Métro Montréal n°2020-03-31 mardi
Métro Montréal n°2020-03-31 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03-31 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : des quartiers davantage touchés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Mardi 31 mars 2020 MC COVID-1. Des signes encourageants en Italie Hier, à Rome/LAURENT EMMANUEL/AFP L'Italie, pays le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus du monde, a enregistré hier de nouveaux signes encourageants sur la contagion, après près de trois semaines de confinement de sa population. Les autorités sanitaires ont encore annoncé un lourd bilan quotidien de 812 morts lors des dernières 24 heures, ce qui porte à plus de 11 500 le nombre total de décès. Mais la hausse des nouveaux cas positifs recensés n'a jamais été aussi faible, avec une augmentation de + 4%, moitié moins qu'il y a 4 jours (8,3%) et quatre fois moins qu'il y a 15 jours. Surtout, pour la première fois depuis le début de la pandémie en Italie, le nombre « Nous pouvons espérer atteindre le pic dans sept ou dix jours, puis, raisonnablement, une décrue de la contagion. » Pierpaolo Sileri, vice-ministre italien de la santé de personnes actuellement positives en Lombardie, la région la plus touchée, a baissé (25 006 par rapport à 25 392 dimanche), même si cette diminution devra être répétée pour dessiner une tendance solide. Par ailleurs, jamais le nombre de personnes considérées comme guéries dans l'ensemble du pays (1 590) n'a été aussi fort dans un bilan quotidien. AGENCE PRANCE-PRESSE Détresse financière au Salvador Des milliers de Salvadoriens de différentes parties du pays cherchaient désespérément à recevoir l'aide de 300 $ du gouvernement pour rachat de nourriture hier, dans la capitale San Salvador./mu CORTEZ/AFP Le Prince Charles sain et sauf Le prince Charles, atteint par le nouveau coronavirus, est sorti de quarantaine et se trouve en « bonne santé », ont annoncé hier les services de l'héritier de la couronne britannique. AFP Le monde attend le pic de l'épidémie du virus "-tidérnie. La perspective que l'épidémie atteigne enfin son pic dans les pays d'Europe les plus meurtris par le coronavirus suscitait de l'espoir hier, même si la récession est désormais un « fait acquis » en raison des mesures de confinement qui affectent quatre habitants de la planète sur dix. La menace d'une hécatombe à venir aux États-Unis, évoquée la veille par le principal conseiller en la matière du président américain Donald Trump, a été symbolisée dans la journée par l'arrivée dans le port de New York d'un immense navire-hôpital de 1000 lits, destiné à désengorger les hôpitaux de la ville. Près de 36 000 morts dans le monde, dont 1 bébé, le cap des 11 000 morts franchis en Italie, 800 nouveaux décès en 24 heures en Espagne et 418, un record, en France  : le macabre bilan de l'épidémie a continué à s'alourdir hier. Deuxième pays le plus touché du monde avec 7 340 décès, l'Espagne tonnait pourtant depuis mercredi un ralentissement continu du nombres de morts, laissant penser que le pic de l'épidémie est proche, dans une Europe où plus de 26 000 personnes ont déjà succombé à la COVID-19. Profonde récession inévitable Alors que la ville de New York, épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis, compte désormais plus de 33 000 cas et 776 morts, Wall Street a décidé d'être optimiste  : la Bourse de New York a ouvert en hausse et progressait de 0,43% vers 14h15 GMT. De leur côté, les marchés européens limitaient les pertes, voire repassaient carrément dans le vert comme Francfort et Paris, malgré une série de sombres prédictions. Soulignant la « férocité étonnante » avec laquelle le virus a frappé l'Europe, le Fonds monétaire international a estimé hier qu'une « profonde récession » en 2020 sur le Vieux Continent était « un fait acquis ». Locomotive de l'Europe, l'économie allemande pourrait se contracter de 2,8% en 2020, selon le scénario retenu par le Comité des sages économiques qui conseille le gouvernement. Transports au point mort Plus de 3,38 milliards de personnes étant astreintes à rester chez elles, soit 43% de la population mondiale, les transports sont au point mort, et la demande pour l'or noir aussi. Hier, le Brent a atteint 22,28 $, un niveau plus vu depuis plus de 17 ans tandis que le WTI a fait des incursions sous la barre des 20 $. Mais la surabondance de l'offre, en pleine guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie, tire aussi les cours vers le bas. Donald Trump s'est d'ail- leurs entretenu hier à ce sujet, ainsi que sur la manière de juguler l'épidémie, avec son homologue russe Vladimir Poutine, lequel a appelé les quelque 12,5 millions de Moscovites à « prendre au sérieux » le confinement qui leur est imposé depuis ce hier. En attendant le pic Partout où la COVID-19 fait des ravages, on guette fébrilement le pic du taux de mortalité, annonciateur d'un reflux et d'un désengorgement des services de réanimation. En France, où plus de 3 000 personnes ont succombé au virus à l'hôpital, dont un nombre record de 418 au cours des dernières 24 heures, les soignants sont au bout du rouleau. En Grèce, c'est la crainte d'une bombe à retardement sanitaire qui dominait hier, après l'annonce qu'une grande-mère âgée de 76 ans est décédée du coronavirus à Lesbos, cette île en mer Egée où est situé le camp surpeuplé de migrants de Moria. « Loi coronavirus » En Hongrie, l'opposition craint que la pandémie ne serve de prétexte au pouvoir pour réduire encore les libertés publiques. Le premier ministre Viktor Orban a ainsi obtenu hier le feu vert du Parlement pour légiférer par ordonnance dans le cadre d'un état d'urgence à durée indéterminée pour lutter contre le nouveau coronavirus. « La loi coronavirus » prévoit ainsi que la diffusion de « fausses nouvelles » sur le virus ou les mesures du gouvernement ne soit punie de cinq ans de prison, alors que les rares médias indépendants du pays font régulièrement l'objet de telles accusations. AGENCE FRANCE-PRESSE Annulations et reports 6 Même quand le pic sera dépassé, le retour à la normale n'est pas pour demain. Ainsi, le Mondial de l'Auto, le grand salon de l'automobile qui ne devait pourtant se tenir que début octobre à Paris, est annulé. Quant aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, ils se tiendront bien, mais pas avant le 23 juillet 2021, soit quasiment un an après la date initialement prévue, ont annoncé hier les organisateurs.
journalmetro.com métr OPINIONS Désertée, la main Un lundi matin, vers loh, rue Sainte-Catherine Est en ces temps de COVID-19./COLLABORATION SPÉCIALEJACQHFS H. Mardi 31 mars 2020 7 Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. ber » COURRIER DES LECTEURS La pandémie a généré un abondant courrier des lecteurs. Voici quelques lettres. Requiem pour un plan B Dans un moment où nous attendons docilement de l'aide, peut-être pourrions-nous envisager que nous sommes en mesure de nous aider sans attendre tout en respectant les consignes actuelles. Malgré la distanciation sociale exigée, rester soudés est possible en plus d'être une constante nécessaire aux avancées humaines. Se dire que ça va bien aller en peignant un arc-en-del dans sa fenêtre et laisser les jours s'écouler passivement revient un peu à mettre un pansement sur une fracture ouverte et espérer que la jambe récupère sans s'infecter ni que l'infection s'étende, et d'attendre la gangrène avant de réagir et réaliser trop tard ce qui aurait pu être fait. Il n'est aucunement question ici de se concentrer sur une quelconque forme de haine envers le système, ses fonctionnements, ses faiblesses et ses failles. Il est question de constater les impasses dans lesquelles nous sommes, de réaliser à quel point nous sommes tous concernés par la survie et la prospérité, et qu'en observant les problématiques que nos/an modèles de fonctionnement actuels posent, nous pouvons obtenir des bases autour desquelles développer des solutions. DAVID WOODWINE Flirter avec l'impensable J'espère que vous n'êtes pas tannés de lire encore un texte sur ce maudit virus ! I...] Serrer nos jeunes dans les bras (et les moins jeunes aussi !) , secouer les mains des copains sans nous précipiter sur le flacon de Purell, se saluer poing contre poing, faire bruyamment atchoum !, tousser sans mettre ostensiblement le nez au creux de votre coude, (Ah ! elle doit être belle, votre chemise !) , fréquenter les foules d'un festival du film, d'un luxueux casino, d'un événement sportif ou faire la queue pour y entrer, partager généreusement notre davier d'ordi, notre sandwich, notre bière, une frite brûlante, une pizza succulente ou notreintimité, sourire à une caissière sans reflets sur son plexiglas, autant de gestes que nous faisions sans y penser, ça va être difficile sans une arrière pensée parano. On ne pourra plus, comme certains charmants p'tit vieux, distribuer généreusement de chastes becs à toutes les belles inconnues ou connues, sans y trouver de résistance, après le confinement Seuls nos infatigables politiciens viennent le faire quotidiennement (...le con, finement), en nous promettant de dépenser abondamment les milliards qu'ils refusent systématiquement à des causes bien plus modestes... On nous recommande régulièrement de nous laver les mains à l'eau et au savon, faute de gants et de désinfectant accaparés par de gros malins et stockés dans des chambres fortes ! Et puis, bonne nouvelle  : Dr Weiss passe son message  : « Quand je me regarde, je me désole, mais quand je regarde les autres, je me console... » Penser à long terme ALBERTO DELBURGO J'ai consacré une significative partie de ma vie adulte à étudier la culture, la politique et l'histoire américaine, des intérêts que je continue à cultiver. [...] en étudiant les États-Unis, nous pouvons apprendre sur des sujets aussi Ciel magique d'automne Belles couleurs d'automne à Montréal, dit l'auteure de ce cliché, pris l'an dernier./COLLABORATION SPÉCIALE, LELIA MORENA variés que le divertissement sportif ou l'exploration spatiale, mais aussi sur l'histoire naturelle, la philosophie politique ou encore sur le mouvement féministe ou le racisme institutionnel. De plus en plus, nous pouvons dire la même chose de la COVID-19. À l'avenir, je pourrai dire à un de mes élèves  : si tu veux apprendre — à l'aide d'exemples concrets — sur des sujets aussi variés que la médecine, les marchés boursiers, l'enseignement en ligne ou bien sur les impacts d'un isolement fortement suggéré par l'État sur la violence conjugale, étudie la crise du coronavirus de 2020. Et, nous pouvons l'espérer, pas celle de 2021. Cette leçon à long terme est loin d'être la première que nous avons vue émerge « en ce contexte de crise mondiale, mais il faut se demander pourquoi toutes ces conclusions sont tirées alors que nous sommes encore en début de crise. J'ose croire que tous veulent penser à l'année prochaine, car on n'ose pas affronter les portraits de h semaine prochaine. Même dans les meilleurs scénarios, au Québec et ailleurs dans le monde, il y aura davantage de décès et de personnes infectées dans les semaines à venir et même lorsque nous atteindrons h pente descendante de la courbe, le bilan total du nombre de morts conti- nuera de croître quand même. [...] On vous dira que, sans les nombreuses mesures restrictives qui sont mises en place, le bilan serait nettement plus tragique. Pourtant la réalité que nous affrontons nous présente déjà des statistiques désolantes. Deux mille, 10 000 ou 15 000 personnes atteintes dans la réalité, c'est souvent plus déboussolant que 4 000, 20 000 ou 30 000 dans une simulation. On vous dira qu'on évite le pire, mais le scénario actuel n'est pas tout rose, sans même mentionner les conséquences économiques et psychosociales de cette pandémie. Enfin, les craintes aussi généralisées que légitimes par rapport à la COVID-19 sont aussi dues au fait que cette maladie est nouvelle et que l'avenir à court terme est rempli d'incertitudes. Nous sommes certains que dans cinq ans nous réintégrons nos emplois, nos écoles et nous reprendrons nos activités sociales, sportives et culturelles, mais en ce qui concerne la prochaine semaine ou le prochain mois, c'est l'inconnu, c'est le néant J'ai chaud, j'ai soif ! ERIC DEGUIRE, ENSEIGNANT Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Regardez ces belles bernaches du Canada photographiées de loin durant leur jogging matinal, dans l'est de l'île./COU SPÉCIALE, JEAN-FRANÇOIS FRANCHE Volume  : 53 Numéro  : 2 À Montréal, Métro est publié par Metro Média. 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transmag, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HU 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. 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