Métro Montréal n°2020-02-06 jeudi
Métro Montréal n°2020-02-06 jeudi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-02-06 de jeudi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : loi 21, une aide qui indispose.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métrrri journalmetro.com Jeudi 6 février 2020 OPINIONS Neige sur Saint-Laurent L'hiver vous inspire, prise deux./COLLABORATION SPÉCIALE, BORIS EVRARD MUCOWINTORE Mon Stade, je t'aime Quelle belle vue de l'un des symboles de Montréal !/COLLABORATION SPÉCIALE, FRANCOIS MCINNES Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans Les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. enta UNE OASIS AU CENTRE-SUD DALILA AWADA à long terme de la part du Récemment, le premier cuité est une conséquence des gouvernement, les démarches priorités douteuses établies par pour boucler le budget sont à ministre François Legault le gouvernement québécois, recommencer sans cesse. Et disait suivre « de très près » comme le précédent gouvernement libéral, qui n'y est pas plutôt que de pouvoir mettre la situation de la multinationale Bombardier. coupes budgétaires. Mais cette toute leur énergie dans le allé de main morte avec les soutien à la population du secteur, les travailleuses et Imaginez une telle préoccupation pour les orgationnement général de nos situation parle aussi du fonc- travailleurs sont contraint.es de chercher de l'argent. sociétés, dans lesquelles, trop La pression est d'autant plus nismes communautaires. souvent, les plus marginalisés forte que les coûts liés au bâtiment, qui étaient jusque-là pris Récemment, le premier sont perdus de vue. « On ne veut pas d'un quartier 0,50 $, et même un service de en charge par la Commission Une personne écrit que « ça ministre François Legault sec. » soutien pour les déclarations scolaire de Montréal, devront [lui] permet de manger et disait suivre « de très près » la Au Comité social d'impôts. On y trouve aussi être assumés par l'organisme de [s]'habiller » et une autre situation de la multinationale Centre-Sud (CSCS), jusqu'au des ateliers éducatifs d'écriture, d'arts et de cuisine, en adressées au ministre font c'est comme une famille et telle préoccupation pour les à partir de 2022. Les cartes ajoute que « le comité social, Bombardier. Imaginez une 14 février, on peut signer des cartes qui seront remises au plus d'un volet de lutte dans partie d'une grande mobilisation qu'effectuent les six fais des crises de panique ». Mais on répète depuis que c'est important quand je organismes communautaires. ministre de l'Éducation. Elles lequel des sujets politiques visent à lui rappeler la raison sont vulgarisés, comme ceux centres d'éducation populaire Essentiel. Vital. Une vraie longtemps que ce milieu est d'être de cet organisme. liés à la gentrification des de Montréal (InterCEP). de vraie bouée. Cet espace tenu pour acquis. « Ils ont la Depuis 49 ans, le CSCS quartiers centraux. Sans surprise, tous n'est pas accessoire dans la main sur le coeur », dit-on, fait oeuvre utile auprès d'une Depuis plusieurs années, sont fragilisés et essoufflés. vie des résidants du quartier, alors on suppose qu'ils feront population précarisée. Il offre cet organisme a dû pourtant Dans le Centre-Sud, des et le travail que font ces organismes n'est pas optionnel nance bien ou pas. En réalité, le boulot requis, qu'on les fi- des services répondant à des mener plusieurs batailles personnes témoignent que besoins de base  : des repas pour survivre. « le lieu brise l'isolement », dans notre société. celles et ceux qui y travaillent à 3 $ et des vêtements à Faute d'engagement qu'il est « anti-déprime ». Le fait qu'ils soient en diffi- sont sans cesse poussés à COURRIER DES LECTEURS La Bell extorsion Bell, comme les autres géants des télécommunications, est vraiment un racketteur de premier ordre. Ces derniers jours, comme d'autres clients, j'ai reçu un courriel m'annonçant tout bonnement une hausse de 10 $ par mois de mon forfait de téléphonie mobile. Oui, 10$ mensuellement, c'est-à-dire 120 $ annuellement ! Avec, pour justification, la rhétorique « des investissements pour améliorer constamment les services et l'augmentationtarifaire des fournisseurs ». De la part d'une compagnie qui engrange des profits faramineux chaque année, ce n'est vraiment qu'une « belle extorsion » ! Vivement que le gouvernement fédéral passe de la parole aux actes et encadre sérieusement cette jungle où bout et risquent l'épuisement professionnel. Face à la situation du CSCS, les bailleurs de fonds disent de rentabiliser les espaces. Comment, au juste ? En augmentant le prix des repas ? En coupant dans les ateliers pour payer le chauffage ? Ou bien en augmentant le prix des locaux hébergeant des organisations qui n'auraient dès lors plus les moyens d'avoir pignon sur rue ? C'est toute la structure qui serait fragilisée. Avec les surplus budgétaires extravagants que parvient à dégager Québec depuis quelque temps, on a du mal à comprendre que des organismes comme le CSCS doivent se battre pour combler les trous que l'État a creusés dans leurs finances. Qui suivra « de très près » la situation du réseau InterCEP ? Après tout, ces oasis urbaines sauvent des vies. règnent la loi du plus fort et le vol qualifié. Quand j'ai appelé au service à la clientèle de Bell pour me plaindre, on n'a rien eu de mieux à m'offrir, en guise de consolation, qu'un nouveau modèle de cellulaire. Je leur ai dit que le mien fonctionnait encore très bien, et que cette logique de surconsommation à laquelle nous poussent les compagnies de télécommunications ne fait que contribuer à la destruction de la planète et à l'exploitation de minerais tachés de sang dans des pays comme la RDC. Quel sinistre système économique et technologique dans lequel nous sommes tous pris en otage ! 6 MARCO VEILLEUR, MONTRÉAL Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 20 Numéro  : 20 À Montréal, Métro est publié par Métro Média. 101, boul. Marcel-Laurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transma9, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HIJ 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895
t.t journalmetro.com métr Jeudi 6 février 2020 cuir TURE Mort d'une légende L'acteur Kirk Douglas (Spartacus) est décédé, hier, à l'âge de 103 ans, a annoncé son fils MichaeLrdrrp » Griffintown sur le vif Arts visuels. « J'essaie de trouver de l'ordre dans un monde chaotique. » Le photographe montréalais Robert Walker a cherché du sens dans le fouillis des chantiers de construction de l'un des quartiers montréalais qui changent le plus rapidement  : Griffintown. BENOITVALOIS-NADEAU bubs-nadeau@journatmetm corn Le réputé photographe de rue, qui s'est fait connaître grâce à son travail sur Times Square dans les années 1970 et 1980, a arpenté ce quartier en plein embourgeoisement à la demande du Musée McCord. « Le projet a pour but de documenter l'évolution du quartier, mais aussi de susciter des questionnements sur différents enjeux urbains », explique Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord. Résultat  : une centaine de photos prises en 2018 et 2019 qui enrichiront les collections du musée. Une vingtaine sont exposées dans le cadre d'une petite exposition qui présente l'histoire du quartier par le biais des riches collections du musée. « Griffintown est tout particulièrement intéressant pour toutes les questions liées au développement un peu chaotique et à la façon de le concilier avec la conservation du patrimoine et une qualité de vie intéressante pour les résidants », souligne Mme Sauvage. En plus d'évoquer l'ancien Griffintown tout en montrant le nouveau, les photographies de Robert Walker ont une valeur esthétique indéniable. Dans son objectif, tours à condos, chantiers de construction et publicités deviennent des motifs qui se croisent, se répondent et parfois s'entrechoquent Comme point central, on trouve la couleur, qui agit L'exposition Griffintown - Montréal en mutation de Robert Walker est présentée au Musée McCord dès demain et durera jusqu'au 9 août. i JOSIE DESMARAISMÉTRO « L'utilisation de la couleur permet de porter la photo documentaire à un autre niveau. Le rôle du photographe est de l'organiser pour rendre le tout intelligible. Sinon, c'est un fouillis total. » Robert Walker, photographe comme un lien entre ces éléments hétéroclites. « J'essaie de trouver de l'ordre dans une situation chaotique. Je compose mes photographies comme un peintre ses peintures, c'est-à-dire en commençant par les couleurs - le côté abstrait de la réalité », précise Robert Walker, qui a étudié la peinture à l'Université Sir Georges Williams (intégrée ensuite à l'Université Concordia) à la fin des années 1960. Né et élevé à Hochelaga- Maisonneuve (qu'il a aussi abondamment photographié depuis des décennies), l'artiste anglophone ne connaissait pas grand-chose au quartier Griffintown, situé au sud-ouest du centre-ville. « Quand j'étais petit, dans les années 1950, ma mère me disait  : "Ne va pas là ! C'est plein de soulons et de bums irlandais ! " » rigolait le photographe en nous faisant visiter l'expo hier. « Je m'attendais à un quartier terne avec de vieux bâtiments sans couleur. Mais en y allant, j'ai trouvé ça fantastique. C'était bien parce que j'ai pu photographier le quartier avec un oeil nouveau, sans idée préconçue. » Un regard neuf qui ne l'empêche pas de remettre en question le développement de l'ancien quartier ouvrier, aujourd'hui devenu le terrain de jeu des nouveaux riches. « Griffintown est une forme de chaos en termes de planification urbaine  : pas d'école, pas d'arbre, pas d'enfant, déclare le photographe, qui assure néanmoins ne cacher aucun message politique dans ses oeuvres. « Je photographie ce que je vois, que ce soit beau ou laid. Je ne suis pas un sociologue, je m'intéresse à ce qui est visuellement stimulant » 7 RAC//DEC ACCÉLÉRÉ//AEC//ATELIERS FORWATION CONTINUE FAITES RECONNAÎTRE VOS ACQUIS ET VOS COMPÉTENCES ET OBTENEZ VOTRE DIPLÔME Nos programmes offerts : ATTESTATIONS D'ÉTUDES COLLÉGIALES Bureautique, profils : Adjoint(e) de direction, Coordination du travail de bureau Agent en support à la gestion des ressources humaines Courtage immobilier résidentiel Gestion de réseaux et sécurité des systèmes Techniques de gestion de projet DIPLÔMES D'ÉTUDES COLLÉGIALES Formation générale Comptabilité et gestion, profils : Gestion financière, Gestion des ressources humaines Informatique, profils : Gestion de réseaux, Informatique de gestion bd Collège de Maisonneuve À Information fc.cmaisonneuve.qc.ca 514 254-7131, poste 4800



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