à joindre les deux bouts. Les travailleurs autonomes qui ont dû interrompre leurs activités... La boule au ventre, je connais ! Je sais aussi que la nier n'engendre que sa croissance. Même si cela fait peur, il est sain d'accueillir et de reconnaître ce que la crise nous fait ressentir. Pour ce faire, je vous suggère de jouer au scientifique  : soyez curieux et observez ce qui se passe en vous. Observez les émotions suscitées par la situation actuelle, sans les juger ou chercher à agir pour les changer. Acceptez que ce soit difficile en ce moment C'est simple et difficile à la fois, car on cherche souvent à agir plutôt qu'à ressentir. La pandémie du coronavirus donne un tout autre sens à la « crise de la quarantaine »./MÉTao Une mise à pied temporaire peut durer jusqu'à 6 mois./MÉTRO Lof Une mise à pied, comment ça marche ? CHLOÉ MACHILLOT cmachillot@journalmetro.com En raison de la pandémie de coronavirus, de nombreuses entreprises se voient dans l'obligation de mettre temporairement leurs employés à pied. Métro répond aux questions que vous vous posez si c'est votre cas. Qu'est-ce qu'une mise à pied ? Par définition, la mise à pied est temporaire. Sinon, on parle de congédiement ou de remeciement la mise à pied est une suspension du contrat de travail entre un employeur et un salarié pour une durée de 14 à 45 semaines, selon le nombre d'heures que l'employé a accumulées. À la différence d'un licenciement, l'employé conserve son lien d'emploi pendant la durée de sa mise à pied et sa relation contractuelle est maintenue. Mais si sa mise à pied doit finalement durer six mois ou plus, il recevra alors un avis de cessation d'emploi. Quelle aide financière est prévue ? Tous les travailleurs qui ont perdu leur revenu à cause de la pandémie de la COVID-19, qu'ils soient salariés, travailleurs contractuels ou autonomes, admissibles à l'assurance-emploi ou non, peuvent demander la Prestation canadienne d'urgence (PCU), une prestation temporaire imposable de 2 000 $ versée à toutes les 4 semaines pour un maximum de 16 semaines. Les seules conditions sont d'être âgé de plus de 15 ans et d'avoir perçu des revenus de plus de 5 000 $ en 2019. Si vous avez déjà fait une demande d'assurance-emploi et qu'elle n'a pas encore été traitée, elle sera transférée automatiquement à la PCU. Comment l'obtenir ? Un portail en ligne de l'Agence de revenu du Canada (ARC) sera mis en place d'ici le 6 avril. Seule cette procédure &ectronique a été annoncée jusqu'à maintenant Ottawa a indiqué que l'argent sera envoyé dans les 10 jours suivant la demande. Et les vacances ? Un employé peut demander à prendre les jours de vacances qu'il a accumulés au début de sa mise à pied pour continuer à être payé quelque temps. S'il est finalement rappelé au travail, par contre, le compteur de ses jours de congé repartira à zéro. Quelles sont les garanties d'être rappelé au travail ? Si l'entreprise connaît un regain d'activité et rouvre son poste, elle doit rappeler l'employé mis à pied avant d'embaucher une nouvelle personne. Si ce n'est pas le cas, l'employé peut porter plainte à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Peut-on se trouver un autre emploi ? Oui et si l'employeur rappelle le travailleur à ce moment, il peut décliner l'offre et choisir de conserver son nouvel emploi. Avec la collaboration de Sophie Mongeon, avocate chez Desroches Mongeon



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