Métro Montréal n°2020-03-18 mercredi
Métro Montréal n°2020-03-18 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03-18 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : des cliniques à pleine capacité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
métr journaimetro.com INONDATIONS Aucun refuge en cas de cru Les riverains qui seront aux prises avec des inondations ce printemps ne pourront se réfugier dans des centres d'hébergement d'urgence. Cette restriction vise à contenir la pandémie de COVID-19. Lors des crues historiques de 2017 et de 2019, le centre socioculturel de L'île-Bizard avait notamment été transformé en centre d'hébergement d'urgence par l'arrondissement. CITÉS NOUVELLES OUEST DE L'ÎLE Mercredi 18 mars 2020 ACTUALITÉ 4 Coronavirus. « En faire La Ville de Montréal plus » pour les cols blancs ferme ses bureaux...ehitire 1. -'r. HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@journahetro.com Une employée-cadre de la division du recrutement au service des ressources humaines de la Ville de Montréal dénonce le manque de mesures sanitaires et le peu de souplesse manifesté par l'employeur à l'égard de ses cols blancs dans la foulée du coronavirus. Forcés de rentrer au bureau chaque jour sous peine de tomber en « congé sans solde », plusieurs salariés à bout de souffle souhaiteraient des changements. « Toute la journée d'hier, la salle d'attente pour passer les entretiens d'embauche était pleine. En plus, l'équipe au bureau ne dispose ni de Purell ni de lingettes. Bref, rien pour désinfecter le matériel utilisé par les candidats », dénonce Raphaëlle (prénom fictif) en entrevue à Métro. Elle dit vouloir conserver l'anonymat pour éviter toutes représailles. A Une cadre à la Ville dénonce le manque de mesures./ARCHIVES MÉTRO Appelée à réagir hier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a pour sa part promis des changements très bientôt. Si les cadres travaillent de la maison, aucun membre du soutien administratif n'y est autorisé, s'indigne la salariée. « Ils ont déjà confirmé les horaires de toute la semaine. Je trouve inadmissible que nos cols blancs soient encore déployés », avance l'employée de la Ville, secondée par plusieurs collègues. p d COVID-19 La Ville de Montréal met en place de nouvelles mesures pour limiter la propagation du virus. L'administration fermera dès aujourd'hui tous ses bureaux Accès Montréal. EMMANUEL DELACOUR edebcour@metromedia ca Certaines demandes de permis pourront encore être traitées sur l'internet. La ligne téléphonique 311 sera privilégiée pour les questions des citoyens concernant les autres services habituellement offerts sur place, selon la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Cette dernière assure que les équipes seront augmen- u Valérie Plante, mairesse de Montréal JOSIE DESMARAISMÉTRO tées afin de répondre à la demande par téléphone. « Je remercie tout le monde pour sa compréhension et sa patience », a souligné la mairesse. De plus, le prochain conseil municipal, prévu le lundi 23 mars, se tiendra à huis dos. Les questions des citoyens seront acheminées par voie numérique. Les aînés savent bien des choses, mais il y a toujours plus à savoir. Pour un âge d'or sûr et paisible, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié et la prévention de la fraude. Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 0-Canada (1 800 622-6232) Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ferme temporairement au public ses comptoirs de service dans ses postes de quartier et dans toutes ses installations afin de prévenir la propagation du coronavirus. EN COLLABORATION AVEC ZACHARIE GOUDREAULT Gouvernement Government du Canada of Canada Canada
Sans travailleurs étrangers, une pénurie se profile Alimentation. Le blocus aux frontières canadiennes risque d'entraver fortement la production maraîchère. L'Union des producteurs agricoles (UPA) s'attend à une « pénurie alimentaire » si les travailleurs saisonniers qui devaient venir au pays ce printemps n'obtiennent pas une exemption aux douanes. FRANÇOIS CARABIN fcarabin@journaimetro.com À partir de midi aujourd'hui, aucun voyageur étranger ne pourra franchir les frontières canadiennes. Aucune exemption n'a été accordée jusqu'à maintenant aux travailleurs étrangers temporaires, issus majoritairement du Mexique et du Guatemala. Or, selon le président général de l'UPA, Marcel Groleau, leur présence est primordiale pour la culture maraîchère. « C'est une catastrophe pour les entreprises agricoles, a soutenu M. Groleau. Ce que le gouvernement n'a our un temps limité mir'. 4 " 14471elet. ; " 1{ 74 5e. Les maraîchers comptent beaucoup sur la main-d'oeuvre étrangère pour assurer leur production. i 123RF pas mesuré, c'est l'enjeu de la sécurité alimentaire. » À Québec, les conversations seraient en cours. « Nous comprenons l'inquiétude des producteurs agricoles et suivons la situation de très près », a écrit dans un message texte Élisabeth Gosselin, l'attachée de presse du ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, Simon Jolin-Barrette. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les ministères impliqués tant au niveau du gouvernement du Québec qu'au niveau fédéral pour trouver la meilleure solution possible », a ajouté Mme Gosselin. Marcel Groleau s'attend à un « soutien » de la part des ministres provinciaux. Une lettre au PM Il s'apprête à envoyer une lettre au premier ministre afin de lui faire part de l'urgence de la situation. « Ça leur a échappé, au fédéral, mais il n'est pas trop tard », a-t-il affirmé. L'UPA propose notamment que les travailleurs fassent « On risque de faire face à une pénurie de fruits et de légumes. » Marcel Groleau, président général de l'UPA leur quarantaine. « On va proposer un protocole très strict », a-t-il poursuivi. M. Groleau s'est directement adressé à Québec et à Ottawa, lundi, après l'annonce de la fermeture partielle des douanes. 11 a demandé au ministre provincial de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, André Lamontagne, de porter ses demandes auprès du premier ministre François Legault Après s'être entretenue avec la ministre fédérale de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, l'UPA a aussi reçu la confirmation que le message serait relayé à Justin Trudeau. Sur le terrain Sur le plancher des vaches, l'inquiétude se fait ressentir. Les Fermes du soleil, en Montérégie, devaient techniquement accueillir une partie de leurs 250 travailleurs dès le 24 mars. « Aucun d'eux ne peut s'en venir », a constaté le président de la feinie maraîchère, Marc- André Chenail, qui appelle le fédéral à changer son fusil d'épaule. des 1240, rue Drummond 514 286-6171 ACTUALITÉ 5 Environnement. Vers un Jour de la Terre virtuel HENRI OUELLETTE-VÉZINA houellette-vezina@journalmetro.com Le Jour de la Terre (JDLT) devra lui aussi explorer « d'autres façons de faire », sans toutefois négliger l'appel à l'action environnementale, alors que la propagation du coronavirus perturbe la planification de son 50e anniversaire au Québec, prévu en avril. Plusieurs activités de sensibilisation se tiendront de manière virtuelle. Malgré tout, d'autres scénarios seraient envisagés pour stimuler l'engagement. « On cherche une formule qui ne sera pas seulement en ligne. C'est certain que de changer ses habitudes depuis la maison, en confinement, ce sera au gor, coeur de notre intervention », explique le directeur général du JDLT, Pierre Lussier. Il soutient que son groupe souhaite pleinement participer à la réflexion entourant la COVID-19, dans une perspective d'abord environnementale. « On veut sortir de cette crise autrement que comme on y est entrés. Notre espoir, c'est que le 22 avril soit un peu la lumière au bout du tunnel », illustre le porte-parole. Hier, la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social a pour sa part annoncé qu'elle annulait sa manifestation pour le climat, qui devait se tenir le 3 avril. Bloqués hors des frontières La fermeture des frontières par le gouvernement fédéral fait craindre à Claire Rudloff et à Matthias « ler - un couple de Québécois parti en Guadeloupe - de ne pas pouvoir rentrer. i COLLABORATION SPÉCIALE 10.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :