Métro Montréal n°2020-02-05 mercredi
Métro Montréal n°2020-02-05 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-02-05 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : vers un retour des caméras portatives ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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métr rer,ià journalmetro.com Mercredi 5 février 2020 OPINIONS Scène lumineuse Décidément, chers lecteurs, la saison froide vous inspire.../COLLABORATION SPÉCIALE, SÉBASTIEN FORTIN COLOMBIE ROCK AND ROLL CHRONIQUE IN LI BRO VERITAS FRÉDÉRIC BÉRARD docteur en droit et politologue — La Colombie ? Sérieux, t'as pas peur ? Paraît que ça brasse encore pas mal, là-bas. Voilà le propos classique, entendu des dizaines de fois dès que mon séjour au pays terrible s'est confirmé. Parce qu'il est vrai, avouons-le, que le comportement délinquant de ce pays d'Amérique du Sud attire l'attention, voire la fascination, depuis sacrée lurette. Un imaginaire notamment marqué métr par les histoires ébouriffantes d'un certain Pablo Escobar. Des récits, plus récents ceux-là, entourant les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), une guérilla dite communiste qui n'entend pas trop à rire. Des laissés-pour-compte se réfugiant, par milliers, vers le Venezuela, pays voisin. Bref ; pas trop reposant comme rock and roll. À l'arrivée dans la magnifique Carthagène, joliment entourée de murs fortifiés, les inégalités nous sautent au visage. Quand je m'attable au premier resto du coin, il ne se passe pas cinq minutes sans qu'un quidam débarque afin d'essayer de me vendre un cossin. D'autres, aux allures louches, offrent peu discrètement une dope quelconque, habituellement de la cocaïne, dont le pays demeure un des plus importants producteurs. En début de soirée, la place centrale est inondée de travailleuses du sexe, elles aussi s'affichant sans gêne aucune, souvent au milieu d'enfants passant ici et là. Après quelques questions, on me confirme l'impression  : nombre de ces vendeurs et venderesses sont d'origine vénézuélienne. Les rôles étant maintenant inversés, ce sont COURRIER DES LECTEURS Le droit de mourir, plus qu'une question légale Lorsque des personnes souffrantes demandent de les aider à mettre fin à leurs jours, n'y a-t-il pas un message derrière cette requête ? Un désir d'être entendues, d'être comprises, car la réalité de leur vie au quotidien leur paraît trop décevante, intenable ? À ce cri d'alarme, qu'avonsnous à offrir d'autre que la mort ? Et si elles ne veulent pas vraiment mourir, n'y a-t-il pas d'autres moyens, d'autres chemins pour qu'elles aillent mieux, se sentent mieux et reprennent goût à la vie ? Faites-nous découvrir votre Montréal ! Photographes, à vos appareils ! Courez la chance de voir votre cliché publié dans Les pages Opinions de votre journal favori... Faites-nous parvenir vos photos de la ville à opinions@journalmetro.com. tern D'autres, aux allures louches, offrent peu discrètement une dope quelconque. dorénavant les ressortissants du pays limitrophe qui se réfugient ici, trop souvent sans le sou, le gouvernement de Madura gelant d'ordinaire les liquidités des déserteurs. Ceuxci, bien qu'ayant fréquemment des liens familiaux ou amicaux dans leur Colombie d'accueil, n'ont d'autre choix que de passer en mode survie. Et de vendre ainsi cossins, dope ou corps humain. Un bref séjour à Bogota, ville d'un autre genre, mais aussi impressionnante (une visite au sommet s'impose), réitère le pattern. S'ajoute à cela une crise socioéconomique qui n'est pas sans rappeler celle vécue actuellement par nombre de régimes de l'Amérique du Sud ou de l'Amérique centrale. L'&ection comme président du candidat d'une droite assez forte merci, Ivan Duke, en 2018, allait provoquer l'affaire  : on critique le souhait de l'État d'amenuiser les garanties des salariés (notamment de reculer l'âge des retraites et de privatiser certains aspects de la gestion de celles-d), de réduire les impôts des entreprises et de vendre quelques vaches à lait de l'État notamment la compagnie &ectrique Gentil et la pétrolière EcopetroL 0-12 à quoi s'ajoutent diverses mesures idéales pour faire sacrer les écolos du coin, aura suffi à planter le pays dans un état de semi-crise. Assez, du moins, pour tenter de justifier l'envoi de l'armée dans les principales villes et d'imposer un couvre-feu (me demande ce Notre société individualiste semble se désintéresser des souffrances enfouies et secrètes de ces personnes en pensant que c'est leur problème. Tout ce qu'on leur offre, c'est de les autoriser à mourir en leur envoyant ce message  : on reconnaît que vous êtes inutiles, que vous ne produisez pas assez, que vous n'êtes pas efficaces et que vous coûtez cher à l'État. Hélas ! Nous n'avons ni l'argent ni le temps pour nous occuper de vous, alors le mieux est de vous voir disparaître. [...] Le retrait du critère de fin de vie dans la nouvelle loi annonce un autre dérapage et un mauvais présage pour toutes les personnes vulnérables, les gens atteints de l'alzeimer, du parkinson, du cancer, de la maladie mentale, 8 qu'Escobar aurait pensé de cellelà  : « Pablo, c'est l'heure du dodo, là... »). Sans surprise, donc, un taux d'impopularité himalayen afflige maintenant monsieur le président insatisfaction manifestement galvanisée par une enquête judiciaire pour corruption. En plus du peuple, c'est au tour de la Cour constitutionnelle de se mettre en travers du chemin de Duke, lui interdisant de rouvrir l'accord de paix signé avec la guérilla des FARC, comme promis en campagne électorale. Le grabuge afférent amènera toutefois d'anciens leaders de la guérilla à promettre de reprendre les armes incessamment En réplique, le président annonce une récompense de plus de 3 milliards de pesos (soit plus de 1,1 M$) pour chacun des guérilleros capturés. Nouveau riff Même mélodie. ceux souffrant de démence qui n'ont pas voix au chapitre, les jeunes qui veulent se suicider parce qu'ils ne trouvent pas de raison de vivre, Cette situation est loin d'être considérée comme une évolution de notre société ; c'est plutôt une régression. Comment expliquer que ladite société puisse être soudeuse, et à juste titre, du respect de l'écologie de la planète et du bien-être des animaux, et l'être si peu quand il s'agit de l'être humain ? MONIQUE RHOUZAM GENDRON, Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume  : 20 Numéro  : ig À Montréal, Métro est pub lé par Métro Média. loi, boul. Marcel-taurin, Montréal H4N 2M3 Tél.  : 514 286-1066  : 514 286-9310 Imprimé par  : Transcontinental Transma9, 10807, rue Mirabeau, Anjou, Québec, HIJ 1T7 Distribué par Metropolitan Media Services Directrice de la distribution  : Danielle Tessier Directeur principal des ventes  : Patrick Marsan Contrôleur  : François Dallaire Directeur de l'Information  : Olivier Robichaud Chef de pupitre  : Carole Côté Équipe de rédaction/Actualité en soirée  : Zoé Magalhaes Monde  : Chloé Machillot Réviseurs  : Pierre-Yves Thiran, Martin Benoit. Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com. ISSN 1716-9895 SOIGNEZ VOTRE LANGUE AntiDOTe WINDOWS MAC LINUX www.antidote.info LE MOT DU JOUR ANTIDOTE Présenté par métr ÉTALE, adjectif Définition — Sans mouvement ; dont le niveau est stable, qui ne monte ni ne descend. Marée étale. Locution - mer étale : mer très calme. Synonymes - calme, dormant, immobile, stagnant. MONTRÉAL
métrn.'117° C1MT1" journalmetro.com Mercredi 5 février 2020 9. Our Les membres de TEKETEKE  : Serge Nakauchi Pelletier, Hidetaka Yoneyama, Étienne Lebel, Maya Kuroki, lan Lettre, Yuki Isami et Mikhail Stein. Le roupe offrira un spectacle à 1:Esco "eudi soir, avec Black a./LOUIS FERNANDEZ/COLIABORATION SPÉCIALE De la belle visite au Festival de jazz Le jeune maître de l'électro Petit Biscuit, le saxophoniste Ravi Coltrane, fils des légendaires John et Alice Coltrane, et le groupe britannique The Cinematic Orchestra font partie des invités du prochain Festival international de jazz de Montréal (FUM), qui a dévoilé hier un deuxième pan de sa programmation. Le 41e FIN aura lieu du 25 juin au 4 juillet. MÉTRO Faire briller les mélodies japonaises Musique. Les Montréalais de TEKETEKE seront en spectacle à Ilsco jeudi et sortiront Kala Kala, premier extrait de leur premier album complet, ce vendredi. Métro a profité de l'occasion pour discuter avec une partie du groupe. AMÉLIE REVERT arevert@journalmetro.com Voir TEKETEKE sur scène, c'est tomber amoureux de leur univers  : un joyeux mélange de sept musiciens hauts en couleur, du surf rock psychédélique chanté en japonais et une énergie extraordinaire partagée avec le public. Après avoir vu leur prestation à Osheaga l'été dernier, Métro a voulu en apprendre plus sur cet intrigant groupe bien d'ici. Rencontre avec Serge Nakauchi Pelletier, guitariste cofondateur de TEKETEKE, et Hidetaka Yoneyama, à la guitare rythmique et noise. Quelle est l'origine de TEKETEKE ? Serge Nakauchi Pelletier  : Nous sommes encore un jeune groupe. Tout a commencé il y a un peu plus de deux ans et demi maintenant avec notre premier show hommage au guitariste japonais des Alanis Obomsawin membre du jury La réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin fera partie du jury qui décernera le prix du Meilleur documentaire de la Berlinale, a annoncé hier l'organisation du prestigieux festival La 70e Berlinale s'ouvrira le 20 février avec la présentation de My Salinger, Year, du Québécois Philippe Falarcleau. rem années 1960 Takeshi Terauchi Nous étions six à reprendre son répertoire instrumental simplement pour le plaisir. Finalement, il y a rapidement eu un deuxième concert... Hidetaka Yoneyama  : C'est à ce moment que nous avons invité notre chanteuse Maya Kuroki à nous rejoindre sur scène pour trois chansons. La chimie était tellement parfaite avec Maya qu'elle est devenue membre à part entière du groupe dès notre troisième spectacle. Au début, nous voulions, avec nos reprises, partager et transmettre tout l'esprit de l'eleki, surf rock SUPER BOWL 102 M Plus de 102 millions de téléspectateurs aux États-Unis ont regardé dimanche le 9.1'Super Bowl, a annoncé hier le groupe Nielsen. Dans le détail, l'audience de la finale du championnat de la NFL, qui a également proposé un spectacle de la mi-temps assuré par Shaba et lennifer Lopez, a atteint 99,9 millions de téléspectateurs sur le réseau Fox. En induant la diffusion simultanée en espagnol et le streaming, 102 millions de téléspectateurs étaient devant leurs écrans. AGENCE FRANCE-PRESSE psychédélique de l'époque au Japon. Cela dit, nous les passions toujours à travers notre propre filtre, empreint de notre énergie shoegaze et punk, en y ajoutant des instruments comme la flûte et le trombone. Pouvez-vous nous parler un peu plus de votre musique ? Vos textes sont en japonais, mais vous êtes bel et bien un groupe montréalais... H. Y. : Aujourd'hui, nous composons nos morceaux, mais l'influence de Takeshi Terauchi et de sa génération nous marque encore. Il y aurait un manque de spon- tanéité et de créativité si nos paroles n'étaient pas en japonais. Nous sommes tous les sept québécois, avec nos origines différentes (japonaise, russe, ukrainienne), et notre musique est montréalaise. Je pense que nous sommes un groupe de rock expérimental local, bien au-delà du surf rock japonais. S. N.-P.  : Même s'il y a un peu de français sur notre album, Maya Kuroki écrit et chante en japonais, tout simplement parce que c'est sa langue maternelle. La poésie japonaise, ses nuances et ses subtilités sont difficiles à traduire. Nous n'avons pas vraiment de sirrEnseRbleuàpercmussion BILLETTERIE PRÉVENTE 18,00$ A LA PORTE 35,00$ TARIF RÉDUIT A LA PORTE (Érunburr,AINÉ Er MEMBRE LE VIVIER) 25,00$ « TEKETEKE est une onomatopée du riff de guitare surf, comme ce qu'on entend chez Tarantino, mais également une insulte envers les surfeurs qui ne font pas de surf au Japon, comme nous ! » Hidetaka Yoneyama, musicien de TEKETEKE, avec beaucoup d'autodérision statement, mais nous sommes beaucoup plus qu'un groupe japonais. En 2020, c'est important de ne pas seulement être un band rétro, mais de faire de la musique moderne. Notre premier EP était comme un documentaire en noir et blanc, mais notre disque, qui est à 100% original, est une fiction de couleur contemporaine, si je peux me permettre cette métaphore. Que racontent vos chansons, et plus spécifiquement Kola Kola, qui sort vendredi ? S. N.-P.  : Nous voulons traduire les paroles de notre album pour que les gens puissent comprendre ; c'est important pour notre public. L'imaginaire de Maya est fou, très imagé, psychédélique, et aborde des thématiques d'identité, de masculinité, de féminité, de conscience, d'inconscience, de spiritualité, de renaissance. C'est toujours très personnel et ça parle de son passé, entre autres choses. H. Y. : Effectivement, le questionnement est très complexe, très sombre aussi, mais en fin de compte, il est toujours positif. Pour ce qui est de Kaki Kala, il s'agit d'une onomatopée. C'est un peu compliqué à décrire, mais on peut dire que c'est comparable au bruit d'un glaçon dans un verre vide. La chanson parle notamment de la matière qui existe, ou justement, qui n'existe pas. Vos concerts, comme celui d'Osheaga, sont pourtant très lumineux et audacieux... S. N.-P.  : 11 y a beaucoup d'amour et de fun dans TEKETEKE. C'est pour ça qu'on a décidé de continuer et que ça marche si bien sur scène, j'imagine. On est un groupe de vieux, donc on a peut-être aussi l'expérience et la maturité qu'il faut. En vous écoutant, en vous voyant sur scène, impossible de ne pas penser à l'univers du cinéaste Quentin Tarantino. Comment expliquezvous cela ? H. Y. : On nous le dit souvent, oui ! Tarantino utilise pour ses films des morceaux assez classiques d'une certaine époque au Japon, celle des années 1960-1970. Comme nous, il aime beaucoup cette ambiance. On peut le voir dans Kill Bill, par exemple, où sa fascination pour l'actrice et chanteuse japonaise Meiko Kaji est évidente. 6 MARIMBAS fir) STEVE REICH I ERIC CHAMPAGNE 13 FÉVRIER 2020 I 20H AMPHITHÉÂTRE DU GESÙ ge- ee,e7 ge, l'Weil CONCERT CO-PRÉSENTÉ PAR Ié.



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