Métro Montréal n°2020-03-24 mardi
Métro Montréal n°2020-03-24 mardi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03-24 de mardi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,5 Mo

  • Dans ce numéro : le Québec en pause.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr journaimetro.com Dénistagé C'est parti pour la clinique du centre-ville La clinique de dépistage de la Place des Arts/JOSIE DESIMRAIS/MÉTRO La clinique sans rendez-vous pour le dépistage du coronavirus a ouvert hier à 8h. En quelques minutes, près d'une centaine de personnes étaient en file sur la Place des Arts, au centre-ville de Montréal. Des gardes de sécurité masqués et gantés dirigeaient les gens dans les trois files de triage, tout en leur demandant de conserver une distance sécuritaire entre eux. Avec les 30 postes de dépistage de la clinique et ses 125 membres de personnel sur le site de 8 h à 20h, il est possible d'obtenir un test rapidement. Les installations permettent en effet d'effectuer quotidiennement 2 000 tests, dont les résultats sont rendus disponibles à la clientèle dans un délai de 48 à 72 heures. Selon les données préliminaires recueillies la journée même par le CIUSSS du Centre-Sud-de-1'île-de-Montréal, durant les 4 premières INDUSTRIE Les entreprises ont besoin d'aide Si elle « comprend » la déci sion du gouvernement de mettre le Québec sur pause, l'association Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), qui représente quelque 23 000 entreprises employant plus de 500 000 travailleurs, espère de nouvelles mesures d'aide « pour permettre aux entreprises québécoises de survivre ». LA PRESSE CANADIENNE Mardi 24 mars 2020 ACTUALITÉ 4 Trois critères de dépistage Avoir voyagé hors du Canada avant le ler mars. Avoir été en contact avec un voyageur ou une personne infectée. Avoir des symptômes  : fièvre ou frissons, toux et difficultés respiratoires. heures, 661 prélèvements ont été effectués à la clinique. Plusieurs agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) étaient aussi présents afin d'assurer la circulation des passants et d'éviter les attroupements à la sortie de la clinique. D'autres policiers étaient postés sur le boulevard de Maisonneuve afin de diriger les automobilistes qui se rendaient aux tentes de dépistage au volant. EMMANUEL DELACOUR DÉSINFECTANTnno La Ville de Montréal a déboursé environ 475 000 $ pour l'achat de près de 50 000 bouteilles de désinfectant pour les mains afin de prévenir la propagation du coronavirus dans ses rangs. MÉTRO Pas d'intervention prévue à Montréal Un convoi militaire a circulé sur une voie ferrée à proximité de Montréal, hier. Cependant, l'armée canadienne ne prépare pas d'intervention militaire dans la métropole. MÉTRO Les itinérants encore plus vulnérables COVID-v La crise sanitaire causée par le coronavirus met doublement à risque les populations vulnérables, particulièrement les itinérants et les personnes souffrant de toxicomanie ou d'alcoolisme. Plusieurs d'entre eux pourraient subir un sevrage forcé en raison de la fermeture des commerces, ce qui mettrait leur vie en danger. EMMANUEL DELACOUR edelacour@metromedia ca Les organismes qui viennent en aide aux gens en situation d'itinérance ou ayant une dépendance à Montréal lancent cet avertissement aux autorités, alors que Québec force la fermeture de toutes les entreprises non essentielles. Si des mesures concrètes pour assurer une consommation sécuritaire de l'alcool et des narcotiques ne sont pas prises au début de la période d'isolement que connaît la métropole, plusieurs personnes pourraient en mourir. « Le sevrage d'alcool, de benzodiazépines et de GHB peut être mortel. Si une personne qui consomme fortement ces substances arrête d'un coup, elle peut subir de graves convulsions et d'importants dommages aux organes. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, sans médicalisation thérapeutique », explique Jean-François Mary, directeur général de l'organisme Cactus Montréal. L'approvisionnement des individus dépendants à l'alcool doit ainsi être maintenu, estime AnnLalumière, coordonnatrice de l'organisme Plein Milieu. Elle craint la fermeture des dépanneurs, puisque les épiceries ne sont pas aussi nombreuses sur le territoire. La fermeture des commerces pourrait avoir des conséquences tragiques sur les personnes en situation d'itinérance./JOSIE DESMARAIS/MÉTRO Manque de revenus Puis, il y a la question des revenus qui diminuent. Elle demande aux gens d'être généreux lorsqu'ils croisent un itinérant. « On le constate déjà dans la rue, les sources de revenus de ces personnes ont diminué. Il y a moins d'argent qui est donné aux personnes qui quêtent, et les travailleuses du sexe ont moins de clients », affirme pour sa part M. Mary. Plein Milieu, qui travaille en intervention auprès des itinérants dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, demande aux pharmaciens d'assouplir les règles de prescription de la médication pour le sevrage en le faisant directement avec les consommateurs. Cette demande fait écho à celles de Cactus, pour qui l'accès aux substances thérapeutiques, comme la méthadone, est vital. Pour l'instant, les dépanneurs, les épiceries et les succursales de la Société des alcools du Québec, ainsi que celles de la Société québécoise du Cannabis demeurent ouverts, étant considérés comme des services essentiels aux yeux du gouvernement. Par ailleurs, le Syndicat des employé-es de magasins et de « On demande aux citoyens de donner si les gens quêtent ; ils en ont besoin. Il est possible que les sous servent à acheter de l'alcool, oui, mais pour certains, c'est une question de vie ou de mort. » AnnLalumière, coordonnatrice de l'organisme Plein Milieu bureaux de la SAQ (SEMB- SAQ-CSN) et le Syndicat des employé-es de la SQDC (SEE- SQDC-CSN) dénoncent le fait qu'aucune mesure de prévention supplémentaire n'ait été mise en place pour protéger leurs membres durant cette période de crise. Besoin de lieux de consommation sécuritaires Les acteurs du milieu de la rue se réjouissent de l'annonce de la Ville, la semaine dernière, au sujet de la mise en place d'un centre d'accueil pour les personnes itinérantes atteintes de la COVID-19 dans l'ancien hôpital Royal-Victoria. Toutefois, ceux-ci souhaitent que la consommation et l'approvisionnement supervisés pour les gens vivant avec une dépendance soient inclus dans les services qui y seront offerts. « Il faut continuer à donner un accès sécuritaire aux patients sur place. Il faut qu'ils puissent consommer ce dont ils ont besoin, c'est la manière la plus sage de procéder », insiste Anita Schoepp, superviseure par intérim du Projet des Travailleuses de Soutien Autochtones à Montréal. Cette dernière demande la collaboration des services publics pour que des méthodes de réduction des risques soient instaurées. Cela permettrait de diminuer les effets sur la santé des éventuels symptômes de sevrage pour les personnes en auto-isolement ou en quarantaine. Une telle initiative inclurait un approvisionnement sûr en drogue, notamment en méthadone, en suboxone, en Radian et en Dilaudid. Selon une étude réalisée par la ville en 2018, il y a 3 149 personnes visiblement sans domicile fixe qui vivent dans la rue à Montréal. Contacté à ce sujet, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'île-de-Montréal n'a pas été en mesure de faire des commentaires. EN COLLABORATION AVEC OLIVIER ROBICHAUD
'fiqemer Le Programme particulier d'urbanisme (PPU) des Faubourgs doit être adopté sous peu par les élus de la Ville de Montréal. Mais des organismes s'inquiètent de l'insuffisance projetée de logements « réellement abordables » dans le secteur. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houe[ette-vezina@joumalmetro.com L'administration Plante, elle, promet qu'elle mettra tout en oeuvre pour ne pas « répéter un deuxième Griffintown ». « Il faut s'assurer d'une bonne planification des services. Oui, on veut du développement et du logement, mais pas à n'importe quel prix », explique le responsable des dossiers d'habitation au comité exécutif, Robert Beaudry. Le projet des Faubourgs sera réalisé sur un terrain de 53 hectares aux abords du pont Jacques-Cartier. Un grand parc de 1,2 hectare ainsi qu'une promenade linéaire de 600 mentre le belvédère du Chemin-Qui-Marche et le parc du Pied-du-Courant seront aménagés. Ces nouvelles unités n'entreraient pas pour la plupart dans la cible de 12 000 logements sociaux d'ici 2021 de la TRANSPORT Équiper les bus de caméras Le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand, presse la Ville de Montréal d'équiper les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) de caméras extérieures afin de réduire le nombre d'automobilistes qui utilisent les voies réservées aux heures de pointe. Une initiative similaire lancée à New York aurait permis de prendre sur le Ville, car elles ne seront développées que « dans les prochaines années », entre autres sur l'ancien site de Molson. Un plan de match serré Avec ce projet, la Ville dit vouloir « donner une prévisibilité au marché dès le départ » en imposant une réglementation forte. « Il faut impérativement jouer notre rôle de régulateur », ajoute celui qui est aussi conseiller du district Saint-Jacques, dans l'arrondissement de Ville-Marie. Une seconde consultation organisée par l'OCPM se tiendra également au cours des prochaines semaines. La propagation du coronavirus dans la métropole pourrait toutefois ralentir les procédures. Montréal envisage toutefois « d'autres manières » de tenir la consultation, notamment en ligne. fait des milliers d'automobilistes, selon un récent bilan. Elle a aussi eu pour effet de réduire le temps de déplacement des autobus et d'augmenter leur achalandage. MÉTRO ACTUALITÉ 5 Débat autour du projet des Faubourgs u -I d = L'ancienne brasserie Molson, dans le secteur des Faubourgs/ARCHIVES MÉTRO 500 La site doit comprendre 7 500 nouveaux logements. « Près de la moitié seront des logements abordables, sociaux ou familiaux », promet la mairesse Valérie Plante. Des inquiétudes sur les prix Appelé à réagir, le porte-parole du Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec (RCLALQ), Maxime Roy-Allard, a dit s'inquiéter de la réelle abordabilité des logements dans le secteur des Faubourgs. « Les logements dits abordables sont loin d'être abordables pour la plupart des ménages montréalais. Il n'y a aucune garantie que leur prix n'augmentera pas. C'est le même principe pour les logements familiaux », a-t-il déclaré. DISTANCIATION Conseil municipal à huis clos La Ville de Montréal a tenu hier après-midi une séance du conseil municipal bien particulière, alors que la métropole est sur pause pour faire face à la propagation du nouveau coronavirus. À peine une dizaine d'élus des deux principales formations politiques, sur les 65 que compte la Ville, ont participé à cette séance mensuelle. Teno La maladie à coronavirus (COVID-19) cause une infection respiratoire pouvant comporter les symptômes suivants  : Fièvre Toux Difficultés respiratoires On se protège ! Lavez-vous les mains souvent à l'eau tiède courante et au savon pendant au moins 20 secondes. Utilisez un désinfectant à base d'alcool si vous n'avez pas accès à de l'eau et à du savon. Restez à la maison : n'allez pas à l'école, au CPE ou à la garderie. Évitez si possible les endroits publics et privilégiez le télétravail. Protégez vos proches, particulièrement les aînés et les personnes vulnérables, en évitant de leur rendre visite si vous êtes malade. Il est recommandé à toute personne qui revient d'un pays étranger de s'isoler à la maison pour une période de 14 jours et de surveiller ses symptômes. Québec.ca/coronavirus 514 644-4545 Votre A. gouvernement Québec rai 11:



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